- 29 10 12 - L'Express -  Courrier des lecteurs - André Rasolo - A la croisée des chemins
La Transition se trouve à la croisée des chemins : d’un côté, les élections en 2013, de l’autre, les tensions politiques et l’insécurité. Déjà affaiblie par les sanctions internationales, elle traverse une crise interne profonde. Conflit de compétence entre le président de la Transition et le premier ministre. Conflit de cohabitation entre la mouvance Ravalomanana et celle d’Andry Rajoelina. Rupture de l’union sacrée entre les dirigeants du mouvement de 2009. L’élection présidentielle oriente dès à présent les acteurs politiques vers une compétition pré-électorale. Le CRM et la SADC ne pourront trancher sur l’éligibilité des candidats. Reste le dialogue malgacho-malgache, ultime solution consensuelle de sortie de crise.

 <>  28 10 12 - Banque mondiale - Madagascar economic Update Octobre 2012
La crise politique qui perdure à Madagascar a imposé un lourd tribut à l'économie et la population, et en particulier sur les couches les plus vulnérables. L’économie est au point mort. La pauvreté a augmenté de façon alarmante. Les indicateurs sociaux se sont dégradés. La crise a mis un frein aux progrès vers les défis de longue durée que sont la faible gouvernance et l’Etat de droit. La capacité d’adaptation aux chocs exogènes (crise mondiale ou cyclones) est gravement compromise. Les infrastructures se sont détériorées. L’enlisement dans la crise se traduira inévitablement par une dégradation de la situation, avec des impacts sévères à court, moyen et long terme.

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26 10 12 - La Gazette - Coût de la crise : Pertes de 5 milliards de dollars depuis 2009 à ce jour
5 milliards de dollars au minimum. Tel est le montant des pertes de revenus subies par Madagascar depuis le début de la crise. L’estimation est de la Banque mondiale qui renoue avec son analyse économique trimestrielle. L’analyse décrit ce que le pays et sa population vivent tragiquement au quotidien. 5 milliards de dollars, c’est l’équivalent de notre dette extérieure avant les aménagements internationaux (IPPTE, MDRI). C’est aussi 4 fois le budget général de l’Etat malgache en 2008 qui est indiqué comme une année de forte croissance. La crise politique qui perdure à Madagascar a imposé un lourd tribut à l'économie et la population, et en particulier sur les couches les plus vulnérables. L’économie est au point mort. La pauvreté a augmenté de façon alarmante. Les indicateurs sociaux se sont dégradés. La crise a mis un frein aux progrès vers les défis de longue durée que sont la faible gouvernance et l’Etat de droit. La capacité d’adaptation aux chocs exogènes (crise mondiale ou cyclones) est gravement compromise. Les infrastructures se sont détériorées.

- 26 10 12 - L'Express - Humeur Sylvain Ranjalahy - Les sous doués
Annoncée depuis son élection à la tête du CST, une manœuvre tente d’évincer Dolin Rasolosoa de la présidence de l’assemblée. « Ces membres du CST s’en prennent au gouvernement qui accordent peu de moyens à l’institution et ils montrent leur mécontentement à travers cette attaque contre nous », soutient un membre du bureau permanent. Les parlementaires  reprochent au premier ministre et à Hery Rajaonarimampianina, ministre des Finances et du budget, de ne pas tenir parole concernant la rallonge budgétaire réclamée à la suite des 5 sessions parlementaires. L’incertitude liée au budget de l’institution jusqu’à la fin de l’année, le manque de considération à l’endroit des membres de l’institution ou encore le problème de paiement de salaire des employés figurent parmi les griefs évoqués. La fronde semble toucher presque tous les groupes parlementaires, à l’exception du parti TGV. Les initiateurs de la démarche pourraient déclencher la procédure de destitution. Pour L’Express, il pourrait s’agir d’une volonté de renverser Dolin Rasolosoa, devenu un électron libre, en passant par une tentative de reprendre la main sur la présidence du CST dans la perspective des élections. Il pourrait aussi s’agir d’une manœuvre pour déstabiliser le régime. « On ignore qui en tirent les ficelles », analyse une source proche du dossier. Une triste fin pour celui qui s'est battu corps et âme dans la destitution de l'ancien président. Dolin Rasolosoa était aux avant-postes lors de la tuerie à Ambohitsorohitra le 7 février 2009. Il était à la tête des meneurs des manifestants TGV qui négociaient avec les gardes présidentielles et on ignore, jusqu'à aujourd'hui, comment lui et les parlementaires à ses côtés, ont pu sortir indemnes de cette tragédie alors qu'ils auraient dû être les premières victimes.

- 20 10 12 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Pacem et circences
On en perd son latin avec cette crise. D'un côté il y a la Sadc qui avance à reculons dans sa médiation et dans sa tentative de recherche de solution. Un pas en avant, cent pas en arrière. Et à chaque halte, elle annonce que les chefs d'État membres vont prendre une décision définitive pour régler une bonne fois pour toute la crise. Puis, on recommence les négociations depuis le début. De l'autre côté il y a la communauté internationale en général et les Nations unies en particulier qui jouent au yo-yo dans le financement promis des préparatifs électoraux. Et à défaut de Pacem, le patron de la Transition ne se prive pas de circenses. Une politique qui fait ses preuves depuis la Rome antique pour obtenir d'un peuple respect et soumission.

- 18 10 12 - Le Courrier - Imasindia - A quand une vie "aux normes" ?
Humeur - Depuis quelque temps, un nouveau mot est apparu dans le vocabulaire du régime . Il s’agit de " manara-penitra". Littéralement : « suivant les normes et standards internationaux ». Le terme s'applique indistinctement à la construction d'hôpitaux, d'un stade de rugby, d'hôtels de ville, d'universités... Les élections seront organisées "manara-penitra". Les dahalo sont équipés d'armes"manara-penitra"... La population n'attend plus que d'avoir les poches bien remplies pour une vie "manara-penitra".

- 17 10 12 - Blog d'Alain Rajaonarivony - Madagascar : un pays trop riche, des dirigeants trop pourris, un peuple trop...
Les révélations qui ébranlent le régime se multiplient mais elles ne viennent pas des opposants officiels trop occupés à se disputer les postes dans le «gouvernement d’union nationale». A défaut d’une opposition crédible, ce sont les autres qui montent au créneau. Après Alain Ramaroson, c’est au tour d’un notable, Patrick Zakariasy, de dénoncer un proche d’Andry Rajoelina. Ce Tangalamena (prince traditionnel), a nommément accusé Mamy Ravatomanga, un homme d’affaires, et la société chinoise Mainland Mining d’avoir organisé le trafic des bois de rose. Auparavant, l’ancien ministre de l’Environnement, Joseph Randriamiarisoa, avait incriminé lui aussi Mamy Ravatomanga pour le même trafic. L’étau se resserre autour d’Andry Rajoelina, estime le journaliste.

- 16 10 12 - Madagate - Dahalo ! Reportage vidéo d’Heninjaka Rakotomanantsoa - 31’20” - En malgache
Lien : http://www.youtube.com/watch?v=bNLmZD61feI&feature=plcp

- 11 010 12 - Madagascar Matin - Pr Henri Rasamoelina - Insécurité rurale et problème de gouvernance à Madagascar
L’universitaire, auteur de « Madagascar, Etat, communautés villageoises et banditisme rural » publié en 2007, analyse le phénomène de l'insécurité rurale qui défraye la chronique. On peut craindre que, malgré les efforts du pouvoir à régler la situation , les faits se poursuivront avec la situation préélectorale que l’on va vivre. La question qui se pose est de savoir pourquoi les pouvoirs qui se sont succédé ne sont-ils pas arrivés, malgré les répressions militaire et judiciaire, à arrêter véritablement le phénomène. Au-delà des éventuelles motivations individuelles, ces crises réapparaissent lorsque les paysans ou les éleveurs se trouvent dans des situations de crise provoquées par l’Etat ou le fanjakana.

- 11 10 12 - GoodPlanet - Augustin Sarovy menacé de mort pour avoir dénoncé le trafic de bois à Madagascar
Militant écologiste luttant pour la protection des forêts de Madagascar, Augustin Savory est aujourd’hui menacé de mort par les trafiquants de bois. Les pressions se sont accentuées suite à sa participation au documentaire d’Alexander Von Bismarck sur le trafic de bois de rose à Madagascar dans lequel Augustin participait à la mise en évidence des filières clandestines dans la réserve protégée de Masoala. Aujourd’hui réfugié en Europe pour échapper aux menaces, Augustin Savory demande le statut de réfugié écologique. Interview

- 08 10 12 - L'Express - Courrier des lecteurs - Wilson Razafiarivony - Comptez-moi les morts
Combien de morts y a-t-il eu depuis le déclenchement de l'affaire Remenabila ? Il est impossible de ne pas être horrifié en apprenant le nombre d’hommes qui tombent sous les balles des forces de l'ordre. Les troupes « régulières » doivent trouver des stratégies plus respectueuses de la vie humaine et du droit humain, tout en assurant la sécurité et la protection de la société. Les exécutions extrajudiciaires doivent être bannies. N’apprenez pas aux communautés villageoises l’auto-défense. On s’achemine vers le féodalisme où chaque village, disposait de sa milice, de son tribunal et de sa prison. Les dina autres qu'économiques doivent être interdites.

- 04 10 12 - Tribune - Jonasy Joelson - Sortie de crise : le spectre ivoirien plane
Parmi les pays africains victime d’un putsch durant la dernière décennie, Madagascar figure dans la liste de ceux qui peinent à retrouver « l’ordre constitutionnel ». Le Niger, la Guinée et la Mauritanie ont pu organiser leur présidentielle et rétablir leurs relations avec la communauté internationale. Malgré les multiples efforts de recherche de sortie de crise et l’annonce d’un calendrier électoral dont une présidentielle prévue au mois de mai 2013, le pire est à craindre pour la Grande Ile. L’opinion appréhende le glissement vers une situation proche de la longue crise ivoirienne (2002-2011) et un chaos post-électoral. En effet, il y a de quoi à s’inquiéter sérieusement, vu que la similitude entre les deux crises est troublante : une pression des forces armées sur la politique, des négociations bloquées, une confusion de compétences au niveau des juridictions électorales.

- 02 10 12 - IRIN News - Love, gardien de village
En 2010, des dizaines de bandits ont attaqué Bevilany, un village producteur de charbon de la région Anosy. L’affrontement s’est soldé par la mort de 11 hors la loi et un « zamasi » — un gardien engagé par le village pour y assurer la sécurité. Love, un homme de 40 ans qui ne répond qu’à ce seul nom, est l’un des trois zamasi qui ont été engagés pour protéger le village de Bevilany. Témoignage.

- 02 10 12 - L'Express - Lova Rabary Rakotondravony - Volonté et engagements
Andry Rajoelina décide d'abolir la peine de mort. « A Madagascar, il y a des valeurs divines liées à la vie humaine. Dieu est le seul maître de notre destin, le seul qui pourrait mettre fin à notre vie. Il faut donc préserver les vies et les humains. Nous sommes contre la peine de mort. Il faut l’abolir ». Sans consulter personne, il est allé signer à New York le traité qui engage Madagascar dans les rangs des pays abolitionnistes. Un bon point pour un homme politique en quête de reconnaissance internationale et, pourquoi pas du soutien des organisations internationales de défense des droits de l’homme. Mais signer un traité international et engager un pays est une chose. Être attaché à des valeurs et avoir des engagements humanitaires en sont d’autres.

- 01 10 12 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Fédéraleurs
Profitant de l'impasse politique, les «fédéraleurs» reviennent sur le devant de la scène pour se rappeler au bon souvenir de l'opinion. Une 5ème mouvance, en quelque sorte. Un réveil tardif qui prouverait que c'est plus une alternative de circonstance qu'un vrai système de développement comme le prétendent ses défenseurs. Le fédéralisme est souvent assimilé à un régionalisme primaire, à un tribalisme moyenâgeux. C'est pourtant un concept beaucoup plus intelligent, adopté par nombre de pays développés. A Madagascar, on ne fait appel au fédéralisme que lorsque le pouvoir est à la dérive, que pour servir d'argument à l'échec d'un pouvoir hyper-centralisé et surtout pour exacerber la rivalité merina-côtiers. Pas étonnant que l'on reparle maintenant de fédéralisme, après 3 ans et demi de crise. Mais le fédéralisme, tant vanté et réclamé, est pour le moment politique, il est revendiqué par certains notables pour jouir d'un brin de pouvoir...

- 01 10 12 - Blog d'Alain Rajaonarivony, journaliste - Premières révalations sur l'assassinat de Nadine Ramaroson
Alain Ramaroson a fini par tenir sa promesse en livrant les noms des principaux commanditaires de l’assassinat de sa nièce, l’ancienne ministre de la Population et des Affaires sociales. Les conclusions des enquêtes officielles ne sont jamais sorties. Plusieurs membres de ces commissions ont été mutés quand ils ont commencé à mettre en doute la thèse de l’accident. 3 hommes-grenouilles auraient été chargé de provoquer le chavirement de l'embarcation. Des gardes-de-corps, des membres du ministère auraient aussi été complices dans la mise en place du piège. Au-dessus des exécuteurs des basses œuvres, Alain Ramaroson cite 3 noms : Hajo Andrianainarivelo (devenu vice-premier ministre chargé de l’Aménagement du Territoire et du Développement), le Général Richard Ravalomanana et Et Riaz Barday, homme d'affaires Français d’origine karana. La presse s'étonne qu’à quelques mois de l’élection présidentielle, des accusations émanant d’un pro-Rajoelina de la première heure ciblent des proches de longue date et homme de confiance du président de la Transition.

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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