<>  29 01 13 - Tribune - Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine sur la situation à Madagascar
Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA insiste sur l'application intégrale de la feuille de route, y compris le retour de Marc Ravalomanana. « Des aspects importants de la feuille de route restent pendants. Il convient de relever ici la non-application ou l’application partielle des dispositions de la feuille de route relatives notamment au caractère neutre, inclusif et consensuel du processus de transition, aux mesures de confiance et de réconciliation nationale, d’octroi de l’amnistie et de retour inconditionnel au pays de tous les exilés politiques, y compris l’ancien président Marc Ravalomanana », est-il notamment indiqué. L'organe de sécurité confirme les prochains rendez-vous internationaux destinés à examiner la situation : « Le GIC-M et le CPS devraient se réunir et envisager la prise de mesures appropriées pour accélérer la sortie de crise à Madagascar ».
Le CPS tire également la sonnette d'alarme à propos du processus électoral. Celui-ci « connaît des problèmes d’ordre logistique et financier qui pourraient avoir un impact négatif sur le respect du calendrier électoral », fait part le communiqué. La CENIT aura une réunion cruciale avec les partenaires techniques et financiers les 4 et 5 février. La question de l’inversion de l’ordre des prochaines élections sera à l’ordre du jour.

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  25 01 13 - SeFaFi - Communiqué - Enseignement supérieur - Les défis de l'avenir
L’enseignement supérieur malgache est-il malade ? Pour l’opinion publique, les universités ne sont que des foyers de grève. Il fut pourtant l’un des meilleurs en Afrique dans les années 1960 mais il est en état de déliquescence. Dans les classements internationaux, il est proche de l’invisible. Le dispositif actuel, est incapable d'accueillir les nouveaux bacheliers. Les cours sont assurés par un personnel enseignant peu compétent et vieillissant. Les ressources sont insuffisantes et, de surcroît, mal utilisées. Les dépenses à caractère so-cial engloutissent l’essentiel des ressources. On assiste depuis plusieurs années à une prolifération des instituts supérieurs et universités privés, secteur qui nécessite un sérieux assainissement. Quoi qu’il en soit, l’enseignement supérieur malgache fait partie d’un système universel. Il est confronté au contexte général de la mondialisation, ce qui implique pour lui la nécessité d’une sérieuse remise en cause.

- 24 01 13 - SlateAfrique - Ph. Randrianarimanana - Andry Rajoelina, l'ex-putschiste qui veut être l'élu
Après 4 années de pouvoir, Andry Rajoelina veut être président élu de la République. Pas en 2013, mais en 2018. L’homme fort du régime de la Transition aura-t-il la patience ? Son renoncement à la présidentielle de 2013 constitue le véritable lancement de la course électorale: une bataille imprévisible dans un climat qui risque de se durcir. Dans son discours, TGV se présente comme l’homme providentiel, «une solution pour la nation», unique en son genre à Madagascar voire en Afrique. Les élections en 2013 ? Une simple formalité à ses yeux car personne n’est à sa hauteur. Il n’a pas enterré ses ambitions, ni ses prétentions. Nul ne peut exclure qu’un jour, un audit de sa gestion du pouvoir soit mis en œuvre. Ce que confirme le professeur Jean-Eric Rakotoarisoa, «d'autant plus que le régime de la Transition n'est pas concerné par l'amnistie politique qui s'arrête en 2009».

- 23 01 13 - Jeune Afrique - Présidentielle malgache 2013 : Qui sera la nouvelle star ?
Les prétendants à la magistrature suprême ne sont pas des nouveaux venus. À commencer par deux d’entre eux, ex-lieutenants de Didier Ratsiraka : Tantely Andrianarivo (ex-premier ministre) et Pierrot Rajaonarivelo (ancien patron de son parti, l'Arema, qui fut aussi son vice-premier ministre). Dans le camp de Marc Ravalomanana, plusieurs noms circulent : Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès, même s'il est issu, lui aussi, des Hautes Terres ; Pierrot Botozaza, l'actuel vice-premier ministre chargé de l'Économie, qui a l'avantage d'être un côtier ; ou Guy Rivo Randrianarisoa, l'un de ses porte-parole. Pour Andry Rajoelina, le choix est tout aussi délicat, il devra composer avec son entourage, notamment son très influent conseiller Norbert Ratsirahonana. On parle de Hajo Andrianainarivelo, son vice-premier ministre ou du riche homme d'affaires Edgard Razafindravahy. Jean de Dieu Maharante, son homme de confiance, originaire de l'extrême Sud, présente un profil sûr.

- 22 01 13 - Tribune Edito - Jonasy Joelson - Investissements publics : Tamatave privée de la liberté de choisir
À son tour, la ville de Tamatave s’est vue attribuée deux projets d’investissements publics hors budget : un hôpital « manara-penitra » et des « trano mora ». D’autres grands projets présidentiels viendront grossir prochainement la liste de ces projets d’infrastructure publique sans que le Parlement puisse y mettre son nez, dont le dernier en date, un espace de danse « manara-penitra » ! Andry Rajoelina continue ainsi d'enfreindre les limites de la mission que lui impose la feuille de route, celle de ne s’occuper que des affaires courantes et il fait fi de toutes les règles de l’orthodoxie administrative. Comme le régime précédent, il investit l’argent public au mépris des règles procédurales et refuse de dévoiler la source de ces financements, probablement d'origine chinoise en contrepartie de permis miniers.

21 01 13 - Tananews - Magistrature suprême : Une belle course en perspective
Avec le retrait de Marc Ravalomanana et d'Andry Rajoelina de la compétition présidentielle, le site présente les quelques icônes politiques de l’ancienne ou de la nouvelle génération qui sortent du lot : Roland Ratsiraka, Pierrot Rajaonarivelo et Saraha Georget Rabeharisoa, sans oublier le "prophète" Dieudonné Mailhol. Autres personnalités à surveiller de près : Monja Roindefo, Patrick Raharimanana, Rajemison Rakotomaharo et Radavidson Andriamparany.  Les deux grosses pointures, Roland Ratsiraka et Pierrot Rajaonarivelo ont besoin de l'amnistie pour pouvoir postuler. Le site passe sous silence les deux dauphins potentiels d'Andry Rajoelina : Edgard Razafindravahy, PDS d’Antananarivo, et Hajo Andrianainarivelo, vice-premier ministre.

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21 01 13 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Auto-passation
Trop beau pour être vrai. Le retrait de Rajoelina a été salué de par le monde comme un geste patriote et rare en Afrique. Il est attendu pour être la clé de la sortie de crise même s'il a été arraché au forceps et que l'intéressé ne l'a pas accompli de gaieté de cœur. Pour le moment rien n'est moins sûr. Jusqu'ici le camp Rajoelina a toujours essayé de rattraper ses concessions par des calculs bien sentis. La situation n'a pas beaucoup évolué depuis et malgré la déclaration de forfait de son ennemi juré, la crise reste plus que jamais entière. Les échéances électorales risquent d'être repoussées.Un report voire une annulation des élections arrangerait les affaires de celui qui reste le président de la Transition.

- 21 01 13 - Tribune - Opinion - Sahondra Rabenarivo - Inversion de la séquence des élections : pas si simple que ça
Pour Sahondra Rabenarivo, juriste et membre du SeFaFi, « Focaliser l’opinion sur le changement de la séquence des élections est une ruse pour ne pas sensibiliser et attaquer les problèmes de fonds qui restent à régler avant les élections : liste électorale, amnistie, etc. C’est une ruse (qui en cache peut-être d’autres) pour forcer un scrutin rapide en dépit des difficultés presque insurmontables pour maintenir le calendrier actuel, créant alors la confusion et le désarroi. Contrairement à ce qu’on peut penser, j’estime qu’un travail non négligeable et bien réfléchi a été porté sur le calendrier et la séquence des élections présentement proposés. C’est un travail à ne pas défaire d’un seul coup de tête (ou d’une motivation malicieuse) ».

- 18 01 13 - La Lettre de l'Océan Indien (LOI) - La succession de TGV est lancée
Après le retrait d’Andry Rajoelina, la voie est libre pour Edgard Razafindravahy, PDS d’Antananarivo, et Hajo Andrianainarivelo, vice-premier ministre. Les deux hommes ont des ambitions présidentielles, qu’ils se sont gardés d’exprimer pour ne pas froisser Andry Rajoelina qu’ils ont soutenu lors des évènements de 2009. La rivalité entre les deux hommes politiques Merina a éclaté en 2010, lorsqu’ils ne sont pas parvenus à s’accorder sur un certains nombre de sujets touchant à la gestion de la capitale. Ils s’étaient en outre trouvé tous les deux en concurrence pour devenir maire de la capitale.

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  17 01 13 - Tribune - Déclaration de la SADC sur Madagascar en date du 11 novembre 2012
La SADC a réclamé dès le 11 novembre l’amnistie pour Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana et les forces de sécurité. Contrairement à l’opinion communément admise, ce n’est pas uniquement Marc Ravalomanana qui a besoin d’une amnistie mais également Andry Rajoelina. Dans un communiqué en date du 11 novembre 2012 mais à diffusion restreinte jusqu’ici, la SADC demande au parlement de la Transition d’adopter une loi accordant une amnistie générale à Andry Rajoelina et à Marc Ravalomanana. Les forces de sécurité elles aussi sont concernées par cette demande. D’après Tribune, ce n’est pas uniquement le coup d’État commis par Andry Rajoelina qui est en cause, mais également parce qu’il ne serait pas considéré comme étant sans responsabilité dans les événements du 7 février 2009 et les incendies mortels des 26 et 27 janvier 2009. La SADC réclame en outre l’adoption d’une loi sur le statut des anciens chefs d’État et affirme suivre avec attention l’évolution de la situation. L’option du « ni-ni » aurait été retenue dès cette déclaration.

- 17 01 13 - AFP - Rajoelina et Ravalomanana renoncent à la présidentielle, pas au pouvoir
La décision des deux principaux protagonistes de la crise malgache, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, de ne pas se présenter à l'élection présidentielle prévue en mai ne met en rien un terme à leur rivalité, et laisse ouvertes bien des questions sur leurs tactiques respectives pour revenir au pouvoir. Andry Rajoelina, qui affirme "se sacrifier" pour son pays, limite ainsi le risque de se mettre à dos les bailleurs de fonds internationaux. Il semble plus difficile pour Marc Ravalomanana de revenir sur la scène politique après sa condamnation par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort d'une trentaine de manifestants abattue par sa garde présidentielle en février 2009. En militant pour organiser les législatives avant la présidentielle, Andry Rajoelina peut espérer avoir la majorité à l'assemblée nationale et se faire nommer premier ministre.

- 16 01 13 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Mandat d'arrêt
Mieux vaut tard que jamais. Même s'il a fallu quatre ans aux deux principaux protagonistes de la crise pour comprendre que leur retrait des élections était le sésame à la crise, leur geste mérite toujours tous les applaudissements. On aurait pu faire l'économie de toutes ces victimes, de ces arrestations et emprisonnements, de ces mutineries, de ces déplacements onéreux à l'étranger, de quatre premiers ministres, d'une centaine de ministres, de presque un millier de parlementaires. Il a fallu une très forte pression étrangère pour que les deux enfants prodigues de cette crise, la plus longue que le pays ait jamais vécue, cèdent et fassent taire leur ambition démesurée. Mais le double retrait de Ravalomanana de Rajoelina risque ainsi de ne régler qu'en partie la crise. Maintenant, aussi bien l'entourage des deux hommes que les électeurs regardent autour d'eux pour voir s'il y a un prince héritier du trône. Il va falloir bien gérer le reste de la Transition. Six mois de grâce qui risquent d'être aussi tourmentés que les quatre ans de Transition. Les trafics et l'insécurité vont vraisemblablement prendre la courbe ascendante au fur et à mesure que les élections approchent et que la fin de la Transition est imminente.

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  15 01 13 - Madagate - Traduction du discours de non-candidature d'Andry Rajoelina
Andry Rajoelina a créé le surprise en annonçant qu'il ne se présentera pas à l'élection présidentielle. De cette façon, a-t-il expliqué, il espère contribuer au règlement pacifique de la crise politique. « Je suis une solution pour Madagascar, pas un problème », a solennellement annoncé le président de la Transition pour expliquer son retrait. « Laissez-moi me sacrifier pour les 20 millions de Malgaches ». « Je tiens ma parole que j'ai donné le 12 mai 2010, de ne pas être candidat à l'élection présidentielle et je serai ici pour terminer la transition et transmettrais par la suite le pouvoir au prochain président élu », a-t-il affirmé. Il confirme donc qu’il restera en place jusqu’aux élections, qu’il veut sereines et démocratiques. Des élections présidentielle et législatives qui sont théoriquement couplées mais, a-t-il annoncé, qu’il souhaite inverser, tout en respectant le calendrier mais dont les dates ont été fixée en août de concert par les autorités et la communauté internationale, fait déjà observer l’opposition.

- 14 01 13 - Tribune - Edito - Sahondra Rabenarivo - Travail de coulisses sur l'amnisitie
La rédaction de la loi d’amnistie entretient le flou sur les véritables décisionnaires. Il avait été dit que l’amnistie relevait d’une analyse et d’une décision politique, réservée à un groupement neutre comme le CFM. En fin de compte, on nous a trompé en accordant à des juges de la Cour Suprême, dont l’indépendance reste à prouver, le devoir de « juger et prononcer » l’amnistie. Le calendrier avance et un travail de coulisses a lieu sans transparence et dans une opacité suspecte. La rédaction sournoise de la loi d’amnistie donne d’une main autorité au CFM le droit d’accorder l’amnistie (art 5), et le retire d’une autre main, en créant une Commission spéciale au sein de la Cour Suprême « pour juger et prononcer les décisions d’amnistie au vu des listes proposées par les entités habilitées à cet effet » (art 14).

- 13 01 13 - RFI - Interview de Raymond Ranjeva, ancien juge de la Cour internationale de justice et chef de file du Collectif des Citoyens (4'55")
L'universitaire doute que les conditions politiques soient réunies pour organiser dans de bonnes conditions les élections présidentielles du 8 mai. Les difficultés techniques actuellement rencontrées pour leur organisation peuvent être surmontées mais il considère que le pouvoir en place, issu d'un coup d'Etat, ne présente pas la légitimité politique requise. Un véritable pouvoir de transition reste à mettre en place, avec pour mission d'organiser des élections crédibles. Raymond Ranjeva a proposé ses services. Il n'exclut pas de se porter candidat dans l'hypothèse où Andry Rajoelina confirmerait officiellement sa volonté de concourir.
Lien : http://www.rfi.fr/emission/20130113-madagascarraymond-ranjeva-ancien-juge-cour-penale-internationale

- 12 01 13 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Vermine
Les investisseurs font grise mine. Madagascar est un pays vermine comme tant d'autres en Afrique où l'éthique et la droiture sont des denrées aussi rares que les ressources naturelles. Leur tort est d'avoir cru que la continuité de l'État avait un sens quelles que soient les péripéties de l'histoire. On ne peut pas en vouloir aux investisseurs miniers de ne payer que 2% du chiffre d'affaires à l'État. C'est ce qui est écrit dans la loi sur les grands projets miniers. Une loi conçue par des législateurs malgaches et adoptée par le Parlement. Il suffit de faire voter une nouvelle loi pour la changer. Si l'État remet en cause les conditions dans lesquelles ces entreprises évoluent, il est clair qu'elles vont toutes mettre la clé sous le paillasson. Quand on ajoute les chantages des autorités politiques à court de fonds électoral et de budget d'investissement, le risque est multiplié par dix.

- 10 01 13 - Le Courrier - Ketakandriana Rafitsoson et la sortie de crise : L'idéal serait de se passer de l'amnistie
Ketakandriana Rafitoson est juriste et politologue, membre du SeFaFi et est active au sein de plusieurs associations de jeunes telles que Liberty 32 et Nova Stella. "J’ai l’impression que les politiciens, surtout ceux qui sont au pouvoir, veulent faire durer la crise pour satisfaire leurs intérêts personnels. Ils ne veulent pas céder leur place par crainte de perdre de précieuses sources de revenus. (...) Je suis personnellement contre le « ni…ni ». (...) Tous ces candidats prétendent être capables de diriger ce qui reste de l’Etat malgache et prétendent aimés du peuple. Ils ont presque tous un passif politique et des démêlés avec la justice. Ils se ressemblent tous. Alors pourquoi ne pas laisser le peuple véritablement trancher par les urnes ?  (...) L’idéal serait de se passer de l’amnistie car l’amnistie consacre l’impunité politique. (...) J’opterais plutôt pour une amnistie sélective, au cas par cas. (...) Je demeure sceptique quant à la tenue et l’issue de ces élections parce qu’à quelques mois du scrutin, rien n’est encore prêt".

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  10 01 13 - SIK - Le peuple malgache martyr du dysfonctionnement de la justice de son pays
Essai de réflexion universitaire destiné à contribuer à lutter contre la vague d'injustice qui règne dans le pays. Dans la première partie l'auteur tente de de démontrer que la Justice à Madagascar est un appareil où ce sont la force et la menace qui font régner la loi. La démonstration s'appuie sur de nombreux faits montrant que du magistrat au fonctionnaire de police, l'application de la loi se fait en fonction de la situation sociale et du statut social de la personne concernée. Dans la seconde partie, l'auteur traite de la corruption et examine comment l'injustice caractérise le fonctionnement à tous les niveaux du système judiciaire. L'analyse remet en cause le concept d'« État de droit » qu'ont voulu promouvoir les autorités de la Transition. Le Centre pour la communication interculturelle (SIK) est un centre norvégien spécialisé dans les thématiques liées à la communication et la coopération dans les relations interculturelles et internationales.

<> 10 01 13 - Madagate - Traduction du discours d'Andry Rajoelina pour la cérémonie des voeux
3.000 convives ont assisté à la cérémonie de présentation des vœux au palais d’Iavoloha. Parmi les grands absents : le chargé d’affaires américain Eric Wong, la mouvance Ratsiraka ou encore 3 des 4 chefs d’Eglises, membres du FFKM. Andry Rajoelina avait annoncé qu’il se limiterait essentiellement à la présentation de vœux, au bilan de l’année 2012 et à l’annonce des perspectives pour 2013, à l’exclusion de tout autre sujet à caractère politique. Ce qui n’a pas empêché certains invités autorisés à prendre la parole d’aborder les sujets qui fâchent. Le discours d’Andry Rajoelina, en langue malgache, a pris la tournure d’une diatribe dirigée contre Marc Ravalomanana et contre la communauté internationale, au nom de la souveraineté nationale et du patriotisme. Le doyen du corps diplomatique n’a pas pu s’exprimer. L'ambassadeur d'Allemagne a été le seul a ouvertement prendre position en rappelant son adhésion au principe du « ni-ni » prôné par la communauté internationale. Les grands investisseurs miniers,ont également été malmenés par le président de la Transition. Pour Tananews "Tout le monde admet que Rajoelina sera candidat à la présidentielle. Il maintient le suspens mais sa candidature est devenue un secret de Polichinelle ". La tenue d'élections unilatérales, sans soutien de la communauté internationale se profile donc à l'horizon.

- 06 01 13 - La Croix (France) - Madagascar s'enfonce dans l'incertitude
Ce pays aurait tout pour « décoller », alors que le pouvoir de transition installé après un coup d’État en 2009 ne fait que se prolonger depuis presque quatre ans et que la situation économique s’aggrave. Une élection présidentielle devrait se tenir le 8 mai 2013, mais beaucoup de Malgaches ne croient pas à la fin de la « transition » dirigée par le jeune Andry Rajoelina. Preuve que la situation à Madagascar est loin d’être confortable : aucun Malgache ni aucun ressortissant ne souhaiteraient voire son identité dévoilée. Ce jeune dirigeant, âgé seulement de 38 ans, issu d’une famille aisée, qui a la réputation d’être un homme intelligent, ne ressemble en rien à un dictateur sanguinaire. Pourtant, une fois arrivé au pouvoir par le coup d’État de 2009 dont il n’était pas, loin s’en faut, l’unique instigateur, il a perdu peu à peu de sa crédibilité, au point que nul aujourd’hui n’ignore le fait qu’il tire personnellement avantage de sa position.

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03 01 13 - Tribune - Opinions - Jonasy Joelson - 2013 : l'année de tous les enjeux
Le peuple malgache vient d’enterrer l’année 2012 d’une transition ratée dans l’espoir de franchir une nouvelle année moins pénible et mieux lotie. Malheureusement, rien ne semble abonder dans ce sens. Au contraire, une amplification de la crise générée par le putsch de 2009 se profile à l’horizon. Aucune embellie ne se dessine sur les plans socio-économique et politique. Quelque soit le schéma de sortie de crise adopté, le pays doit se résigner à endurer durablement les contrecoups de la crise et se cuirasser contre un éventuel pourrissement de la situation dans le cas où les politiques ne seraient pas disposés à trouver un terrain d’entente de façon à instaurer un climat politique apaisé.

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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