<>doc  22 02 18 - Amnesty International - Rapport annuel 2017/2018 - Madagascar
Dans un contexte de pauvreté généralisée, l’accès à la nourriture, à l’eau, aux soins de santé et à l’éducation était restreint. Les conditions carcérales demeuraient difficiles et il était toujours fait un usage excessif de la détention provisoire. Cette année encore, le système judiciaire a été utilisé pour harceler et intimider des défenseurs des droits humains et des journalistes, en particulier ceux qui travaillaient sur des questions liées à l’environnement ou à la corruption, ainsi que pour limiter leur liberté d’expression.
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  17 02 18 - Collectif Tany - Lettre ouverte à l'ambassadeur de Corée du Sud
Le Collectif pour la défense des terres malgaches (Tany) adresse une lettre ouverte à l’ambassadeur de Corée du Sud pour le mettre en garde contre une relance du projet Daewoo
. Tany note que la présidence malgache a annoncé en début d’année le « renforcement du partenariat entre la Corée du Sud et Madagascar » dans de nombreux domaines, notamment dans les secteurs minier, de la pêche et de l’agriculture, dans une relation bilatérale qui se veut « gagnant-gagnant ». Le Collectif demande à l’ambassadeur de « préciser les contreparties de ces dons et investissements demandées à la partie malgache à court, moyen et long terme. En d’autres termes, que gagnez-vous en échange à Madagascar ? » Et de rappeler que « l’affaire Daewoo » est encore présente dans toutes les mémoires : la présidence Ravalomanana s’était engagé fin 2008 à louer pour 99 ans 1,3 million d’hectares de terres agricoles à la société coréenne Daewoo Logistics dans quatre régions. Une mise en œuvre suspendue à la suite de la crise politique survenue peu après. Le sujet reste sensible et réveille des craintes au sein de la population et de la société civile. Un responsable de Daewoo Logistics avait en effet déclaré en mars 2009 avoir rempli toutes ses obligations contractuelles et attendre la décision de la partie malgache quant aux étapes suivantes. D’où la question posée dans ce courrier : « Devons-nous nous attendre à une reprise de ce projet Daewoo Logistics de quelque manière que ce soit, comme prévue initialement ou sous une nouvelle forme ? »

<> 14 02 18 - SeFaFi - Communiqué - Société civile et pouvoir politique
À Madagascar, l’expression « société civile » est mise à toutes les sauces. Le SeFaFi s’en est inquiété à plusieurs reprises, rappelant ses caractéristiques et ses fonctions, s’inquiétant de son manque d’indépendance et de représentativité, dénonçant son instrumentalisation par les politiciens et incitant à sa mobilisation au service du bien commun. La principale caractéristique de la société civile est de récuser toute finalité politique, elle ne cherche pas à exercer le pouvoir. La société civile n’est pas non plus l’opposition. Faire partie de la société civile requiert un sentiment citoyen tendant à la recherche du bien commun, sans qu’il y ait nécessairement contrepartie matérielle ou financière. Mais lorsque la société civile manque de professionnalisme et de moyens, elle risque d’être phagocytée. L’embrigadement progressif des OSC par l’État et par les bailleurs de fonds entretient le comportement d’assisté et le manque d’autonomie et de créativité. Agir au sein de la société civile tend alors à devenir un business au service des financeurs et du pouvoir.

14 02 18 - Amnesty International - Déclaration - Surpopulation à la prison de Tsiafahy : Prévenus et condamnés vivent "en enfer"
« Les autorités malgaches doivent cesser immédiatement d'envoyer des détenus en détention provisoire à la prison de haute sécurité de Tsiafahy, décongestionner cet établissement et améliorer nettement les conditions de détention. En octobre 2017, la population carcérale s’élevait à 988 prisonniers, soit trois fois la capacité d’accueil de cette prison, dont près de la moitié étaient dans l'attente de leur procès, parfois depuis des années. Les conditions à la prison de Tsiafahy sont totalement inacceptables et constituent des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, absolument prohibés par le droit international. Elles bafouent également la Constitution et les lois malgaches, et particulièrement le décret 2006-015, qui prévoit que Tsiafahy ne devrait accueillir que des prisonniers condamnés, purgeant des peines de réclusion à perpétuité ou considérés comme dangereux ».

Amnesty International publiera au cours de l'année 2018 un rapport exhaustif rendant compte des violations des droits humains dans le cadre de la pratique de la détention provisoire et des conditions de détention à Madagascar

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Niveau de l’Etat de droit - Le rapport 2017-2018 du World Justice Project (WPJ) classe Madagascar en 98e position sur 113 pays analysés, et en 14e sur 18 au niveau du continent africain
. Un classement en régression de 8 positions sur un an. La Grande île devance de peu la Turquie (101e) qui occupe la dernière place dans sa catégorie, celle des pays d’Europe orientale et d’Asie centrale. Cette évaluation, réalisée par une organisation indépendante basée aux Etats-Unis, s’appuie sur 110 000 enquêtes auprès des citoyens et 3 000 enquêtes auprès des experts.
https://worldjusticeproject.org/sites/default/files/documents/WJP_ROLI_2017-18_Online-Edition.pdf

 

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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