Canalblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR

Publicité
30 juillet 2022

ARTICLES REMARQUES - JUILLET 2022

296477614_2530905770380191_5906743807085063215_n

296206806_2530905743713527_3507734655805544714_n



<>
22 07 22 - Le Monde - Madagascar : Andry Rajoelina, le maître des désillusions
A dix-huit mois de la fin de son mandat, le président continue de faire des promesses tous azimuts alors que la Grande Ile s’enfonce un peu plus dans la misère.

<>
13 07 22 - Collectif Tany - La Belgique complice de l'accaparement des terres à Madagascar ?

L’étude d’Entraide et Fraternité a été réalisée par Mamy Rakotondrainibe du Collectif Tany sur le cas Tozzi Green à Madagascar. Elle met en évidence l’implication de l’État belge via BIO, sa banque de développement, qui finance la multinationale avec de l’argent public. Le résumé de cette étude a été présenté lors de la conférence-débat organisée par Entraide et Fraternité le 25 mars 2022 à Bruxelles dans le cadre de sa campagne de carême intitulée « Pas d’accaparement de terre avec notre argent ! » Cette étude a également été utilisée dans le cadre de l’audition du directeur de BIO à la Chambre des représentants belge. Pour visionner cette audition, cliquer sur ce lien : https://www.lachambre.be/media/index.html?language=fr&sid=55U3082
A partir de 3h13 min, les réponses du directeur de BIO sur le cas Tozzi Green.

<> 10 07 22 - Remède anti-Covid à Madagascar - Une expression du panafricanisme sanitaire
Le 21 juillet 2021, les médias rapportaient que l’actuel président de Madagascar, Andry Rajoelina, avait survécu à une tentative d’assassinat. C’est moins le contexte particulier de l’histoire politique et militaire malgache qui a retenu l’attention que le rôle joué par Rajoelina dans la lutte anti-Covid en Afrique. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes expliquent que c’est du fait de son action contre la pandémie que Rajoelina a failli être victime d’un sort tragique, comme l’ont été avant lui de nombreux présidents africains et afro-descendants. Voilà qui témoigne de l’image de l’île auprès de nombreux Africains : celle d’un pays qui a su résister à la pandémie par ses propres moyens, sans se plier aux injonctions occidentales.

<>
07 07 22 - Tribune - Edito - Ndimby A - Refuser la tentation de la crise
Si un artiste-peintre pouvait décrire Madagascar aujourd’hui, on y trouverait entre autres : grèves, invasion de criquets, famine, banditisme hors de contrôle, délestages d’électricité, coupures d’eau, inflation généralisée, corruption, décisions de justice injustes…. A ceci s’ajoutent tous les scandales qui ont émaillé les trois premières années du mandat présidentiel. Les dizaines de kilos d’or qui passent les frontières ou s’évaporent des coffres-forts ; l’euthanasie d’Air Madagascar à cause de l’incompétence et de la voracité ; les diverses affaires (bonbons sucettes, paniers garnis, écrans plats) ; le comportement de certains ministres et de leurs proches qui désacralisent l’honorabilité de fonctions censées être réservées aux "meilleurs d’entre nous." Il y a aussi des actes qui ont détourné du régime même ceux qui étaient disposés à lui accorder le bénéfice du doute, voire un cautionnement initial béat : les manigances de prestidigitateur pour tenter de faire du CVO ce qu’il n’était pas, y compris à l’échelle africaine ; les polémiques autour des projets présidentiels tels que Tanamasoandro et le téléphérique ; et surtout la construction illégitime et sacrilège du Colisée dans l’enceinte du Rova d’Antananarivo. En un mot comme en mille : le werawera ne suffit pas quand il est confronté à la réalité des faits. (…) Dans cette atmosphère délétère, certains opposants pourraient avoir des velléités de capitaliser cette vague croissante de contestation et provoquer une crise politique. (…)  On sait toutefois quelles sont les conséquences de comportements de voyous politiques tels que coups d’État ou crise politiques. Jusqu’à aujourd’hui, nous payons les conséquences des crises de 2009 et de 2002 sur tous les plans (politiques, économiques et civiques). (…) Il est primordial de souligner que dans son état actuel, le pays ne peut se permettre un nouvel acte immature qui ne considérerait que l’effet immédiat sans se préoccuper des conséquences futures. (…) Toutes les forces vives de la nation (institutions, classe politique, raiamandreny, milieu économique, société civile, monde universitaire, Églises etc.) doivent donc s’unir pour agir et refuser la nouvelle crise qui pend à notre nez, et pour laquelle plusieurs s’activent. En d’autres termes, exiger du pouvoir et de l’opposition le respect du calendrier électoral et un processus menant à l’organisation d’élections sereines et propres en 2023. (…) Il ne s’agit pas de sauver le soldat Rajoelina, dont le sort ne nous préoccupe pas vraiment, mais de sauver la République et lui éviter de tomber encore plus bas.

 

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

Publicité
27 juin 2022

REVUE DE PRESSE - JUIN 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Migrations
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Droit de l'enfant
  • Education, université
  • Santé, Covid 19
  • Médias, liberté d’expression, lanceurs d’alerte

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, environnement
  • Foncier, agri-business, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

>> Télécharger la revue de presse  pdf, 27 pages

 

 

25 juin 2022

ARTICLES REMARQUES - JUIN 2022

<> 25 06 22 - L'Express - Vanf - 1960-2022 et alors ?
Ce ne sont pas ces «podiums» bas de gamme, un peu partout, qui feront oublier la dégringolade de Madagascar dans les abysses de tous les classements, à ce point concordants qu’il est inutile d’en nier la réalité. Et, plutôt que de décibels tonitruants d’animation intellectuelle et culturelle en mode nivellement par le bas, le pays aurait surtout besoin d’une redécouverte historique pour s’essayer à un sursaut moral : que furent les années 1946-1959 et comment en sommes-nous arrivés là ?

<> 23 06 22 - Tribune - Edito - Ndimby A - 26_juin, célébration de la dépendance ?
A quelques jours de la célébration du retour à l’indépendance, on pourra une fois de plus se demander ce que l’on fête vraiment. Qu’est-ce qui est prétexte aux festivités habituelles que sont défilé militaire, podium, lampions, pétards, festins familiaux et banquet étatique. Le paysage général ne rend pas évident cette indépendance que l’on s’apprête à célébrer.

13 06 22 - Justice doit être faite pour les lanceurs d’alerte et les militants engagés pour la cause des droits humains et la préservation de l’environnement

La persécution et les agressions à l’encontre des militants des droits humains et de la protection de l’environnement ont atteint leur paroxysme la semaine dernière, avec l’assassinat prémédité et sauvagement exécuté de M. Henri Rakotoarisoa en raison de sa lutte de longue date en faveur de la protection du patrimoine forestier de sa région.  Nous saluons son dévouement et son engagement exemplaire, et renouvelons nos sincères condoléances à sa famille et à la communauté des militants pour la préservation des ressources naturelles de notre pays.

Ce meurtre s’ajoute à la liste des poursuites et de la persécution sous diverses formes à l’encontre des militants engagés dans la protection du patrimoine naturel de Madagascar et la défense des droits humains. Il fait suite à l’arrestation de Mr. Jeannot Randriamanana, membre de l’antenne régionale de l’Observatoire Indépendant des Droits Economiques, Sociaux et Culturels de Mananjary (OIDESCM) coordonné par le CRAAD-OI, qui a ensuite été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir simplement exercé son droit à la liberté d'expression, après avoir mis en lumière des problèmes évidents portant atteinte aux droits des enfants, et pour avoir rempli son devoir civique de dénoncer les graves irrégularités dont il a été témoin dans la distribution de l’aide alimentaire destinée aux victimes du désastre causé par le cyclone Batsirai. Ayant été remis en liberté provisoire depuis le 10 mai 2022, Jeannot Randriamanana doit comparaître devant la Cour d’Appel de Fianarantsoa ce 14 juin 2022.

Les signataires de ce communiqué prennent acte de la volonté exprimée par les autorités d’établir la vérité et de prendre des sanctions sévères à l’égard des responsables du meurtre de M. Henri Rakotoarisoa. Nous espérons que M. Jeannot Randriamanana aura droit également à un procès en appel juste et équitable, et que les autorités judiciaires s’attacheront désormais à sanctionner les responsables des injustices et des délits qu’il a dénoncés.

Les signataires du présent Communiqué réitèrent encore une fois leur appel au Ministère de la Justice et aux autorités compétentes à :

  • ordonner la mise en liberté immédiate et sans condition de ce lanceur d’alerte qui a été incarcéré sur la base d’accusations forgées de toute pièce ;
  • ·respecter ses droits à la liberté d’expression en tant que défenseur des droits humains ;
  • ·arrêter la persécution des défenseurs de l’environnement et des droits humains comme cela a été le cas pour M. Raleva, M. Clovis RAZAFIMALALA, ainsi que pour tant d’autres ;
  • ·adopter d’urgence le projet de loi pour la protection des défenseurs des droits humains et les lanceurs d’alerte.

Centre de Recherches et d’Appui pour les Alternatives de Développement - Océan Indien (CRAAD-OI) craad.madagascar@gmail.com

Transparency International - Initiative Madagascar


<>
Un militant écologiste sauvagement assassiné à Madagascar

Henri Rakotoarisoa a été massacré jeudi 1er juin près de la commune de Moramanga, à l’est du pays, par un peu moins d’une quarantaine de trafiquants. Ces derniers seront déférés au parquet lundi prochain. Âgé de 70 ans, l’activiste dénonçait depuis deux ans les coupes de bois illicites des trafiquants sur une parcelle de forêt primaire, à cheval sur deux districts.

« On l’a retrouvé les mains attachées, le cœur et la gorge embrochés comme un vulgaire animal », confie Ndranto Razakamanarina, la voix tremblante. Son dos était aussi lacéré. » L’homme est le président de l’Alliance Voahary Gasy (AVG), une plateforme de la société civile qui regroupe les associations de lutte pour la protection de l’environnement.

Henri Rakotoarisoa, 70 ans, était le leader du VOI, une association locale qui protégeait le dernier vestige de forêt primaire entre les districts de Moramanga, Manjakandriana et Andramasina. Ce lanceur d’alerte dénonçait depuis des années les coupes de bois illicites sur la parcelle et effectuées par des locaux, en vain.

« Nous étions en conflit avec des trafiquants depuis 2019 pour la gestion de la parcelle. C'était des individus de la commune limitrophe probablement payés pour exploiter illicitement la forêt, explique quant à lui Aïna (prénom d'emprunt), membre du VOI qui préfère rester anonyme. Nous nous sommes constitués en association l’an passé pour obtenir le transfert de gestion de la forêt auprès du ministère. »

La veille de l’assassinat de Henri Rakotoarisoa, une assemblée générale de l’association pour préparer la future venue d’agents du ministère a eu lieu. « Ces agents devaient nous aider à délimiter les parcelles. Les trafiquants n’ont pas apprécié, ajoute Aïna*. Henri était encore en forme, malgré son âge. Il faisait encore de longues marches en forêt. »

Les circonstances de l’assassinat restent encore floues, mais deux sources locales font état d’une convocation orale des trafiquants à laquelle Henri Rakotoarisoa se serait rendu. Des questions aussi subsistent sur les commanditaires du trafic. « Depuis quelques mois, de nombreux camions étaient présents pour faire l’aller-retour entre la capitale et la parcelle », poursuit Aïna.

https://www.rfi.fr/fr/environnement/20220607-un-militant-%C3%A9cologiste-sauvagement-assassin%C3%A9-%C3%A0-madagascar


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

31 mai 2022

REVUE DE PRESSE - MAI 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Droit de l'enfant
  • Edducation, université
  • Migrations, trafics d'êtres humains
  • Santé, Covid 19
  • Médias, liberté d’expression, lanceurs d’alerte

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, foncier, environnement, amènagements
  • Saison cyclonique
  • Environnement, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

>> Télécharger la revue de presse  pdf, 26 pages

>> Voir aussi Facebook :

https://www.facebook.com/jumami.madagascar1

 

Les dessins du dessinateur de presse Pov :

planche

21 mai 2022

ARTICLES REMARQUES - MAI 2022

<> 21 05 22 - Collectif Tany - Les IFI visent-elles la réduction de la_pauvreté à Madagascar ?
Pendant que l’opinion publique s’inquiète du contenu final des amendements à la nouvelle loi foncière relative aux propriétés privées non titrées, qui devraient être adoptés au cours de la session parlementaire en cours, un document de la Société Financière Internationale (SFI) et de la Banque Mondiale intitulé « Diagnostic du Secteur Privé – Créer des marchés à Madagascar » publié en décembre 2021, provoque d’importantes préoccupations. Comportant des recommandations sur la « réforme » de plusieurs lois, afin que les investisseurs étrangers puissent devenir propriétaires de terres malgaches, les parties de son contenu en lien avec les terres méritent d’être portées à la connaissance de tous et d’être dénoncées. Ceci nous rappelle que la Banque Africaine de Développement avait émis comme condition d’attribution d’un financement du Programme d’Appui à la Compétitivité Economique (PACE) en 2019 l’adoption par les dirigeants malagasy de textes règlementaires relatifs aux agropoles. Les impacts dramatiques d’une éventuelle application de ces propositions inacceptables sur l’appauvrissement de la population déjà démunie nécessitent une large information et des débats.

<> 16 05 22  - Transparency International - Pour une Loi protégeant les Défenseurs des droits humains/Lanceurs d'alerte à Madagascar

   Ketakandriana RAFITOSON a lancé cette pétition

 "Un défenseur des droits de l’homme (DDH) est quelqu’un qui défend n’importe quel droit fondamental au nom d’une personne ou d’un groupe de personnes. Les défenseurs des droits de l’homme cherchent à promouvoir et protéger les droits civils et politiques ainsi qu’à promouvoir, protéger et mettre en œuvre les droits économiques, sociaux et culturels." (Fiche d'information n°29 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, juin 2004)

 "Un lanceur d’alerte est une personne qui, dans le contexte de sa relation de travail, révèle ou signale un état de fait mettant en lumière des comportements illicites ou dangereux qui constituent une menace pour l'homme, l'économie, la société, l'État ou l'environnement, c'est-à-dire pour le bien commun, l'intérêt général. (Amnesty International France)

 Les lanceurs d'alerte font partie intégrante des DDH car ils agissent pour l'intérêt général. Chaque citoyen est un potentiel DDH/Lanceur d'alerte et de ce fait chaque citoyen mérite une protection juridique en agissant en tant que tel. Le lancement d'alerte est essentiel pour la lutte contre la corruption, la sauvegarde de l'environnement, la protection des ressources publiques, etc. Il facilite la traque des corrompus et malfaiteurs en tous genres et la lutte contre l'impunité. Pour plus d'infos, voir cette vidéo réalisée par Transparency International - Initiative Madagascar (TI-MG)

 A Madagascar, les DDH/Lanceurs d'alerte sont en péril. Ils sont systématiquement harcelés et poursuivis en justice, surtout lorsque leurs actions mettent en cause des personnalités politiques ou économiques influentes. Raleva, Jean-Louis Bérard, Thomas Razafindremaka, Ravo Ramasomanana et, plus récemment, Jeannot Randriamanana (condamné à 02 ans de prison pour avoir dénoncé des détournements des aides destinées aux victimes des Cyclones Batsiraï et Emnati à Nosy Varika ; procès en appel différé au 14 juin 2022) en sont des exemples vivants, parmi d'autres. 

Pour mettre fin à la terreur dans laquelle vivent les DDH/Lanceurs d'alerte, et pour lutter contre le harcèlement judiciaire dont ils sont victimes, il est essentiel que Madagascar se dote d'une Loi pour la protection des DDH/Lanceurs d'alerte. Ceci est non seulement conforme aux standards internationaux des droits humains auxquels Madagascar a adhéré, mais aussi attendu du pays dans le cadre de l'Examen Périodique Universel (EPU). De plus, la protection des DDH/Lanceurs d'alerte serait un signal fort d'une réelle volonté de l'Etat de lutter contre la corruption. Car comment prétendre lutter contre ce fléau tout en persécutant ceux qui le dénoncent ?

 Un avant-projet de loi est en gestation depuis 2018, avec diverses parties prenantes (HCDH, CNIDH, HCDDED, OSC, etc.). Ce texte en est aujourd'hui à sa 5e version après une révision consensuelle et inclusive menée par la société civile malgache en 2022. Ce texte révisé sera remis au Ministère de la Justice cette semaine et nous, citoyens, devons nous mobiliser pour réclamer l'accélération du processus d'adoption. L'urgence est réelle car demain, ce sera peut-être vous qui vous retrouverez derrière les barreaux pour avoir essayé de protéger les droits de votre communauté, de votre pays, etc.

Votre voix compte !  Demandons ensemble l'adoption de cette loi essentielle à notre pays.

https://www.change.org/p/pour-une-loi-prot%C3%A9geant-les-d%C3%A9fenseurs-des-droits-humains-lanceurs-d-alerte-%C3%A0-madagascar?signed=true


- 12 05 22 - Madagascar : "dans chaque famille on connaît au moins une femme qui a dû avorter"_
A Madagascar l’avortement reste sévèrement puni par la loi, quelles qu’en soient les causes. Des milliers de femmes meurent chaque année d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) réalisées de manière clandestine, dans des conditions non sécurisées. Une proposition de loi destinée à autoriser l’IVG pour motifs thérapeutiques ou en cas de viol ou d’inceste a été déposée en novembre 2021 par la députée indépendante Marie-Jeanne d’Arc Masy Goulamaly. Mais son examen, déjà repoussé une première fois au mardi 10 mai, a été retiré de l’ordre du jour sans explication. Le mouvement pour la légalisation de l’avortement Nifin’Akanga – du nom d’une plante abortive utilisée dans les remèdes traditionnels – a appelé à une manifestation citoyenne, vendredi devant l’Assemblée nationale, à Antananarivo, pour protester. « Les femmes malgaches ne veulent plus vivre dans cette insécurité et doivent pouvoir faire un choix dont leur vie dépend », dénonce Mbolatiana Raveloarimisa, membre fondatrice du mouvement.

<>
10 05 22  - Craad-OI - La Cour d’Appel de Fianarantsoa a statué en faveur de la libération provisoire de Jeannot RANDRIAMANANA, membre de l’antenne de l’Observatoire Indépendant des Droits Economiques, Sociaux et Culturels à Mananjary, ce mardi 10 mai 2022. Nous saluons cette décision de la Cour tout en réitérant notre appel pour l’abandon de toutes les charges contre Jeannot RANDRIAMANANA qui n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d'expression et remplir son rôle de défenseur des droits humains et de lanceur d’alerte pour le bien des communautés vulnérables. Il s’agira d’une décision marquante pour réaffirmer l’indépendance et l’impartialité de la Justice Malagasy ainsi que pour confirmer qu’être un défenseur des droits humains et un lanceur d’alerte ne constitue pas un crime à Madagascar. Nous exhortons également l’Etat Malagasy à procéder d’urgence à l’adoption du projet de loi sur la protection des défenseurs des droits humains, dont les lanceurs d’alerte, afin d’assurer un cadre juridique et un environnement favorables à l’exercice des actions de ceux-ci, conformément à la recommandation du Conseil des droits de l'homme acceptée par l’Etat Malagasy lors de la session de l’Examen Périodique Universel de 2014.

<> 03 05 22 - Appel urgent pour la libération de Jeannot Randriamanana et  le respect des droits des lanceurs d’alerte et défenseurs des  droits humains à Madagascar

Jeannot Randriamanana, enseignant au GEG de Mananjary et membre de l’antenne régionale de l’Observatoire Indépendant des Droits Economiques, Sociaux et Culturels de Mananjary (OIDESCM) avait lancé une alerte sur Facebook au sujet du détournement de l’aide alimentaire destinée aux sinistrés du cyclone Batsirai, ainsi que de la fermeture prolongée des écoles publiques et des conditions déplorables de scolarisation des enfants dans la commune de Nosy Varika.  Suite à la plainte pour diffamation et usurpation de fonction portée par un sénateur, un député et le chef de la circonscription scolaire, il a été mis sous mandat de dépôt le 03 mars 2022.

Jeannot Randriamanana a ensuite été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir simplement exercé son droit à la liberté d'expression, après avoir mis en lumière des problèmes évidents portant atteinte aux droits des enfants, et pour avoir rempli son devoir civique de dénoncer les graves irrégularités dont il a été témoin dans la distribution de l’aide alimentaire destinée aux victimes du désastre causé par le cyclone Batsirai. Il convient de rappeler que ce droit lui est pourtant conféré par la Constitution Malagasy ainsi que par les instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits humains que l’Etat Malagasy a ratifiés et qu’il s’est engagé à respecter et à protéger.

Faisant fi de tels engagements, au lieu de mener une enquête diligente, approfondie, impartiale et transparente sur ces allégations et de protéger Jeannot Randriamanana, les autorités concernées l’ont poursuivi en justice pour usurpation de fonction et diffamation en vertu, entre autres, de l’article 20 de la Loi N°2014-006 sur la lutte contre la cybercriminalité, qui est ainsi utilisée de manière abusive comme un outil répressif pour réduire au silence une voix qui dévoile la dure réalité au niveau local.

Les membres de l’OIDESCM demandent au Ministre de la Justice et aux autorités judiciaires compétentes de lui rendre justice

  • En ordonnant la mise en liberté immédiate et sans condition de ce lanceur d’alerte qui a été incarcéré sur la base d’accusations forgées de toute pièce ;
  • En respectant ses droits à la liberté d’expression en tant que défenseur des droits des enfants et des membres vulnérables de sa communauté.

CRAAD-OI

L’appel a été relayé par Amnesty international qui a proposé d’adresser en urgence un courrier au ministre de la justice pour lui demander de libérer immédiatement et sans condition Jeannot Randriamanana, d'annuler sa condamnation et d'abandonner toutes les charges retenues contre lui. L’organisation prie le ministre de veiller à ce que les défenseurs des droits humains et lanceurs d'alerte ne soient pas détenus sur la base d'accusations forgées de toutes pièces pour avoir dévoilé et dénoncé des cas de corruption et lui demande d'accélérer le processus visant à adopter la loi sur la protection des défenseurs des droits humains et des militants, notamment des lanceurs d'alerte.

Courriel à adresser avant le 10 mai, date de la compatutiion en appel, à : spminjus@yahoo.fr - doleancesminjus@gmail.com

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

Publicité
30 avril 2022

REVUE DE PRESSE - AVRIL 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
    Diplomatie, guerre en Ukraine

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes, droit de l'enfant
  • Edducation, université
  • Migrations, trafics d'êtres humains
  • Santé, Covid 19
  • Liberté d’expression, lanceurs d’alerte

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, foncier
  • Saison cyclonique
  • Environnement, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

>> Télécharger la revue de presse  pdf, 23 pages

>> Voir aussi Facebook :

https://www.facebook.com/jumami.madagascar1

 

11 avril 2022

ARTICLES REMARQUES - AVRIL 2022

<> 11 04 22 - AVG -SIF - Pétition - Les Malagasy mértient d jouir plienement de leurs terres
Face aux problèmes graves rencontrés par les communautés et citoyens vulnérables dans le domaine du foncier, l’Alliance Voahary Gasy, avec la contribution de SIF - Solidarité des Intervenants sur le Foncier - a lancé une pétition en ligne.

<>
05 04 22 - Madagascar - La Coalition internationale pour l'accès à la  terre lance un appel au président de la République pour protéger les ménages confrontés à des expulsions imminentes

Cette alliance mondiale regroupe plus de 300 organisations de la société civile et organisations intergouvernementales travaillant ensemble pour promouvoir un accès sur et équitable a la terre pour les femmes et les hommes pauvres. Au cours des dernières années Madagascar était considéré comme un exemple en matière de sécurité foncière en raison de l’accès qu’il accordait à ses citoyens aux certificats fonciers. La loi portant refonte de la propriété foncière privée non titrée a été votée en juin 2021 par les deux Chambres et acceptée par la HCC. Elle vient bouleverser toutes les avancées de la réforme foncière de 2005 et 2006. 80 % des ménages malgaches vivent de l'agriculture et 92 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Le changement majeur de la nouvelle loi est la suppression de la présomption de propriété et l’exigence de la détention par les citoyens d’avoir un document légal pour que leurs droits de propriété foncière soit reconnu. En d’autres termes, les personnes qui ont occupé leurs terrains pendant des décennies mais l’ont développé moins de 15 ans avant la promulgation de la nouvelle loi, y compris les terres héritées de leurs ancêtres, mais qui ne disposent pas d’un document légal – titre ou certificat foncier – ne sont plus reconnus comme propriétaires de leurs terrains. Jusqu’à maintenant, la pauvreté avait empêché de nombreuses familles de demander et d’obtenir l’un de ces documents légaux. L’aggravation de la pauvreté provoquée par la pandémie et les catastrophes naturelles successives liées au changement climatique ne leur permettra pas d’acquérir un titre ni même un certificat foncier dans l’avenir. La nouvelle loi est perçue par la Coalition comme une catastrophe pour les droits fonciers de la majorité des Malgaches et un retour en arrière. Il est proposé aux organisations de la société civile d’adresser un courrier aux autorités.
Lettre ouverte de la Coalition_internationale

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

31 mars 2022

REVUE DE PRESSE - MARS 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
    Diplomatie, guerre en Ukraine

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, enlèvements, albinisme
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes, droit de l'enfant
  • Migrations
  • Santé, Covid 19

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, foncier
  • Saison cyclonique
  • Environnement, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

>> Télécharger la revue de presse  pdf, 28 pages

>> Voir aussi Facebook :

https://www.facebook.com/jumami.madagascar1

L'actualité vue par le dessinateur Pov

planche

29 mars 2022

ARTICLES REMARQUES - MARS 2022

<> 29 03 22 - Communiqué de la société civile - La loi et le système judiciaire ne doivent pas servir à réduire la société civile et les lanceurs d'alerte au silence mais les protéger
Ces dernières années ont été marquées par les arrestations de plusieurs défenseurs de droits humains et lanceurs d’alerte, accusés de diffamation, de cybercriminalité, de provocation à la haine envers le gouvernement ou encore d’atteinte à la sécurité publique et d’incitation à enfreindre les lois du pays. On se souvient notamment du procès intenté en novembre 2021 à l’encontre de Ravo Ramasomanana qui avait lancé l’alerte au sujet des détournements de fonds destinés à la lutte contre le Covid-19 et de faits de corruption au sein du ministère de la santé. Plus récemment, dans sa déclaration du 15 mars 2022 concernant la découverte de poissons morts, échoués sur les rives du lac Emanakana à Taolagnaro, l’ancienne ministre de l’environnement avait expressément menacé d’arrêter les organisations de la société civile qui avaient appelé à une meilleure prise de responsabilité des autorités face aux conséquences des opérations de QMM. Cette menace serait justifiée par le fait que certaines d’entre elles ne connaîtraient pas les réalités de la région car elles sont basées à Antananarivo, et que leurs propos porteraient atteinte à l’ordre public.
Dans les deux cas, la suite des évènements a donné raison au lanceur d’alerte et aux organisations de la société civile, et qu’il ne s’agissait en aucune façon de diffamation ou d’atteinte à l’ordre public Ces évènements sont des indicateurs d’une tendance alarmante vers un rétrécissement de l’espace civique et démocratique à Madagascar, avec l’utilisation abusive des dispositions légales relatives à la sécurité nationale et à la cybercriminalité.
Dans un tel contexte, les organisations de la société civile rappellent que l’Etat se doit de reconnaître que les défenseurs des droits humains jouent un rôle important et légitime dans la promotion de tous les droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit. L’Etat doit prendre les mesures nécessaires pour établir et préserver un espace de dialogue public et protéger ceux qui prennent part à ce dialogue, et non persécuter les organisations de la société civile et lanceurs d’alerte qui ne visent qu’à renforcer la bonne gouvernance, la justice et l’Etat de droit.

doc <> 29 03 22 - Rapport mondial 2021-2022 d'Amnesty International - Madagascar
Publication du rapport annuel d'Amnesty International sur la situation des droirs humains dans le monde. Extrait Madagascar.

- 28 03 22 - Terres malgaches - L'appel aux investisseurs pour_pratiquer l'agribusiness apportera-t-il aux malgaches le développement ou les appauvrira-t-il ?
La société civile s'inquiète de l'avenir du foncier malgache et des droits fondamentaux de la population après le vote par l'Assemblée nationale de la loi de 2021 modifiant la loi de 2006 sur les propriétés foncières privées non titrées. Dans une brève dépêche, l'appel à manifestation d’intérêt de projets agricoles a été annoncé au cours de ce mois. Il s'adresse à tout investisseur, national ou international, à manifester son intérêt pour la mise en œuvre des projets d’agribusiness sur des terrains de 100 à plus de 2 000 ha. Le mode d’exploitation retenu serait « en régie et agrégation ». Des formules qui soulèvent de nombreuses interrogations. La société civile redoute que ces projets, qualifiés ou non de « projets présidentiels », soient déclarés d'utilité publique et fassent l’objet de l’application de la loi de 2021 sur les propriétés privées non titrées, qui stipule que les personnes ne détenant pas de titre ou de certificat foncier dans la zone couverte par le décret de déclaration d'intérêt public ne reçoivent pas d’indemnisation lors de leur expropriation. Des millions de citoyens et de familles propriétaires de terrains occupés et mis en valeur depuis des générations et ne disposant pas de preuve écrite pour diverses raisons, seraient purement et simplement expulsés. Il en irait de même pour les individus et les familles vivant sur des terrains domaniaux ou sur des terrains titrés au nom des colons. Des millions de citoyens perdraient ainsi leurs droits de propriété, perdraient leur logement, leur travail de production agricole, qui est à la fois leur moyen de subsistance pour nourrir leur famille et une source de revenus. Pour la société civile, l'agribusiness ne fournira pas autant d’emplois que l'agriculture familiale paysanne et augmentera l'insécurité alimentaire. Les investisseurs de l’agribusiness ne fourniront pas de la nourriture pour que Madagascar devienne autosuffisant mais produiront en priorité ce qui leur rapportera le maximum de profit, notamment des produits destinés à l’exportation. La majorité des paysans qui possèdent des terres risquent d’être transformés en salariés des entreprises de l’agribusiness, une forme de retour au colonialisme.

- 04 02 22 - Collectif Tany - Risque élevé de pollution des populations vivant prés de la mine de QMM à Tolagnaro
Un incident se serait produit le 10 février selon les uns, le 17 février selon les autres. Il s’agissait-il d’un écroulement de la berme, sorte de barrage qui empêche la fuite des eaux usées du bassin minier, ou d’une fuite dans le pipeline qui transporte les déchets de l’exploitation d’ilménite. Les investigations permettront de vérifier si des produits de rejet du traitement des sables minéralisés se sont déversés dans l’eau des rivières que consomment les communautés riveraines du site. la société civile déplore et condamne l’absence d’actions entreprises par la société pendant toute la semaine, après un échange des représentants de QMM avec les communautés le 19 février. Les études approfondies annoncées par les ministres de la santé et de l’eau, de passage à Tolagnaro, risquent de prendre plusieurs mois. Les organisations de la société civile demandent aux autorités de prendre des mesures urgentes pour fournir de l’eau potable aux habitants et pour éviter la consommation de l’eau encore plus polluée que d’habitude par les familles riveraines. En 2020, une étude avait démontré qu'en l'absence d'infrastructures hydrauliques, la majorité des villageois des communes adjacentes à la mine tirent leur eau potable et domestique directement des rivières et des lacs à côté de la mine. Ces cours d'eau sont en aval de la mine et peuvent recevoir ses eaux de rejet. Le lac local situé à côté de la mine a également été exposé à une brèche. Les résidus miniers ont empiété sur le lac local et augmenté le risque de contamination. De multiples études menées par des experts internationaux ont confirmé des niveaux élevés d'uranium et de plomb dans les eaux autour de QMM, 50 et 40 fois respectivement supérieurs aux directives de l'OMS sur l'eau potable. QMM a reconnu que ses eaux de mine contiennent des dépassements de cadmium et d'aluminium, au-dessus de la limite de rejet légale

<> 02 03 22 - Tribune - Madagascar joue la carte de la neutralité dans le conflit russo-ukrainien
En marge d’une cérémonie officielle, le Premier ministre malgache, interpellé par les médias nationaux, a déclaré que « Madagascar ne condamnait pas "l’opération militaire" menée par la Russie sur le territoire ukrainien ». Et ce, malgré les vifs encouragements à le faire, prononcés par plusieurs chancelleries occidentales présentes sur la Grande Île.

<> 01 03 22 - ONU Info - Madagascar : les personnes atteintes d'albinisme sont les cibles de fréquentes attaques, alertent des experts
Des experts des droits de l'homme des Nations Unies ont exhorté aujourd'hui Madagascar à prendre des mesures immédiates pour protéger les personnes atteintes d'albinisme, alors que des informations font état d'attaques et de meurtres dans le pays.


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

28 février 2022

ARTICLES REMARQUES - FEVRIER 2022

<> 28 02 22 - Russie/Ukraine - La communauté internationale fait pression sur le gouvernement malgache. Les représentants de l'Allemagne, de la Corée, des États-Unis, de la France, du Japon, de la Norvège, du Royaume-Uni, de la Suisse et de l'Union européenne qui résident à Madagascar ont présenté au ministre des affaires étrangères, Patrick Rajoelina, une approche commune face à l'agression de la Russie contre l'Ukraine. Ces diplomates encouragent Madagascar, comme d'autres pays africains, à condamner publiquement les actions de la Russie. Le comportement agressif de la Russie constitue une menace pour l'ensemble de la communauté internationale et les conséquences de cette action auront un impact sur le monde entier, ont-ils souligné. L'ensemble de la communauté internationale s'oppose aux actes violents, illégaux et déraisonnables sur le sol ukrainien, ont indiqué ces représentants de la communauté internationale.

La seule personnalité qui se soit exprimé (pour condamner cette agression) est le Père Pedro, dans une lettre ouverte à Vladimir Poutine : https://www.madagascar-tribune.com/Le-Pere-Pedro-demande-a-Vladimir-Poutine-d-arreter-la-guerre-en-Ukraine.html

<>
25 02 22 - Collectif Tany - Mampikony : près de 3 000 personnes en fuite se cachent dans la forêt, 39 personnes sous mandat de dépôt à cause d'un litige foncier (version finalisée du communiqué)
Les habitants de 10 Fokontany des districts de Mampikony et de Port Bergé défendent leurs droits fonciers sur 2 787 ha, face à la société Cotona Real Estate (Groupe Socota), qui dit avoir obtenu des titres fonciers sur des terrains titrés au nom d’un colon, et expulse les habitants qui ont cultivé ces terrains depuis la période coloniale. Les services fonciers déconcentrés refusent de transmettre à la justice les dossiers relatifs à l’acquisition des titres par l’entreprise. Le chef de l’Etat avait promis aux communautés locales qu’il leur attribuerait ces terrains dès son élection. Poursuivis par des éléments de la gendarmerie, les habitants se cachent dans la forêt. 39 personnes sont en détention préventive, où ils subiraient des violences. Le 18 janvier, des tracteurs ont été utilisés pour saccager les cultures et certains ont été incendiés, avec le concours d’habitants payés par Cotona Real Estate. Le conflit dure depuis 2012 et le tribunal a toujours accordé aux fokonolona l’autorisation de cultiver les terrains mais en décembre l’OMC du district de Mampikony n’a pas respecté cette décision de justice et a pris une décision contraire, ouvrant la voie à la destruction des cultures. Un mois et demie après, le 18 janvier, des éléments armés de la gendarmerie, au nombre de 120, sont venus arrêter les habitants, soupçonnés d’avoir mis le feu aux tracteurs. Pour le Collectif Tany, la source des problèmes est la méthode de mutation des titres pour la société Cotona Real Estate. Est-il légal en outre d’envoyer des éléments de la gendarmerie détruire des cultures ? Tany exige l’arrêt immédiat des poursuites contre ces Fokonolona, le renforcement des droits de la population sur leurs terres, l’application des lois en vigueur et de l’Etat de droit concernant les délits et actes commis par les gendarmes et les forces de l’ordre.

<> 17 02 22 - ONU Info - Madagascar - _Le Comié des droits de l'enfant préoccupé par la persistance du tourisme sexuel impliquant les mineurs
Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU s’est dit vivement inquiet, jeudi, de la réalité du tourisme sexuel sur les mineurs à Madagascar ainsi que par des informations d'abus sexuels d'enfants en ligne. « Le Comité est gravement préoccupé par les informations selon lesquelles l’exploitation sexuelle des enfants est répandue et tolérée à Madagascar, en particulier dans les destinations touristiques », ont affirmé les experts indépendants onusiens, en rendant public aujourd’hui les conclusions et recommandations sur le rapport présenté par l'île de l’océan Indien. Le comité est également alarmé par les informations faisant état d’abus sexuels d’enfants en ligne.

<>doc
- 06 02 22 - Juvence_Ramasy, maître de conférence Univrsité de Toamasina - Coronavirus et renouvellement de l'autoritarisme à Madagascar
Suite 1 - Suite 2 - Suite 3

(Références bibliographiques non jointes) - Introduction :


 - 01 02 22 - RFI - Madagascar - Nouvelle condamnation d'un militant influent
Ce lundi 31 janvier 2022, l’un des plus célèbres militants actifs sur les réseaux sociaux, Mahery Lanto Manandafy, alias Malama, a été condamné à six mois de prison avec sursis, 6,9 millions d’ariary d’amende (environ 1 550 euros) et cinq ans de mise à l’épreuve pour diffamation, outrage à l’État et diffusion de fausses nouvelles. Le commentateur de l’actualité politique, et opposant, se retrouve au cœur d’un tourbillon médiatique où ministre, député et ex-présidents n’hésitent pas à prendre la parole pour l’accabler ou le soutenir.

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>
JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR
Publicité
Newsletter
Publicité