<> 12 10 17 - Amnesty International - "Action urgente" en faveur du défenseur des droits environnementaux Ravela
Amnesty International a déclenché une « Action urgente » pour demander au chef de l’Etat et à la ministre de la justice de libérer Raleva
immédiatement et sans condition car il est détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits humains, et de veiller à ce que, dans l’attente de sa libération, il bénéficie immédiatement de soins médicaux adaptés. L’organisation demande en outre que le système judiciaire ne soit pas utilisé dans le but de prendre pour cible des défenseurs des droits humains.
Raleva est détenu sur la base de l’accusation mensongère d'« usurpation de titre ». Il a été arrêté après avoir publiquement mis au défi une compagnie aurifère chinoise de fournir la preuve qu'elle s'était vu accorder les permis miniers et environnementaux pour poursuivre ses activités. En outre, l’état de santé de Raleva est préoccupant, car il n'est toujours pas totalement remis d'une opération chirurgicale qu'il a subie il y a quelques mois. Il a été arrêté dans le village de Vohilava le 27 septembre par la police locale, à la suite d'une réunion publique organisée par des représentants d'une compagnie minière chinoise d’extraction d'or et le chef de district.

<>  11 10 17 - SeFaFi - Communiqué - Intérêt légitime et droit à être informé
Pour le SeFaFi, l'actuel épisode de peste "a mis à nu les faiblesses de l’e-gouvernance en particulier et de la politique communicationnelle de l’Etat en général.
Ceux qui croyaient pouvoir s’informer sur les sites Web des institutions, censés être des outils de communication, ont vite déchanté ». Il estime ainsi qu’il est trop facile de pointer du doigt les journalistes et les facebookers, puis de les accuser d’être à l’origine de la psychose, même s’il faut mettre chacun devant ses responsabilités. Et d’ajouter qu’« un climat de frayeur et d’affolement s’est instauré et s’est aggravé, face aux défaillances du système de communication publique et à l’inertie des pouvoirs publics. (…) Épidémie de peste, révision de la Constitution, accueil de réfugiés syriens… Autant d’actualités polémiques qui ont soulevé un tollé, suscité l’incompréhension et l’indignation, semé le désarroi voire même la panique au sein de l’opinion ». Selon l’Observatoire, la diffusion de l’information ne doit pas se faire au compte-gouttes et celle-ci ne doit pas être tronquée, soulignant au passage que l’Unesco définit le droit d’accès à l’information comme un droit fondamental de l’individu. Toutes les informations détenues par les gouvernants doivent être rendues publiques, ne pouvant être cachées que s’il existe des raisons légitimes de le faire, comme par exemple lorsqu’elles touchent le respect de la vie privée ou les questions de sécurité. Et de conclure : « ces derniers mois, le culte du secret et la loi du silence ont mis le pouvoir à mal. Il est temps que le pays s’oriente vers une gouvernance ouverte ». « La confirmation officielle de l’existence de la maladie dans la région Atsinanana ne s’est faite que le 12 septembre, alors que le premier décès remonte au 28 août. Le 15 septembre, le ministère de la santé publique fait savoir que la situation est maitrisée ; mais une dizaine de jours plus tard, la ville de Tamatave est classée zone rouge » rappelle le SeFaFi. « La maladie ne cesse de se répandre alors que l’exécutif ne réagit qu’à travers des réunions, l’octroi de chiffres et des déclarations stériles. Actuellement, l’on sait que la ville d’Antsirabe vient elle aussi d’être touchée. Comme seul acte concret, on assiste à la traque par la police des lanceurs d’alertes et des internautes qui jonglent entre fausses nouvelles et réalités », ajoute Tribune.

- 09 10 17 - Scidex.net - L'épidémie de peste à Madagascar

Jusqu’au 6 octobre, depuis les premiers cas confirmés en août, la peste pulmonaire a officiellement tué 36 personnes à Madagascar, alors que des centaines d’autres cas suspects sont sous étroite surveillance. Pour des raisons non encore élucidées, l’épidémie semble avoir largement débordé les zones pesteuses habituelles de l’île. Le pays assiste à une multiplication des foyers de l’épidémie sur l’ensemble du territoire Un appel de fonds de 1,5 million de dollars a été lancé par l'OMS. Grand spécialiste des maladies tropicales, Joseph Randriamiarisoa, ancien ministre de l’Environnement et des Forêts, estime que le pays a les moyens d’éliminer de son territoire toutes les pathologies d’un autre âge. « Mais, à l’allure où vont les choses, vu les agissements des responsables gouvernementaux, demain encore, la Grande île restera un foyer actif de peste », regrette-t-il.

<> 06 10 17 - Amnesty International - Déclaration publique - Un défenseur des droits environnementaux emprisonné
Le défenseur malgache des droits humains Raleva, membre des organisations de défense des droits humains Justice et Paix et OIDESCM, une antenne du CRAAD-OI, a été emprisonné sur la base d’accusations forgées de toutes pièces, au motif qu’il a utilisé un faux titre pour demander à consulter les permis miniers et environnementaux d'une compagnie aurifère chinoise. Il est actuellement incarcéré à Mananjary. Amnesty International considère cet homme comme un prisonnier d’opinion et est profondément préoccupée par l'utilisation abusive qui est faite de la justice pénale en vue de cibler et de harceler les défenseurs des droits humains et de museler les personnes qui dénoncent les projets de prospection et d'exploitation des ressources naturelles. L'organisation a également recueilli des informations faisant état d’un recours excessif à la détention provisoire, notamment à l’encontre de défenseurs des droits humains dans le but d’entraver et de discréditer leurs activités. Amnesty international exige la libération immédiate et inconditionnelle.

<> 03 10 17 - Craad-OI-Tany - Exploitation aurifère illégale dans le district de Mananjary
Non à la persécution à l'encontre des défenseurs des droits des communautés riveraines face à la reprise de l’exploitation aurifère illégale des opérateurs chinois dans le district de Mananjary. Dans plusieurs communiqués publiés depuis octobre 2016, le CRAAD-OI et ses partenaires ont dénoncé les violations de la loi et des droits humains fondamentaux des communautés riveraines avec l'impunité accordée aux opérateurs du projet d'exploitation aurifère chinois dans les communes de Vohilava et d'Ambaladara. Le chef de région et les responsables de l’ONE ont ordonné l'arrêt de cette exploitation mais celle-ci a repris avec l’aval, affirme l’exploitant, des autorités. Un défenseur des droits venu vérifier la délivrance de cette autorisation a été séquestré, placé en garde à vue durant 5 jours puis incarcéré. Plusieurs personnes ont été menacées

<>  02 10 17 - Collectif Tany - Respectez la liberté d'expression des citoyens
Projet minier DNI Metals à Brickaville : le Collectif exige que soit respecté la liberté d’expression des citoyens et que cessent les menaces contre ceux qui refusent de céder leurs terrains
. Dans un communiqué, après avoir rappelé les faits, le Collectif interroge les pouvoirs publics sur le respect des lois : qui a décidé que cette « grande société canadienne d’envergure internationale » pouvait devenir titulaire du permis d’exploitation artisanale (PRE) destiné uniquement aux petits exploitants, aux personnes physiques de nationalité malagasy ou aux groupements d’individus de nationalité malagasy, selon le code minier en vigueur ? Quel(s) article(s) du code minier utilisent les responsables lorsqu’ils cherchent à transformer en permis d’exploitation industrielle le PRE actuel ? Tany note que des habitants continuent à refuser de céder leurs terrains, même en échange de compensation. L’organisation proteste contre les intimidations et menaces subies par les villageois, elle appelle l’opinion à soutenir les défenseurs de la terre et de l’environnement et à signer une pétition en ligne. « La liberté d’expression est un principe de l’Etat de droit garanti par l’article 10 de la Constitution en vigueur à Madagascar et un droit fondamental reconnu par différents traités internationaux que la République de Madagascar a ratifiés ».

 

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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