JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR

27 janvier 2012

ARTICLES REMARQUES - JANVIER 2012

- 27 01 12 - Tribune - Edito - Miary & Patrick A. - Amnistie and Co.
La "réunion d'urgence" de Pretoria consécutive au retour avorté de Marc ravalomanana n’a pas clarifié la situation. « Les parties prenantes malgaches sont invitées à accélérer le processus de mise en œuvre de tous les autres articles de la feuille de route, en particulier ceux relatifs aux mesures de confiance », indique le communiqué de la Troïka. « Il s'agit notamment de la promulgation des lois d'amnistie, la libération des prisonniers politiques, le retour sans condition des exilés politiques», poursuivit le texte publié 48 heures après le rendez-vous. Le texte reste dans le vague concernant le cas précis de Marc Ravalomanana. En revanche, il est claire concernant la date butoir du 29 février pour l’adoption d’une loi d’amnistie. Comme toujours, l’absence de déclaration franche de la Troïka fait déjà naître des divergences d’interprétation.
<> doc Communiqué officiel (en anglais) : 27 01 12 - Communiqué de la Troïka de la SADC suite à la réunion d'urgence du 25/01/12 à Pretoria
<> doc Traduction française : 27 01 12 - Madagate - Communiqué de presse du comité ministériel de la Troïka - Traduction libre

- 27 01 12 - Tribune - Lancement de la concertation sur la gouvernance publique
300 invités issus de l’administration, de la société civile, du secteur privé et des institutions religieuses ont participé à un atelier sur la bonne gouvernance organisé à l’initiative du premier ministre Omer Beriziky qui s’était engagé à lancer cette concertation après une rencontre avec la Confédération des grands corps de l’État. L’administration a été la cible de toutes les interventions, aussi bien lors du discours officiel que pendant les débats. Des résolutions visant à « opérer des changements dans la gouvernance publique » ont été adoptées.


- 26 01 12 - Tribune - Tribune libre - Hyacinthe Befeno Todimanana - Privilégier le courage moral
Il y a 4 mois , une lueur d’espoir flottait sur Madagascar quand les factions politiques se sont retrouvées pour signer devant la communauté internationale un plan de sortie de crise. Nous avions pensé, naïvement, que les signataires étaient prêts à avancer vers l’apaisement. Il n'en est rien. Personne ne saurait oublier que sans les pratiques de Mr Ravalomanana, qui ont poussé au paroxysme les conséquences néfastes sur la démocratie et les libertés fondamentales des dérives d’un pouvoir sans contrôle, sans partage, nous ne serions pas aujourd’hui dans cette situation invraisemblable d’une Transition dirigée à l’aveuglette et qui n’aura tenu à ce jour aucune des promesses d’un véritable changement dans la pratique politique. Il est du devoir de la présidence de convoquer une réunion de haut niveau, où ceux là même qui font notre histoire depuis 3 décennies, pourront se concerter, s’accepter et appeler sur une base politique et morale commune à une refondation sans équivoque de la République.

<> 25 01 12 - Communiqué du CCOC - Aucune nation ne peut survivre sans Etat de droit
Face aux actes de violation de la feuille de route perpétrés à l'occasion du retour avorté de Marc Ravalomanana, et devant les risques de débordement et d’aggravation de l’insécurité et des actes de violence qu’ils pourraient entraîner, le CCOC interpelle tous les acteurs – particulièrement politiques – qui ont un rôle à jouer pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos.

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<> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente

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- 25 01 12 - L'Express - Raphaël Jacoba - Sommet des 4 chefs de mouvances : pourquoi pas Si
Et si Didier Ratsiraka détenait réellement la solution de sortie de crise ? L’auteur, sans avoir été, sans être, sans devenir un partisan de cet ancien Président, estime que l’idée de celui-ci de convoquer un sommet des quatre chefs de mouvance, n’est pas, loin s’en faut, une idée farfelue. Ce sommet peut être en effet la solution à l’impasse actuelle quant au processus de sortie de crise, à l’unique et seule condition, qu’il s’inscrive dans un vrai processus d’arbitrage politique, à l’opposé de la médiation bancale, source d’un compromis boiteux proposé par la Troïka.

- 25 01 12 - Madagoravox - Sahondra Rabenarivo - (Re) lecture de la feuille de route
Les juristes anglo-saxons, surtout les juristes d’affaires (dits « transactional attorneys »,) ont tendance à vouloir tout prévoir dans leurs contrats. C’est ainsi qu’on cite toutes les obligations possibles, et toutes les conséquences possibles si les obligations ne sont pas satisfaites, les échéances et les pénalités, et chaque mot, pratiquement, est défini en détail, une définition pouvant couvrir une page de texte. La feuille de route, elle, ne fait que 7 pages. Au lieu d’être un texte juridique, c’est un texte politique, qui ne cite que le strict minimum. Chacun des signataires, presque, s'est engagé par écrit à une chose en pensant une autre. L'auteur revient sur les articles litigieux, qui sont à la source des difficultés actuelles.
Référence : Le texte officiel de la feuille de route du 15 septembre 2011

- 24 01 12 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Longue crise, mémoire courte
En politique on ne réinvente pas la roue ni la poudre. Encore moins le Notam. Il suffit souvent de copier ce que les autres ont fait en changeant la jante, la composition ou le libellé pour ne pas être taxé de pirate et pour incarner le vrai changement. Le Notam figure parmi les grandes inventions des années 2000. Il est breveté au nom de ...Marc Ravalomanana, un visionnaire auquel il manque un rétroviseur. Au nom de la continuité de l'État, Rajoelina a repris à son profit cette géniale invention pour rendre la monnaie de sa pièce. Si la crise devait déboucher sur des élections comme le souhaite la communauté internationale, on n'aurait pas un grand choix à faire. On a un panel de candidats qui résument à eux seuls un peu moins de quarante ans de pauvreté, de corruption, d'anarchie, d'insécurité.


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Les éditorialistes de la presse malgache s'interrogent sur les conséquences que le retour avorté de Marc Ravalomanana et la décision de sa mouvance de suspendre sa participation à toutes les institutions de la transition risque d'avoir pour le devenir du processus
. La feuille de route est menacée dans son fondement. Sans la mouvance Ravalomanana (et les mouvances Zafy et Ratsiraka qui n'étaient déjà pas pleinement représentées), elle n’a plus rien de consensuel ni d’inclusif... Echantillon des réactions :
23 01 12 - L'Express - Lova Rabary Rakotondravony - Notam or not notam
23 01 12 - L'Express - Chronique de Vanf - Scénario du possible
23 01 12 - Mada.pro - Le Courrier - N. Randria - Des cracks ou...le contraire
23 01 12 - MaMada.pro - Ma-Laza - Ravalo a fait demi-tour
23 01 12 - Madagate - Ralahady Ravalomanana - Le Zorro de Pacotille


<>  16 01 12 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Attention à l'électionnisme mora
Pour les apparatchiks du régime ou pour les diplomates, les élections ont été présentées lors des cérémonies de voeux comme la porte de sortie de la crise. Sur le principe, tout le monde est d’accord. Toutefois, il serait utile de ne pas se verser dans un « électionnisme mora ». Appeler à faire des élections pour le plaisir de faire des élections, sans se soucier si le contexte est suffisamment apaisé pour les permettre, ne peut être que dangereux. Si le régime n’a ni la capacité ni la volonté de les organiser dans les règles de l’art, quelle est la solution ? Parler de sortie de crise implique de parler d’élections équitables, et parler d’élections équitables ne pourra se faire en éludant le sujet de la candidature de Marc Ravalomanana. Dans les évocations de solutions possibles pour tenter de rendre un peu plus crédibles des élections beaucoup pensent que la solution viendra de l’étranger : élections organisées par l’ONU, observation internationale... D’autres demandent que la communauté internationale fasse pression pour obliger le pouvoir à revenir à une pratique plus orthodoxe en matière de respect de la démocratie et des droits de l’homme. Foutaises, estime l'auteur. La communauté internationale a fait montre depuis 3 ans de son incapacité à démenteler les réseaux qui phagocytent la vie du pays...

<>doc 12 01 12 - Tribune - Edito - Sahondra Rabenarivo - A la lecture du rapport de l'OIF
Ce rapport d'étape sur l'évaluation du processus électoral ,en date du 15 septembre, n'a été rendu disponible que tout récemment. Du texte dense et très technique, il se dégage deux points saillants. Le rapport note en particulier que "la situation de la Transition malgache présente une singularité notoire avec la cohabitation d’une nouvelle constitution et d’un accord politique où, contrairement à la pratique commune des situations de transition, le nouveau texte constitutionnel a précédé l’adoption de l’accord politique". Il pointe ensuite du doigt la montée en puissance institutionnelle difficile et pas tout à fait réussie de la CENI, une méga-institution montée de toute pièce sans statut juridique suffisant, et sans moyens financiers comme humains.
Rapport complet de l'OIF : Rapport d'évaluation du processus électoral - Rapport d'étape du 15/09/11 ( 65 p.)


- 09 01 12 - Charlie Hebdo du 02/01/12 - Enquête - Bernard Tapie cherche des pépites à Madagascar
Le journal satirique français affirme que lors de sa visite à l'Elysée début décembre 2011, Andry Rajoelina aurait déclaré aux journalistes : «Oui, Bernard Tapie a de nombreux projets à Madagascar. Il est intéressé par le secteur de l’immobilier, comme le projet “Résidence des résidents”, et aussi dans les mines. Et il souhaite aussi ouvrir une de ses écoles à Madagascar». Rappelé par Charlie-Hebdo il déclare au téléphone : «Oui, j’ai des envies à Madagascar. Oui, dans les mines, mais je vous en dirai plus quand j’aurai acheté».Le journal rappelle que l’histoire a commencé en janvier 2011 par un voyage éclair de l'homme d'affaires dans la Grande île, en jet privé, reçu avec tous les honneurs par le président de la HAT.

- 09 01 12 - Newsmada - Opinion - Gaëtan R. - Les faux militaires de l'opposition
La libération des prisonniers politiques devient le nouveau refrain de l’opposition et dans ce cas d’espèce, elle éprouve une soudaine affection pour les militaires placés en détention. La feuille de route a décidément bon dos. Par on ne sait quelle magie, cet accord hautement politique, rédigé à l’intention de forces politiques et proposé à la signature de chefs politiques comporterait, selon l’opposition, des dispositions en faveur des militaires. Un militaire ne peut être membre d’un parti politique. Par définition, il est neutre selon son statut. On peut alors demander à l’opposition à quels militaires détenus politiques elle fait référence.

- 07 01 12 - La Vérité - Hery Mampionona - Prisonnier politique : une notion à définir
Le sujet figure, avec celui du retour des exilés politiques, parmi les points de la feuille de route les plus rebattus et  dont la non-concrétisation est considérée par des acteurs politiques comme une entorse à la mise en œuvre de l'Accord. Celui-ci, dans son article16, enjoint seulement les autorités à mettre un terme aux « poursuites judiciaires en cours engagées à l’encontre des membres de l’opposition qui pourraient apparaître comme fondées sur des motifs politiques ».  La question de fond est de savoir quelle définition donner à la notion de « détenu politique » ou de « prisonnier politique ». Le Conseil de l'Europe a défini 5 critères qui pourraient éclairer le débat.

- 06 01 12 - RSF - Fin d'année 2011 tendue pour les médias malgaches
"Les fêtes de fin d’année ont eu un goût amer pour la presse malgache. Une série de mises en garde adressées aux médias par divers membres du pouvoir font craindre un durcissement des relations entre autorités, qu’elles soient politiques ou militaires, et journalistes, alors que 2012 sera une année électorale très attendue. Ces incidents traduisent la fragilité de la situation actuelle. (…) Nous demandons au pouvoir – en premier lieu le ministère de la Communication – de respecter les critiques et commentaires sans multiplier les mises en garde, les avertissements et les menaces de retour de la censure". L’organisation appelle "les médias à faire preuve de professionnalisme et demande à tous les acteurs du secteur de l’information de ne pas nourrir les tensions, de privilégier le dialogue, et de conserver des relations apaisées".

<>   03 01 12 - Blog d'Alain Rajaonarivony - Madagascar : Happy Juien Day
La fin de l’année a été palpitante pour les Malgaches car Andry Rajoelina n’a cessé de louvoyer pour la mise en place de la feuille de route, concoctée sous l’égide de la SADC. Afin d’obtenir enfin la reconnaissance internationale, valant absolution et respectabilité, il s'y conforme avec mauvaise grâce, tout en usant de toutes les ficelles pour empêcher le retour du dernier président élu. Après la mise en place du gouvernement Beriziky, la France a embrayé aussitôt la promotion du désormais ex-putschiste. La stratégie de la France a consisté dès 1896, début officiel de la colonisation, à détruire les racines et les élites des Malgaches. Mais les familles et traditions princières qui ont été ostracisées durant la colonisation et les 50 ans d’indépendance reviennent petit à petit sur le devant de la scène, avec une solidarité et une cohésion des dynasties des quatre coins de l’Ile. L'article s'attarde sur le rôle que joue le Palais de le Reine dans l'imaginaire collectif et le symbolisme du vol de la couronne royale, ainsi que sur les rapports ambigus des dirigeants de l'époque moderne avec la royauté Merina. Il revient aussi sur les ambiguités de la diplomatie française, la Françafrique, en insistant sur la différence d'appréciation de la diplomatie américaine par rapport au pouvoir issu du coup d'Etat.

- 03 01 12 - L'Express - Courrier des lecteurs - André Rasolo - Madagascar et la SADC dans l'impasse
Pour le porte-parole de la société civile (CNOSC), beaucoup de malgaches se posent des questions sur la capacité de la SADC à trouver une solution viable et durable à la crise. Exceptée la médiation dirigée par Joachim Chissano qui a pu concrétiser l’accord de Maputo signé en aout 2009 par les 4 chefs de mouvance, la SADC a montré son incohérence interne et les limites de sa connaissance de la situation malgache. Depuis octobre 2011, elle observe un silence significatif. Malgré la mise en place d’un gouvernement dit d’union nationale, malgré l’élargissement du CT et CST jusqu’à plus de six cent membres, plusieurs signes montrent que Madagascar va traverser une zone de turbulence de tous les dangers. Mettons-nous autour d’une table (comme le proposent les 3  anciens présidents) pour établir ensemble les conditions favorables en vue d’organiser des élections crédibles. Créons un processus dynamique du pardon et de réconciliation, gage de notre volonté de vouloir vivre ensemble, conclut-il.

- 02 01 12 - Tribune - Edito - Ndimby A. La liberté de fermer sa gueule
La dernière semaine de 2011 a été marquée par une tension assez vive au niveau des médias. Le directeur du Courrier de Madagascar a été convoqué pour être auditionné par la gendarmerie. Le Ministère de la communication a envoyé une lettre de mise en demeure à la chaîne TV Plus, réputée pour la quaité de ses émissisons, Sa directrice a été sommée de présenter des excuses publiques pour avoir osé émettre des commentaires sur les vacances de la famille présidentielle. À ceci s’ajoute un long communiqué du ministre de la communication sous forme de leçon de journalisme. L'éditorialiste rappelle que le pouvoir s'était fait le champion en 2009 de la liberté des médias et de la liberté d'expression...

Posté par jumami à 06:33 -


22 janvier 2012

FLASH INFO - MARC RAVALOMANANA EMPECHE D'ATTERRIR A ANTANANARIVO

 22/01 -  Les autorités malgaches ont interdit l'espace aérien du pays à l'ancien président, contraint de regagner Johannesburg, son point de départ. Ses partisans, qui l'attendaient par milliers à l'aéroport d’Ivato, ont en conséquence annoncé qu'ils suspendaient leur participation aux institutions de la transition. « Le vol n'a pas été autorisé à entrer dans l'espace aérien de Madagascar », a dit à l'AFP le porte-parole de SA Airlink, une filiale de la compagnie nationale sud-africaine SAA. Il a du rebrousser chemin aux 2/3 de son parcours. 5 aéroports importants, dont celui d'Antananarivo, ont été fermés à l'heure où devait atterrir l'avion. Le « Notam » aurait été émis par le président de la Transition lui-même et pas par le gouvernement, affirme le premier ministre. Interrogé par Marc Ravalomanana et son entourage sur la possibilité d’atterrir à Maurice ou au Mozambique, le pilote n’aurait donné aucune réponse satisfaisante, alimentant un soupçon de collusion entre la compagnie aérienne sud-africaine et le pouvoir de transition. Pour Madagate, la compagnie avait été prévenue de la menace de « Notam » et le pilote savait qu'il allait devoir rebrousser chemin. A chaud, devant quelques journalistes présents à bord, dont l’envoyé spécial du Monde, Marc Ravalomanana s’est écrié : « C'est la preuve que ce gouvernement ne respecte pas la feuille de route, pourquoi ne peut-on pas atterrir ? Tous les exilés sont normalement autorisés à rentrer ! Il y a un million de Malgaches qui m'attendent à l'aéroport [quelques milliers selon des observateurs] ». « Rajoelina n'a pas la volonté politique de résoudre la crise à Madagascar. Le monde peut en être témoin ! », en mettant directement en cause Andry Rajoelina. L’ancien président a ensuite mis plus de deux heures pour quitter l’appareil, exigeant des garanties du gouvernement sud-africain, arguant que les autorités de Pretoria ne l’ont pas invité à revenir et que sa sécurité n’est plus assurée. Ses conseillers ont alors enchaîné les coups de fil. Marius Fransman, vice-ministre sud-africain de la coopération internationale et chef de la délégation de la médiation de la Troïka de la SADC a pu être joint. Tout d'un coup, le silence s’est fait. C’était le président sud-africain Jacob Zuma, qui se dit disposé à faire pression sur le régime malgache lors du prochain sommet de l’UA à Addis-Abeba d’ici la fin du mois. « La stratégie est désormais de faire le plus de bruit possible à l'extérieur avec cette histoire », résume un conseiller. A Madagascar, la mouvance annonce au même moment qu'elle suspend sa participation aux institutions de la transition. Le président de la Chambre basse, Mamy Rakotoarivelo, accuse Andry Rajoelina de violer constamment la feuille de route. Le président déchu appelle la communauté internationale et notamment la SADC à « condamner » ce coup de force et à « prendre une décision ferme ». Marc Ravalomanana s'était pourtant montré confiant quelques heures plus tôt avant d'embarquer. « Je viens de discuter avec le premier ministre. il a dit que tout est OK », avait-il affirmé à des journalistes rassemblés dans l'aérogare.

 Dans un communiqué, la présidence affirme que face aux risques de troubles à l’aéroport d’Ivato, il a été demandé « à la compagnie aérienne Air Link, dans un premier temps, d’atterrir à l’aéroport international de Morondava pour non seulement permettre aux autorités de police judiciaire d’exécuter le mandat d’arrêt décerné contre Marc Ravalomanana mais encore et surtout pour attendre à ce que la situation revienne à la normale aux environs de l’aéroport international d’Ivato, avant que l’aéronef et les passagers restants de Air Link puissent y atterrir en toute sécurité. (…) Les hauts responsables d’Air Link ont été préalablement informés, par lettres officielles et à deux reprises, par les autorités malgaches que ces dernières sont déterminées à exécuter le mandat d’arrêt décerné à l’encontre de l’un des passagers, en l’occurrence Marc Ravalomanana, et que cette opération pourrait ainsi mettre en danger tant leur aéronef que les passagers ».

 Gilbert Raharizatovo, ancien ministre de la Communication de la HAT, a qualifié « d’improvisation dangereuse » la décision du pouvoir de fermer les aéroports de Madagascar à 10 minutes de l’atterrissage prévu de l’avion dans lequel avait embarqué l’ancien président.

 Madagate rappelle qu’en 2006 Pierrot Rajaonarivelo avait subi semblable mésaventure sur l’aéroport de Toamasina. De la part du régime Ravalomanana ! « Comme quoi, Didier Ratsiraka a raison : nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes », conclut le site.

  La présidence annonce qu’elle souhaite envoyer un avion spécial en Afrique du Sud pour ramener l’ancien président et le présenter à la justice : « Comme les autorités malgaches ont déjà manifesté leur ferme volonté de laisser Marc Ravalomanana rentrer sans conditions à Madagascar, selon les dispositions du paragraphe 20 de la feuille de route, tout comme elles restent également catégoriques quant à leur détermination d’exécuter le mandat d’arrêt décerné contre celui-ci, en application des termes du paragraphe 45 de la même feuille de route, les mêmes autorités malgaches souhaitent envoyer un avion spécial à Johannesburg pour ramener Marc Ravalomanana à Madagascar afin qu’il soit présenté devant la justice malgache. Les démarches afférentes vont ainsi immédiatement être entamées auprès du Gouvernement sud-africain ».

 Le premier ministre Omer Beriziky indique que pour l'application de l'article 20 de la feuille de route, une concertation entre toutes les parties devraient avoir lieu.

  Voir le reportage de l'envoyé spécial du quotidien français Le Monde qui était à bord de l'avion avec une équipe de journalistes étrangers er sud-africains :

  - 21 01 12 -  Le Monde.fr - A bord de l'avion détourné de l'ex-président malgache Ravalomanana


Vidéo AFP : http://video.liberation.fr/video/4a846cea8f3s.html

Vidéo Euronews : http://fr.euronews.net/2012/01/21/marc-ravalomanana-empeche-de-rentrer-a-madagascar/

Vidéo TV Plus Madagascar :

http://a19.video4.blip.tv/2340000746296/Tvplusmadagascar-journalDu21Janvier2012327.mp4


Posté par jumami à 08:25 -
15 janvier 2012

REVUE DE PRESSE - 1ERE QUINZAINE DE JANVIER 2012

Le début de la nouvelle année a été marqué par l'ouverture d'une nouvelle session extraordinaire du Parlement de la Transition qui fait suite au vote de" l'insertion de la feuille de route dans l'ordonnancement juridique" qui a clôturé la session ordinaire fin décembre 2011. A l'ordre du jour : l'adoption des textes régissant la CENI, ainsi que le Conseil du Fampihavanana malagasy [chargé de la réconciliation nationale]. La loi sur les partis, le statut de l'opposition ainsi que la loi électorale devront faire l'objet de réexamen, ces textes ayant été adoptés par la précédente législature, avant l'élargissement et la recomposition du Parlement. Il s'agit également de répondre aux critiques formulées par l'OIF concernant les lois électorales et de résoudre les contradictions apparues entre la Constitution de la IVème République et les dispositions de la feuille de route. Plusieurs sessions extraordinaires seront sans doute nécessaire pour venir à bout des textes à adopter et qui conditionnent la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route. L'objectif du pouvoir est de faire adopter tous ces textes avant la fin du mois. Le projet de loi d’amnistie ne figurait cependant  pas à l’ordre du jour préétabli par l’Exécutif alors qu’il est très attendu par de potentiels et éventuels candidats qui ont des comptes à rendre à la justice.
En fin de période, le Congrès avait adopté le projet de loi sur la refonte de la CENI, avec quelques retouches qui auront pour effet de compromettre la tenue des premiers scrutins en mai 2012, comme Andry Rajoelina s'y était engagé. le calendrier électoral sera arrêté par la CENI en coordination avec la communauté internationale.

La question de la libération des "détenus politiques" est toujours au centre des préoccupations du microcosme politique. Christine Razanamahasoa, ministre de la Justice, rappelle que la libération des détenus politiques devra respecter les procédures et être organisée dans une ambiance "paisible".  Pour Me Hanitra Razafimanantsoa, nouvelle parlementaire représentante de la mouvance Ravalomanana, "les détenus politiques n’ont besoin ni d’amnistie, ni de grâce". Elle exige l'application stricte de la feuille de route. Pour le Premier ministre, Omer Beriziky, l’amnistie et la libération des détenus politiques sont devenues inévitables mais ne sont pas prioritaires. Il annonce qu'une liste des personnes bénéficiaires de la cessation de poursuites judiciaires sera établie par le comité ad hoc chargé de la mise en oeuvre de la feuille de route. La famille du lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina, détenu à la maison de force de Tsiafahy, exige qu'une enquête soit ouverte sur des faits supposés de maltraitance constatés par les médecins de l’hôpital de La Réunion où il a été transféré.

La mouvance Ravalomanana maintient sa position concernant le retour de l’ancien président : elle explique que l'ancien président n'a pas besoin d'une mesure législative d'amnistie et que son retour ne dépend que d'une décision politique, en application de la feuille de route qui stipule le retour sans condition de tous les exilés. Le "Notam" le concernant a été levé fin décembre. Le Président du Congrès, Mamy Rakotoarivelo, affirme une nouvelle fois que ce retour est imminent et que la date aurait été soumise aux représentants de la SADC. L'Armée envisage ce retour avec "inquiétude", pour des raisons d'ordre public, mais n'opposera pas son véto.

La mouvance Zafy prépare une manifestation publique le 17 janvier pour commémorer l’inauguration par Andry Rajoelina de la Place de la Démocratie à Ambohijatovo le 17 janvier 2009. Un lieu qui est désormais interdit à tout rassemblement public, autre que cultuel ou festif, comme l'a rappelé le préfet de police.le Premier ministre aurait donné son accord mais la gendarmerie a fait part de son refus. Des invitations ont été remises aux représentations étrangères.
La mouvance persiste à de pas vouloir participer à ces travaux et à ne pas désigner ses représentants dans les institutions de la Transition.

Les enseignants-chercheurs durcissent leur mouvement de grève pour protester contre le non-respect des engagements pris par le pouvoir concernant diverses indemnités qui leur seraient dues. Le ministre de tutelle les accuse de "mauvaise foi". Leur mouvement s'étend aux 6 université du pays, provoquant l'inquiétude des étudiants, qui tentent de riposter en menaçant de faire grève. La rentrée de l’université d’Antananarivo pour année 2011-2012, sera probablement repoussée.

L'épreuve de force entre la Police et la Justice, suite au décès d’un magistrat à Toliara début décembre se prolonge. Le syndicat des magistrats (SMM) adresse une lettre ouverte à la présidence pour déplorer l’attitude de l’Etat dans l’affaire de l'assassinat du substitut du procureur de la République. Une décision concernant la poursuite de leur mouvement de grève sera prise le 16 janvier, au retour des vacances judiciaires. Le syndicat continue de réclamer la démission du ministre et contrôleur général de la police, Arsène Rakotondrazaka. 14 nouveaux policiers impliqués dans l’affaire ont été identifiés. 5 policiers sont sous mandat de dépôt, ainsi que le directeur régional de la police et le commissaire central de Toliara. Le SMM souhaite désormais engager le débat sur l’indépendance de la Justice et il menace d'exercer son droit de retrait en raison de l'insécurité qui guette les magistrats dans l'exercice de leurs fonctions. La ministre de la Justice laisse entendre qu'un ordre de réquisition pourrait être promulgué.

La fin de l'année 2011 a été tendue pour les médias, qui ont reçu du ministre de la Communication, ancien journaliste de La Vérité (pro-HAT), plusieurs mises en garde. RSF a publié un communiqué. Un Syndicat des Journalistes Malgaches (SJM) a vu le jour.

Le syndicat des professionnels de diplômés en travail social (SPDTS) a publié son bilan concernant les décès de travailleuses malgaches au Liban. De nombreuses jeunes femmes qui restent en contact avec le SPDTS se plaignent toujours des maltraitances quotidiennes qu’elles subissent sur leur lieu de travail à l’étranger.Des plaintes ont été  déposées par des femmes migrantes dans d'autres pays du Moyen Orient, du Golfe , de l'Océan Indien et d'Afrique (Sénégal).

Madagascar risque de ne pas atteindre l’OMD en matière de santé, surtout maternelle et infantile. Le manque de personnel médical demeure un problème non résolu. 50 centres de santé de base (CSB) restent fermés et 200 sont en sous-effectif. Pour l'OMS, la priorité est la réduction de la mortalité maternelle et infantile, ainsi que l'accompagnement du personnel médical des CSB.

Ramener près de 950.000 enfants à l'école, telle est la priorité que le représentant-résident de l’UNICEF assigne au gouvernement. Beaucoup de parents ne parviennent plus à régler la cotisation des maîtres Fram qui sont à leur charge. Les écoles publiques, en principe gratuites, exigent ainsi des droits d’inscription.

Pour la 3ème année consécutive Madagascar ne fait pas partie de la liste des pays sub-sahariens bénéficiaires de l’ AGOA.
L'ambassadeur de l’UE à Madagascar, Léonidas Tezapsidis, indique que les techniciens préparent la formalisation et l'utilisation des 100 millions d'euros du 10ème FED, dont la gestion devrait être assurée par des ONG et la société civile, en attendant la reconnaissance internationale qui interviendra après l’organisation d’élections libres et transparentes. La reprise progressive des aides est conditionnée par l’application des différentes phases de la mise en œuvre de la feuille de route. Elle se limitent pour l'heure à l'assistance humanitaire.

Une carrière illégale de tourmaline a été fermée. Le permis d''exploitation d'ilménite de la société chinoise Mainland Mining est toujours suspendu. Il lui est reproché d'avoir porté atteinte à l'environnement et de ne pas avoir respecté le cahier des charges. L'investisseur a installé sur l'un des sites du matériel d'exploitation, alors qu'il ne détient pas de permis environnemental et que son permis minier n'autorise que des activités de recherche.

La compagnie coréenne Daewoo Logistics fait à nouveau parler d’elle. La compagnie a racheté toutes les parts de la société d’agrobusiness Madagascar Future Entreprises (MFE), qui lui avait servi d’antenne locale pour obtenir de grosses concessions foncières à Madagascar en 2008. Elle attendrait son heure pour relancer ses projets avec le nouveau pouvoir. Le collectif Tany interpelle le président de la Transition.

La Banque mondiale rappelle que les bois de rose inventoriés et saisis appartiennent à l'Etat et que les opérateurs n’ont aucun droit sur les stocks en leur possession. Elle regrette que le processus de mise en vente par appel d'offre international traîne en longueur. La Banque et l’ambassade de Norvège encouragent le nouveau gouvernement à poursuivre les initiatives déjà entreprises pour enrayer le trafic illégal de bois précieux. Le ministère de l’Environnement sollicite l’aide du ministère de la Justice. Zafy Albert lance un défi à Andry Rajoelina : il lui demande de divulguer l’identité des responsables du trafic de bois de rose, faute de quoi il lui remettra les informations en sa possession.



SOMMAIRE


LA CRISE POLITIQUE

  • La poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route – Refondation de la CENI
  • La question du retour de Marc Ravalomanana et des exilés  
  • Divers 

DROITS HUMAINS -GOUVERNANCE

  • « Prisonniers politiques »  
  • Epreuve de force entre la Police et la Justice suite au décès d’un magistrat  
  • Médias 
  • Droits des enfants, santé maternelle et infantile
  • Gouvernance  

ECONOMIE – SOCIAL – ENVIRONNEMENT

  • Coopération
  • Permis miniers, exploitation pétrolière, accaparement de terres
  • Trafics de bois précieux
  • Monde des affaires
  • Divers


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Voir les archives de presse des mois précédents : >>Archives de presse depuis 2000>>

Posté par jumami à 06:52 -
31 décembre 2011

REVUE DE PRESSE - DECEMBRE 2011

SOMMAIRE

LA CRISE POLITIQUE

  MISE EN OEUVRE DE LA FEUILLE DE ROUTE SIGNEE LE 17 SEPTEMBRE

  • La tentative de Didier Ratsiraka d’organiser un sommet des chefs de file et principaux acteurs politiques
  • La recomposition/élargissement du Parlement de la Transition   
  • La question du retour de Marc Ravalomanana et des exilés
  • Les prémices de la reconnaissance internationale du régime de Transition
  • Le retour d’une mission de la Troïka de la SADC

  DIVERS

DROITS HUMAINS -GOUVERNANCE

  • Justice,
  • Prisonniers politiques
  • Epreuve de force entre la Police et la Justice suite au décès d’un magistrat
  • Médias
  • Droits des femmes
  • Gouvernance   

ECONOMIE – SOCIAL – ENVIRONNEMENT

  • Coopération
  • Permis miniers, exploitation pétrolière
  • Trafics de bois précieux et d’espèces protégées
  • Monde des affaires
  • Divers

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Posté par jumami à 06:07 -
30 décembre 2011

ARTICLES REMARQUES - DECEMBRE 2011

 <> 30 12 11 - Comité contre la torture - Compte-rendu analytique Madagascar - 16/11/11
  Observations finales - 23/11/11
Examen par le Comité contre la torture des Nations Unies des rapports soumis par les États parties en application de l’article 19 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Compte rendu analytique et observations finales adoptées le 23 novembre 2011.

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<> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente.
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- 28 12 11 - La Gazette - Edito - Adelson Razafy - Malaise pour un saint
Jacques Berthieu a été canonisé par Benoît XVI. A cette occasion, Madagascar pourrait avoir la visite du Pape à une date non encore précisée. Rappelons que Jean-Paul II a déjà visité la Grande Ile en 1989, pour béatifier la laïque Victoire Rasoamanarivo. Lors de cette visite, le souverain pontife avait alors exhorté le peuple malgache au « courage et à la persévérance vers la démocratie ». Le Père Jacques Berthieu, béatifié le 17 octobre 1965 par Paul VI, a été assassiné à Madagascar, le 7 juin 1896. Accompagné de quelques fidèles, il était tombé dans une embuscade des « Menalamba », un groupe d’autochtone, qui s’insurgeaient contre l’arrivée des Français et pourchassaient tous les étrangers, surtout ceux qui imposaient leur religion. Il avait refusé de renoncer à sa foi chrétienne avant d’être tué. Pour La Gazette, un sentiment de malaise pourrait planer sur la cérémonie.

- 28 12 11 -  Lettre ouverte de la société civile sur l'exploitation de l'ilménite à Manakara - Version malgache
Version française
La société civile de Manakara revient sur les motifs de son refus de voir la société chinoise Mainland Mining poursuivre l'exploitation de l'ilménite dans cette région de la côte Est de Madagascar. Elle y voit un danger pour les génération futures et le non-respect des droits humains fondamentaux des habitants. Il est reproché aux exploitants Chinois de se comporter comme en terrain conquis et de n'embaucher que de la main d'ouvre non qualifiée. La société civile doute que ce projet puisse contribuer au développement de la région.Elle rappelle au président de la HAT qu'il s'est engagé à gérer les ressources minières de Madagascar de manière transparente. La population doit être consultée avant toute prise de décision qui conditionne son devenir.

 <>  27 12 11 - Communiqué du SeFaFi du 22/12/11 - Pour le retour à l’ordre constitutionnel, gérer les affaires courantes et préparer les élections
Après la mise en place d’un Gouvernement et d’un Parlement de transition, l’organisation d’élections reconnues par tous sera la dernière étape du retour à un ordre constitutionnel attendu depuis trois ans. Pour cesser de tenir le peuple en otage, l’essentiel est d’avancer. Tout doit désormais être soumis à la mise en œuvre de la Feuille de route, qui mènera à une situation constitutionnelle acceptable par les citoyens et par la communauté internationale. Un calendrier électoral doit être arrêté au plus vite et débuter par des législatives, avant juillet 2012. La présidentielle clôturant les opération en octobre. Le Parlement de la Transition doit se mettre au travail et adopter les mesures indispensables à la recherche d'une réconciliation nationale. Le staff technique de la CENI doit être étoffé, les politiciens n'ayant qu'un rôle d'observateur. La Constitution adoptée en 2010 dans des conditions contestables devrait néanmoins pouvoir être adoptée comme Loi fondamentale, quitte à la corriger par la suite. Elle n'est pas pire que celles qui ont précédé. Le SeFaFi prend sa part de l’incitation faite à la société civile de se charger « du suivi et du contrôle nationaux de l’application de cette Feuille de route, jusqu’à la fin de la période de transition ».  
                                                           
- 24 12 11 - La Gazette - Interprétation des articles 20 et 45 de la feuille de route sur le retour des exilés
Dans un communiqué, le ministre de la Communication, Rahajason Harry Laurent, rappelle les termes des artciles de la feuille de route portant sur le retour des exilés, "y compris Marc Ravalomanana", ainsi que sa note explicative rédigée par la Troïka de la SADC, qui précise la signification à donner au terme de "retour sans conditions". Ceci, "pour couper court aux diverses supputations et autres interprétations fantaisistes des dispositions de la Feuille de route, qui risquent d’induire l’opinion publique en erreur et de perturber l’ordre public".

<> 23 12 11 - MC&D - déc 2011 - Stocks de bois précieux de Madagascar : quelle voie emprunter ?
Après avoir culminé en 2009 et 2010, l’exploitation de bois de rose a ralenti suite à une interdiction d’exportation décidée en réponse à la pression internationale. L'essentiel de ces bois précieux illégaux était destiné à la Chine. À la suite de cette interdiction, un volume conséquent est à présent stocké dans les villages et les ports de la côte nord-est. Il n’existe pour le moment aucune estimation précise du volume de bois précieux exploités sous un permis ou de manière illégale. Le gouvernement veut mettre un terme à ces trafics et n’autorise plus aucune exportation.  En juillet 2011, l’UNESCO a proposé d’éliminer tous les stocks dans un délai de 12 à 18 mois suivant leur saisie ; entre temps, la Banque mondiale cherchait comment vendre ces stocks de façon responsable et transparente afin de financer les efforts destinés à protéger la biodiversité des forêts de Madagascar. À ce stade, on ne sait pas comment la HAT va procéder. Le journal Madagascar Conservation & Development (MCD) observe le processus et donne  la parole à quelques experts et praticiens impliqués dans cette crise .
Source : http://www.journalmcd.com/index.php/mcd/index

- 23 12 11 - Tribune - Tany préoccupé par les projets d'exploitation de l'ilménite et du zircon
Le Collectif pour la défense des terres malgaches (Tany) déclare suivre attentivement les manifestations et protestations des populations contre les projets d’exploitation de l’ilménite et du zircon sur la côte Est. Il exprime son soutien aux populations et aux organisations de la société civile qui s’opposent à ce projet

- 21 12 11 - L'Express - Eric Wong : "Les Etats Unis auraient aimé plus de changement"
Interview du chargé d’affaires américain qui estime insuffisants les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route et pointe du doigt les manquements au respect des droits de l’homme. Il déclare attendre des changements dans ce domaine pour pouvoir envisager la reprise des relations diplomatiques. Les progrès conditionnent également la reprise de l’Agoa. "Pour Madagascar, le gouvernement américain établit un rapport annuel sur la situation des droits de l’homme et nous avons identifié des problèmes dans ce domaine comme la traite de personnes, la libération des détenus politiques, la nécessaire restauration de la liberté de la presse… », précise-t-il. Répondant à une question relative à l’existence de prisonniers politiques, le chargé d’affaires déclare : « Je pense que des ONG internationales comme Amnesty International, Humain Right Watch établissent des rapports selon lesquels il y a des individus incarcérés, sans procès, depuis 2009. Et ça, c’est une régression ». Le chargé d’affaires note que « le quart des 35 membres du gouvernement ont fait partie de l’ancien gouvernement. […] Nous sommes aussi préoccupés par la reconduction des ministres soupçonnés d’implication dans des affaires de corruption ». Le dossier « bois de rose » est pris très au sérieux par Washington et le gouvernement malgache devra se conformer aux conventions internationales qui régissent le commerce des bois précieux. La réception d’Andry Rajoelina a l’Elysée a « surpris » les américains.

- 20 12 11 - Tribune - Communiqué de la CNOSC - Le gouvernement d'union nationale
La feuille de route prévoit la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de Transition consensuel et inclusif pour un processus de Transition neutre. Ce gouvernement a pour mission principale d’instaurer un climat politique serein et apaisé afin de pouvoir organiser des élections libres, crédibles et transparentes. La nomination du Premier ministre Omer Beriziky, candidat proposé par l’ancien président Albert Zafy, quoique secrétaire général adjoint du Leader Fanilo, parti politique membre historique de la mouvance Rajoelina, a fait naître beaucoup d’espoir. Cependant, malgré les efforts de consultation et de dialogue déployés par le Premier Ministre lors de la formation du gouvernement, le président de la HAT a usé et abusé du pouvoir de nomination que lui reconnaît imprudemment la feuille de route pour se tailler la part du lion. Le nouveau gouvernement demeure constitué sur la même base que celle du gouvernement de Camille Vital. Il ne reflète en rien un partage « juste et équitable » des postes tout autant qu’elle ne résulte d’un dialogue constructif entre les parties prenantes.

- 19 12 11 - L'Express - Communiqué - La CNOSC interpelle la Communauté Internationale
L’organisation de la société civile déplore que les médiateurs internationaux successifs n’aient pas sérieusement cherché à s’appuyer sur la structure locale de médiation. Ils ont ainsi donné au peuple malgache l’impression que leur souveraineté leur échappe. Si le GIC et la SADC veulent sincèrement accompagner Madagascar pour trouver une solution durable de sortie de crise, il leur faut, dit-elle, reconnaître et appuyer le dialogue malgacho-malgache, début du processus du grand pardon et de réconciliation nationale, laisser aux Malgaches la possibilité de s'approprier la solution de leur crise. Telles sont, pour la CNOSC, les conditions nécessaires susceptibles de créer un environnement satisfaisant en vue d’organiser des élections justes et crédibles. L’organisation reproche à la communauté internationale de situer leurs initiatives dans un contexte global de géopolitique. Leur relation avec le régime de la Transition repose sur des rapports d'intérêt et non de droit.

- 19 12 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Police pas lisse
"Les bisbilles entre policiers et magistrats me font rire jaune. Elles me font rire, car elles illustrent ce sur quoi je tente d’attirer l’attention depuis plus de deux ans : l’incapacité de ce régime hâtif à gérer le pays. Mais je ris jaune, car d’une part un magistrat est mort à cause des policiers ; et d’autre part, parce que le niveau de tension place le pays au bord d’une poudrière, dans la mesure où parmi les protagonistes se trouvent des gens armés et animés d’un corporatisme de très mauvais aloi. [...] Les deux piliers de la République que sont la Justice et les forces de l’ordre ont perdu toute crédibilité depuis mars 2009".

- 16 12 11 - Tribune - Tribune libre - Sahondra Rabenarivo - Amnistie
La question de l’amnistie est un sujet épineux et difficile, mais qui dominera sans doute le débat dans les semaines et mois à venir. L’article 18 de la feuille de Route prévoit qu’ « aucune élection ne devra avoir lieu avant la ratification par le Parlement de Transition de la loi d’amnistie. L'auteur  fait un rappel historique de la pratique de l'amnisitie à Madagascar depuis 1959 et conclut : "Mon inquiétude est alors qu’on fera comme avant et balayer le difficile sous le tapis, ou que cette question d’amnistie sera réglée (ou pas !) entre politiciens avec une vue sur le court terme (élections) et comme outil pour exclure ou boycotter".

- 14 12 11 - Radio Vatican - interview de Mgr Marc Benjamin Ramaroson - Madagascar paralysée par deux ans de crise politique et économique. La crise politique et économique paralyse le pays depuis plus de deux ans maintenant. Le président de l’autorité malgache de transition a promis lors de sa visite en France début décembre des élections « le plus rapidement possible ». Mais les évêques de Madagascar s’inquiètent de la persistance de cette crise qui rend la vie des Malgaches plus dure que jamais. Les explications de Mgr Marc Benjamin Ramaroson, évêque du diocèse de Farafangana, dans le sud de Madagascar. Lien : http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=546377

- 14 12 11 - Collectif TANY - Lettre ouverte à Andry Rajoelina
Depuis sa création le 29 décembre 2008, en vue de « défendre les terres malgaches en collaboration avec les populations et organisations à Madagascar », le Collectif pour la Défense des Terres Malgaches – TANY, a demandé aux autorités de faire preuve de transparence sur tous les dossiers relatifs aux terres. Le Collectif a réitéré cette revendication dans la pétition « Halte aux expulsions des familles malgaches et à l’accaparement des terres à Madagascar » qui a été envoyée aux autorités et aux medias malgaches le 12 septembre 2011. Une prise de position qui contredit la récente déclaration de la vice-Primature chargée du Développement et de l'Aménagement du territoire, ainsi que du directeur général des Services fonciers.


- 13 12 11 La Gazette - Accès des étrangers à la terre : aucune place pour le laisser-aller
Que ce soit pour les deux projets agricoles dans l’Ihorombe, Tozzi Green et Landmark, ou pour d’autres projets portant sur des vastes superficies, la vice-Primature chargée du Développement et de l’Aménagement du territoire de déclare intransigeante quant à l’obligation pour les investisseurs de se plier aux procédures légales. Le Directeur général des services fonciers précise que les services fonciers n’ont jamais été transparents auparavant mais que le régime actuel déploie beaucoup d’efforts pour jouer la transparence et la bonne gouvernance.

- 13 12 11 - L'Express - Chronique de Vanf - Hors la civilisation, que la barbarie
"Un magistrat, le premier substitut du procureur de Toliara, tué par des policiers qui se rebellaient contre une décision de justice condamnant à la prison un policier jugé au pénal. Inconcevable. Inadmissible. Inacceptable. On n'a pas entendu, de la part des plus hauts responsables de l'État, une condamnation sans nuances de cet énième acte de rébellion à visage découvert. Avec le trafic à grande échelle du bois de rose, la HAT restera dans les annales comme le régime d'un autre scandale : celui de la mise à mort de la discipline, de l'assassinat de la hiérarchie et de la glorification du rapport de forces se substituant à la légitimité des institutions et à l'immanence de la loi. [...] Sur le chemin de cette cow-boysation des mœurs, nous sommes en bonne voie pour régresser à l'époque de Cro-Magnon". [...] Cette dégénérescence puise évidemment sa racine psychologique dans la défaite morale du 17 mars 2009.

<> 12 12 11 - Survie - Billets d'Afrique et d'ailleurs - Mamy Rakotondrainibe, Marc Reymond - Madagascar : le pillage
L’accaparement des terres en Afrique ne date pas d’aujourd’hui. Elle a commencé avec la colonisation mais le processus s’accélère actuellement avec des sociétés d’investissement qui achètent des terres laissées en friches et profitent de la demande accrue de surfaces cultivables pour spéculer. Le cas de Madagascar est édifiant. Interview de Mamy Rakotondrainibe, présidente du Collectif pour la Défense des Terres Malgaches (TANY).

- 12 12 11 -Madagate - Andry Rajoelina sur TV 5 Monde
Interview accordée lors du séjour parisien du président de la Transition.
Video (25'46) : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Et-si-vous-me-disiez-toute-la-verite/Episodes/p-19321-Madagascar-la-normalisation....htm?mid=5500

- 11 12 11 - Info Palestine - Le nouvel esclavage : les employées de maison au Liban
Les employés de maison, en majorité des femmes, constituent une part importante de la population des travailleurs migrants d’aujourd’hui. L’Organisation internationale du Travail (OIT) estime qu’environ 19 % de la population du Liban sont des employés de maison. Parmi elles, une proportion importante de Malgaches. Ces travailleurs restent exclus de l’article 6 du code du travail libanais et sont souvent victimes d’abus, tant pas les employeurs que par les agences. En arabe, le terme « Abd » désigne une personne « noire », ou un « esclave », et le mot évoque parfois les Africains, les Malgaches ou les Sri-Lankais. Au Liban, les migrants non arabes, d’Afrique ou d’Asie, sont physiquement considérés comme des inférieurs, en raison de leur position de serviteur. L’employeur a tous les droits, et c’est ainsi que les femmes deviennent déprimées et conduites au suicide.

<>  10 12 11 - Tribune - Communiqué du GIC du 08/12/11
Le GIC annonce une reprise graduelle de l’aide, au fur et à mesure des progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route, il va apporter son concours pour aller vers les élections. La décision a été prise juste après la réunion du CPS de l’UA. Le GIC annonce son intention d’organiser, en temps voulu, une table ronde des partenaires du développement de Madagascar. La prochaine étape dans la mise en œuvre de la feuille de route, sur laquelle le pouvoir de Transition sera jugé, consiste en la mise en place, de manière consensuelle, de la nouvelle CENI et la fixation du calendrier des élections, ainsi que l’application des dispositions de l’article 20 de la feuille de route. Le CPS a exprimé son intention de lever la mesure de suspension de la participation de Madagascar aux activités de l’UA dès que la SADC pourra attester des progrès accomplis, y compris dans la mise en œuvre de l’article 20 (libération des prisonniers politiques, amnistie, retour des exilés).

- 09 12 11 - L'Express - Chronique de Vanf - Introuvable IVème République
La HAT envisage de tirer des feux d'artifices pour commémorer la première année de la IVème République. Certes, un référendum avait été organisé le 17 novembre 2010, mais on continue de se demander s'il avait été reconnu ou pas. Si le fait politique est créateur de droit ou s'il ne s'agissait que d'un acte nul et de nul effet, censé n'avoir jamais existé. Sachant qu'une feuille de route, signée le 16 septembre 2011, intervient sur des points qui relèvent « normalement » du texte normatif suprême, c'est-à-dire une Constitution, le doute est permis quant à l'effectivité de ce texte de 2010.

- 09 12 11 - Clicanoo Réunion - Christian Chadefaux - Lettre ouverte à vous...La France
Dans le courrier des lecteurs du site réunionnais, l'ancien directeur de la rédaction du quotidien Les Nouvelles condamne vigoureusement l'entretien accordé par Nicolas Sarkosy à Andry Rajoelina le 7 décembre.

- 09 12 11 - CNOSC - Lettre ouverte à Nicolas Sarkosy p.1  -   p.2
La CNOSC  fait part de son appréhension sur la sortie de crise et souligne la nécessité d’une approche basée sur un dialogue malgacho-malgache : « Le processus actuel ne peut sortir durablement Madagascar de la crise malgré les apparences et les déclarations de certaines entités au pouvoir, ainsi que de pays et organismes étrangers», déclare-t-elle.

- 08 12 11 - L’Express.fr - V. Hugeux - Madagascar et le credo d'Andry Rajoelina
De passage à Paris, où il a été reçu par Nicolas Sarkozy, le président de l'Autorité de Transition esquisse les contours d'une "sortie de crise" maintes fois promises, et jusqu'alors toujours différées aux calendes malgaches. Article paru sur le site de l'hebdo français l'Express.

- 08 12 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Vox pompuli
Aux urnes citoyens, formez vos bataillons. Le jour de gloire est arrivé. Ainsi chantait hier Andry Rajoelina sur le perron de l'Élysée d'où il sortait ragaillardi par le soutien désormais « inconditionnel » de la France. C'était mieux interprété que le « Je ne regrette rien » du cabaret d'Ivato l'autre jour. Le Président de la HAT ne jure plus que par les élections libres et transparentes et le plus tôt sera le mieux maintenant que toutes les institutions sont mises en place, tous les copains et les coquins bien casés

- 07/12/11 - Vient de paraître : Politique Africaine N° 123 - Octobre 2011 - Pluralisation religieuse, entre éclatement et concurrence Match religieux en terrain politique. Compétition entre Églises chrétiennes et chute du régime Ravalomanana à Madagascar - Mathilde Gingembre.
Le mouvement de contestation mené par Andry Rajoelina contre le régime Ravalomanana au premier semestre 2009 a contribué à ériger la compétition entre l’Église FPVM (Nouvelle Église protestante de Madagascar) et l’Église FJKM (Église de Jésus-Christ à Madagascar) en une ressource de taille pour divers acteurs en lutte. En s’intéressant aux dynamiques que l’instrumentalisation de cette rivalité religieuse a nourries dans les champs du politique et du religieux, cet article souligne les enjeux dont la pluralisation religieuse peut être porteuse dans un État instable et travaillé depuis plus d’un siècle par un mouvement d’évangélisation.

- 07 12 11 - Tribune - Edito - Lalatiana - Le TGV en Sarkozie
Le 7 décembre Nicolas Sarkozy recevra le président de la HAT. Sur cet évènement qui « est un fait politique majeur à prendre en considération », il faut se garder des analyses simplistes du genre « on reconnaît ici la main et la responsabilité de la françafrique dans le coup d’État de 2009 », ou « c’est le triomphe de Rajoelina enfin reconnu pour la grandeur de son œuvre réformatrice et révolutionnaire »… si, si, si… y’en aura bien certains pour proférer ce genre d’âneries. Bien évidemment cette rencontre, qui en irritera certains, tout autant que d’autres s’en gargariseront, est au bout du compte souhaitable dans la perspective espérée d’une stabilisation de la situation politique et dans celle du déblocage de certains fonds qui ont fait cruellement défaut à l’économie du pays et à sa population.

- 07 12 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Hummertume
Omer Beriziky déclare son patrimoine. « J’ai fait cette déclaration pour éviter les suspicions à mon égard dans le futur », a-t-il indiqué après s’être acquitté des formalités auprès du Bianco. Le chef du gouvernement souhaite envoyer un signal fort en matière de lutte contre la corruption. "Quelquefois, ce sont les dirigeants qui donne le mauvais exemple en la matière", déplore-t-il. Omer Beriziky, qui signe au passage un « Manifeste d’intégrité » proposé par le Bianco aux gouvernants, est plus prudent pour évoquer le cas de son gouvernement. « Il est difficile de donner un ordre [aux ministres de déclarer leur patrimoine]. Mais comme je l’avais dit lors de ma nomination, il est de ma responsabilité de dire que c’est un devoir pour tous ceux qui servent le pays », a-t-il affirmé. Le chef du gouvernement s’est également gardé de dévoiler les dispositions qu’il compte prendre en vue d’autres actions concrètes contre la corruption. L’Express écrit : « Un geste louable, un modèle que ses prédécesseurs n'ont pas su montrer, bien que cette formalité soit obligatoire. On espère qu'il ne deviendra pas milliardaire à la fin de la transition, qu'il sera l'exception qui ne confirmera pas la règle et qu'il se soumettra au même exercice dans un peu plus d'un an avant de quitter la primature. Car on peut arriver à Mahazoarivo sans chemise ni pantalon, mais on peut en repartir avec un Hummer et des 4x4 de l’UNICEF ».

- 06 12 11 -  CdSM - Focus sur la crise politique malgache - 25/11/11
Le Consortium de Solidarité avec Madagascar (CdSM) créé lors de la crise politique malgache de 2002 pour informer l’opinion publique européenne sur les réalités de la Grande Ile, revient sur les origines de la crise politique qui sévit depuis bientôt 3 ans et présente sa lecture des évènements qui ont marquée cette période, sur fond d'intrigues politico-affairistes transnationales et rivalités pour le contrôles des ressources foncières, minières et pétrolifères. Le CdSM met en avant le rôle irremplaçable que pourrait jouer la société civile dans un schéma de sortie de crise réellement consensuel, inclusif et pacifique.


<>  06 12 11 - Tribune - Appui conditionné de l’Union européenne au processus de transition
L’UE annonce qu'elle appuiera, sous conditions, le processus de transition et une relance progressive de sa coopération. Une déclaration officielle en ce sens a été faite par Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères. De son côté, Andris Piebalgs, commissaire au Développement, a également salué les progrès réalisés, en déclarant : « La voie est désormais ouverte pour une reprise progressive des programmes de coopération au développement, sous condition d'un avancement positif dans la mise en œuvre de la feuille de route. Différents programmes d'appui direct aux populations sont déjà en cours de préparation ». Le nouveau dispositif, valable pour une période de 12 mois, autorise la présentation des lettres de créance de l’ambassadeur de l’UE à Madagascar et permet désormais une participation active à l’identification des mesures d’appui électoral en liaison avec la SADC et l’UA, ainsi que l’identification des projets à inscrire dans le 10ème FED. Les projets déjà en cours au titre du 9ème FED continuent, à l’exception des actions et paiements impliquant directement le gouvernement et ses agences. L’appui budgétaire reste suspendu. Les modifications et avenants aux contrats en cours, les projets régionaux seront évalués au cas par cas.

- 06 12 11 - Tananews - Andry Rajoelina à Paris : lettre ouverte du GTT international au Président Sarkozy
Rendez-vous Rajoelina-Sarkozy à Paris le 7 décembre. Une source diplomatique indique qu’il s’agit d’une « visite de travail » pendant laquelle le président de la Transition pourrait avoir un entretien avec Henri de Raincourt, ministre français chargé de la Coopération. Lydie Boka, directrice de StrategiCo, société privée spécialisée dans l’analyse des risques politiques et dans l’analyse économique et financière, basée à Lille, pense que la rencontre avec Nicolas Sarkozy est « un symbole fort [qui] affiche le soutien de la France [et] vaut reconnaissance officielle ». Elle « devrait permettre d'accélérer la normalisation, bien border le processus, « caler » des dates et rendre les choses plus précises », soutient-elle. La directrice de StrategiCo évoque trois questions qui pourraient être soulevées au cours de la rencontre présidentielle. Il s’agit « des élections qui permettront le retour de l’aide internationale », des « contrats français » et du « recadrage de l’amiral Ratsiraka ». « La France ayant soutenu « à bout de bras » Rajoelina contre vents et marées, aurait naturellement à cœur la préservation de ses intérêts économiques, d'autant plus que la Chine arrive à grands pas, notamment dans le secteur pétrolier. Total est présent à Bemolanga », analyse-t-elle. Et ce, malgré le discours officiel rejetant le motif économique comme étant le moteur des relations franco-malgaches. Le GTT International adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour protester contre cette rencontre.

- 05 12 11 - La Vérité - Retour au pays : pour Ravalomanana le danger vient d'ailleurs
Avec la confirmation du ralliement du camp de Ravalomanana à la Transition où siège déjà celui de Rajoelina et le retrait du processus de la mouvance Zafy qui rejoint ainsi celle Ratsiraka restée en dehors dès le départ, l’échiquier politique de la Transition a pris l’allure d’un parfait « deux contre deux ». Il se trouve que, coïncidence ou non, cette confrontation, version mouvance, met face-à-face deux Merina d’un côté et deux Côtiers de l’autre. De là à affirmer que Zafy Albert et Didier Ratisraka se sont alliés dans l’unique objectif d’ « éliminer » de la course leurs principaux protagonistes des Hauts Plateaux, il n’y a qu’un pas, que plusieurs quotidiens n'éhsitent pas à franchir.

<> 03 12 11 - Tribune - Communiqué de la SADC du 01/12/11
La Troïka de la SADC se réjouit du nouvel élan amorcé par la direction malgache dans le retour à l’ordre constitutionnel à Madagascar. « Nous implorons M. Ratsiraka de mettre les intérêts du peuple malgache en premier et nous espérons qu’il va aussi saisir l’occasion et montrer le même niveau de leadership, discipline et qualité d’homme d'État que beaucoup de ses interlocuteurs de toutes les autres plateformes », souligne Tomaz Salomao, secrétaire exécutif de la SADC, au nom de la Troïka. Il lance un appel aux autres plateformes politiques à « pousser l’atmosphère positive qui est en train d’émerger et à continuer à bâtir sur la présente culture de consensus ». Il « se réjouit du récent élan produit par les Malgaches vers le retour à la normalité constitutionnelle », après la mise en place du gouvernement et du Parlement.

- 01 12 11 - Madagate - La composition du nouveau Parlement de la Transition
La Présidence de la Transition a rendu publique la composition du Parlement. Au total les parlementaires figurant sur la liste officielle sont au nombre de 469, dont 363 pour le Congrès et 106 pour le CST, soit un chiffre un inférieur à celui qui avait été annoncé. La clé de répartition établie à l'issue des réunions des entités politiques signataires de la feuille de route ne coïncide pas avec ces chiffres et aucun document officiel ne fixe le nombre des membres des deux Chambres. La seule référence est la clé de répartition, qui prévoit un Congrès composé de 417 membres et un CST de 189 membres, soit 606 membres au total. Zafy Albert confirme sa décision de renier les ministres de sa mouvance qui ont accepté de siéger au gouvernement et son refus d’être représenté au Parlement. Il en a informé officiellement la SADC. Il laisse ainsi 52 places vacantes à la Chambre basse et 25 à la Chambre haute. La mouvance Ravalomanana se réjouit de l'évolution de la situation malgré le handicap causé par la position de la mouvance Zafy. « Les décrets d'abrogation et de nomination des membres du Parlement confirment qu'il s'agit d'une recomposition et non d'un élargissement », soutient Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation. Sur le papier, les entités réputées proches d’Andry Rajoelina disposent d'une solide majorité. L'une des différences du nouveau Parlement avec celui dirigé par Raharinaivo Andrianantoandro concerne le sort de l’aile dissidente du TIM, qui ne dispose pas de quota officiel et se contente d'une représentation réduite, présentée sous la bannière de l'UDR-C. Plusieurs noms, jusque-là dans l'ombre ou en retrait de la scène politique, reviennent au premier plan. C'est le cas des anciens parlementaires de la mouvance Ravalomanana. Les anciens ministres, dont ceux de l'aile dissidente de la mouvance Ravalomanana, sont repêchés au CST. L'un des points marquants de l'actuel Parlement concerne la prééminence accordé au CST par rapport au Congrès. Les entités qui n’ont pas signé la feuille de route mais ont déclaré la soutenir estiment qu'ils font l'objet d'une mise à l'écart du processus. Le président sortant du TIM Allemagne exprime son indignation face au nombre jugé excessif des membres du Parlement.

<> 01 12 11 - Madagate - Communiqué de la COI sur sa mission à Madagascar
Une délégation, conduite par le Ministre des Affaires Etrangères des Seychelles, Jean Paul Adam, Président en exercice de la COI s’est rendue à Madagascar du 27 au 29 novembre 2011, pour apporter une dynamique au processus de sortie de crise en cours. Elle "appelle l’ensemble des parties prenantes à contribuer à l’unité et à la réconciliation nationale, en gardant en permanence à l’esprit l’intérêt du peuple malgache"  et "encourage les autorités de la Transition à envoyer des signaux positifs vers la communauté internationale, la population et le monde des affaires, en prenant des mesures garantissant la sécurité des personnes et des biens dans le plein respect des droits de l'Homme et de l'État de droit". Elle appelle enfin à la levée des sanctions et à un appui coordonné au processus électoral et plaide pour un appui massif de la communauté internationale. Une table ronde des bailleurs de fonds est annoncée.


Posté par jumami à 06:02 -