<>  28 04 18 - Communiqué d'un collectif d'assocations de jeunes sur les évènements politiques
« Durant les dix dernières années, nous avons subi de plein de fouets les effets de la crise : la pauvreté extrême, la mauvaise gouvernance (la corruption, l’insécurité…) le chômage, la mauvaise qualité de l’éducation, l’instrumentalisation de la jeunesse à des fins politiques. Nous exprimons notre frustration et nos craintes face aux impacts qu’une éventuelle nouvelle crise pourrait avoir sur notre avenir », écrit un collectif d’une douzaine d’associations. Il est demandé aux élus de « recadrer les manifestations dans leur contexte initial » (les circonstances du vote des lois électorales et de la loi sur les ZES) et de « mettre en place un processus non-violent de règlement des conflits ».  Le pouvoir doit garantir la liberté de manifestation et d’expression, notamment pour les députés qui souhaitent rendre compte de leur mandat. Le Collectif condamne tout autre issue que celle des urnes et demande que les textes électoraux fassent l’objet d’un réexamen. Il demande à tous les responsables de faire taire leurs ambitions personnelles et de libérer la jeunesse des manœuvres politiques de tous bords. Le CRAAD-OI salue cette importante initiative à laquelle ses jeunes membres ont participé.

 <>  26 04 18 - SeFaFi - Pour sortir de la crise réconcilier légalité et légitimité
Les affrontements sanglants autour de la place du 13-Mai sont révélateurs d’une crise profonde qui pourrait une fois encore mettre en péril la paix sociale et le développement du pays. Il est aussi peu crédible d’évoquer une tentative de coup d’État que d’invoquer une improbable transition cléricale ou un détestable directoire militaire. La seule solution acceptable et durable à l’impasse actuelle ne peut qu’être démocratique. Tout schéma de sortie de crise doit impérativement se conformer aux institutions et respecter le suffrage populaire. La contestation menée par des députés n’a pas la légalité requise pour prendre le pouvoir. Seules des élections libres, transparentes et crédibles pourront réconcilier légitimité et légalité. L’Observatoire se déclare favorable à un réexamen des lois électorales par les Assemblées, avec retransmission de la totalité des débats. Les hommes qui ont plongé Madagascar dans la misère et dans l’anarchie n’ont plus à revendiquer aujourd’hui un rôle dans le redressement du pays. Cette hypocrisie cache mal une volonté affichée de s’emparer du pouvoir par des voies non démocratiques et anticonstitutionnelles.

<> 26 04 18 - Les Décrypteurs - La requête aux fins de déchéance du président de la République en cinq questions
Les « députés pour le changement » ont déposé auprès de la Haute cour constitutionnelle une requête aux fins de déchéance du président de la République. Quelle suite la HCC pourrait-elle donner à cette requête ? Est-elle compétente pour recevoir la requête ? Celle-ci a-t-elle d’ailleurs suivi toutes les procédures requises ?  Que pourrait-il se passer ensuite si la requête est jugée fondée ? Mais est-elle d’abord fondée ? Le point par Les Décrypteurs.

25 04 18 - La Croix - La crise politique à Madagascar : un "éternel recommencement"
Depuis le 21 avril, l’opposition malgache conduit des manifestations à Antananarivo pour protester contre l’adoption de force d’une loi électorale, préalable à l’organisation du scrutin présidentiel de novembre. La chercheuse Mireille Razafindrakoto, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et co-auteure de l’ouvrage L’énigme et le paradoxe : Économie politique de Madagascar (IRD Éditions, 2017), explique les ressorts de la situation.

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25 04 18 - L'Express - Opinions - Tamara Léger - Une justice pénale défaillante qui maintient des prisonniers en détention provisoire prolongée

Tamara Léger est la conseillère pour Madagascar au sein d’Amnesty International. "On souligne aujourd’hui la journée de la détention provisoire en Afrique. Cette journée est l’occasion de sensibiliser l’opinion publique au recours dans le continent à de la détention provisoire prolongée. Des données montrent que cette pratique affecte tous les secteurs du système judiciaire, partout en Afrique. Mais du point de vue individuel, la détention provisoire constitue une violation manifeste des droits des détenus. Cette pratique provoque également du chagrin et des difficultés indicibles aux familles et aux proches de personnes qui sont maintenues derrière les barreaux sans avoir été jugées, ni même reconnues coupables d’une quelconque infraction. (…) A Madagascar on peut être incarcéré un long moment en détention provisoire sans qu’il n’y ait le plus souvent aucun élément de preuve véritable, en attente d’un procès qui peut mettre des années à se concrétiser. Dans certains cas, des personnes sont libérées, après avoir été incarcérées pendant des années en détention provisoire, sans même qu'un procès n'ait eu lieu"
Publié dans le journal L’Express de ce jour

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24 04 18 - Amnesty International - Déclaration - Il faut enquêter sur l'homicide de deux manifestants
« Les autorités malgaches doivent veiller à ce qu’une enquête exhaustive et indépendante soit diligentée dans les meilleurs délais sur l’homicide de deux manifestants à Antananarivo, et que les responsables soient traduits en justice. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques. Les membres des forces de sécurité présents sur les lieux et soupçonnés d'être responsables de ces actes doivent être suspendus de leurs fonctions dans l'attente des résultats de l'enquête et, si des éléments de preuve recevables sont recueillis, ils doivent être traduits en justice dans le respect des normes internationales d'équité. Les victimes et leurs proches doivent pouvoir accéder à des voies de recours utiles et à des réparations adéquates, notamment à des indemnisations ».

<> 24 04 18 - Déclaration du mouvement de la société civile Rohy
Le mouvement Rohy qui regroupe quelques 120 associations et plateformes appelle de ses vœux l’organisation d’élections impartiales, qui garantissent la participation de tous les citoyens ayant le droit de vote et la possibilité pour tous de se porter candidat. Il appelle au dialogue entre toutes les forces vives pour redéfinir le contenu des lois électorales, seule issue à la situation actuelle.

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  23 04 18 - Commission Nationale Indépendante des Droits de l'Homme (CNIDH) - Communiqué
La CNIDH appelle les parties, tant le gouvernement que les manifestants conduits par les députés de l’opposition, à la mesure. Elle propose également que « pour mettre fin au mouvement de contestation actuel et à sa répression, sources de violations des droits humains, le président de la République, après avis de la HCC, soumettre l'ensemble du texte à une nouvelle délibération du Parlement, comme il est prévu à l’article 117 de la Constitution »

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21 04 18 - AFP - Madagascar - Un mort et 16 blessés dans la répression d'une manifestation interdite
Une personne a été tuée et seize blessées dans des affrontements à Antananarivo entre les forces de l'ordre et des milliers d'opposants dénonçant de nouvelles lois électorales, au cours d'une manifestation interdite.
TV5 Monde - Madagascar - Ces lois électorales qui cristallisent la contestation

Mise à jour 24/04/18

Violents affrontements lors du rassemblement de l'opposition sur le parvis de l’hôtel de ville d’Antananarivo. Le meeting a très vite basculé dans un face à face tendu avec les forces de l’ordre. Les heurts ont fait au moins trois morts, dont deux enfants, et une vingtaine de blessés, selon un bilan provisoire. L'opposition fait quant à elle état de quatre morts, tués par balle. Près d’un millier d’hommes avaient été déployés pour contenir plusieurs milliers de manifestants. Aux tirs de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de balles en caoutchouc des forces de l'ordre, les manifestants ont répondu par de jets de pierres. Après plusieurs heures de face à face, les forces de l’ordre ont usé de leurs armes pour tirer en l’air à balles réelles. Dépassées par la situation, elles ont battu en retraite, laissant certains des leurs isolés. Une quarantaine de militaires ont donc trouvé refuge entre les murs de l’hôtel de ville. Ils ont pu être exfiltrés quelques temps après. « Ce régime sali par le sang malgache aurait pu éviter cela. Mais comme ils n'ont pas entendu les députés ni le peuple, voilà le résultat », a réagi la députée du TIM Hanitra Razafimanantsoa, considérée ces derniers jours comme la porte-parole de l’opposition. « Ce serait bien que vous restiez là où vous êtes maintenant », a-t-elle lancé à l'adresse de Hery Rajaonarimampianina, qui a quitté le pays 2 jours avant ces évènements sur un vol d’Air Mauritius, sans que l’on puisse obtenir d’informations sur le lieu précis ni l'objet de sa mission. Selon certaines sources, il serait à Paris. Une cérémonie funèbre est prévue place du 13-Mai. Les opposants appellent le peuple à venir rendre hommage aux victimes.

Les députés de l'opposition se sont réunis au siège du Mapar pour décider des actions à venir. Un peu plus tôt, depuis le balcon de l'hôtel de ville, ils avaient annoncé aux manifestants que la mairie de la capitale serait désormais le lieu de rendez-vous pour manifester tous les jours jusqu'à ce que le président et son gouvernement démissionnent. De leurs côtés, les forces de l'ordre se sont réunies pour décider des mesures à prendre. Le premier ministre Olivier Mahafaly a déclaré souhaiter l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances dans lesquelles ces civils ont trouvé la mort. Le président du Sénat a aussi lancé un appel au calme en exprimant sa compassion envers les victimes. Tous deux n'ont néanmoins fait aucun commentaire sur la demande de démission du chef de l'Etat et du gouvernement exigée par l'opposition. Du haut de l'hôtel de ville, surplombant une place du 13-Mai bondée, les députés ont conclu un pacte de non-agression avec le numéro 2 des forces d'intervention de la gendarmerie nationale, le commandant d'une unité appartenant aux forces mixtes. Un acte isolé nullement validé par l'état-major des armées mais qui laisse entrevoir une brèche, déjà ouverte tout récemment par des généraux à la retraite qui avaient appelés leurs cadets à prendre leur responsabilité, rappelle RFI. Pour beaucoup d'observateurs malgaches, cette manifestation sanglante marque sans conteste le début d'une nouvelle crise.

22/04 - Réactions. Dans un communiqué les ambassadeurs de l’UE déclarent que l'Union réitère sa position de principe en faveur d'élections présidentielles crédibles, transparentes et inclusives en 2018. Ils rappellent la nécessité de respecter les droits de l'homme, notamment la liberté d'expression et le droit de réunion pacifique. L’ambassade des Etats-Unis a fait connaître son soutien à la déclaration de l’UE. A travers une brève déclaration, Younous Omarjee, député européen de « La France insoumise », originaire de La Réunion, appelle l’UE « à condamner avec force la répression meurtrière à Madagascar et à agir de concert avec les organisations africaines ». Le bureau de l’UA à Madagascar appelle au calme, à la sérénité, à la retenue et à la responsabilité de toutes les parties prenantes. Il encourage les autorités nationales et les leaders des partis politiques au dialogue. « Madagascar n'a pas besoin de replonger dans une situation difficile à quelques mois des élections », déclare la Représentante spéciale du président de la Commission à Madagascar. Le « Comité pour la justice, la sécurité et la paix » (K3F) constitué de politiques, de prêtres et de laïcs, appelle le régime à prendre des décisions pour apaiser la tension et encourage le dialogue entre les autorités et les partis politiques. Il appelle les responsables militaires et les forces de l'ordre à demeurer le dernier rempart pour la protection et la sécurisation des populations et de leurs biens, et à respecter la liberté d'expression. Le K3F exhorte le FFKM à poursuivre ses efforts de réconciliation des Malgaches.

La CNIDH appelle les parties, tant le gouvernement que les manifestants conduits par les députés de l’opposition, à la mesure. Elle propose également que « pour mettre fin au mouvement de contestation actuel et à sa répression, sources de violations des droits humains, le président de la République, après avis de la HCC, soumettre l'ensemble du texte à une nouvelle délibération du Parlement, comme il est prévu à l’article 117 de la Constitution ». La CNIDH indique que des blessés ont quitté l’avenue de l’Indépendance pour se réfugier dans un dispensaire et y recevoir des soins. « Des éléments des forces de l’ordre à bord d’une 4×4, d’après des témoins, les y ont poursuivi et jeté dans l’enceinte du dispensaire deux obus de gaz lacrymogène. », dénonce-t-elle dans son communiqué.

La Coalition des radios de Madagascar s’élève contre des « coupures abusives perpétrées contre les radios, survenues à Antananarivo le 21 avril ». La Coalition « exige de tous les acteurs des événements actuels le respect des droits des citoyens à l’information, le respect des droits des médias, notamment des radios, à faire leur travail en toute quiétude, ainsi que la protection de tous les professionnels des médias, notamment des journalistes, dans l’exercice de leur profession ; la protection des matériels et équipements des médias ».

22/04 - Au lendemain de ces évènements, les forces de l’ordre ont investi en grand nombre la place du 13-Mai où se sont rassemblées quelques centaines de personnes. Des chants évangéliques étaient diffusés par une puissante sono depuis le parvis de l’hôtel de ville mais l’hommage aux victimes qui avait été prévu a dû être annulé. Les députés de l'opposition ont appelé la population à ne pas se rendre au centre-ville en raison d’« une trop forte présence des forces de l'ordre sur les lieux, pouvant donner lieu à des violences ». A la mi-journée, des agitateurs et des enfants des rues (les « 4’mi ») ont monté des barricades et ont tenté de provoquer les forces de l’ordre, qui auraient alors reçu l’ordre de quitter les lieux. Les cadre de l’armée auraient pris conscience, selon RFI, que certains éléments avaient pactisé avec les manifestants.

23/04 - De retour au pays, le chef de l’Etat annonce que les autorités et les forces de l'ordre réagiront avec encore plus de fermeté contre toute manifestation envisagée par l'opposition. La manifestation de la place du 13-Mai « s’apparente à un coup d'Etat », a-t-il affirmé. Aux « fauteurs de trouble », il lance un avertissement : « Madagascar n'a pas besoin d'une nouvelle crise », enjoignant ensuite l'armée « à prendre ses responsabilités ». Enfin, aux journalistes « dont la profession est sacrée », a-t-il précisé, il recommande la méfiance face à la manipulation politique. RFI note que si le chef de l'Etat a joué la carte de l'apaisement, il s'est montré hermétique à tout dialogue, contrairement au premier ministre et au président du Sénat et chef du HVM, Rivo Rakotovao. Les lois électorales, élément déclencheur de la manifestation, n'ont même pas été évoquées. Hanitra Razafimanantsoa, porte-parole des députés de l'opposition, n’a pas caché son amertume après ce discours à la nation. Des rumeurs de tractations secrètes entre le pouvoir et l’opposition circulent mais les yeux sont désormais braqués sur les forces de l’ordre dont le comportement a intrigué les observateurs. La société civile, dont les propositions n’ont pas été reprises dans les textes électoraux, entend avoir voix au chapitre. Mais le « rapport parlementaire », objet du meeting sur le parvis de l’hôtel de ville s’est mué après trois heures d’altercations en demande de démission du chef de l’Etat. Une demande scandée par les députés et les manifestants. Mais pour le député Guy Rivo Randrianarisoa, répliquant aux accusations du chef de l’Etat, « demande de démission » ne signifie pas « coup d’Etat dans la rue ». Quelques mouvements de solidarité se mettent également en place dans d’autres région, comme à Mahajanga. Un mot d’ordre de grève générale a été décrété.

Des centaines de personnes se sont à nouveau rassemblées dans la capitale au surlendemain des affrontements, pour se recueillir autour des dépouilles des victimes. La place du 13-Mai était occupée par de nombreux soldats et policiers armés qui se sont retirés pour laisser le rassemblement se tenir. « Pour éviter les affrontements violents qui pourraient entraîner des grands dommages entre Malgaches, nous avons choisi de quitter la place que nous avons protégée », a expliqué le ministre de la défense, le général Beni Xavier Rasolofonirina, qui a exprimé le souhait que les hommes politiques « trouvent un accord au plus vite ». Angelo Ravelonarivo, le préfet de police, a confirmé qu’il n’interdirait plus les manifestations. « Tout le monde est maintenant libre de rentrer et sortir du parvis de l’hôtel de ville » a-t-il déclaré. Les députés seront toutefois tenus pour responsables des éventuels débordements et désordres, ont indiqué les forces de l'ordre. Plusieurs dizaines de députés de l’opposition, vêtus de blanc, debout sur une estrade, ont harangué la foule au son de chants traditionnels. Recouverts du drapeau malgache et parsemés de fleurs, les cercueils étaient disposés à l’arrière de la tribune. Les élus d’opposition ont annoncé leur intention de former une large coalition, appelée « Les députés pour le changement ». Elle rassemble sous une même bannière les deux anciens ennemis, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. La question de l'entente entre les deux protagonistes de la crise de 2009 n’a pas été abordée. Les deux hommes ont été aperçus sur les lieux ainsi que l’ancien premier ministre de la Transition Jean Omer Beriziky, la candidate à la présidentielle Saraha Georget Rabeharisoa et le maire Mapar de Mahajanga, Mokhtar Salim Andriatomanga. Présente également Lalao Ravalomanana, maire de la capitale qui a donné aux opposants l’accès à l’hôtel de ville. Elle a lancé un appel aux forces armées pour qu’elles veillent à la protection des biens et des personnes. Marc Ravalomanana a pris la parole pour inviter les chefs d'Eglise du FFKM à diriger des pourparlers entre l'opposition et le pouvoir. Andry Rajoelina a rendu hommage aux victimes mais s’est abstenu de toute déclaration politique. Les « députés pour le changement » ont affirmé que la veillée mortuaire des deux victimes tuées durant la manifestation se poursuivra durant la nuit sur le parvis de l'hôtel de ville.

- 20 04 18 - France 5 - Magazine de la santé - Le combat des Malgaches contre la lèpre
.
Reportage au Comité d’aide aux lépreux d’Antalaha et interview du Dr Cauchoix, représentant de la fondation Raoul Follereau.
https://www.madablog.com/video-france-5-magazine-de-la-sante-lepre-combat-des-malgaches/ (27’18)

- 12 04 18 - Collectif Tany - Non à la violation des droits des habitants de Salazamay_Toamasina
Le Collectif Tany apporte son soutien à 40 familles de
de cette localité dont les droits fonciers sont violés par la société Telma. Ces familles avaient entamé des procédures d’acquisition de titres fonciers sur des terrains du domaine privé de l’Etat qu’ils ont occupés paisiblement et mis en valeur. Leurs longues démarches, en accord avec les dispositions légales et administratives, étaient bien avancées et ont parfois abouti à un titre effectif lorsqu’en décembre 2017 Telma, société de télécom, qui avait loué un terrain voisin dans le cadre d’un bail emphytéotique, a jeté son dévolu sur ces parcelles. Le service des domaines et des personnes haut placées au niveau de la justice ont engagé des actions visant à déposséder le Fokonolona, en ignorant parfois la loi et des décisions de justice.  Ayant épuisé tous les recours au niveau provincial, les habitants ont demandé le soutien du Collectif Tany pour faire connaître cette situation, les appuyer dans leurs actions de plaidoyer et bénéficier d’appuis d’experts juridiques et de défenseurs des droits de l’homme.

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12 04 18 - SeFaFi - Communiqué - Après le hold up législatif, un hold up électoral ?
« La question qui se pose à nous, aujourd’hui, est de savoir quelle sera la légitimité électorale issue des élections de la fin de l’année. Seront-elles véritablement crédibles ? Les électeurs auront-ils un vrai choix, sur la base de vrais programmes, ou se détourneront-ils des urnes ? La légitimité viendra-t-elle du bourrage des urnes dans les régions éloignées, pour que soit atteint le seuil fatidique de 40 % de participation – qui indiquera aussi que 6 citoyens sur 10 n’auront pas jugé utile d’aller voter ? Ou viendra-t-elle de la manipulation des résultats électoraux, perdus dans le labyrinthe administratif prévu par les lois électorales avant même leur proclamation ? À l’heure où nous écrivons, la question est devenue critique pour l’avenir de notre pays ».

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La chaîne Kolo TV publie un reportage sur la justice populaire à Madagascar
. Dans sa présentation, la station écrit que si la justice populaire a toujours existé à Madagascar, sous une forme non-violente, avec indemnisation de la victime, elle affiche depuis quelques années un tout autre visage et atteint le summum de la violence, en raison probablement du haut niveau de corruption qui sévit dans la justice « classique ».https://www.koolsaina.com/video-reportage-justice-populaire-madagascar-fitsarambahoaka/

<> 10 04 18 - France 24 - Les observateurs - A Madagascar une video met en lumière les exactions des comités de vigilance
La publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo de justice populaire relance le débat sur la légitimité des groupes d’auto-défense dans les villages. Les images, diffusées à partir de mi-mars sur Facebook, montrent un prétendu voleur de bœuf être torturé puis lynché par plusieurs hommes armés de machettes et de haches dans la région de Sofia. Le vol de bétail à Madagascar est, à l’origine, une tradition au cours de laquelle les jeunes hommes pouvaient prouver leur virilité. Mais depuis quelques années, cette pratique ancestrale est devenue une affaire de grand banditisme qui donne lieu régulièrement à des conflits sanglants. Dans la région de Sofia, l’insécurité et l’augmentation des vols ont donné lieu à la création de groupes d’auto-défense villageoise, les "Bisabôha". Cela remonte à deux ou trois ans. Leur mission consiste à faire exécuter le "Dina", vestige d’un système juridique ancestral.

- 07 04 18 - Jeune Afrique - Tensions pré-électorales à Madagascar
À quelques mois du scrutin présidentiel, qui doit se tenir cette fin d'année, les tensions s'accumulent sur la scène politique malgache, notamment par des décisions controversées du gouvernement, dont de nouvelles lois électorales, et des soupçons de corruption. Le pays commence à s’inquiéter, en silence, de la tournure que pourrait prendre la situation dans les derniers mois précédents l’élection présidentielle.

 

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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