- 30 11 16 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Francophonie : plus ou moins un succès mais ça dépend pour qui
Le rideau est tombé sur Antananarivo 2016, le XVIème Sommet de la Francophonie. La dynamique optimiste qui a finalement produit cet évènement ne peut être que positive, même si son déroulement sans anicroche chagrine ceux qui auraient souhaité un échec total, un report, ou tout autre événement qui leur aurait permis de se moquer des dirigeants Malgaches. On peut objectivement tirer chapeau bas à l’exécutif politique, mais également aux milliers de personnes, célèbres et anonymes, du haut en bas de l’échelle, et qui ont fait en sorte que Madagascar puisse être au rendez-vous.

- 28/11 - Radio Vatican - Interview du jésuite Sylvain Urfer fondateur du Centre « Foi et Justice » et observateur de la vie politique malgache (SeFaFi), qui livre son regard sur l’évolution de cette île en grande difficulté. Madagascar s’est retrouvé sous les feux des projecteurs, avec l’accueil dans la capitale du Sommet de l’OIF. Cet évènement s’est déroulé en présence d’une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, dont François Hollande, le président de la République française, symbolisant un retour de Madagascar dans la communauté internationale, après une longue période d’instabilité. La réalité est toutefois plus complexe : certes, le président actuel Hery Rajaonarimampianina a été élu suite à des élections, en 2014, mais son pouvoir demeure très fragile. La violence et la pauvreté restent des préoccupations quotidiennes pour de nombreux habitants, et les pouvoirs claniques et traditionnels empêchent toute mise en place d’institutions étatiques solides et toute conscience d’appartenance nationale.
http://fr.radiovaticana.va/news/2016/11/28/madagascar_rong%C3%A9e_par_la_violence,_la_pauvret%C3%A9_et_la_crise_politique/1275451 (9’15)

- 28/11 - TV5 - RFI - Internationales - Interview de Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar à l’occasion du Sommet de la Francophonie
. Que peut l’Organisation Internationale de la Francophonie contre les inégalités et la corruption qui gangrènent nombre de pays ? Madagascar reste un des pays les plus pauvres de la planète. Quel impact le sommet peut-il avoir sur le développement de l’Ile ? https://www.youtube.com/watch?v=es9BK3MPx70 (44’28)

- 25 11 16 - Le Monde - "Pour Madagascar, organiser le Sommet de la francophonie est un investissement"

Entretien avec Ylias Akbaraly, un homme d’affaires franco-malgache de 55 ans, a repris l’entreprise de son père en 1989 alors qu’elle comptait vingt employés. Grâce à une diversification tous azimuts dans des domaines parfois risqués, le groupe Sipromad qu’il dirige aujourd’hui compte 3 000 salariés à Madagascar et affiche un chiffre d’affaires de plus de 150 millions de dollars (141,6 millions d’euros). Son conglomérat se compose d’une trentaine d’entreprises spécialisées dans la fabrication et la commercialisation de produits de grande consommation (savon, eau de Javel, bougies…) et d’autres opérant dans les secteurs de l’immobilier, la haute technologie, le tourisme, la finance, l’aviation, les énergies renouvelables… Ylias Akbaraly est considéré comme l’homme d’affaires le plus riche de Madagascar.

- 25 11 16  - RFI - Découverte de la langue malgache : Naissance et ancienneté, famille de langue. Ecriture et alphabet. Différences et variations dans l’île
avec Nasolo-Valiavo Andriamihaja, intellectuel malgache, chroniqueur au quotidien L'Express et Désiré Ramakavelo, poète : http://www.rfi.fr/emission/20161121-histoire-langue-malgache (26’30)

- 24 11 16 - Jeune Afrique - Madagascar : Qui sont les capitaines d-industrie de l'île ?

Portrait de quelques-uns des patrons les plus emblématiques de la grande île : Salim Ismail, PDG du groupe Socota, Hassanein Hiridjee, directeur général d’Axian, Naina Andriantsitohaina, président du groupe Andriantsitohaina, Marcel Ramanandraibe, PDG du groupe Ramanandraibe, Jean-Claude Ratsimivony, PDG-fondateur d’Homeopharma.

- 20 11 16 - La triste réalité de Madagascar - Lettre ouverte de Wake Up Madagascar

pov 08 11 16

"A l’attention de Madame Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’OIF.
Nous, citoyens malgaches, sommes honorés d’être les hôtes du 16e Sommet de la Francophonie, bien que l’organisation de l’événement et les mesures prises pour son déroulement sont loin d’avoir acquis l’adhésion de tous. Nous vous souhaitons la bienvenue dans notre humble pays. Malheureusement, ce Sommet qui se veut fédérateur écarte l’âme même de Madagascar qu’est sa population. Les mesures prises au nom du confort et de la sécurité des prestigieux invités ne servent qu’à cacher la réalité du Malgache de 2016 et pour certains d’entre nous, alourdissent la précarité quotidienne durant la semaine consacrée à la Francophonie"

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18 11 16 - Orange.mg - La CNIDH tire la sonnette d'alarme face à la recrudescence des vindictes populaires
« La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme a tenu une réunion du 15 au 17 novembre 2016. Les actes de vindicte populaire ayant été commis au cours de ces deux derniers mois étaient parmi les points à son ordre du jour. Selon son mandat, défini par la loi 2014-007, la CNIDH est chargée de « promouvoir et protéger tous les Droits de l’Homme sans exception », et aussi d’interpeller l’exécutif et ses démembrements sur les situations de violation des Droits de l’Homme dans tout le pays, lui proposer toute initiative tendant à y mettre fin ». De ce fait, elle ne peut se taire face à la recrudescence des vindictes populaires, qui prennent une allure préoccupante. (…) Face à ces violations flagrantes du droit à la vie, du principe de présomption d’innocence, du droit à l’égal protection de la loi et du droit à un procès juste et équitable, la CNIDH interpelle les autorités compétentes, la population et la société civile ». « La culture de l’impunité favorisée et protégée par la corruption, les interventions de hauts responsables civils et militaires, le corporatisme, le régionalisme et le tribalisme, la solidarité politique » sont les facteurs cités en première ligne dans le communiqué. S’ensuivent « les représailles, intimidations, le terrorisme politique et juridique, la perte de confiance de la population envers les institutions étatiques, et particulièrement la justice et les forces de l’ordre, les Dina non homologués qui permettent la mise à mort des présumés coupables ». La CNIDH requiert une amélioration de la bonne gouvernance, « notamment, par une lutte efficace contre les pratiques corruptives », et un renforcement de l’État de droit. Elle appelle l’État à prendre « des sanctions exemplaires à l’encontre des agents de l’État corrompus » et « exige fermement le renforcement de la lutte contre la corruption ». Elle demande au ministère de la justice « d’associer la CNIDH à l’homologation des Dina ».

- 16 11 16 - L'Express - Opinions - Chasseur de frime
Pauvreté n’est pas vice. Un proverbe bien français que le pouvoir veut royalement ignorer dans le cadre de l’accueil du sommet de la Francophonie la semaine prochaine. L’État met littéralement le paquet pour que les chefs d’État et toutes les délégations ayant confirmé leur présence, ne perçoivent pas en réalité ce qu’ils ont appris à travers les statistiques de la Banque Mondiale et des Nations-Unies, les drames humains qu’ils ont vus dans les reportages télévisés, n’aient pas l’impression qu’ils séjournent dans l’une des trois nations les plus pauvres au monde. Tout le monde y va de son ineptie pour qu’aucune trace de pauvreté ne vienne tacher l’évènement à travers lequel l’État entend montrer urbi et orbi le contraire de ce que ses détracteurs avancent à l’unanimité.

Les poussepousses et charrettes à traction humaine devront rester au garage durant le Sommet. « Si l’on se réfère aux différentes mesures prises par les autorités, certaines facettes du pays seront occultées. Des mesures cache-misère pour masquer certaines réalités socio-économiques. Et ce, dans le but avoué d’offrir une belle vitrine de la Grande île aux yeux des 3 000 invités de marque attendus », écrit Midi. Les tireurs de poussepousses et de charrettes doivent rencontrer les responsables communaux afin de trouver un compromis. Ils soulignent que tirer est leur gagne-pain quotidien. « Si nous ne tirons pas, nous et notre famille ne mangeront pas ». Le ministère des transports et la préfecture de police n’ont pas confirmé les « rumeurs » d’’interdiction de circulation pour les scooters. Certains marchés hebdomadaires seront suspendus et les sans-abris du centre-ville sont sommés de  quitter les lieux. Des centaines de pauvres, qui dorment sur les trottoirs ont été déplacés en pleine nuit par les forces de l'ordre. Les « 4'Mi », comme on a coutume d'appeler les sans-abris, ont été parqués au service d'entretien des bâtiments administratifs. Les autorités, par l’intermédiaire des présidents de Fokontany ont transmis des messages à la population pour leur recommander de ne pas se déplacer en savates ou avec des vêtements usagés. Le premier ministre dément les propos selon lesquels il y aurait atteinte à la liberté de l’individu se vêtir comme il l’entend. Tribune écrit : « Interdit d’être pauvre, tel est le mot d’ordre pour l’accueil du Sommet de la Francophonie ou du moins le ressenti du commun des Malgaches à l’approche du Sommet ». Le gouvernement a provoqué la polémique en décrétant une semaine de vacances scolaires pour les élèves du public, afin qu’ils puissent vivre l’évènement en temps réel et que la circulation des délégations officielles et de leurs 200 véhicules en soit facilitée.
Les rumeurs les plus folles ont enflé au sujet des restrictions imposées durant le Sommet, contraignant les autorités à réagir :
17 11 16 - L'Express - Mobilisation contre les rumeurs

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  12 11 16 - l'Express - Vindictes populaires : quarante morts et aucune arrestation
En l’espace d’un mois et demi, quarante-deux morts ont été dénombrés pour les neuf cas de justice populaire recensés. Aucune arrestation n’a été effectuée.
La vindicte populaire connaît une ampleur effrayante, au point d’amener à penser qu’elle est devenue la règle. En l’espace d’un mois et demi, neuf cas de justice populaire, tout aussi troublants les uns que les autres, déchirent la Grande Île de partout, jusqu’à en être déboussolé. Le bilan est lourd, quarante-deux morts pour les neuf cas d’homicide répertoriés. Et pire encore, les crimes commis par la foule semblent impunis, comme si une loi de la jungle a été imposée par des barbares, dans un État quasi impuissant. En effet, aucune arrestation n’est jusqu’à maintenant signalée.

<> 10 11 16 - SeFaFi - Communiqué - Langue malgache et francophonie
"À quelques semaines du sommet de la Francophonie à Antananarivo, le scepticisme est général. Occupées à prétendre que tout va bien, les autorités installent le décorum qui jettera la poudre aux yeux des chefs d’État invités. Mais elles gardent un silence épais sur le budget officiel alloué à cette manifestation et sur les contrats PPP conclus dans le cadre des projets, en dépit des multiples demandes émanant de la société civile. Une chose est sûre pourtant, nous le paierons très cher, ce Sommet, et pas seulement en termes de coût matériel, financier ou économique. Car une question plus profonde se pose : qu’avons-nous obtenu en contrepartie ? Quel est le rôle joué par la francophonie dans notre pays ? Une introspection s’impose, pour saisir le contexte dans lequel nous évoluons, et pour prendre de bonnes décisions pour le futur"

- 02 11 16 - Exploitation illégale des ressources naturelles : Bealanana à l’image de Soamahamanina. La Gazette rapporte que ce district de la région Sofia « fait partie de ces pans de territoire sacrifiés par les dirigeants pour des intérêts flous, sinon douteux ». Le site d’exploitation contesté s’étendrait sur 250 km2, couvrant 10 collines utilisées comme pacages pour le bétail. Comme sur d’autres sites miniers, la rivière est polluée par les résidus d’exploitation et par les agissements des exploitants. La société chinoise a en main un permis d’exploitation mais ne peut justifier d’aucun permis environnemental. Aucune concertation publique n’a été organisée. La population a alerté le « Mouvement pour la liberté d’expression » afin que sa situation trouve un écho dans les médias nationaux. La station TV Viva a consacré le 28 octobre un grand dossier à cette affaire : https://www.youtube.com/watch?v=G5zUzfUeel8 (53’58)

- 02 11 16 - Coface - Madagascar : Léger rebond en 2016
Selon la Coface, après une croissance de son PIB de 3 % en 2015, l’économie malgache devrait légèrement améliorer ses indicateurs macroéconomiques en 2016
Cette reprise est le fruit de la réintégration du pays dans l’Agoa. Le secteur textile continuera à bénéficier de l’effet positif de la réintégration du pays dans cet accord rétabli en 2014 après la crise politique. La croissance de l’économie malgache pourrait accélérer modérément en 2016 pour s’établir à 3,5 %. Les services (55 % du PIB) pourraient permettre de soutenir l’économie, notamment les transports et le tourisme, affectés en 2015 par les conséquences des grèves à Air Madagascar. Le développement du champ pétrolier de Tsimiroro, pour lequel l’État a accordé en avril 2015 une autorisation d’exploitation, ainsi que la réalisation de projets d’infrastructure suspendus depuis plusieurs années, devraient également soutenir l’investissement en 2016. La reprise de l’activité, notamment dans le secteur du tourisme ainsi que des investissements, dépendra toutefois de la stabilisation de la situation politique et des flux d’aide, estime la Coface. Le niveau peu élevé des cours du nickel et du cobalt, principales sources de recettes d’exportation du pays, limitera la contribution des exportations à la croissance. Le phénomène climatique El Niño pourrait affecter les récoltes et exercer une pression à la hausse sur les prix des biens alimentaires. La baisse annoncée des subventions sur les prix de l’énergie (électricité, essence), si elle est effectivement mise en place, accentuera la hausse des prix.

- 01 11 16 - Déclaration du rapporteur spécial de l'ONU, John H Knox, sur droits de l'homme et environnement
John H. Knox a effectué une mission à Madagascar du 25 au 31 octobre en qualité d’expert indépendant sur les obligations des gouvernants en matière de droits relatifs à la jouissance d'un environnement sûr, propre, sain et durable. Nommé en mars 2012 par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies, il a été chargé d'étudier la relation entre les droits de l'homme et l'environnement, et de promouvoir la mise en œuvre des obligations des Etats en la matière. John H. Knox évoque dans sa déclaration la grande vulnérabilité de Madagascar aux changements climatiques, l’insécurité alimentaire qui frappe le Sud, « le droit à l'information sur les questions environnementales, le droit de participer à la prise de décisions concernant l'environnement, les droits de la liberté d'expression et d'association en matière d'environnement, et le droit d'avoir accès à des recours efficaces pour dommages à l'environnement ». Il évoque également le trafic illégal de bois précieux et des espèces en voie de disparition, ainsi que les conflits nés des exploitations minières.

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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