<> 26 03 18 - Amnesty International - Madagascar doit annuler la condamnation du militant écologiste Raleva
La peine de deux ans de prison avec sursis avait été prononcée en septembre 2017. L’audience en appel est prévue le 27 mars à Fianarantsoa. Raleva avait été arrêté à la suite d'une réunion publique organisée par des représentants de Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.), une compagnie minière chinoise d’extraction d'or, et le chef de district. Durant cette réunion, il a exigé de voir les permis miniers délivrés à l'entreprise. Il a alors été arrêté et accusé d'avoir usurpé le titre de « chef de district » par le tribunal de Mananjary. Libéré au bout de 25 jours de détention provisoire il a fait appel de sa condamnation. « En contestant les activités minières de l'entreprise, Raleva a agi dans l'intérêt public. Au lieu de le sanctionner par une peine de prison avec sursis, les autorités auraient dû rendre publiques les informations qu'il recherchait et faciliter la participation publique au projet minier. Les militants comme Raleva doivent être protégés, et non criminalisés, par leur gouvernement. », déclare la directrice adjointe d'Amnesty pour l'Afrique australe.
Le procès a été reporté au 24 avril

- 17 03 18 - IEP Madagascar – i-Tafa - Interview de Sylvain Urfer du SeFaFi sur « L'Eglise et la société malagasy » (1h05)
https://www.facebook.com/i.tafatafa/videos/1745303188823325/?hc_ref=ARSYJoyJMw6skXeqBQ8aPQQjdboGSw72RvVMcmNP2MnIuNBozHWnSUWacNZHj6f-TOg&fref=gs&dti=158712627482575&hc_location=group

<>
  15 03 18 - Amnesty International - Madagascar - Il faut enquêter sur les mauvais traitements infligés par des policiers à des villageois
En réaction à une vidéo montrant des policiers frapper et humilier des dizaines de villageois dans la localité où, en février 2017, des responsables de l'application des lois s'en étaient pris à des habitants et avaient mis le feu à leurs maisons, en riposte à la mort de deux policiers, le directeur régional d'Amnesty International pour l'Afrique australe, a déclaré : « Le comportement de la police, tel qu'on peut le voir dans la vidéo, est scandaleux et condamnable. Ces brutalités témoignent du mépris dont fait preuve la police à l'égard de la vie humaine. Il est totalement inacceptable que des policiers infligent des mauvais traitements et des violences aux citoyens qu'ils ont le devoir de protéger. (…) Les autorités doivent mener dans les meilleurs délais une enquête impartiale sur le comportement de la police et traduire en justice les policiers soupçonnés d'être responsables de tels actes, dans le respect des normes internationales. Elles doivent aussi accorder des réparations aux victimes. »
Voir la vidéo réalisée par Amnesty, reprenant des séquences de la vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux et dont l'authenticité a été attestée https://www.voaafrique.com/a/des-dizaines-de-civiles-matraites-par-la-police-dans-une-video-accablante-a-madagascar/4301544.html

- 14 03 18 - APOI - Madagascar - Une économie résiliente
"La capacité des opérateurs économiques, installés dans la Grande-île, à s’adapter à un environnement des affaires instable, force l’admiration. Non seulement ces entrepreneurs résistent mais, en outre, investissent, innovent et se mettent aux normes. Certes, quelques grandes familles, notamment d’origine indo-pakistanaise, ont décidé au cours de l’année 2017 de prendre quelques distances avec le pays mais, davantage pour des raisons sécuritaires qu’économiques. La micro-économie malgache (un PIB inférieur à celui du désertique Mali ou du minuscule Bénin) qui ne pèse que l’équivalent d’un petit département français a beau être en récession, rien n’y fait : de nombreux chefs d’entreprises continuent d’y croire et même si l’on doit relever le caractère irrationnel de cette démarche fortement teintée d’une grande part d’affectivité".

- 13 03 18 - Le Monde Afrique - A Madagascar, la difficile lutte contre le kidnapping
Si le kidnapping est loin d’être un phénomène nouveau à Madagascar, le rythme des rapts semble s’intensifier depuis six mois. Selon les chiffres de la police malgache, une quinzaine d’enlèvements a été répertoriée en 2017 et deux « karanes » ont déjà été enlevés en 2018. Les premiers cas connus remontent à la fin des années 1990. Depuis 2010, une centaine de cas officiels a été recensée, selon le Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), une association de droit malgache qui fait de l’accompagnement psychologique aux victimes et sert d’intermédiaire entre les familles et les forces de l’ordre malgaches.Mais leur nombre exact depuis vingt ans pourrait être en réalité bien plus élevé car beaucoup de familles ne déposent pas plainte.

<> 10 03 18 - RFI - Madagascar : énigme et paradoxe
(46’)
C’est une constante depuis des décennies : Madagascar est l’un des pays les plus pauvres au monde. Non seulement le pays stagne aux derniers rangs dans les classements internationaux mais en plus, loin d’enregistrer des progrès, il régresse constamment. Malgré sa richesse naturelle, le pays s’appauvrit. Trois chercheurs français, excellents connaisseurs de la Grande Ile ont cherché à rassembler en un volume les raisons qui peuvent expliquer ce phénomène. Ce livre, « L’Enigme et le Paradoxe, Economie politique de Madagascar », est publié aux éditions IRD et AFD. « Eco d’ici Eco d’ailleurs » a reçu deux des auteurs, Mireille Razafindrakoto et François Roubaud, tous deux économistes et statisticiens à l’IRD, membres de l’Unité de Recherche « Développement Institutions et Mondialisation » (DIAL), et évoque avec eux les énormes difficultés auxquelles font face la plupart des citoyens malgaches. L'une des manifestations du malaise de la société malgache, c'est la violence quotidienne. Kidnapping, vols en bande organisée… La généralisation de l’insécurité dans les grandes villes comme à la campagne fragilise l’économie du pays. Pour l’instant, les mesures prises par l’Etat n’ont pas encore montré les résultats escomptés. Alors, de son côté, la société s’organise. Le 5 mars, secteur privé, syndicats des travailleurs et société civile se sont regroupés au sein d'une même plateforme pour dénoncer cette situation et pour proposer des solutions. Une trentaine d’acteurs majeurs unis contre un fléau national : c'était une première dans le pays. 80 % de la population active travaille dans le secteur agricole. Les autorités comptent sur l'agriculture pour sortir la Grande Ile de la pauvreté, en particulier sur la culture du riz.  Un objectif a été fixé : atteindre l'autosuffisance en riz d'ici 2020. Un objectif ambitieux. L'un des aspects de cette pauvreté, c'est le chômage qui frappe en particulier les jeunes. Le taux de chômage officiel des 18-29 ans est de 11 %. Mais dans la réalité, c'est beaucoup plus. Un chômage qui touche tous les jeunes qu'ils aient fait des études ou non. Chaque année, 500 000 jeunes diplômés arrivent sur le marché du travail et leur insertion est de plus en plus difficile.
http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/magazines/r218/eco_d_ici_eco_d_ailleurs_20180310.mp3

<>
  09 03 18 - Collectif Tany - La loi sur les ZES, porte ouverte à l'accaparement des terres
Pour le Collectif Tany, la loi sur les ZES privera les Malgaches de l’accès à des milliers d’hectares de terres pour une période de longue durée sinon indéterminée.
« Le risque est grand, affirme-t-il, de voir l’Etat déléguer totalement la gestion des territoires sélectionnés à l’AZES, l’Autorité de régulation des ZES, dont les modalités d’application de la délégation ont été censurées par la HCC comme étant contraires à la Constitution. (…) La future ZES, située dans le Nord de Madagascar, qui a fait l’objet d’une réunion internationale de plusieurs jours en février, s’étend sur 2.000 ha. A ce rythme, et étant donné la prolifération de diverses zones d’investissement annoncées dans des lois et projets de loi sur les terrains de même acabit qui feront partie ‘des terrains à statut spécifique’ (ZIA, ZES, ZII, ZEE, etc..), Madagascar risque d’arriver à la même situation que celle du Cambodge où les citoyens vivent et les paysans cultivent sur des espaces très réduits, dans les interstices entre les grandes plantations et concessions des sociétés et compagnies souvent étrangères ». Tany demande dans son communiqué que les décideurs malgaches s’interrogent sur la dangerosité de cette loi qui conduit, au bout du compte, à « une perte de la dignité du pays »

<>
07 03 18 - SeFaFi - Communiqué - Pour des lois électorales plus fiables
Comme le SeFaFi l’a rappelé dans son dernier communiqué, la société civile peut donner son avis sur les projets de lois débattus par les législateurs puisque ces lois la concernent au premier chef. S’agissant des textes les plus importants, dont les lois électorales font partie, la Constitution exige un délai de 15 jours avant leur vote. Tout comme d’autres associations, le SeFaFi se propose donc de mettre à profit ce délai pour suggérer des modifications qui, si elles sont loin d’être exhaustives, sont susceptibles d’améliorer le processus électoral. Le communiqué aborde successivement les points suivants : le contrôle du financement des campagnes électorales, le plafonnement des dépenses, la place donnée à la CENI, le bulletin unique et/ou le bulletin individuel, le mode de scrutin, la période dite « pré-électorale » ou de « pré-campagne », le calendrier électoral, l’obligation de la carte d’électeur, l’acheminement des résultats électoraux, la place laissée aux médias pendant la campagne électorale. Mais les dispositions dont on se félicite ne seront pas encore applicables aux prochaines législatives et communales, elles ne seront applicables qu’à l’élection présidentielle. « Calcul politique oblige afin de limiter les concurrents au parti HVM qui pourrait avoir plus d’argent ou plus de possibilités que le candidat du parti au pouvoir », commente Tribune. « La seule véritable avancée démocratique que comportent ces textes, et dont tout le monde se félicite, est ainsi mise au rancart pour trois ans », déplore l’Observatoire. Si les candidats aux scrutins de 2018 refusent de s’imposer la transparence financière, pourquoi l’imposer à leurs successeurs ? « Pousser le cynisme à cette extrémité révèle la vraie nature de nos dirigeants », conclue le SeFaFi.

<> 07 03 18 - Mobilisation générale contre l'insécurité à Madagascar
Pour la première fois, la société civile, le secteur privé et les syndicats de travailleurs se sont exprimés d’une même voix pour pousser les autorités à agir contre les violences quotidiennes et toutes les formes d’insécurité qui frappent la population, tant en zone urbaine qu’en brousse. Pour La Gazette, la Grande île est tombée « sous le règne des dahalo urbains et ruraux », une situation qui affecte la vie de chaque citoyen et le développement du pays. La plateforme, composée de 30 membres, arbore un slogan : « Aok'zay » (« ça suffit »). La représentante de la fédération des femmes rurales raconte le nouveau mode opératoire des voleurs de zébus : « Il y a des villages où il n'y a plus de bœufs. Et les dahalo arrivent et kidnappent des enfants pour faire pression sur les familles afin qu'elles donnent de l'argent. Et ça, c'est nouveau. ». La population est terrorisée et des secteurs d'activités entiers sont fragilisés, comme l'explique le vice-président de la confédération du tourisme. « Si l'insécurité continue à être s’accroitre dans le pays, les touristes vont être réticents à venir à Madagascar. Et ça va avoir un impact énorme sur l'économie et sur le développement durable de notre pays. » En guise de première action nationale, la plateforme appelle les habitants à manifester bruyamment leur ras-le-bol en actionnant cloches, sirènes et klaxons le 15 mars à 12h. L'objectif, à terme, est d'aboutir à l'organisation d'une table ronde avec les autorités pour trouver des solutions. « Le réseau que nous venons de créer est prêt à proposer des solutions pour résoudre le problème. D’ailleurs, une page commune est créée sur les réseaux sociaux dans cette optique. Le jour du mouvement, des flyers seront distribués aux forces de l’ordre afin de les conscientiser sur la nécessité de la protection des personnes et de leurs biens », déclare le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM).

<> doc
  02 03 18 - FIACAT et ACAT Madagascar - Lancement du guide sur les garanties judiciaires du détenu
Ce guide élaboré dans le cadre du projet de lutte contre la détention préventive abusive à Madagascar est le fruit de l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de la chaine pénale et de la société civile en matière de respect des garanties judiciaires qui s’est tenu les 25 et 26 juillet 2017. Destiné aux professions judiciaires, au personnel pénitentiaire, aux intervenants en milieu carcéral (membres d’organisations de la société civile, travailleurs sociaux, religieux…), et à tous les citoyens s’interrogeant sur les droits du prisonnier, il décrit le parcours du prévenu depuis sa mise en détention jusqu’à sa mise en liberté. Véritable outil de défense des personnes détenues en violation des règles de droit, ce guide permettra une meilleure connaissance du droit par tous les acteurs et facilitera l’identification des cas de détention préventive abusive afin de lutter contre ce phénomène. In fine, le projet permettra plus largement d’améliorer les conditions de détention en réduisant la surpopulation carcérale.
Guide des garanties judiciaires du détenu - version française allégée
Guide des garanties judiciaires du détenu - version malagasy allégée

----------------------------------------------------

 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

-----------------------------------------------------