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JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR

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28 février 2022

REVUE DE PRESSE - FEVRIER 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
    Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, enlèvements, albinos
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes, droit de l'enfant
  • Migrations
  • Santé, Covid 19

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Trafic d'or, ressources naturelles, foncier
  • Saison cyclonique
  • Environnement, aménagements
  • Le « kere » dans le , droits d el'enfnat
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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31 janvier 2022

REVUE DE PRESSE - JANVIER 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
    Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, enlèvements, albinos
  • Justice, prisons
  • Procès de l'affaire "Apollo 21"
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Migrations
  • Droits des LGBTQI+
  • Droits de l’enfant, éducation, université
  • Santé, Covid 19

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Trafic d'or, ressources naturelles, foncier
  • Environnement, inteméries, dérèglement climatique
  • Le « kere » dans le Sud
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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L’actualité du mois par le dessinateur Pov

planche

pov 28 01

 

26 janvier 2022

ARTICLES REMARQUES - JANVIER 2022

- 26 01 22 - Le Monde - A Madagascar, la contestation contre la construction du téléphérique d'Antananarivo enfle
Alors que les habitants d’Antananarivo font face à des inondations meurtrières liées à un développement urbain anarchique et au mauvais entretien du réseau d’évacuation des eaux, le projet de construction d’un téléphérique au cœur de la capitale malgache pour un montant de 152 millions d’euros n’en finit pas de soulever les critiques

- 23 01 22 - Marianne - Convoitise - Comment la Chine tisse sa toile et chasse la France de Madagascar
Grande comme une fois et demie la France, en proie à une terrible famine et à l’instabilité politique, dixième pays le plus pauvre au monde, l’île dispose pourtant de grandes richesses naturelles, et d’un emplacement privilégié pour les échanges commerciaux. Des atouts qui attirent bien des convoitises, à commencer par celles de la Chine.

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25 01 22 - Société civile - Points saillants de la loi 2021-016 régissant la propriété foncière privée non titrée

Les organisations de la société civile reviennent sur le contenu de la loi de 2021 régissant la propriété foncière privée non titrée (PPNT) et mettent en avant les principaux griefs qui lui sont opposés. Le texte restreint la possibilité pour les occupants de bénéficier d’une gestion foncière décentralisée. Une durée d’occupation de 15 ans est désormais exigée pour bénéficier des avantages offerts par la PPNT. Ce délai ignore le travail déjà fourni par les occupants concernés. La durée et les différentes causes d’absence d’exploitation temporaire ne sont pas considérées. De nombreux jeunes ne pourront plus demander de certificat foncier. Alors que législations précédentes incitaient à occuper les terrains et à les mettre en valeur, cette nouvelle loi, au contraire, cherche à les empêcher de le faire. Les pauvres n’auront pas les moyens d’acheter à l’Etat les terrains pour devenir propriétaires et de réaliser les très couteuses procédures d’immatriculation. L’Etat aura le pouvoir discrétionnaire d’apprécier l’opportunité de la cession des terres de son domaine privé. La loi permet en outre à l’Etat d’accaparer les parcelles jugées n’avoir pas rempli des conditions de mise en valeur en raison de l’appauvrissement des exploitants, et d’autre part, de favoriser la cession des terrains domaniaux au profit d’une minorité de riches. La notion importante de présomption de propriété disparaît, le droit de propriété n’est plus reconnu sans une preuve sous la forme de certificat foncier. Dans le millier de communes ne disposant pas de guichet foncier, l’immatriculation foncière et l’obtention d’un titre auprès des services fonciers déconcentrés sera la seule possibilité offerte par la loi. Or les différents rapports publiés depuis l’indépendance démontrent que l’administration foncière est saturée et n’est pas capable de procurer un service public satisfaisant. Au lieu de perfectionner la décentralisation de la gestion des services publics sur le foncier, cette loi tend vers la monopolisation et la centralisation de ce pouvoir au bénéfice des plus riches.

- 06 01 22 - La Tribune.fr - L'intérêt croissant de la Chine pour Madagascar
La position géographique de Madagascar, plus encore que son potentiel économique, explique le rapprochement bilatéral initié par Pékin. Si la relation entre la République populaire de Chine et Madagascar est ancienne, elle s'est rapidement développée au cours de ces dernières années, pour des raisons à la fois économiques et stratégiques. Beaucoup d'hommes d'affaires ayant réussi leur implantation, parfois antérieure au XIXe siècle, jouent un rôle essentiel dans la diplomatie informelle et en tant que médiateurs entre les nouveaux entrepreneurs chinois et les autorités. Les entreprises chinoises sont actives et présentes dans tous les secteurs économiques de l'île. L'ensemble de ces activités témoignent de la spécificité des relations entre la Chine et les sociétés des pays en développement : les exportations se concentrent autour de quelques produits, essentiellement des matières premières ; la corruption est quasi structurelle ; et la fourniture d'équipements (des infrastructures aux équipements médicaux) entre dans la relation diplomatie-négoce. Madagascar se trouve à un « carrefour stratégique » et la présence de la Chine dans l'océan Indien nécessite de nombreux relais. Pour Pékin, il est crucial d'être présent dans cette région par laquelle passent les routes maritimes reliant l'Asie orientale au Moyen-Orient et à l'Afrique. Pour Madagascar, pays le plus asiatique de l'Afrique, il s'agit là d'une opportunité. Ici, plus qu'ailleurs, la maritimisation des enjeux économiques a profondément modifié les équilibres géopolitiques, créant et entretenant des risques et menaces transnationales allant du terrorisme à la piraterie, des flux criminels aux atteintes à l'environnement et à la biodiversité. Les relations entre Pékin et Tananarive se complexifient aujourd'hui avec la recomposition des enjeux stratégiques dans l'ensemble du bassin Indien : présence de l'Inde, mais aussi du Japon, de la Corée du Sud, de l'Europe ou encore des États-Unis... Madagascar joue un rôle de pont entre le programme des Nouvelles Routes de la soie et le continent africain. Avec la récente découverte d'un gisement considérable de gaz dans le canal du Mozambique, Madagascar, située à moins de 400 kilomètres du continent africain, pourrait à terme gagner en importance (flux et infrastructures) au niveau régional. Cette découverte constitue une opportunité de développement mais aussi un risque sans précédent. Dans cette interaction régionale, la Grande île se retrouve au centre des préoccupations géostratégiques de cette région du monde. Une réalité qui n'a pas échappé à l'œil de Pékin...

6 janvier 2022

REVUE DE PRESSE - DECEMBRE 2021

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
    Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Procès de l'affaire "Apollo 21"
  • Gouvernance
  • Droits des femmes - Interruption thérapeutique de grossesse
  • Migrations
  • Droits des LGBTQI+
  • Droits de l’enfant, éducation, université
  • Santé, Covid 19
  • Médias, réseaux sociaux

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, foncier
  • Environnement, dérèglement climatique
  • Le « kere » dans le Sud
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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24 décembre 2021

ARTICLES REMARQUES - DECEMBRE 2021

<>doc  21 12 21 - Malagasynews - Valifofo ou mariage forcé dans le Sud - Quand la pauvreét des parents pousse à vendre ses propres enfants
Quatre millions de filles ont été mariées avant leurs 18 ans en Afrique. Des récentes statistiques évoquent même qu’une fille sur trois est victime de ce fléau sur le continent. Le mariage précoce est souvent associé aux traditions qui se perpétuent, mais également à la pauvreté et au manque d'éducation. Madagascar n'est pas épargné même si une loi promulguée en 2007 interdit le mariage des enfants avant 18 ans. La Grande Ile est même classée comme étant un Etat parmi les pays d'Afrique dont le taux de mariage précoce est le plus élevé selon Unicef. Et même si à Madagascar, on dit toujours que personne n’est au- dessus de la loi, le “Valifofo” ou le mariage forcé des enfants est une pratique très courante dans le Sud de l’île, un exemple concret où les mœurs surpassent la loi.

<> 11 12 21 - OSC - La nouvelle loi foncière 2021-016 : appel à l _vigilance des citoyens et des intervenants du secteur foncier
La société civile alerte une nouvelle fois sur les conséquences, selon elle désastreuses, de l’application de la nouvelle loi foncière qui aurait déjà été promulguée par le chef de l’Etat. Ce texte, qui constitue une refonte de loi de 2006, irait dangereusement à l’encontre des droits fonciers des citoyens, notamment des paysans. Il aurait pour conséquence de supprimer la présomption de propriétémarquée par l’incitation et l’autorisation des citoyens à occuper et à mettre en valeur des terrains jusqu’à une superficie de 30 hectares, cette présomption de propriété ayant été confortée par la réforme foncière de 2005 et la loi de 2006, et permis à la majorité de la population qui n’avait pas pu obtenir de document légal de jouir de ses droits fonciers en occupant et en mettant des terrains en valeur. Elle favoriserait l’expulsion et l’expropriation de millions de paysans qui ne possèdent ni titres ni certificats fonciers lorsque leurs terrains sont inclus dans un périmètre minier ou dans une zone de projet déclaré d’intérêt public ; elle anéantirait les efforts entrepris pour la mise en valeur des terres protégées par les lois antérieures, aggraverait la pénurie alimentaire dans toutes les régions, de nombreuses familles risquant de perdre leurs terres. La loi retirerait en outre progressivement les prérogatives et les compétences des collectivités territoriales décentralisées dans la gestion foncière et provoquerait une multitude de conflits fonciers entre les habitants et les futurs occupants auxquels l’Etat aura attribué les propriétés foncières confisquées aux paysans et aux simples citoyens.

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06 12 21 - Ouverture du procès de la tentative présumée de coup d'Etat
Sur le banc des prévenus, 21 personnes, dont cinq généraux et quatre capitaines, un Français, Philippe François et un Franco-malgache, Paul Maillot Rafanoharana, ainsi que leur épouse, poursuivis pour atteinte à la sûreté de l'Etat, association de malfaiteurs et complot en vue d'assassiner le chef de l'Etat. Arrêtés il y a quatre mois, le 20 juillet, les deux hommes sont depuis sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy. Le chef d’escadron de la gendarmerie, Yvon Randriazanakolona, dit Sareraka, chargé de mission à la présidence de la République, qui tenait les rênes du groupement de sécurité et d’intervention spécialisée, serait également compromis dans l’affaire. Il a été placé sous mandat de dépôt à la nouvelle prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika. La tentative supposée de coup d'Etat visait, selon la procureure générale, Berthine Razafiarivony, à « éliminer » et « neutraliser » plusieurs « hautes personnalités politiques », dont Andry Rajoelina. Les deux hommes et leurs épouses démentent toute implication. Paul Rafanoharana, ancien officier de la gendarmerie française et diplômé de l'école militaire de Saint-Cyr, a été brièvement conseiller de l'actuel chef de l'Etat en 2011 alors que ce dernier était à la tête de la HAT. Philippe François, lui aussi ancien saint-cyrien et colonel d’infanterie de marine de l'armée française à la retraite, a notamment opéré au Tchad. Arrivé il y a près de deux ans à Madagascar, il dirigeait une société d'investissement, Tsarafirst, dans laquelle Paul Rafanoharana a été associé. L'avocate du Franco-Malgache et de son épouse, Me Arette Rafanomadio, déplore un « accès difficile » à ses clients et craint « un procès inéquitable. ». Témoignant dans un reportage sur une chaîne française, Me Chan Fah, avocat de Philippe François, a également fait état du non-respect des droits, travaillant pour la défense de son client dans un climat de surveillance.

Lors d'une intervention télévisée le 8 août, le président Rajoelina a lui-même donné des détails sur le projet Apollo 21 - « Apollo » du nom du programme lunaire américain. Selon lui, le projet devait se dérouler en 4 phases : Houston, l'allumage, le décollage et la mise en orbite. Un vaste réseau serait impliqué, 5 millions d'euros auraient été prévus pour l'achat de troupes, de leaders syndicaux et de commandos. Les cibles : le président et cinq ministres. Selon Andry Rajoelina, de hauts politiciens seraient impliqués, dont l’ancien premier ministre de Didier Ratsiraka, le général retraité Victor Ramahatra, et un ancien candidat à la présidentielle. La société pétrolière Madagascar Oil, détenu par Benchmark Group, a, très tôt, été interrogée et son directeur général auditionné. La direction de cette société qui exploite le gisement onshore d'huile lourde de Tsimiroro a reconnu avoir été sollicitée par email par Paul Rafanoharana pour financer le renversement du régime. L'archevêque d'Antananarivo, Odon Razanakolona, a lui aussi été auditionné. L'un des deux principaux accusés, Paul Rafanoharana, s’est présenté comme son conseiller. L'Eglise a nié toute liaison, voire compromission. Le cas du Français Philippe François a suscité la mobilisation de ses camarades de promotion à Saint-Cyr. Selon la procureure, les perquisitions effectuées chez les principaux suspects auraient permis de découvrir une somme équivalente à 200 000 euros, un fusil à pompe calibre 12 avec six cartouches, des appareils numériques et informatiques ainsi que deux véhicules ayant servi au transport des fonds. Aucune autre preuve dans le dossier d’instruction. Dès lors, l’enquête pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » a été rapidement bouclée fin août. Le procès, a été reporté à plusieurs reprises. Les audiences se tiendront sous haute sécurité. L’état-major mixte opérationnel (EMMO) de la région Analamanga prévoit de déployer un important dispositif. Les avocats des prévenus avaient demandé une retransmission du procès en direct, ils n’ont pas obtenu satisfaction.

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04/12 21 - Décès du jésuite Sylvain Urfer, figure influente de la société civile
. Connu des habitants pour son franc-parler et ses prises de position critiques envers la classe dirigeante, le père Sylvain Urfer est décédé à l'âge de 80 ans en France où il était soigné pour un cancer depuis plusieurs mois. « Le curé des pauvres », « l'un des analystes les plus pointus de la société malgache » : les hommages à cette figure emblématique et active au sein de la société civile sont nombreux, écrit RFI. Installé sur la Grande Île depuis 47 ans, ce prêtre français était très engagé dans la vie de son pays d'adoption. Curé pendant 25 ans de la paroisse d'Anosibe, l'un des quartiers les plus pauvres de la capitale, Sylvain Urfer, jésuite, enseignant et auteur prolifique, était réputé pour ses écrits sans concession et son engagement à dénoncer les égarements des dirigeants politiques et la corruption qui gangrène le pays. Des prises de positions qui lui ont valu une expulsion de 2007 à 2009 sous la présidence de Marc Ravalomanana. La façon dont il avait été expulsé avait provoqué la consternation des catholiques. En effet, « Sylvain Urfer avait été emmené à l'aéroport sous escorte policière. Il était passé par la douane séparément des autres passagers, et s'était vu empêcher de prendre congé des amis qui s'étaient rassemblés pour lui dire au revoir », avait narré un média international. « Sa rigueur, ses exigences et son franc-parler n'étaient pas appréciés par tout le monde. Mais il a tenu bon. Il aimait profondément sa patrie d'adoption », témoigne son ami, le politologue Ralison Andriamandranto. « Il s'est battu pour que les gens qui vivaient dans la misère, dans les quartiers de sa paroisse soient considérés par les autorités », poursuit ce membre du SeFaFi, fondé, entre autres, par Sylvain Urfer. « Au sein du SeFaFi, il était l'aiguillon qui n'arrêtait pas de nous interpeller », souligne-t-il. Ses analyses minutieuses et incisives de la société malgache étaient écoutées avec attention, en témoignent les publications de cet Observatoire, qui faisaient très souvent la Une de la presse malgache. Directeur et fondateur en 1989 du centre Foi et Justice, un centre d'études et une maison d'édition qui a publié de nombreux ouvrages en français et en malgache, il avait coordonné dernièrement l'écriture et la publication de l'ouvrage collectif : Histoire de Madagascar : la construction d'une Nation, sorti en décembre 2020.

<> 02 12 21 -
Amnesty international invite à participer à une table ronde virtuelle sur le changement climatique mardi 7 décembre
Le 7 décembre 2021, le bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique australe, en partenariat avec l’organisation Ivorary et le Réseau Climat Océan Indien, organiseront une table ronde pour lancer une exposition photo virtuelle réalisée par Pierrot MEN, photographe malgache de renommée internationale, qui a documenté les effets dévastateurs du changement climatique sur les droits humains des personnes vivant dans le sud de Madagascar, région frappée par la sécheresse.

À cette occasion, Amnesty International présentera également les conclusions de son rapport récemment publié et intitulé : Il sera trop tard pour nous aider quand nous serons morts : L'impact du changement climatique sur les droits humains dans le sud de Madagascar frappé par la sécheresse »

En outre le lancement de l’exposition photo virtuelle, la table ronde, qui se tient avant la Journée internationale des droits de l'homme, commémorée chaque année le 10 décembre, servira de plateforme aux représentants d'organisations et de mouvements locaux et régionaux pour faire entendre leur voix et attirer l'attention sur les effets disproportionnés de la crise climatique sur les droits humains dans les pays en développement. Nous sommes heureux de vous inviter, personnellement ainsi que votre organisation, à participer à l'événement virtuel.

Quand : Mardi 7 décembre 2021 de 14:00 à 15:30 pour l'Afrique centrale, 13:00 à 14:30 pour la France métropolitaine, 15:00 à 16:30 pour Madagascar

Lieu :  Zoom platform. Cliquez ici pour vous inscrire.

Qui :

  • Mandipa MACHACHA, chercheuse à Amnesty International
  • Marie Christina Kolo, fondatrice de l'entreprise sociale Green N Kool, et cofondatrice du Réseau Climat Océan Indien
  • Masego MADZWAMUSE, directrice du programme environnemental à Oak Foundation
  • Eric NJUGUNA, militant pour le climat et militant numérique à Fridays For Future Kenya
  • Vatosoa RAKOTONDRAZAFY, coordinatrice nationale au Madagascar Locally Managed Marine Area Network (MIHARI) et à l’Initiative pour le Développement, la Restauration écologique et l'Innovation (INDRI)

Il y aura un service d’interprétation en anglais et en français.

Plus informations sur le projet climatique de Madagascar : télécharger la boîte à outil : Madagascar - Nous voulons la justice climatique

Pour soutenir le travail du Réseau Climat Océan Indien auprès des communautés au Sud de Madagascar : cliquez ici

<>   03 12 21 - TV5 Monde - Madagascar - Le réchauffement climatique est-il vraiment à l'origine de la famine dans le Sud ?
Selon le Programme alimentaire Mondial, la famine liée à la grave sècheresse qui frappe le Grand Sud de Madagascar serait due au réchauffement climatique. Une affirmation reprise notamment par les autorités malgaches mais qui est aujourd'hui battue en brèche par une étude scientifique d'experts des événements climatiques extrêmes.Le débat est lancé...

<>  02 12 21 - AFP - Le réchauffement pas responsable de la famine à Madagascar
Contrairement aux déclarations de l'ONU, le réchauffement climatique n'a joué qu'un rôle minime dans la famine qui frappe le Sud de Madagascar, estime une étude publiée jeudi 2 décembre, qui met en cause la pauvreté et la variabilité naturelle du climat.

 

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
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30 novembre 2021

REVUE DE PRESSE - NOVEMBRE 2021

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
    Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes - Interruption thérapeutique de grossesse
  • Migrations
  • Droits de l’enfant, éducation, université
  • Santé, Covid 19
  • Médias, réseaux sociaux

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, foncier
  • Environnement, COP26, dérègment climatique,
  • Le « kere » dans le Sud
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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L'actualité du mois vue par les dessinateurs de presse

Planche

26 novembre 2021

ARTICLES REMARQUES - NOVEMBRE 2021

 <>  26 11 21 - Amnesty International - Les autorités doivent abandonner les poursuites contre le lanceur d'alerte Ravo Ramasomanana
Déclaration publique jointe de 15 organisations de la société civile, dont Amnesty International et Transparency International, au vu du cas de Ravo Ramasomanana dont le procès est prévu le 29 novembre.
Les signataires indiquent notamment : « Dans l’exercice du droit d’informer et d’être informé et du droit des citoyens à la vérité, les lanceurs d’alerte jouent un rôle crucial. Ils sont indispensables pour susciter un débat éclairé au sein de l’opinion publique, ils sont cruciaux dans l’ouverture d’une investigation journalistique et nécessaires pour interpeller les décideurs. Les lanceurs d’alerte sont un maillon essentiel pour la promotion des droits humains, l’état de droit, l’exercice de la transparence, de l'obligation de rendre des comptes, de la lutte contre la corruption et de la justice sociale. Or, la situation des lanceurs d’alerte de Madagascar demeure extrêmement dangereuse. Rendus vulnérables, exposés à des représailles et des pressions multiples avec des impacts psychologiques tant sur leurs personnes que sur leurs proches, les lanceurs d’alerte font face à une vague d’intimidation et risquent souvent une procédure abusive en diffamation. »

- 18 11 21 - The conversation - L'intérêt_croissant de la Chine pour Madagascar
Si la relation entre la République populaire de Chine et Madagascar est ancienne, elle s’est rapidement développée au cours de ces dernières années, pour des raisons à la fois économiques et stratégiques


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16/11/21 - Ravo Ramasomanana a comparu devant le tribunal correctionnel d’Antananarivo pour « atteinte à la sécurité publique, provocation à la haine envers le gouvernement et incitation à enfreindre les lois du pays ». Une audience très suivie par la presse et par les organisations de défense des droits de l’homme. « Avez-vous vérifié la véracité des dires de mon client ? », demande durant sa plaidoirie Me Rafidison, l’avocat de Ravo Ramasomanana, au représentant de l’État, partie civile dans l’affaire. « Non, pas encore, reconnait ce dernier, mais nous allons le faire. » L’audience aura duré à peine 30 minutes. Suffisamment, cependant, pour que l’avocat de l’accusé rappelle au juge que son client a lui aussi porté plainte auprès du Pôle anticorruption pour faux, usages de faux et détournement de deniers publics au sein du ministère de la santé. À l’issue de l’audience, face à la presse, l’avocat a ouvertement regretté l’absence de disposition légale pour protéger les lanceurs d’alerte comme son client : « Si quelqu’un vous dit qu’un voleur est entré chez vous, contre qui allez-vous porter plainte ? Contre le voleur ou contre celui qui dénonce ? Au lieu d’aider mon client pour faire en sorte que justice soit faite, l’Etat le poursuit au pénal, en réponse aux informations révélées … Cela signifie qu’à Madagascar on ne peut pas dire pour le moment qu’on est libre dans ses paroles. » Devant le tribunal Ravo Ramasomanana raconte au micro de RFI comment tout est arrivé : « En avril dernier, j’étais très malade du Covid. J’étais face à la mort ; ça a été le déclic, ce qui m’a poussé à dénoncer les magouilles dont j’étais témoin depuis des mois. Je devais partager ça et pas l’emmener avec moi dans mon tombeau, c’est ça qui m’a donné le courage de faire la vidéo. » Les preuves de ce qu’il a dénoncé, il les a soigneusement archivées. Elles ont été transmises au Pôle anticorruption, et ajoutées à son dossier. « Si c’était à refaire, je le referais », dit-il. Son avocat a plaidé la relaxe, il espère être blanchi et pouvoir servir d’exemple : « Comme ça, ça donnera du courage à d’autres fonctionnaires qui sont victimes de pressions de leur supérieur pour frauder, dans tout ce qui est falsifications et magouilles. Ça poussera aussi à dénoncer les malhonnêtetés au niveau de l’administration. » Le verdict devrait être rendu le 29 novembre.

Madagascar: un lanceur d'alerte du ministère de la Santé devant la justice

En avril 2021 à Madagascar, un agent du ministère de la Santé dénonce dans une vidéo, largement reprise sur les réseaux sociaux, des détournements de fonds et des faits de corruption au sein de son ministère. Dans les jours qui suivent, le trentenaire est convoqué par la gendarmerie pour " diffamation et cybercriminalité ".

https://www.rfi.fr

14 11 21 - Communiqué des OSC sur la protection des lanceurs d'alerte
Dans un communiqué, de nombreuses organisations de la société civile apportent leur soutien au dénonciateur Ramasomanana Ravo Nambinina et exhortent les autorités à cesser de s’acharner sur les lanceurs d’alerte. Elles déclarent notamment : « Nous sommes préoccupés par cette situation qui est loin d’être un cas isolé après les affaires de Raleva; Razafindremaka Thomas, Razafimalala Clovis et bien d’autres. Y-a-t ’il besoin de rappeler que ces lanceurs d’alerte, défenseurs des droits de l’homme, contribuent grandement à la lutte contre la corruption et la mise en place d’une justice réelle dans le pays en ouvrant une voie pour la découverte des vrais coupables de corruption et détournements de deniers publics ? Nous appelons les autorités publiques à cesser d’utiliser la justice et le système pénal, pour réduire au silence les lanceurs d’alerte. (…) Nous revendiquons également l’étude et adoption de l’avant-projet de loi déposé par la HCCDED sur la protection des défenseurs de droits de l’homme qui tarde à être déposé au niveau du Parlement bien qu’il ait été présenté deux fois cette année au niveau du ministère de la justice. Il faut rappeler qu’au troisième cycle de l’Examen Périodique Universel (2017-2022), que le pays s’est engagé et a déjà affirmé ‘qu’un projet de loi portant sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme était alors en cours d’étude’. L’adoption de cette loi sur la protection des lanceurs d’alerte est à la fois une obligation et une nécessité, devant figurer dans les priorités du pouvoir actuel, pour confirmer sa volonté déclarée de lutter effectivement contre la corruption. »

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13 11 21 - Amnesty International intervient en faveur du lanceur d’alerte Ravo Ramasomanana, ancien employé du ministère de la santé
. Le procès, fixé au 27 septembre, a été reporté au 15 novembre par le procureur général qui n’avait pas encore déposé ses charges. Ravo Ramasomanana risque d'être emprisonné pour avoir simplement exercé son droit à la liberté d'expression après avoir mis en lumière des irrégularités financières présumées dont il a été témoin pendant son séjour au ministère de la santé. Le 15 avril, il avait publié sur les médias sociaux ce qui est devenu une vidéo largement diffusée, révélant des informations relatives à des appels d'offres prétendument truqués, à des emplois fictifs, à des contrats de gré à gré non autorisés par la loi, à la falsification, à l'utilisation de faux lors de l'attribution de marchés publics et au détournement d’environ 11,7 millions de dollars au sein du ministère. Il a été accusé de menace à l'ordre et à la sécurité publics et d'incitation à l'agitation politique et à la haine en vertu d’une loi du 12 juin 1984. L'utilisation de texte est abusive et ne devrait pas être employée comme un outil répressif pour faire taire les voix critiques, dénonce Amnesty, qui demande qu’une enquête rapide, approfondie, efficace et transparente soit menée sur ces allégations au lieu de poursuivre Ravo Ramasomanana en justice. S'il est reconnu coupable, il risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement, simplement pour avoir exercé ses droits fondamentaux. Les défenseurs des droits humains sont invités à écrire au ministre de la justice.

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  04 11 21 - Collectif Tany - La loi 2021_016 sur les propriétés privées foncières non titrées ne devrait pas être promulguée
Pour le Collectif, la loi génère un retour de plus de 15 ans en arrière
. Elle ne protège plus les droits des paysans et considère les terres sans document légal comme appartenant à l'Etat. Cela revient à une confiscation de ces terrains par l’Etat, qui en fera profiter qui il voudra, pour les besoins de divers projets déclarés d’utilité publique. Il y aura des pertes des emplois agricoles familiaux, au profit d’entreprises de l’agri-business misant principalement sur l'exportation de leurs productions. L’Etat est sans conteste le principal bénéficiaire de cette loi car il récupèrera de vastes surfaces de terres, qu’il mettra en location ou en vente. Les investisseurs dans tous les secteurs à emprise foncière ne peuvent que se réjouir aussi du vote de cette loi qui prépare surement une vague d’accaparement massif de terres. Elle entraînera certainement une baisse grave de la production vivrière à cause de l’expulsion d’un grand nombre de paysans de leurs terres. Les importateurs de riz seront gagnants. La subvention par l’Etat du riz importé revient en fait à subventionner les paysans d’autres pays pour les aider à exporter vers Madagascar. L’Etat et les contribuables malgaches enrichissent ainsi les producteurs d’autres pays.

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04 11 21  - Exigez la justice climatique pour Madagascar !
Le peuple malgache doit être protégé des effets désastreux de la sécheresse et du changement climatique. Envoyez dès maintenant un courriel aux dirigeants du monde entier et au président malgache pour qu'ils prennent des mesures immédiates afin de remplir leurs obligations en matière de droits humains et de protéger le peuple malgache contre les injustices profondes engendrées par la crise climatique mondiale.

Madagascar est l'un des pays les plus vulnérables au climat dans le monde. La région sud du pays, connue localement sous le nom de Grand Sud, connaît la pire sécheresse de son histoire. Plus d'un million de personnes sont au bord de la famine et des milliers d'autres sont déjà confrontées à des conditions catastrophiques proches de la famine. La sécheresse a eu un impact désastreux sur la région, la malnutrition augmente, et l'accès à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène devient plus précaire.
La situation dans le sud de Madagascar rappelle que le changement climatique est déjà à l'origine de grandes souffrances, y compris de décès, et illustre les injustices profondément enracinées que la crise climatique entraîne à l'échelle mondiale. Les Malgaches ont été privés de la jouissance de leurs droits humains les plus fondamentaux, notamment le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à une alimentation adéquate et le droit à l'eau et à l'assainissement.
Le changement climatique devant aggraver la gravité et l'occurrence des sécheresses dans le sud de Madagascar, il est urgent que la communauté internationale réponde à l'urgence actuelle.
Joignez-vous au peuple malgache pour demander aux dirigeants du monde, en particulier ceux des pays les plus responsables de la crise climatique, et au gouvernement de Madagascar de prendre des mesures immédiates pour remplir leurs obligations en matière de droits humains et protéger la population de Madagascar des effets désastreux de la sécheresse et du changement climatique.

Lien pour envoi du courriel : https://www.amnesty.org/en/petition/demand-climate-justice-for-madagascar/

03 11 21 - Collectif Tany - Les deux manifestants de Tolagnaro ont obtenu une liberté provisoire mais ont subi des violations de leurs droits
Pendant la journée du 1er novembre, les autorités ont profité de l’absence des deux porte-paroles maintenus à la gendarmerie pour inciter les manifestants à négocier un accord entre le gouverneur, les représentants de QMM et les représentants des communautés. Le gouverneur et QMM se sont engagés à regarder de près la situation des communautés et leurs compensations et ont exigé la levée du barrage et l’arrêt des manifestations. Le matin du 2 novembre, les deux détenus devaient être présentés au parquet. Les responsables leur ont fait effectuer le trajet entre la gendarmerie et le tribunal dans une des rues les plus fréquentées de la ville, à pied, menottés ensemble et encadrés par des gendarmes comme des criminels. Appareils photos et smartphones ont été saisis par les forces de l’ordre. Les prévenus ont obtenu une liberté provisoire et une prochaine audience est prévue pour fin novembre. Le médecin proposé par la famille n’a pas reçu l’autorisation d’effectuer le constat relatif aux traces de coup sur l’un des détenus, qui n’a pas non plus été emmené à l’hôpital pour le constat et la contre-expertise.

<> 02 11 21 - COP 26 - Marie-Christina Kolo jeune militante écologiste malgache interviewée par France Inter.
Cela fait trois ans que le sud de Madagascar connait une sécheresse continue, mais depuis quelques mois la région connait la plus grande sécheresse en quarante ans. Le récent rapport d’Amnesty International et l’ONU, affirment que la famine est causée par le réchauffement climatique qui vient aggraver la sécheresse. Marie-Christina Kolo, jeune militante écologiste malgache, en direct de Glasgow. Elle se bat depuis des années pour l’environnement et le droit des femmes, deux combats intimement liés selon elle. Elle a créé en 2016 l’association Green N Kool.
https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-du-mardi-02-novembre-2021?fbclid=IwAR3Ikrmlh6mocZHBsyyTzGvZtZvNAgQXAcn9JEUfMXKNNdgKHSc0YNmDbxk

<> 02 11 21 - Lettre ouverte des organistions paysannes sur la loi de juin 2021 sur la propriété foncière non titrée
Suite_1

Suite_2
Six organisations paysannes malgaches adressent une lettre ouverte au chef de l’Etat pour lui demander de ne pas promulguer la loi adoptée en juin 2021 et validée par la HCC portant sur les propriétés privées foncières non titrées (PPNT).
Ce statut de terrains avait été mis en place en 2006. Il reconnaissait une présomption de propriété pour les occupants qui ont vécu sur ces terrains et les ont mis en valeur depuis plusieurs années, selon le droit coutumier. Les certificats fonciers délivrés au niveau des communes par les guichets fonciers confirmaient ce droit de propriété. Pour les organisations paysannes, la nouvelle loi viole les droits des paysans et de la majorité des citoyens et plusieurs de ses articles ne sont pas conformes à la Constitution. Tous les terrains mis en valeur après 2006 ne sont plus reconnus comme des PPNT. Seuls les terrains mis en valeur avant 2006 ou après 2006 et dont la mise en valeur a duré plus de 15 ans peuvent faire l’objet d’une demande de certificat foncier. Une PPNT non munie d’un certificat foncier peut être retirée à son propriétaire sans indemnisation. Des centaines de milliers, voire des millions de familles sont concernées par ces remises en cause, sources d’aggravation de la pauvreté. La nouvelle loi risque de multiplier les conflits au niveau local.

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  02 11 21 - Collectif Tany - Deux manifestants arrêtés à Tolagnaro - Fort Dauphin
Le Collectif Tany dénonce l’arrestation de deux militants de la cause des communautés impactée par les activités de QMM à Tolagnaro
. Le 30 octobre, des communautés de pêcheurs des villages riverains du site minier de Rio Tinto QMM sont venues encore une fois défendre leurs droits et moyens de subsistance et réclamer des actions concrètes de compensation face à la dégradation de leurs conditions de vie. Les forces de l’ordre ont tenté de disperser les manifestants. Il y aurait eu 4 blessés. Deux porte-paroles des communautés ont été arrêtés. Les membres de leur famille n’ont pas été autorisés à les voir. Ils ont mandaté un avocat qui a constaté des traces de coups et des blessures sur l’un des deux prévenus. Les gendarmes ont refusé de faire entrer le médecin emmené par la famille et ont fait venir un autre médecin. La famille demande que soit effectuée une contre-expertise à l’hôpital. Les détenus militent depuis de longues années en faveur des communautés impactées par les opérations de la compagnie

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
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31 octobre 2021

REVUE DE PRESSE - OCTOBRE 2021

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
    Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes - Interruption thérapeutique de grossesse
  • Droits de l’enfant, éducation, université
  • Santé
  • Médias, réseaux sociaux

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles
  • Environnement, aménagements, foncier
  • Le « kere » dans le Sud - Famine, dérèglement climatique
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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L'actualité du mois vue par les dessinateurs de presse

planche

30 octobre 2021

ARTICLES REMARQUES - OCTOBRE 2021

<> 30 10 21 - Tribune Afrique - Vahinala Raharinirina - Il y a un arrère fond d'injustice climatique qui s'installe de manière dangereuse
Madagascar est frappée par une sécheresse dévastatrice qui menace de plonger près de 1.5 million de personnes dans la famine, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). A la veille de la COP26, Vahinala Raharinirina, la ministre de l'Environnement et du Développement durable revient, pour La Tribune Afrique, sur la stratégie intégrée actuellement mise en place par les autorités malagasy.

<> doc
- 27 10 21 - Amnesty International - Changement climatique - La population malgache paye le prix
Dans une nouvelle enquête sur Madagascar, Amnesty International décrit ce que la population su Sud est en train de vivre
. Famine, souffrances, morts ; les conséquences du dérèglement climatique est déjà une réalité pour le pays. La crise climatique mondiale a aggravé la sécheresse dévastatrice qui touche le sud de Madagascar et a amené près d’un million de personnes au bord de la famine. Le pays se trouve en première ligne de la crise climatique. Un million de personnes sont confrontées à une sécheresse d’une ampleur catastrophique.  Et, cette situation n’est pas prête de s’améliorer. Les projections concernant le dérèglement climatique indiquent que les sécheresses vont s’aggraver et qu’elles vont affecter de façon disproportionnée les populations des pays en développement. Face à cela, Madagascar fait partie des pays les plus vulnérables.
Amnesty conclut son enquête par quelques demandes à la communauté internationale La communauté internationale doit immédiatement apporter à la population de Madagascar touchée par la sécheresse une aide humanitaire accrue et des fonds supplémentaires pour les pertes et préjudices subis. Ensuite, les pays qui ont le plus contribué au changement climatique et ceux qui ont le plus de ressources disponibles doivent également fournir une aide financière et technique supplémentaire pour aider les personnes à Madagascar à mieux s’adapter aux conséquences du changement climatique, notamment aux épisodes de sécheresse de plus en plus longs et intenses. À l’approche de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques COP 26 qui commence cette semaine, L’organisation appelle tous les pays à s’engager en faveur d’objectifs de réduction des émissions à la fois ambitieux et respectueux des droits humains, afin de maintenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 1,5°C ; à s’engager à abandonner rapidement les énergies fossiles, au lieu de compter sur des mesures de compensation qui retardent l’action pour le climat et risquent d’avoir des conséquences néfastes pour les droits fondamentaux ; à mettre en place un mécanisme mondial pour soutenir les personnes dont les droits ont été affectés, les États riches en assurant le coût via un financement nouveau, additionnel et non assujetti à un remboursement ; à garantir le droit à l’information et à la participation concernant les prises de décisions liées au climat pour les personnes affectées à tous les niveaux.
Rapport résumé en français : https://www.amnesty.org/fr/documents/afr35/4874/2021/fr/
Rapport complet en anglais :
https://amnestyfr.cdn.prismic.io/amnestyfr/89060258-0857-44e2-abcf-bb21645292a0_MadagascarDroughtClimateChangeReportFinal.pdf

<>  19 10 21 - Craad- OI, Pfnoscm et Tany - La loi sur les investissements 2007-036 revient
La loi sur les investissements de 2007 de nouveau dans l’objectif des dirigeants ? Risque élevé d’accaparement massif de terres selon le Craad-OI, la Pfnoscm et le Collectif Tany. A Madagascar, beaucoup de citoyens vivent encore dans l’angoisse et l’attente de la suite que donneront la Haute Cour Constitutionnelle et le Président de la République à la refonte de la loi sur les propriétés privées foncières non titrées (PPN), adoptée par les députés dans des conditions douteuses le 30 juin 2021, bien que très défavorable à la majorité des citoyens. Un document daté de juillet 2021 nous apprend qu’une nouvelle version de la loi sur les investissements, autorisant les sociétés à capitaux majoritairement étrangers à acheter des terrains à Madagascar, serait en cours de finalisation. Dans le contexte actuel de recherche frénétique d’investisseurs pour la réalisation des grands projets et velirano (engagements) du Président de la République, l’examen de cette loi sur les investissements suscite plusieurs réflexions développées dans le communiqué des deux organisations.

<> 13 10 21 - SeFaFi - 5ème refonte du code du travail : pour quelle effectivité ?
Le ministère du travail a lancé le processus en septembre 2020. Les travaux des parties prenantes, dont ceux du CNT (Conseil national du travail) ont repris en juillet 2021, pour faire adopter un projet de code renouvelé lors de la session du Parlement, ce mois d’octobre. Cette refonte est-elle pertinente ? A-t-on bien cerné la problématique actuelle de la réglementation du travail à Madagascar ? Est-ce le moment opportun de procéder à cette refonte ? A-t-on mis en place la meilleure organisation pour le pilotage du processus ? Utilise-t-on la bonne approche et les bonnes méthodes : tous les acteurs et les parties prenantes concernés ont-ils été informés et mobilisés convenablement ? ; a-t-on tiré les bonnes leçons du passé ? ; a-t-on bien inventorié, analysé et évalué ce qui a été commencé et réalisé ? ; a-t-on bien explicité les bases idéologiques, la vision et les objectifs de la refonte et ont-ils été suffisamment débattus ? ; quelles évolutions sociétales et /ou institutionnelles veut-on promouvoir à travers ce processus ? ; et quelles mesures compte-t-on prendre pour s’assurer de la qualité d’une réglementation renouvelée du travail ? Autant de question auxquelles le SeFaFi tente d’apporter son éclairage.

- 06 10 21 - « Des usines à trolls s'invitent avec Facebook dans l'arène politique », révèle une enquête de France 24
Les plus hautes autorités du pays sont accusées de financer des équipes pour créer de faux profils sur Facebook qui diffusent massivement des informations partielles, partiales ou mensongères à des fins de propagande politique. De fausses identités qui lancent des polémiques, vantent les mérites du président Andry Rajoelina, critiquent, commentent, insultent ou mènent de véritables campagnes de dénigrement contre des journalistes ou des opposants. La ministre de la communication dément être à l’origine de ces opérations.
Vidéo :  https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/focus/20211005-madagascar-des-usines-%C3%A0-trolls-s-invitent-avec-facebook-dans-l-ar%C3%A8ne-politique#_=

- 05 10 21 - _Orange.mg - La population malgache doublera d'ici 2043
Au milieu de l’année 2021, Madagascar compte 28 millions d’habitants, soit environ 2,5 millions d’individus de plus qu’en 2018, année du recensement indique l’Instat. A ce rythme, la population doublera vers la fin de l’année 2043 pour atteindre 51,5 millions d’individus, et atteindra la barre de 60 millions à l’horizon 2050, soit une densité d’un peu plus de 100 habitants au km2 contre 43,4 hab./km2 en 2018. Le taux d’accroissement annuel moyen de la population est de 3,02 % en 2021. Entre 2019 et 2024, ce taux est resté au-dessus de 3,0 % – taux parmi les plus élevé au monde soit : 856 296 individus supplémentaires par an. A partir de 2025, et sous l’hypothèse de la mise en œuvre d’une politique rigoureuse en matière de contraception, ce taux commencera à se situer significativement en dessous de 3 % : pour une valeur moyenne de 2,51 % sur la période 2025-2050, soit 1,1 million d’individus en plus par an. Cette année, la proportion d’individus âgés de plus de 15 ans est de 58,1 %. A noter qu’Analamanga reste la région la plus peuplée et que c’est la population de l’Androy qui s’accroit le plus vite. Les taux d’accroissement les plus élevés se trouvent dans trois régions du Sud victimes du kere : Ihorombe (4,01 %), Melaky (3,76 %) et Androy (3,64 %)

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
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30 septembre 2021

REVUE DE PRESSE - SEPTEMBRE 2021

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
    Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes, travailleuses expatriées
  • Droits de l’enfant, éducation, université
  • Santé
        - Lutte contre le coronavirus
  • Médias

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles
  • Environnement, aménagement
  • Le « kere » dans le Sud - Famine, dérèglement climatique
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR
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