<>  24 03 17 - La Gazette/Médiapart - En attendant les élections : Madagascar redoute une nouvelle crise politique
À Madagascar, le prochain scrutin présidentiel est prévu fin 2018, mais de nombreux analystes craignent déjà qu’il ne soit précédé – ou suivi – d'une nouvelle crise politique, aussi dévastatrice que les précédentes. Responsables de cette situation : les élites dirigeantes. Une nouvelle crise serait évidemment catastrophique : les quatre épisodes de grande tourmente politique que le pays a connus (1972, 1991, 2001 et 2009) ont non seulement tous abouti au départ du président en fonction, mais ont été aussi dévastateurs pour l’économie et le tissu social. Dans ce contexte, où les enjeux financiers sont énormes pour les gouvernants comme pour leurs adversaires, l’avenir proche apparaît très incertain. « Si la classe politique (...) et les agents de l’administration s’avèrent incapables de planifier, de sanctionner, d’être redevables et d’avoir un minimum d’éthique, ils courent à leur perte, entraînant tout le pays dans leur chute », a averti en 2015 le groupe de réflexion SeFaFi. Les évêques malgaches, pour qui le pays « est en perdition, à l’agonie », ont appelé eux aussi, en août 2016, à « un changement de comportement, une nouvelle vision et une culture politique animée par l’amour de la nation et une et une prise de responsabilité ».

- 24 03 17 - L'Express - Bekily - Des filles se marient contre leur volonté
Le mariage est une alternative de survie pour des familles vulnérables dans la région Androy. Les adolescentes en sont les malheureuses victimes.

<> 21 03 17 - Notes de l’IFRI - Mars 2017 - Mathieu Pellerin - Madagascar face à la criminalité multiforme.
L’élection présidentielle à Madagascar en décembre 2013 a clôturé une séquence politique de relative paralysie institutionnelle depuis le coup d’État de mars 2009. L’héritage le plus lourd de cette crise est toutefois l’intensification d’une criminalité multiforme. Elle se traduit par des trafics de biens variés : ressources naturelles, espèces protégées ou non, produits illicites, minerais, bois précieux. La régulation du politique à Madagascar repose sur la construction de « pactes élitaires » composés de réseaux politiques, économiques et sécuritaires interdépendants. Dans ce cadre, les directions des douanes, des mines ou des impôts sont des structures stratégiques dont le contrôle permet de consolider ce pacte auquel il convient d’appartenir pour être un acteur économique significatif. Les réseaux informels bénéficient de complicités au sein de l’administration : l’économie politique de Madagascar se caractérise par l’accaparement des ressources par les différents membres du « pacte élitaire ».
Lorsqu’Andry Rajoelina est propulsé en 2009 à la tête du pays par un coup d’État, il n’a aucune base derrière lui. Il est alors largement prisonnier de ceux qui l’ont fait roi, à savoir un groupe de personnalités politiques, religieuses, de militaires et d’opérateurs économiques en rupture avec le régime de Marc Ravalomanana. Au départ, le pacte élitaire est largement horizontal, permettant à de nombreux acteurs de s’enrichir, contrairement au système très pyramidal mis en place par son prédécesseur. Au fil de la transition, le pouvoir s’est recentralisé et le pilotage des réseaux de l’économie grise avec. Madagascar est alors entré dans une phase de « criminalisation de l’État » : l’État s’est reconstruit sur un système où la frontière entre l’illicite et le licite est devenue floue. Les réseaux de l’économie souterraine ont indistinctement enrichi les acteurs précités. Ils ont dans le même temps permis la stabilisation de l’économie réelle et la légitimation du président de transition dont le souci était de préserver la fidélité de ceux qui l’ont porté au pouvoir en leur concédant des prérogatives.
https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/pellerin_madagascar_criminalite_multiforme_2017.pdf


- 21 03 17 - Pétition - Sauvez l'archipel de Nosy Be et la péninsule d'Ampasindava !
La presqu’île d’Ampasindava, dans le Nord-Ouest de Madagascar, jouit d’une biodiversité exceptionnelle avec un taux d’endémisme très élevé. Ses montagnes, ses forêts, de vastes mangroves et un littoral très découpé constituent l’habitat fragile de nombreuses espèces animales et végétales uniques au monde. Cet écosystème est aujourd’hui menacé par le projet minier Tantalus.

- 19 03 17 – RFI – interview de Perrine Louart, chef de la délégation régionale du CICR à Madagascar.

Surpopulation, malnutrition, promiscuité, manque de soins et de médicaments... Ce sont les conditions de vie des détenus des prisons malgaches. Le Comité international de la Croix-Rouge basé à Madagascar se rend très souvent dans les maisons d’arrêt pour assister les détenus et former le personnel des centres pénitentiaires. L’année dernière, le CICR a effectué 80 visites auprès de 17 000 détenus. Perrine Louart est la nouvelle chef de la délégation régionale du CICR. Le droit des prisonniers est l’une de ses priorités. Elle fait le point sur le traitement des détenus dans les prisons malgaches
http://www.rfi.fr/emission/20170319-perrine-louart-delegation-regionale-cicr-madagascar-justice-humanitaire-droits-hom (5’31)

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18 03 17 - Tribune - Affaire Befandriana-Nord - Des témoignages d'une horreur effroyable -
L'Express - La CNIDH exige des sanctions contre les policiers

CNIDH - Rapport condensé des actes de violation des Droits de l'Homme relevés à Antsakabary
La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) qui a diligenté une investigation dans la commune rurale d’Antsakabary, district de Befandriana-Nord du 02 au 07 mars 2017 a livré ses conclusions à la presse ce 17 mars. Les témoignages recueillis par le CNIDH font froid dans le dos. Elle accable le peloton de policiers qu’elle juge responsable des drames.

<> 16 03 17 - Amnesty - International - Communiqué de presse - Il faut libérer le militant écologiste Clovis Razafimalala
Amnesty International demande au gouvernement la libération du militant écologiste Clovis Razafimalala détenu pour des raisons politiques
. Clovis Razafimalala a été arrêté pour la destruction présumée de biens et de documents publics au cours d’une manifestation à laquelle il n’a pas participé. Il a par la suite été inculpé de rébellion, de destruction de documents et de biens publics et d’incendie volontaire. « L’arrestation et la détention prolongée de Clovis Razafimalala semblent être un exemple frappant de la tendance actuelle visant à réduire au silence les opinions critiques à Madagascar », a déclaré Deprose Muchena, directeur régional d'Amnesty pour l'Afrique Australe. « Nous considérons qu’il est détenu de manière illégale sur la base d’accusations forgées de toutes pièces en raison de ses activités militantes écologistes et pacifiques de lutte contre le trafic illicite des ressources naturelles de Madagascar ». Clovis Razafimalala, militant écologiste réputé, avait été arrêté le 16 septembre 2016 au lendemain d’une manifestation à Maroantsetra. Il a dénoncé à de nombreuses reprises le trafic illicite de bois de rose et d’autres essences de bois dans le cadre de son rôle de coordinateur de la coalition Maroantsetra Lampogno. D’après son avocat, son affaire fait toujours l’objet d’une enquête six mois après son arrestation. Les demandes de libération sous caution ont été rejetées sans qu’aucune explication ne soit donnée.

 

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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