<>  17 05 17 - Département d'Etat des Etats Unis - Madagascar - Human Rights Report 2016
Le Département d’État publie son rapport annuel sur l’état des droits de l’homme dans le monde. Concernant Madagascar, le règne de l’impunité est souligné. « Parmi les abus (…) les plus importants, il y a l’incapacité du gouvernement à assurer un État de droit, résultant de la corruption et de l’impunité ainsi que des abus venant des forces de l’ordre », lit-on notamment dans les 27 pages de ce rapport. En conclusion, il est noté que le gouvernement punirait ou poursuivrait rarement les responsables de ces abus et que l’impunité demeure un problème. L’Express observe qu’une nouvelle fois, le rapport n’est pas tendre envers Madagascar : « des cas d’atteintes aux droits humains tels que les conditions carcérales difficiles, le manque d’indépendance judiciaire, la discrimination sociétale, les violences contre les femmes, ou encore, les abus sur les enfants et les traites de personne ont, encore, été mis en exergue ». Les vindictes populaires n’ont pas échappé au rapporteur : « La justice populaire est survenue tant en milieu rural qu’urbain, en grande partie à cause de la criminalité et du manque de confiance du public dans la police et la justice. (…) Les autorités ont parfois arrêté les auteurs mais la crainte de faire ressurgir la colère a entravé l’efficacité de la poursuite ». Le Département d’État épingle par ailleurs « les assassinats arbitraires » et les abus des forces de l’ordre. Il soulève des cas d’exactions et parle même d’« homicides arbitraires ou extra-judiciaires de suspects criminels » perpétrés durant les missions de lutte contre les voleurs de bovidés. « Bien que le gouvernement ait promis d’enquêter sur de nombreuses prétendues exécutions de représailles, en 2015, aucun résultat de ces enquêtes n’a été rendu public ».

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  16 05 17 - Amnesty International - "Action urgente" en faveur du journaliste d'investigation Fernand Cello
Amnesty International publie une « Action urgente » pour exiger que Fernand Cello, puisse bénéficier immédiatement des soins médicaux adaptés à son état de santé
. L’ONG demande également que soient abandonnées toutes les charges retenues contre lui qui ont trait à l’exercice légitime de son droit à la liberté d'expression. « À Madagascar, l’exercice de la liberté d'expression reste dangereux pour ceux qui osent parler de certains agissements, notamment en ce qui concerne le trafic de ressources naturelles et l'environnement. Ainsi, Clovis Razafimalala, défenseur de l'environnement, est actuellement en détention provisoire, où il a été placé après avoir dénoncé le trafic de palissandre », écrit Amnesty.

 

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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