<> 29 09 18 - SeFaFi - L'élection présidentielle, un test de maturité démocratique
Le SeFaFi a tenu une conférence de presse pour faire le point sur les affaires nationales. Selon lui,l’élection d’un président ne suffit pas à garantir la bonne marche des affaires étatiques. « Les législatives et les communales constituent même les échéances électorales les plus importantes : elles permettent d’élire les représentants de la population chargés d’élaborer et de voter les lois de la République (législatives), ainsi que les responsables qui fourniront aux citoyens des services administratifs de proximité (communales). Devraient aussi enfin suivre les élections régionales et provinciales. Il est donc crucial de se pencher dès maintenant sur l’organisation de ces scrutins dont les échéances s’approchent à grands pas ». Les parlementaires devraient également donner la priorité à leur tâche de législateurs, même pendant la campagne électorale - y compris le président de l’Assemblée nationale. Car celui-ci, même s’il semble être la seule personnalité que les textes n’obligent pas à démissionner en se portant candidat, aurait dû le faire par souci d’éthique et de parallélisme des formes, poursuit le SeFaFi qui émet aussi ses craintes en soulignant qu’avec 36 candidats en lice, des dérives sont à redouter si le scrutin n’est pas bien encadré. Chaque électeur devrait avoir accès à leurs programmes respectifs dès l’ouverture de la campagne, afin de pouvoir se forger une opinion et affiner son choix sur des bases rationnelles, loin des coups d’éclats et des spectacles divers. L’Observatoire appelle les citoyens à un vote responsable : « osons sanctionner par le vote, ne laissons pas les autres bourrer les urnes en votant à notre place », lance-t-il.

<> 18 09 18 - Collectif Tany - Les communautés locales s'opposent à la construction d'un barrage hydro-électrique
Le projet de barrage hydroélectrique d’Hydelec, filiale du groupe italien Tozzi Green, provoque une levée de boucliers dans les cinq fokontany concernés sur trois communes des districts d’Antsirabe et de Fandriana. Ce barrage de 53 m de haut va provoquer le déplacement de milliers de familles, la disparition de près de 2 000 ha de cultures, la destruction d’établissements scolaires, de centres de santé et d’édifices religieux. La société civile et les Eglises soutiennent les manifestations organisées par la population et dénoncent le manque de concertation de l’initiateur du projet avec les habitants. La situation est tendue depuis l’arrivée en juillet des ouvriers venus procéder à l’étude géophysique. Le Collectif Tany lance un appel au soutien des populations concernées et de leurs défenseurs

- 17 09 18 - Lettre de l'océan Indien - Davaï Davaî - Les Russes fondent sur les ressources

Faisant le pari que Hery Rajaonarimampianina sera présent au 2e tour, les Russes agiraient pour que les « petits » candidats se rallient à lui et intègrent un gouvernement de coalition. Ils auraient par ailleurs eu de nombreux contacts avec le président sortant durant l’été en vue d’introduire des intérêts russes dans de grands projets miniers. De contacts auraient été pris avec une dizaine de « petits » candidats à qui aurait été proposé un financement, parmi lesquels Didier Ratsiraka. Ils avaient été les invités d’un forum économique international qui s’est tenu à Ivato au mois d’août, financé en sous-main par les Russes. Dès le lendemain, ils auraient été sollicités pour signer la déclaration demandant le report de la présidentielle pour accorder un sursis à Hery Rajaonarimampianina et lui laisser plus de temps pour préparer sa candidature. Gilbert Dailly, conseiller du président, aurait facilité la venue début septembre d’une délégation militaire russe en vue de la signature de marchés. Les Russes s’intéresseraient aussi à des blocs pétroliers du canal du Mozambique non encore attribués ou qu’ils souhaiteraient se voir réattribués et feraient pression pour que soit rouvert le dossier des îles Eparses par les candidats. Gilbert Dailly aurait en outre permis le rachat discret par les Russes de la société d’Etat Kraoma. La LOI croit savoir que la Russie s’intéresse au rachat de Toliara Sands en alimentant la campagne de dénigrement du projet. A noter enfin que des jeunes HVM ont bénéficié d’une formation à Moscou dans le courant de l’été.

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13 09 18 - Grain & Collectif Tany - L'expansion de Daewoo dans l'agrobusiness à l'étranger

Il y a dix ans, les journaux du monde entier se faisaient l’écho d’une histoire choquante : une filiale de Daewoo Logistics, Madagascar Future Enterprise Corp., était en train de négocier avec le gouvernement de Madagascar un bail de 99 ans pour 1,3 million d’hectares de terre arable, presque la moitié des terres arables du pays. La société prévoyait de cultiver du maïs et des palmiers à huile dans quatre régions de l’île pour les renvoyer en Corée du Sud où ils serviraient à la production d’aliments pour animaux et de biocarburant. Aujourd’hui on a oublié la faillite de Daewoo Motors en 1999 et l’entreprise sud-coréenne Daewoo, l’un des plus grands conglomérats mondiaux, continue à étendre un empire économique fondé sur l’industrie et le commerce aussi bien que sur les ressources naturelles comme le pétrole et le gaz, les minéraux et l’alimentation. Selon le Collectif Tany, Daewoo s’intéresse toujours aux activités d’agrobusiness à Madagascar. Le fait que la Corée du Sud ait installé une ambassade à Madagascar en juillet 2017 confirme l’intention du gouvernement de relancer ses projets. Un rapport de 2013 soulignait la force des liens qui unissent le groupe Daewoo et le gouvernement sud-coréen. C’est pourquoi le Collectif Tany a écrit une lettre ouverte à l’ambassadeur de Corée à Madagascar, Kim Kwon-il en janvier 2018, demandant ce qu’il en était du projet agricole de 2008 et ce qui a été promis en échange des nombreux « cadeaux » et investissements sud-coréens concernant d’autres projets à Madagascar, dans le secteur des mines, de l’agriculture, de la pêche ou de l’énergie renouvelable.

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  05 09 18 - Communiqué Tany - Craad-O I- MaZoTo - Reprise de l'exploitation aurifère de la société chinoise MLSG à Vohilava
Inquiétude concernant la reprise de l'exploitation aurifère illégale de la société chinoise Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.) à Vohilava (district de Mananjary),
fermée le 30 décembre 2017 par la police des mines. Cette mesure avait été prise après plusieurs épisodes marquées par des manifestations populaires de protestation contre les effets catastrophiques de cette exploitation sur l'environnement, la santé et les moyens d'existence de la population locale. La population proteste contre une reprise constatée toutes les nuits entre le 6 et le 23 août. La reprise a coïncidé avec la venue dans la nuit du 3 août de quatre membres de la police des mines qui a annoncé au fokonolona qu’une autorisation de reprise de l’exploitation avait été accordée et qu’ils avaient pour mission de retirer les scellés sur le matériel. Après vérification, il s’avère que leur mission devait se limiter au contrôle, à la constatation, vérification, évacuation et répression des infractions minières. La population de Vohilava et des autres communautés riveraines ont organisé une manifestation le 25 août pour contester la reprise de ces activités. Une plainte a été adressée aux autorités.

 

 

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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