<>  30 10 20 - RFI - Un rapport épingle de nombreux problèmes dans la gestion des fonds Covid-19
Une dizaine de dossiers de signalements d’actes de malversation liés aux fonds Covid perçus par l’Etat ont d’ores et déjà été transmis au Bianco
. Leur nombre devrait sensiblement s’alourdir ces prochaines semaines. Dans une étude encore confidentielle, réalisée par une coalition d’organisations de la société civile travaillant sur la transparence des fonds alloués pour lutter contre la pandémie, sont listés toute une série de dysfonctionnements, de manquements et d’éléments dérangeants par leur opacité. Le rapport pointe tout d’abord du doigt une donnée connue mais qui étonne toujours : la pléthore d’organisations créées pour coordonner la lutte contre le virus. La plupart des rôles et attributions de ces dispositifs restent flous, sans qu’aucun texte légal ni réglementaire n’ait été rédigé. Ensuite, ce sont ces plus de 716 millions de dollars de dons et prêts qui ont été alloués par les bailleurs à l’Etat pour lutter contre l’épidémie qui questionnent. Les dépenses Covid-19 restent pour la plupart intraçables. Le ministère de l’économie, qui devrait conformément au décret adopté en juillet publier un rapport mensuel sur les détails de l’utilisation de ces fonds, ne s’est jamais acquitté de cette tâche. Portant, face à cette situation des plus opaques, les bailleurs, eux, continuent d’allouer des fonds à l’Etat et de procéder aux décaissements, note RFI. « Nous sommes notés sur notre capacité à décaisser, confie en off l’un de ces grands financeurs. Ce sont des millions de dollars de petits contribuables occidentaux qui partent dans la poche des dirigeants corrompus du pays. Et tout le monde ferme les yeux. A chacun son business et ses propres objectifs. » Cette année, le montant cumulé des sommes dépensées dans le cadre de marchés passés de gré à gré a explosé par rapport aux 3 années précédentes. « Ces procédures sont légales, dans ce contexte d’état d’urgence », explique un représentant de la société civile spécialiste de ces questions. La société civile avait d’ailleurs proposé de lancer des appels d’offres en ligne simplifiés avec des délais raccourcis pour respecter le jeu de la concurrence mais cette recommandation n’a pas été retenue. L’étude rappelle également les pénuries de médicaments et de matériels de protection vécues au plus fort du pic, notamment pour le personnel soignant, alors même que les dons d’équipements affluaient. Dans le même temps, les médicaments prescrits pour soigner le Covid et introuvables dans les hôpitaux connaissaient un boom extraordinaire au marché noir. Enfin, contrairement aux dispositions des textes en vigueur depuis juillet, toutes les instances de contrôle et de lutte contre la corruption pour veiller à la bonne utilisation des fonds, n’ont jamais été mises en place. Une autre enquête de grande envergure devrait démarrer prochainement à l’initiative de Transparency International - Initiative Madagascar.

  <> 23 10 20 - Amnesty International - Communiqué - Il faut que le président Andry Rajoelina tienne sa promesse de décongestionner les prisons

Un an après qu’Andry Rajoelina s’est engagé à décongestionner les prisons, les personnes détenues continuent de souffrir dans des prisons surpeuplées où elles sont jusqu’à trois fois plus nombreuses que la capacité ne le permet. En raison du recours excessif à la détention provisoire, des milliers de personnes languissent dans les prisons malgaches sans avoir été déclarées coupables d’une quelconque infraction. Pour Amnesty, le chef de l’Etat n’a pas tenu ses promesses. Il faut qu’Andry Rajoelina libère immédiatement les personnes en détention provisoire, à commencer par celles qui ne constituent aucunement une menace pour la société, exige l’organisation. Les autres personnes détenues doivent avoir accès à des soins médicaux convenables. Le surpeuplement des prisons comporte de graves risques pour la sécurité et la santé, en particulier dans le contexte de la pandémie de Covid-19.


<>
  13 10 20 - L'oeil de la Maison des journalistes - Madagascar - Etat de la presse : les journalistes en danger
Abus des lois, menaces de mort, corruption et salaires de misère, les journalistes malgaches peinent à faire leur métier dans de bonnes conditions malgré les interventions des ONG. Madagascar dispose d’un large éventail de médias, dont près de 250 stations de radio, une trentaine de chaînes de télévision, une vingtaine de quotidiens, une dizaine de magazines et une dizaine de sites web principaux et journaux en ligne. Mais très peu de malgaches ont accès à la presse. Du a son faible taux d’alphabétisation et à sa précarité peu de malgache peuvent se permettre d’accéder à un journal papier ou télévisé. La radio reste la source d’information la plus accessible.
Au nom de la liberté de la presse et de la liberté d’expression au sens large, la Maison des journalistes - MDJ - accueille et accompagne depuis 2002 des professionnels des médias exilés en France.

- 07 10 20 - Le Monde Afrique - A_Madagascar les avortements clandestins se multiplient depuis le confinement
Deuxième cause de mortalité maternelle après les hémorragies post-accouchement, l’IVG, interdit dans l’île, constitue un problème de santé publique et demeure un tabou. A Madagascar, « les avortements clandestins représentent la deuxième cause de mortalité maternelle après les hémorragies post-accouchement », explique Céline Lesavre, coordinatrice du programme de santé reproductive et sexuelle au sein de Médecins du Monde (MdM). Si les statistiques manquent, ce geste s’est multiplié dans les arrière-salles des cliniques ou des cabinets depuis l’arrivée du coronavirus.

<>  07 10 20 - Communiqué du Craad-OI et du Collectif Tany - M. Raleva et de ses pairs relaxés - Un comité interministériel dépêché sur le site
 
Suite aux interpellations des communautés locales concernées, du Craad-OI, du Collectif Tany et de la Pfnoscm Voifiraisana, un comité interministériel composé de représentants de l’ONE, des ministères des mines, de l’eau et de l’hygiène, de l’aménagement du territoire ainsi que des parlementaires, a été dépêché à Vohilava pour examiner la situation due aux impacts de l’exploitation aurifère de la société M.L.S.G. Les membres du comité ont déclaré avoir constaté plusieurs infractions qui devraient permettre à leur hiérarchie de prendre les décisions conséquentes qui s’imposent.  M. Raleva et ses pairs ont comparu devant le juge d’instruction de Mananjary suite au procès intenté par la société M.L.S.G. après la manifestation des communautés locales. Les organisations de la société civile « saluent les mesures prises par le gouvernement, non seulement pour le contrôle immédiat qui a été effectué par le comité Interministériel, mais également pour la relaxe de M. Raleva, et de ses pairs. Cela témoigne de la volonté de l’Etat d’assurer la protection effective des droits fondamentaux des populations locales et de restaurer un Etat de droit pour assurer une meilleure régulation du secteur extractif », écrivent-elles dans un communiqué.

<>
01 10 20 - Communiqué du Craad - OI et du Collectif Tany - Affaire de l'exploitation aurifère de Vohilava - Nouvelle injustice contre Raleva Les communautés de Vohilava ont de nouveau manifesté pour réclamer la fermeture définitive de l'exploitation aurifère de la société Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.) qui continue à opérer en toute impunité. Suite à cette manifestation, M. Raleva, membre du groupe Justice et Paix et de l'antenne régionale de l'Observatoire Indépendant des droits économiques, sociaux et culturels à Madagascar coordonné par le Craad-OI, ainsi que trois autres membres des communautés concernées, ont de nouveau été convoqués par la gendarmerie. Ils doivent être déférés devant le procureur de la République de Mananjary en raison de leur présence sur les lieux de la manifestation. Le Craad-OI et le Collectif Tany réitèrent leur appel au gouvernement à prendre en considération les demandes légitimes et les droits fondamentaux des communautés de Vohilava; de mettre fin à l’impunité de la société M.L.S.G. en prenant les sanctions qui s’imposent à son égard, et en fermant définitivement son exploitation aurifère, afin de prouver par la prise de mesures concrètes sa volonté de restaurer un Etat de droit qui puisse assurer une meilleure régulation du secteur extractif, de mettre fin à la persécution des défenseurs de l’environnement et des droits humains.

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________