- 11 07 18 - SeFaFi - Communiqué - Une pauvreté énergétique entretenue
1,4 milliard de personnes n’auraient pas accès à l’électricité dans le monde, dont 7 personnes sur 10 en Afrique subsaharienne. 85 % des Malgaches en font partie puisque le taux d’accès à l’électricité y est aujourd’hui de 15 %. Il était de 11 % en 1998, avant la libéralisation du secteur début 1999. Nous n’aurions donc progressé que de 4 points en 20 ans. Pourquoi ? Secteur stratégique s’il en est, le secteur de l’énergie en général et de l’électricité en particulier est peu analysé, et souffre d’une indifférence collective qui ne s’estompe passagèrement qu’à l’occasion d’un délestage ou de la hausse des prix du carburant. Les Malgaches figurent parmi les plus grandes victimes de la pauvreté énergétique alors qu’à Maurice et aux Seychelles, le taux d’électrification est quasiment de 100 %. La taille du territoire influe certainement sur la vitesse d’électrification d’un pays, mais il existe d’autres paramètres que nous sommes loin de maîtriser. La volonté politique en fait partie. Le droit à l’énergie est un droit fondamental, tout comme celui de se nourrir ou d’avoir un travail décent.

- 10 07 18 - Collectif Tany - Le bail emphytéotique à Madagascar
La mise en location de millions d’hectares de terre malgaches, sous forme de bail emphytéotique, à des investisseurs, notamment étrangers, comme méthode incontournable et sûre de développer le pays et son agriculture est prônée par les dirigeants malgaches dans le Programme Sectoriel de l’Agriculture, Elevage et Pêche 2016-2020 et dans leurs discours. Des citoyens malgaches et des organisations de la société civile critiquent et condamnent cette conception qui lèse les intérêts majeurs de la nation en qualifiant cette pratique de « vente de la terre des ancêtres, vente de la patrie ». Le Collectif Tany revient sur ce sujet en soulignant que le bail emphytéotique n’est pas une simple location mais accorde des droits spécifiques au preneur, et que du point de vue des traditions malgaches, le bail emphytéotique correspond à un type de vente des terres.

- 08 07 18 - L'Express - Edito - Parvis nu
Les députés TIM annoncent qu’ils mettent fin aux manifestations sur la place du 13-Mai
. « Nous sommes proches de la ligne de départ pour l'élection présidentielle donc nous sentons le besoin de nous préparer », explique le député Mamy Rabenirina. « Nous prévoyons de nous rendre dans nos circonscriptions pour rencontrer la population », précise-t-il. La lutte continue, mais elle a changé de forme, soulignent les députés. « Nous avons invité les manifestants à soutenir les syndicats, mais s'ils ont besoin de nous, nous viendrons », poursuit Mamy Rabenirina. Les manifestants ont été invités à renforcer la grève des enseignants devant le siège du ministère de l’éducation. La décision de mettre un terme aux rassemblements, en dépit de la résistance affichée par Hanitra Razafimanantsoa, a été saluée par le premier ministre. « Je remercie tous ceux et celles qui ont contribué à mettre fin aux manifestations politiques. J'apprécie votre sens de la responsabilité », a-t-il indiqué sur son compte Twitter. « En route pour la paix et l'apaisement ! » a-t-il conclu.

- 01 07 18 - RFI - Madagascar : la légalisation de l'avortement fait l'objet d'un débat
A Madagascar, l'avortement est un crime, puni par le Code pénal. Un code pénal découlant de la période coloniale, hérité lui-même du code napoléonien de 1810. En décembre dernier, il y a bien eu une tentative, au Parlement, de dépénaliser l'avortement thérapeutique. En vain. A l'approche de l'élection présidentielle, l'association Nifin'Akanga – du nom d'une plante abortive très utilisée à Madagascar – qui se bat pour la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), relance le débat. Elle espère inciter les candidats à prendre position sur ce sujet de société.

 

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