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JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR
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31 janvier 2019

ARTICLES REMARQUES - JANVIER 2019

<> 31 01 19 - SeFaFi - Communiqué - Les conditions d'un véritable changement
L’élection d’un nouveau président offre l’opportunité de procéder à des changements positifs dans la conduite du pays. Le SeFaFi indique quelques-unes des conditions préalables à un changement réel et durable
. En bref, les principaux thèmes abordés dans le communiqué : la culture de l’impunité s’est généralisée, du haut en bas de l’échelle sociale. Les délits ne sont plus sanctionnés, et quand ils le sont, les sanctions ne sont pas appliquées. Cette situation génère la corruption, décrédibilise le système judicaire, éclabousse les forces de l’ordre et suscite les vindictes populaires. Un régime incapable de sanctionner et d’appliquer les sanctions est condamné à l’inefficacité et à l’hostilité des citoyens. Les militaires ne font pas partie de la société politique. Ils n’ont pas à prendre des responsabilités politiques ou administratives. Il n’est pas normal que le président de la République soit en même temps président du Conseil supérieur de la magistrature : cette situation contrevient au principe fondamental de la séparation des pouvoirs. Le processus législatif doit être mené à son terme. De nombreuses lois votées par le Parlement depuis des années restent inapplicables, faute de décrets d’application ou de mesures règlementaires. L’action de l’exécutif est freinée ou arrêtée à chaque changement de ministre ou de responsable du ministère. Il est urgent que les responsables ministériels sachent faire la différence entre les politiques et les techniciens. Les lois liberticides devront être remaniées d’urgence. Au premier rang d’entre elles, le code de la communication et loi sur la cybercriminalité. Le projet de création de deux régions pour remplacer la région de Vatovavy-Fitovinany n’est pas conforme à la loi. Le changement d’appellation des chefs de région en « gouverneurs », ainsi que leur nomination par le chef de l’État, ne sont pas conformes à la Constitution. L’élection des chefs Fokontany, demandée par la population et autorisée par le décret, est à programmer. Le code électoral constitue l’un des plus importants chantiers à finaliser au plus vite. L’élection présidentielle a mis à nu les contradictions et les lacunes des lois électorales adoptées en 2018. La réforme devra prévoir la déclaration de l’origine des fonds électoraux, le plafonnement des dépenses et obligation de rendre publique la comptabilité électorale de chaque candidat. L’établissement d’une liste électorale fiable s’impose avant l’organisation de tout autre scrutin. Il serait bon d’instaurer une élection à deux tours pour les législatives, comme pour la présidentielle. Il serait opportun de faire voter le même jour pour les élections locales (fokontany, communes, régions) et un autre jour pour toutes les élections nationales. Et tout le processus électoral devrait se dérouler en saison sèche, comme le veut la loi. Pour éviter que ne se reproduise la dérive des « retournements de veste » des députés, l’application stricte du mandat impératif s’impose. Par ailleurs, les futurs députés devront avoir une idée plus juste de leur fonction. Leur rôle n’est pas de construire des routes ou des écoles, ni de créer des entreprises. Ces tâches demandent de l’assiduité, mais les bancs de l’Assemblée sont le plus souvent désertés. Il faudra enfin s’interroger sur le devenir des quelques 200 partis politiques officiellement déclarés. Réalité grotesque qui montre à quel point l’idéal du bien commun est détourné par nos politiciens au profit de leurs intérêts particuliers.

- 29 01 19 - Collectif Tany - Les terres malgaches et le projet IEM d'Andry Rajoelina
Le Collectif Tany fait part de son intention de suivre attentivement les décisions qui seront prises par le nouveau gouvernement dans le cadre du projet présidentiel IEM
en matière d’accès à la terre, de promotion de l’agro-industrie, de création de Zones économiques spéciales (ZES). Les grands travaux ainsi envisagés risquent de provoquer des expulsions et des expropriations massives dans toutes les régions, sous couvert de « déclaration d’utilité publique ». Le Collectif demande l’attribution de terrains de l’Etat aux paysans, en particulier aux métayers, aux femmes et aux jeunes qui s’engagent à les cultiver, aux collectivités décentralisées pour le développement de leur agriculture familiale locale. L’action sociale prioritaire de l’IEM concerne la vente aux familles vulnérables de « vary mora » (riz à bas coût) importé d’Asie. Tany souligne que cette assistance sociale ne peut pas être adoptée comme solution permanente et va à l’encontre du développement de la population. En effet si l’Etat malgache subventionne ce riz, il subventionne en fait les paysans des pays exportateurs. Et ce système déjà pratiqué sous le régime de Transition, rapporte surtout des bénéfices pour les sociétés d’importation.

- 25 01 18 - TV5 Monde - Andry Rajoelina peut-il tenir ses promesses ?
Le nouveau président malgache élu a formé un premier gouvernement composé essentiellement de technocrates. Fidèle à sa réputation, Andry Rajoelina veut aller vite et attend des résultats dès cette année 2019.

- 25 01 19 - Andry Rajoelina présente un gouvernement resserré.
La nouvelle équipe du premier ministre Christian Ntsay est composée de cinq femmes et de dix-sept hommes, des techniciens et des personnalités qui ont soutenu Andry Rajoelina durant la campagne électorale sans oublier ses fidèles du Mapar. Les partis d’opposition ont été complètement exclus. Deux membres du dernier gouvernement ont été reconduits : le ministre de l'intérieur, Tiana Razafimahefa qui a été mis en cause pour son impartialité durant la campagne présidentielle, et la ministre de la population, Irmah Naharimamy. Milliardaire et à la tête d'un groupe de médias, Naina Andriantsitohaina a été nommé aux affaires étrangères. Le ministère de la justice est attribué à Jacques Randrianasolo, ancien procureur général de la Cour d’appel d’Antananarivo, qui s’est particulièrement illustré par son intransigeance dans l’affaire de l’évacuation sanitaire de Claudine Razaimamonjy. Alexandre Georget du parti Vert de Madagascar est nommé au ministère de l’environnement. Le ministère de la communication et de la culture est confié à la journaliste Lalatiana Rakotondrazafy, DG du quotidien Free News. Parmi les ministres figurent ceux qui ont contribué à la rédaction de l’IEM. Peu nombreux sont ceux qui ont exercé des responsabilités ministérielles durant la Transition. Exception notable : le général Richard Ravalomanana nommé secrétaire d’Etat auprès du ministère de la défense nationale chargé de la gendarmerie.

« Le chef de l’Etat a su puiser dans un vivier de compétences sans forcément céder aux appels de ceux qui demandaient à être récompensés pour leur soutien. C’est une bonne surprise », déclare au Monde un politologue malgache. Parmi eux, note le quotidien, « Vonjy Andriamanga, nommé à l’énergie, est ingénieur et il a réalisé une grande partie de sa carrière chez EDF et chez Engie. Julio Rakotonirina, à la santé, est un épidémiologiste issu de l’Institut national de la santé d’Antananarivo. Le directeur général de l’agriculture, Lucien Ranarivelo, devient ministre de l’agriculture. L’arrivée de l’homme d’affaires et ancien président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Naina Andriantsitohaina, au poste des affaires étrangères est également perçue comme un signe fort à l’égard des opérateurs économiques en indiquant que la diplomatie malgache devrait avoir pour priorité la défense des intérêts économiques de la Grande île. Sur le front des relations avec les bailleurs étrangers, dont Madagascar – sous programme avec le FMI – dépend notamment pour le financement de ses programmes sociaux, Andry Rajoelina a choisi de nommer un homme qu’ils connaissent déjà. Héritant d’un portefeuille qui regroupera l’économie, les finances et le budget, Richard Randriamandranto était chargé dans le précédent gouvernement de la relation avec les partenaires techniques et financiers. Il est aussi l’un des hommes les plus impliqués dans la plateforme IEM. »

Au sujet de cette réduction des membres du gouvernement, passé de 30 à 22, le président a précisé que « cette disposition a été prise dans un objectif d'austérité et de réduction des dépenses publiques. Les dirigeants doivent montrer l'exemple au peuple malagasy. » Il a également exigé des « résultats rapides » à l'équipe. « D'ici six mois, une évaluation sera effectuée. Et dans un an, nous constaterons qui aura réussi à relever les défis et qui aura échoué », a-t-il assuré. Contrairement aux hypothèses faites à la veille de la constitution de ce nouveau gouvernement, les membres ne représentent pas forcément les 23 nouvelles régions. L’engagement d’une parité homme/femme n’a pas été tenu.
Composition du gouvernement : http://www.madagate.org/madagascar-informations-politiques/flash-infos/7051-madagascar-les-22-membres-du-2e-gouvernement-du-pm-ntsay-christian.html

<> 19 01 19 - Mongabay - Madagascar's next president to take office bears suspect eco record
Les défenseurs de la nature et les représentants de la société civile se sont déclarés préoccupés par la victoire d’Andry Rajoelina à la présidentielle. Selon de nombreux rapports, durant la période 2009 à 2014, lorsqu’il présidait la Transition, son administration a été en proie à la corruption, en particulier en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles. De hauts responsables, y compris Andry Rajoelina, auraient été impliqués dans le commerce illégal de bois de rose, causant de graves dommages aux forêts sensibles et riches en biodiversité de Madagascar. Plusieurs défenseurs de l’environnement et observateurs internationaux ont confié à Mongabay qu’ils espéraient que le prochain mandat de Rajoelina serait différent du premier. Maintenant âgé de 44 ans et élu démocratiquement, il a la possibilité de prendre un nouveau départ. Pendant ses discours de campagne, il a reconnu avoir commis des erreurs et s’est déclaré impatient de les corriger. Mais le risque subsiste que les droits fonciers des populations locales soit encore mis à mal par l'expansion prévue des industries extractives et la privatisation de la terre et des biens communs.

19 01 19 - Andry Rajoelina : le revenant qui suscite espoirs et inquiètudes
Après avoir été le plus jeune chef de l’Etat africain, « TGV » a été investi ce samedi à la tête du pays, après un retour minutieusement préparé. Argent et communication : la méthode a en tout cas payé. Quatre ans après avoir quitté le pouvoir, Andry Rajoelina est de retour. Il a été élu avec 55,6 % des voix, face à son vieux rival Marc Ravalomanana. Son retour ne doit rien au hasard : Andry Rajoelina a, dans l’ombre, patiemment attendu son heure et minutieusement préparé son retour. Mais le chef de l’Etat a beau ripoliner un peu le passé, la débauche de moyens qui a accompagné sa campagne électorale continue de questionner. L’entourage d’Andry Rajoelina intrigue également. Autre sujet d’inquiétude entourant l’élection du président malgache : l’environnement
Voir aussi : Jeune Afrique - Andry Rajoelina a prêté serment

<> 18 01 19 - Amnesty International - Le nouveau président doit s'attaquer aux violations des droits humains commises de longue date
Le nouveau président, Andry Rajoelina, doit s’attaquer aux violations des droits humains bien ancrées, notamment au recours excessif à la détention provisoire et aux détentions arbitraires de défenseurs des droits humains, a déclaré Amnesty International à la veille de son investiture le 19 janvier 2019. La situation des droits humains à Madagascar s'est détériorée ces dernières années. Des militants écologistes sont incarcérés et harcelés pour avoir dénoncé le trafic illicite présumé de bois de rose et la dégradation de l’environnement imputable à des multinationales. L’avortement demeure une infraction en toutes circonstances en vertu d’un article du Code pénal hérité de la période coloniale, ce qui met la vie de milliers de femmes et de jeunes filles en danger. Pourtant, le gouvernement s’est engagé en 2017 à en faire une infraction mineure qui ne serait plus passible d’une peine d’emprisonnement.

<> doc  14 01 19 - Le Monde - Laurence Caramel - Andry Rajoelina doit sa victoire aux citadins
La cartographie de l’élection montre une forte opposition entre les régions côtières et les hauts plateaux. Au second tour de la présidentielle, Andry Rajoelina a remporté l’adhésion des citadins partout à Madagascar à l’exception d’Antsirabe, qui s’est tournée vers son adversaire Marc Ravalomanana. Le nouveau président a fait jeu égal avec ce dernier dans la capitale en gagnant trois des six arrondissements. A l’inverse, Marc Ravalomanana a fait le plein de voix dans les hauts plateaux, dont il est originaire et où se concentrent les populations rurales. Ces élections ont par ailleurs été marquées par un fort taux d’abstention. Celui-ci a augmenté entre le premier et le second tour, passant de 46,7 % à 52 %. Il a dépassé 75 % dans la région d’Ihorombe. A côté de cette faible mobilisation traduisant le discrédit de la classe politique, les résultats montrent le poids écrasant des candidats à gros budgets de campagne.

<> doc
- 14 01 19 - Malagasy Sambatra Masa Ofisialy - Biographie du nouveau président Andry Rajoelina

<> 09 01 19  - La Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache a validé mardi 8 janvier la victoire de l’ancien chef de l’Etat Andry Rajoelina à l’élection présidentielle du mois dernier en rejetant toutes les requêtes en annulation pour fraude de son rival Marc Ravalomanana. « Est déclaré élu président de la République Andry Rajoelina », a déclaré le président de la HCC, Jean-Eric Rakotoarisoa, sous les acclamations de centaines de partisans de M. Rajoelina réunis devant le siège de l’institution à Antananaivo.Le 27 décembre, la Commission électorale (Ceni) avait annoncé la nette victoire d’Andry Rajoelina, 44 ans, en lui attribuant 55,66% des suffrages lors du second tour disputé le 19 décembre, contre 44,34% à son prédécesseur à la tête du pays. M. Ravalomanana, 69 ans, avait immédiatement saisi la HCC en arguant de « fraudes massives ». Andry Rajoelina, pourrait être investi le 19 janvier prochain. Les textes indiquent que la cérémonie d’investiture doit se faire au plus tard, le 25 janvier 2019.
La presse note que le perdant a fait preuve de fair-play en venant féliciter Andry Rajoelina à la sortie de la HCC. Andry Rajoelina a remercié son rival qui, selon lui, a fait preuve de combativité tout au long de la campagne électorale.
La confirmation de cette victoire a certainement causé des frustrations du côté des partisans de Marc Ravalomanana mais le calme a malgré tout régné à l’issue de la proclamation officielle des résultats. Le nouvel élu a pu prendre un bain de foule dans les rues de la capitale sans aucun incident ni manifestation d’hostilité. Serge Zafimahova, coordonnateur génal de la campagne du candidat Ravalomanana a déclaré : « Les membres de la CENI et de la HCC sont des hontes de la République mais si on ne respecte pas un minimum de cadre institutionnel, le pays ira vers le chaos. Tout patriote pétri de bon sens partagera cette opinion en tenant compte de la décision de la HCC. » L’homme d’affaires, Mbola Rajaonah que l’équipe du Mapar d’Andry Rajoelina, a particulièrement accusé d’avoir manipulé les voix en faveur du candidat Marc Ravalomanana lors du premier tour du scrutin, a également tenu à féliciter l’ancien président de la Transition.

Pour des observateurs nationaux, le second tour a révélé « l’absence de culture politique sur la Grande île ». Mensonges, diffamations, dénonciations haineuses à l’endroit de l’adversaire ont rythmé les journées précédant le scrutin. Les deux candidats ont même chacun menacé les institutions en cas de résultat « contraire à la vérité ». Autre enseignement à tirer de ce scrutin : il n’a pas motivé les foules. A ce second tour, seuls 48 % des Malgaches inscrits se sont exprimés dans l’isoloir. Le signe d’un fatalisme et d’un manque de confiance total envers les hommes politiques.

Après le verdict de la HCC, les états-majors politiques seront désormais préoccupés par la préparation des élections législatives dont le calendrier reste encore à arrêter malgré la proposition de la CENI qui a recommandé au gouvernement la date de 20 mars.

<> 08 01 19 - SeFaFi - 2018 - Une année électorale gachée
L’année 2018 restera dans les annales de l’histoire nationale comme une référence insurpassable d’incompétence et de corruption, de démagogie et de tricheries. Les acteurs en ont été les membres de la société politique, et leur terrain de jeu, l’élection présidentielle. Une tragi-comédie en cinq actes…

- 03 01 19 - Les décrypteurs - La carte des résultats provisoires du second tour de la présidentielle du 19 décembre 2018
Selon les résultats provisoires du second tour de la présidentielle du 19 décembre publiés par la CENI, Andry Rajoelina, est en tête avec 55,66 % des suffrages exprimés contre 44,34% pour son adversaire, Marc Ravalomanana. Sur les 119 districts du pays, Andry Rajoelina est en tête dans 82 d’entre eux. Marc Ravalomanana mène dans 37 districts, dont 22 se trouvent dans la province d’Antananarivo. Dans la plupart des districts où il est en tête, Andry Rajoelina mène avec une avance confortable de plus de 60 % des voix. Il fait carton plein dans la province d’Antsiranana où la couleur orange est foncée avec plus de 80 % des voix. L’avance enregistrée par Marc Ravalomanana dans les districts les plus peuplés du pays n’a pas suffi à combler son retard dans les autres districts. Cette avance est d’ailleurs amoindrie par le fait que dans une quinzaine de localités où il est en tête, les résultats provisoires montrent que l’ancien président de la République a perdu un total de plus de 50 000 voix par rapport au premier tour. Dénonçant des « fraudes massives », le Comité de soutien de Marc Ravalomanana semble surtout axer ses contestations sur les régions où l’ancien président de la Transition obtient plus de 80 % et où les taux de participation sont plus élevés que la moyenne nationale. Dans certains districts du Sud, le taux de participation est de plus de 60 % contre 48 % à l’échelle nationale. Dans ces districts, certains bureaux de vote enregistrent entre 90 à 100 % de taux de participation.
Les résultats définitifs seront proclamés par la HCC le 8  janvier.

- 01 01 18 - Réseau Malina - Kraoma Mining : une joint venture au centre de toutes les attentions
Les employés de la société Kraomita poursuivent leur grève pour réclamer la transparence totale par rapport aux accords que la société a passé avec des investisseurs russes
. Ils n'acceptent pas non plus la nomination récente de Jaobarison Randrianarivony, ancien conseiller spécial du président Hery Rajaonarimampianina au poste de directeur général adjoint. Longtemps fierté nationale, Kraoma S.A., seule société minière industrielle dont l’Etat est actionnaire majoritaire, a accumulé les dettes. La mauvaise gestion et la tendance des dirigeants successifs du pays à considérer la trésorerie de l’entreprise comme leur portefeuille l’aura rendue exsangue. La situation financière de l’entreprise, s’est encore détériorée sous la présidence Rajaonarimampianina. Les dirigeants de la société se sont alors vers la société russe Ferrum Mining afin qu’elle lui vienne en aide. Un partenariat stratégique est signé le 8 août 2018 entre les deux sociétés. Ce partenariat stratégique prévoit la constitution d’une co-entreprise nommée Kraoma Mining S.A. Le partenariat prévoit que 80 % des actions de la joint-venture reviennent à Ferrum Mining, les 20% restants allant à Kraoma S.A. Considérée par beaucoup comme trop favorable à la société russe, cette répartition de l’actionnariat est largement contestée. Un soutien technique est apporté par Ferrum Mining par l’intermédiaire de neuf ressortissants russes. Depuis fin novembre 2018, les employés sont en grève. Les représentants syndicaux se plaignent du non-paiement régulier des salaires et de conditions de travail difficiles avec les consultants de Ferrum Mining, dont ils exigent le départ. Les revendications des grévistes ne sont pas seulement sociales. C’est plus globalement le partenariat avec la société Ferrum Mining qui est ciblé. Le choix du partenaire effectué sans appel d’offres et dans la plus grande opacité, n’est pas sans éveiller des soupçons de corruption au bénéfice de l’ancien président Rajaonarimampianina.

 

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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31 décembre 2018

REVUE DE PRESSE - DECEMBRE 2018

Andry Rajoelina est arrivé en tête du 1er tour de la présidentielle, avec 35 % des suffrages, devançant largement Marc Ravalomanana (39 %). Le président sortant, Hery Rajaonarimampianina, relégué en 3e position avec moins de 9 % des voix, a annoncé qu’il ne soutiendrait aucun des deux finalistes, démentant les rumeurs d’un ralliement à Marc Ravalomanana. Le pasteur Mailhol, arrivé très loin derrière, en 4e position, n’a pas donné non plus de consigne de vote.

La CENI a décidé de continuer à utiliser son logiciel de traitement des résultats du 1e tour, dont la fiabilité avait été mise en doute par Andry Rajoelina. Les contrôles ont néanmoins été renforcés et des experts désignés par les candidats ont pu procéder à son audit. Les analyses conduites par des spécialistes reconnus n’ont révélé aucune anomalie.

Six débats télévisés ont été organisés par la CENI sur les médias publics, dont deux ont opposé les deux finalistes. Des débats qui ont pris l’allure d’un règlement de compte entre les protagonistes de la crise de 2009 qu’oppose un lourd passif personnel. Un exercice ponctué de révélations et de critiques acerbes qui a lassé et déçu l’auditoire. Pour la majorité des commentateurs, Andry Rajoelina a malgré tout réussi à donner une image moins « passéiste » que son adversaire, multipliant des promesses mirobolantes auxquelles ont été sensibles les couches défavorisées, la jeunesse et les populations côtières.

Les deux candidats ont commencé leur campagne dans le centre du pays par une cérémonie religieuse, l'un comme l'autre s’affirmant détenteur d’une mission divine et certain de l’emporter. Andry Rajoelina a déclaré « être prêt à sauver Madagascar. C'est le peuple malgache qui m'envoie et Jésus Christ », a-t-il lancé durant une messe célébrée à Ampefy, après un pèlerinage à l’îlot de la Vierge. Selon Marc Ravalomanana, le second tour oppose « le bien contre le mal ». Transparency international Initiative Madagascar a interpellé de nouveau les candidats pour exiger d’eux la transparence de leur compte de campagne. Ils sont accusés, l’un comme l’autre, d'avoir consacré un budget faramineux, voire indécent, à leur campagne, sans avoir révélé leurs sources de financement et les contreparties éventuellement négociées. Au 1er tour, seuls six « petits » candidats ont accepté de jouer la transparence sur l’origine et la gestion de leurs financements. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina n’ont pas non plus signé la « Charte de bonne conduite » des candidats proposée par le CFM.

Les deux candidats ont été interpellés par le FFKM « afin qu’ils montrent l’exemple et fassent preuve de vérité, de sainteté et de foi ». Les quatre chefs d’Eglise ont souligné que le Conseil œcuménique ne soutient aucun candidat, en dépit de rumeurs persistantes. Les évêques ont demandé au futur président de tout mettre en œuvre pour « réconcilier le pays ».

Le camp Ravalomanana s’est mobilisé pour dénoncer des « manœuvres frauduleuses » selon lesquelles des cartes d’électeurs et des cartes d’identité auraient été distribuées pour obtenir des électeurs fantômes, et ce avec l’appui du ministre de l’intérieur et des chefs de district. Des affirmations qui ont fait craindre à certains que le candidat ait préparé l’opinion à un rejet des résultats en cas de défaite. « Nous assistons au choc de deux egos qui ne se voient pas perdre », a commenté Sahondra Rabenarivo, membre du SeFaFi. La campagne s’est déroulée dans un climat tendu, émaillé de violences verbales et physiques.

Les deux finalistes se sont déclarés convaincus de remporter la victoire, quelques heures seulement après la clôture du scrutin. Marc Ravalomanana a renouvelé ses menaces de non-reconnaissance des résultats si les malversations dénoncées étaient avérées. Inquiet de la tournure du débat, le premier ministre a lancé un message à l’endroit des deux candidats pour leur signifier que « la déstabilisation ne procurera de bien à qui que ce soit ».

Dès la publication des premiers résultats provisoires, il est apparu qu’Andry Rajoelina disposait d’une avance notable sur son concurrent, avec un taux de participation en forte baisse, inférieure à 50 %. Une situation qui n’a fait que se confirmer au fil du dépouillement.

Le scrutin s’est déroulé d’une manière générale dans le calme et aucun dysfonctionnement majeur dans le déroulement des opérations n’a été constaté par les observateurs internationaux. Selon Cristian Preda, chef mission de l’UE, il y a eu quelques irrégularités mais qui n’ont pas été de nature à compromettre la sincérité de la consultation. L’Observatoire Safidy, présents dans sept régions au second tour, a néanmoins dénoncé de nombreuses irrégularités, commises en majorité par des supporters d’Andry Rajoelina.

Sentant la victoire s'éloigner, Marc Ravalomanana a appelé les électeurs et ses partisans à « se lever pour défendre leur choix », estimant que les résultats annoncés seraient « non crédibles » Les membres du Groupe international de soutien à Madagascar ont appelé les candidats et leurs partisans à « faire preuve d’esprit de responsabilité et d’engagement envers l’intérêt général ». Le secrétaire général de la plate-forme Mapar d’Andry Rajoelina a appelé les autorités à prendre leurs responsabilités afin que son adversaire ne sème pas de troubles dans le pays.

Selon les résultats provisoires annoncés par la CENI, Andry Rajoelina a remporté le scrutin avec 55,66 % des suffrages exprimés. Marc Ravalomanana a obtenu 44,34 % des voix. Le taux de participation n’a été que de 48,09 %. Les résultats provisoires restent à confirmer par la HCC, qui dispose d‘un délai maximum de 9 jours pour procéder à la proclamation officielle des résultats définitifs, soit au plus tard le 5 janvier. Le candidat Andry Rajoelina était présent à la cérémonie de proclamation, contrairement au candidat Marc Ravalomanana, confirmant son rejet du verdict de la CENI. Ses partisans ont été appelé à un rassemblement. Pour Tribune, l’appel à manifester lancé par Marc Ravalomanana pour protester contre les fraudes électorales qu’il qualifie de massives, place Madagascar au bord d’une nouvelle crise post-électorale.

Un peu plus de 1 000 partisans de Marc Ravalomanana se sont rassemblés dans le calme sur la place du 13-Mai, dans le centre de la capitale. Après négociation, les forces de l’ordre, présentes en nombre, ont laissé les manifestants occuper les lieux. Un nouveau rendez-vous a été fixé aux partisans du candidat le 2 janvier.

La plateforme Rohy, qui regroupe plus de 120 organisations de la société civile, a dressé un bilan sévère du processus électoral Un gouvernement « dépourvu de neutralité », une campagne électorale « exécrable » où candidats rivaux se sont mutuellement dénigrés, des citoyens peu sensibilisés à l'élection, des fraudes... La liste des anomalies relevées par la société civile qui a déployé 7 000 observateurs dans les 22 régions est longue. La plateforme demande à la HCC de contrôler tous les résultats des bureaux de vote qui posent problème et de ne pas se contenter de vérifier les procès-verbaux. Plus de 90 requêtes relatives au second tour ont été déposées auprès de la HCC. La députés Hanitra Razafimanantsoa a annoncé que 1 500 requêtes seront déposées à la HCC par le comité de soutien à Marc Ravalomanana avant la date limite du 31 décembre au soir. Le directeur de campagne précise que l’une d’entre elles réclame l’annulation pure et simple du scrutin.

Rapport annuel de la CNIDH sur les droits de l’homme : les abus de pouvoir et la corruption minent la Grande île. Une centaine de doléances concernant des cas d’abus de pouvoir portant atteinte aux droits de l’homme sont entre les mains de la Commission, révèle sa présidente. L’absence d’effectivité de l’Etat de droit est à l’origine du manque de confiance des administrés envers les institutions étatiques, la justice et les forces de l’ordre. Une situation qui favorise les vindictes populaires.

Célébration du 70e anniversaire de la DUDH - « D’immenses travaux ont été accomplis mais une bonne partie du chemin reste à parcourir. De nombreux défis subsistent et des mesures urgentes s’imposent pour certains aspects des droits fondamentaux », souligne Patrice Talla, intérimaire de la coordinatrice résidente des Nations unies. La Grande île a signé la plupart des conventions internationales, elle a créé la CNIDH et le Haut conseil de la défense de l’Etat de droit (HCDDED) mais les mauvaises pratiques persistent et l’administration est pointée du doigt.

Clovis Razafimalala, militant écologiste soutenu notamment par Amnesty International, a reçu la médaille d’or du Prix des droits de l’homme 2018 décerné par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et un jury composé de membres du HCDDED, de la CNIDH, du ministère de la justice, du CRN, et de l’ONG Ilontsera. Le CRAAD-OI a reçu le 2ème prix.

Le CCI d’Ivato a abrité le forum Sécurité de l’IEM, l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar, fondée et présidée par Andry Rajoelina. Plusieurs experts nationaux et internationaux ont apporté leurs connaissances, expériences et savoir-faire. Au cours des travaux le général Yariv, ancien haut cadre de l’agence de renseignement israélienne, a partagé son expérience dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité, provoquant de vives protestations des proches du candidat Marc Ravalomanana et une condamnation gouvernementale. Pierre Holder, membre du Mapar d’Andry Rajoelina, a claqué la porte du conseil des ministres.

Trois miliaires ont été impliqués dans un trafic de munitions. Au total sept personnes ont été arrêtées.

De nombreuses attaques de dahalo ont encore été signalées, faisant des victimes tant parmi la population que parmi les forces de l’ordre. Des actions accompagnées parfois deprises d’otages.

21 suspects ont été arrêtés dans l’affaire du meurtre de trois policiers le 24 octobre à Ambodiazinina, parmi lesquels le chef des deux fokontany. 18 personnes ont été placées en détention préventive.

19 enlèvements ont été répertoriés en 2018, 22 victimes ont été kidnappées et libérées contre rançon, soit trois fois plus qu’en 2017. Une seule victime a pu être libérée avant remise de la rançon. Le phénomène tend à se généraliser et à ne plus être limité à la communauté indo-pakistanaise. L’ancienne cellule mixte censée lutter contre ce fléau a été mise en cause pour complicité de certains de ses membres avec des ravisseurs. L’action menée par les forces de l’ordre est parfois entravée par la crainte de révéler des compromissions avec des personnes haut placées et par les réticences des proches des victimes à collaborer.

Torture et traitements inhumains - Vers la poursuite des auteurs membres des forces de l'ordre. De nombreux acteurs, entre autres l'ACAT Madagascar, la CNIDH, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et le ministère de la justice, ont proposé la révision de la loi de 2008 afin que ces crimes deviennent imprescriptibles. La CNIDH se verrait confiée les actions de prévention et de contrôle, par exemple en organisant des visites inopinées dans les prisons ou en assistant aux procès.

Un avocat s’est fait agresser par les gardes du corps du fils d'un général, directeur de la sécurité à la primature. L’Ordre des avocats a organisé un sit-in devant le tribunal de la capitale, à Anosy, pour prendre la défense de leur collègue. Les agresseurs ont été placés sous mandat de dépôt et le directeur de la sécurité de la primature a été limogé.

10 magistrats seront traduits devant le conseil de discipline pour manquement à l'éthique et à la déontologie, a fait savoir la ministre de la justice. Fanirisoa Ernaivo, ancienne présidente du SMM et candidate à la présidentielle, suspendue de ses fonctions, fait partie des magistrats appelés à comparaitre.

Les députés, par le biais d’une commission d’enquête ont entamé l’examen des dossiers relevant de la HCJ récemment installée. Ces dossiers concerneraient Marc Ravalomanana, Hery Rajaonarimampianina, Andry Rajoelina et l’ancien ministre de l’intérieur et de la décentralisation Mahafaly Olivier Solonandrasana. Pour que les dossiers soient transmis à la HCJ un vote à la majorité absolue est requis. Les observateurs ne sont aucune illusion quant à l’aboutissement de ces travaux : le mandat des députés arrive à son terme le 5 février et la procédure est particulièrement lourde et dissuasive.

La loi de 2017 renforçant les droits de la défense n’est pas appliquée. La ministre de la justice s’est entretenue de cette question avec une délégation de l’Ordre des avocats. Une séance de travail avec les responsables de la gendarmerie et de la police est prévue pour débattre de l’application et du respect de ces nouvelles dispositions.

Le Comité des droits de l’homme des Nations unies s’est dit préoccupé par les délais de garde à vue qui peuvent être prolongés jusqu’à douze jours, et ce sur la base de critères insuffisamment définis. Il s’alarme des allégations selon lesquelles les personnes en détention rencontrent des difficultés pour disposer des services d’un avocat. Il exprime également son inquiétude quant aux informations selon lesquelles les plaignants ont la possibilité de contribuer aux frais de fonctionnement des officiers de police judiciaire afin d’accélérer la procédure d’enquête.

Le CFM a achevé l’examen de 26 demandes d’amnistie. Les dossiers sont transmis à la Cour suprême pour avis juridique. Selon la loi sur la réconciliation nationale, les auteurs, co-auteurs et complices des infractions liées aux évènements politiques de 2002 à la fin de la Transition en 2009, dont la motivation politique a été établie et après divulgation complète et publique des données détaillées les concernant, sont susceptibles de bénéficier d’une amnistie. Sont exclus les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le génocide, les violations flagrantes des droits de l’homme et les atteintes aux libertés fondamentales. En outre, 1 300 demandes de réparation et d’indemnisation ont été reçues et sont à l’étude.

L’adoption de la loi sur le recouvrement des avoirs illicites a de nouveau été ajournée. Les mises en garde de la ministre de la justice et du DG du Bianco ne sont pas parvenues à convaincre les élus de l’urgente nécessité d’adopter ce texte. Le projet de loi portant sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme a en revanche été adopté par la douzaine de députés présents en séance.

L’avortement doit-il être dépénalisé ? La question a été abordée lors d’un débat national initié par le ministère de la population, de la protection sociale et de la promotion de la femme. Un document de plaidoyer sera présenté au gouvernement afin que celui-ci puisse décider si Madagascar doit ratifier le protocole de Maputo qui autorise l’avortement médicalisé sous certaines conditions. La Grande île est l’un des 14 pays du continent à ne pas l’avoir encore adopté. Les avortements clandestins seraient la cause de 63 % des décès maternels.

Les femmes et les enfants, premières victimes des dahalo. Pour la première fois, une étude commandée par l’UNFPA montre l’étendue des violences commises sur les femmes et les fillettes par les voleurs de bétail. La prise en charge des femmes victimes de ces violences est inexistante. Des viols sont commis lors de prises d’otages mais l’omerta existante sur le sujet rend difficile l’appréhension du phénomène.

Journée mondiale de lutte contre le Sida : le taux de prévalence reste faible (0,3 %) mais on estime que moins de 10 % des personnes atteintes connaissent leur séropositivité. Le nombre de personnes contaminées est estimé à 35 000 et moins de 3 000 suivent un traitement. Le taux de dépistage de la population n’est que de 8 %.

Plus de 10 200 cas de rougeole ont été recensés, touchant 44 districts. Le taux de couverture vaccinale est faible et beaucoup de familles refusent de faire vacciner leurs enfants.

Plus de 65 cas de peste ont été recensés, 19 décès ont été enregistrés depuis le 1er août. Treize districts sont concernés.

Sécheresse dans le Sud : Le « Kere » menace de nouveau Beloha et Ampanihy Le gouvernement et ses partenaires humanitaires ont lancé un « Flash Appeal » multisectoriel d’un montant de 32,4 millions de dollars. L’appel cible 460.000 personnes en phase d’urgence.

« La campagne électorale polluée par des médias parfois partiaux », a titré RFI, notant que les journaux affichent des Unes tapageuses et des titres agressifs, voire injurieux. « La majorité des propriétaires des médias ont fait alliance avec l’un ou l’autre candidat. Difficile donc d’avoir accès à une information neutre dans le paysage médiatique actuel », observe la station. Rumeurs et partialité ont atteint des sommets jamais égalés. Le paysage médiatique est composé de plus de 70 titres de presse, stations de radio ou de TV. Près de 80 % auraient pris parti en faveur d’Andry Rajoelina, y compris le quotidien de référence, L’Express. Plusieurs grands quotidiens ont inséré dans leurs pages le journal de campagne d’Andry Rajoelina. L’association Liberty 32 a fait part de sa préoccupation quant au rôle joué par Facebook dans la campagne et le climat de haine qui l’a entourée.

Transparency International Madagascar (TI-IM) a lancé un réseau de journalistes d’investigation dénommé « Malina ». TI-IM propose aux journalistes malgaches des moyens matériels, un appui logistique et juridique, des formations et un accompagnement leur permettant de réaliser articles et reportages de qualité. Les articles réalisés sont mis en ligne.

Andry Rajoelina a déposé une plainte contre les directeurs de publication des journaux La Ligne de Mire, Le Citoyen, La Dépêche de Madagascar et Triatraqui sont accusés d’avoir colporté des informations qualifiées d’erronées une supposée convocation par le parquet financier français au sujet des biens mal acquis par l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga, l’un de ses plus proches soutiens.

A la faveur de la campagne électorale qui a accaparé l’attention des autorités, l’AVG a noté une recrudescence des trafics illégaux de ressources naturelles et d’opérations d’accaparement de terres, générant rancunes et mécontentement au niveau des communautés locales.

Le navire « Flying », soupçonné d’être lié au trafic de bois de rose depuis 2015, a été observé dans les eaux malgaches au large de Maroantsetra durant la campagne du premier tour. Il s’est réfugié dans les eaux internationales suite aux opérations menées par la marine. D’après certaines sources, il attendrait le chargement de 100 tonnes de bois de rose à destination de Singapour. Le bâtiment a finalement pu être intercepté au large d’Antalaha puis remorqué sur le port de Toamasina. L’équipage n’aurait accepté de se rendre qu’à la demande de l’ambassade chinoise.

Economie bleue - La Banque mondiale a manifesté son inquiétude au sujet de l’accord signé entre l’association malgache AMDP et le Consortium chinois Taihe Century Investments en marge du 7e Forum sur la coopération sino-africaine. Le ministre des ressources halieutiques et de la pêche a affiché son opposition au projet. En pleine campagne présidentielle la controverse a pris une tournure politique. La proximité de l'AMDP avec l'ancien chef de l'Etat - cette association est dirigée par son conseiller spécial Hugues Ratsiferana - et la date de la signature, à la veille de la démission du chef de l’Etat, ont suscité nombre d’interrogations.

Signature d’un protocole d’accord entre EITI Madagascar et la Cour des comptes : l’une des quinze recommandations de l’EITI Madagascar pour que le pays puisse atteindre un niveau de progrès satisfaisant a été signée. Objectif : renforcer la fiabilité des données envoyées par les entités déclarantes ainsi que celle du rapport publié par l’EITI. De nombreux efforts restent cependant à accomplir afin d’atteindre le niveau de progrès permettant à la Grande île d’obtenir le statut de « pays conforme » aux normes EITI d’ici fin 2019.

La région Boeny produit chaque année 200.000 tonnes de charbon de bois. Une exploitation effrénée qui a décimé 300.000 ha de forêts dans la région, classée zone rouge en matière de déforestation. Des initiatives se multiplient pour réduire la pression croissante qui pèse sur les ressources forestières de la région.

Le projet de loi portant ratification de l’accord de financement sur la construction de centrales électriques hybrides photovoltaïques entre Madagascar et le gouvernement belge a été adopté. Le projet concerne 10 centrales pour un coût de près de 10 millions d’euros. Il resterait encore 45 centrales au fuel de la Jirama, coûteuses et polluantes, à transformer en hybride photovoltaïque.

Changement climatique - Lancement d’un nouveau programme de développement des filières agricoles inclusives, financé à hauteur de 250 millions de dollars. Il devrait toucher 1 600 000 bénéficiaires directs. Le programme, placé sous tutelle du ministère de l’agriculture et de l’élevage, est co-financé par le FIFA, l’Etat, la BAD, l’OPEP et le Fonds vert pour le climat.

Le Fonds koweitien pour le développement arabe a signé un accord de financement de 10 millions de dollars pour la construction d’un pont de 880 m sur le fleuve Mangoky. L’infrastructure, la plus longue du pays, permettra de relier la région du Sud-Ouest au Menabe. 1,5 million d’habitant bénéficieront de cette réalisation.

La BAD et ses partenaires (UE et divers fonds arabes) ont signé avec le gouvernement un accord de projet d’un montant de 156,8 millions de dollars portant sur l’aménagement d’axes routiers destinés à désenclaver les régions du Sud, notamment Toliara et Tolagnaro.

L’Allemagne finance trois conventions pour un montant total de 20,6 millions d’euros portant sur des projets touchant aux énergies renouvelables, la conservation et la gestion durable des parcs, réserves et aires protégées.

La COI estime que Madagascar pourrait devenir le grenier de la région Sud-Ouest de l’océan Indien. Dans cette optique, la Grande île a inauguré son Unité régionale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, une structure du Programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PRESAN), fruit de la collaboration entre la COI et la FAO. En 2016, la Commission avait révélé que la valeur des importations de produits alimentaires par la région s’élevait à 2 milliards de dollars par an.

Madagascar est en 1ère position dans le Top 5 des pays de l’Afrique Sub-saharienne exportateurs de vêtements vers l’UE. La valeur de ses exportations se chiffrait à environ 350 millions de dollars en 2017.

1 170 entreprises ont été créées en 2018, principalement dans le secteur tertiaire. A défaut de politique d’investissement, les entrepreneurs se lancent dans le commerce et les services. Les activités relevant du e-commerce ont connu un boom sur les réseaux sociaux, renforçant encore un secteur informel hypertrophié qui échappe au contrôle de l’Etat.

Grève du personnel de Kraoma : non à l’alliance avec la société russe Ferrum Mining conclue au mois d’octobre. Depuis la signature du contrat les droits élémentaires des salariés ne seraient plus respectés et il serait question de licenciements massifs. La société civile demande aux autorités de faire preuve de transparence sur les conditions de ce partenariat.

Blanchiment de bovidés : de hauts responsables impliqués. Le chef d’Etat-Major de la gendarmerie nationale a expliqué que la demande de viande est forte tant au national qu’international. L’offre ne parvient pas à satisfaire la demande, d’où des vols à grande échelle, accompagnés d’un important trafic de fiches d’identification des animaux volés, permettant leur commercialisation.

La Jirama peine à trouver un équilibre opérationnel. La société d’Etat a accumulé 281 millions de dollars de dettes. Ses créanciers lui appliquent des taux d’intérêt exorbitants Un plan de restructuration de cette dette, en préparation, lui impose d’avancer un plan draconien de redressement financier. La situation de la Jirama continue de peser lourdement sur le budget de l’Etat. Un retard dans le déblocage de ces subventions a été à l’origine de la réapparition de délestages tournants.

 

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • La campagne du 2e tour de la présidentielle
  • Le déroulement du 2e tour et l'élection d'Andry Rajoelina

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements
  • Justice, condtions carcérales, gouvernance
  • Droits des enfants, droits des femmes, traite
  • Santé, insécurité alimentaire
  • Médias

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Trafics de bois de rose, économie bleue, exploitations minières, environnement
  • Coopération, bailleurs de fonds
  • Economie

 

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30 novembre 2024

REVUE DE PRESSE MADAGASCAR - NOVEMBRE 2024

 

SOMMAIRE

 

 

POLITIQUE   

 

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

 

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 

  

  • Insécurité, dahalo, enlèvements, vindicte populaire,albinos
  • Justice, prisons
  • Migrations
  • Gouvernance 
  • Droits des enfants
  • Enseignement, université 
  • Santé, insécurité alimentaire
  • Médias, réseaux sociaux

 

ÉCONOMIE - SOCIAL   

 

  • Dérèglement climatique, environnement   
  • Ressources naturelles, secteur minier   
  • Foncier, aménagements   
  • Économie, Social   
  • Coopération, bailleurs de fonds   

 

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27 novembre 2022

ARTICLES REMARQUES - NOVEMBRE 2022

<> 27/11/22 - URGENT : pour une Loi protégeant les DDH / Lanceurs d'alerte à Madagascar
Ketakandriana Rafitoson et Dominique Rakotomalala, respectivement Directrice Exécutive et Président du Conseil d’Administration (PCA) de Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG), font actuellement l’objet de plaintes déposées au tribunal de première instance d’Antananarivo par le Groupement des Exportateurs de Litchis (GEL) pour « dénonciation calomnieuse, dénonciation abusive, dénigrement et désorganisation ». Ces plaintes du GEL sont une réplique à la dénonciation par TI-MG auprès du Pôle Anti-Corruption d’Antananarivo et du Parquet National Financier (PNF) à Paris de suspicions de corruption à haut niveau et d’infractions assimilées dans la filière du litchi malgache, et plus précisément dans le commerce de litchis entre Madagascar et l’Union Européenne. Ketakandriana Rafitoson a été convoquée à la police économique le 23 novembre 2022 et son audition a duré plus de trois heures. Elle a par la suite été informée du déferrement du dossier au Parquet pour le 24 novembre et a reçu la convocation correspondante, ainsi qu’une autre adressée à Dominique Rakotomalala. Ce dernier a été auditionné par la police économique Ketakandriana et Dominique sont sortis des locaux de la police économique à Anosy à 12h30. Le déferrement a été reporté mais l’affaire est toujours en cours.

La proposition de loi sur les défenseurs des droits humains passera devant la commission juridique de l'Assemblée nationale ce lundi 28 novembre 2022 à 09h.

Signez et partagez la pétition au maximum pour demander à nos décideurs d'accélérer la procédure d'adoption. Car les harcèlements judiciaires contre les défenseurs et les lanceurs d'alerte se multiplient. Le cas actuel de Ketakandriana Rafitoson et de Dominique Rakotomalala est révélateur de cette intolérance envers les lanceurs d'alerte.

Pour que cela ne se répète plus, RECLAMONS CETTE LOI ENSEMBLE! Faites passer le mot ! 

https://www.change.org/p/arovy-ny-mpiaro-zo-pour-une-loi-prot%C3%A9geant-les-ddh-lanceurs-d-alerte-%C3%A0-madagascar?recruiter=57125490&recruited_by_id=c6a97a20-d405-0130-c778-3c764e044e9e&utm_source=share_petition&utm_campaign=share_petition&utm_medium=copylink&utm_content=cl_sharecopy_33346986_fr-FR%3A6


<> 23/11 - Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de Transparency International Initiative Madagascar convoquée par la police après avoir dénoncé la corruption. Mwananyanda, directeur régional du bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique orientale et australe, a déclaré : « Les autorités malgaches doivent s'abstenir d'utiliser à mauvais escient le système judiciaire pour harceler et intimider les défenseurs des droits humains. Ketakandriana n'a rien fait de plus que de mener à bien son travail en exposant de graves allégations de corruption potentielle, de fraude et de blanchiment d'argent. La convocation et l'interrogatoire de Ketakandriana sur des accusations incluant des ‘dénonciations abusives et calomnieuses’ visent clairement à envoyer un message effrayant et à intimider les défenseurs des droits de l'homme à Madagascar. » La police a transmis l'affaire au procureur de la République. Ketakandriana et le président de TI-MG, Dominique Rakotomalala, comparaîtront devant lui pour un interrogatoire le 24 novembre.

Ketakandriana a été convoquée par le chef des services centraux de lutte contre le faux, l'escroquerie et la falsification suite à l'accusation portée par le Groupement des exportateurs de litchis (GEL) contre Ketakandriana Rafitoson. Celle-ci avait dénoncé des infractions potentielles de corruption, fraude et blanchiment d'argent dans le secteur du litchi; plainte déposée par TI-MG le 10 novembre devant le tribunal anticorruption d'Antananarivo.

Amnesty International note que « ces dernières années, les autorités malgaches ont accru la répression des défenseurs des droits humains, des lanceurs d'alerte et des voix dissidentes. Cela inclut la poursuite judiciaire de Jeannot Randriamanana , Ravo Ramasomanana , Raleva et Clovis Razafimalala, car ils ont découvert de graves allégations de corruption et de violations des droits humains. De nombreux lanceurs d'alerte potentiels à Madagascar risquent d'être traités injustement pour avoir exercé leurs droits humains. La protection des défenseurs des droits humains, y compris les lanceurs d'alerte, fait partie intégrante de tout pays qui aspire à la transparence, à la responsabilité et au respect des droits humains. »


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05/11 - ARTE Reportage - Gaëlle Borgia - Madagascar terre de feu

Diffusion sur Arte samedi 05/11/22 à 18h35. 25’.
En ligne jusqu’au 30/10/2025 :

https://www.arte.tv/fr/videos/109886-000-A/madagascar-terre-de-feu/?fbclid=IwAR3jb_DVuPbUaFhtIwZuP77BGdpgCpiWwmwMgiQDgOwxJUWyq1I-Wwevz5g

Alors que l’actualité de cet été a été marquée par les incendies en France, les feux qui ravagent l’Afrique depuis plusieurs années passent largement inaperçus.

Pourtant des images de la NASA montrent que le continent africain est la partie du globe la plus touchée par les feux. Parmi les points chauds : Madagascar, qui abrite 5% de la biodiversité mondiale.

En 60 ans, la Grande Ile a perdu près de la moitié de sa forêt. Madagascar est entrée en 2020 dans le triste classement des 24 « points de déforestation » les plus inquiétants de la planète. Considérée comme un trésor de biodiversité mondial, la Grande Ile abrite des dizaines de milliers d’espèces végétales et animales, dont 80 % n’existent nulle part ailleurs dans le monde.

Ce sanctuaire unique de biodiversité subit une pression anthropique depuis des décennies qui s’accélère avec l’explosion démographique : culture sur brûlis, feux de pâturage pour les zébus, charbon de bois sont nécessaires à la survie d’une population majoritairement rurale et pauvre. En plus de ce mode de vie traditionnel dévastateur, la forêt fait face à une nouvelle menace de grande ampleur : les feux de défrichage pour les exploitations agricoles illégales et le trafic de bois. Organisées par un réseau clandestin, ce commerce illicite très lucratif est facilité par des complicités politiques. Face à ce nouveau trafic, les militants environnementaux risquent la prison ou la mort pour dénonciation et les communautés forestières sont chassées de la forêt

 

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
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23 novembre 2024

ARTICLES REMARQUES - NOVEMBRE 2024

 

<>  22 11 24 - Madagascar - COP 29 - Principales demandes du mouvement pour la justice climatique

Le Mouvement pour la justice climatique à Madagascar appelle à l'action dans cinq domaines clés lors de la COP29, qui arrive à la fin d'une année d'événements climatiques dévastateurs dans le monde entier, avec des estimations montrant une trajectoire de réchauffement actuel atteignant 2,5° à 2,9°C d'ici 2100, ce qui sera dévastateur pour l'humanité et la planète. Un financement adéquat est le seul moyen de débloquer une action climatique globale qui mettra le monde sur la voie d'une augmentation de la température mondiale limitée à 1,5°C, permettra l'adaptation et traitera les pertes et dommages inévitables des impacts du changement climatique sur ceux qui en sont le moins responsables.

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30 novembre 2023

REVUE DE PRESSE - 2EME QUINZAINE NOVEMBRE 2023

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales

           - La campagne électorale
           - Le scrutin présidentiel du 16 novembre et ses prolongements

           - Divers

  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Santé
  • Université

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Dérègement climatique, environnement, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

>> Télécharger la revue de presse Madagascar 2e quinzaine de novembre 2023   Pdf, 23 pages

23 octobre 2019

ARTICLES REMARQUES - OCTOBRE 2019

- 23 10 19 - RFI - Sommet de Sotchi - Les pays africains sur lesquels s'appuie la stratégie russe
L’intérêt de Moscou pour la Grande Île est récent et remonte à cinq ans environ. Et jusqu’à la présidentielle de 2018, aucun fait tangible ne montrait une réelle volonté d’expansion à Madagascar. Ce n’est que durant la campagne de cette élection que les premiers soupçons d’interventionnisme russe sont apparus.

- 22 10 19 - Le Monde Afrique - Poutine met en scène le retour russe en Afrique
Une quarentaine de chefs d’Etat africains et malgache sont reçus à Sotchi pour renforcer la coopération économique et militaire. Officiellement consacré aux coopérations économiques, l’événement a des allures de démonstration de force. Les 23 et 24 octobre, M. Poutine devait accueillir jusqu’à quarante chefs d’Etat de la région, soit bien au-delà des zones d’implantation traditionnelles russes en Afrique du Nord et Afrique australe. A l’heure où la Russie tourne le dos à l’Occident, il convient de montrer que les alternatives existent. « La logique est la même du côté des Africains, relève Tatiana Kastouéva-Jean, de l’IFRI. Une telle rencontre permet d’exciter la rivalité des autres puissances, notamment de celles qui ont des moyens bien supérieurs à la Russie. » Le rôle joué par les sociétés militaires privées, pourtant théoriquement interdites par la loi russe, est de plus en plus central, que ce soit comme têtes de pont d’investissements futurs ou pour les initiatives les moins avouables de Moscou sur le continent. L’article évoque à cet égard le rôle que jouerait le groupe Wagner de M. Prigojine, qui opère en coordination avec les autorités russes et qui tente notamment d’intervenir dans des élections africaines, en envoyant des « consultants politiques » ou en prenant le contrôle de médias de ces pays, comme ce fut, par exemple, le cas à Madagascar lors de l’élection présidentielle de janvier.

- 22 10 19 - Le Monde Afrique - Russie-Afrique : quelles réalités derrière les déclarations ?
Alors qu’un sommet russo-africain est organisé du 22 au 25 octobre à Sotchi, Le Monde Afrique décrypte en cartes la présence et les intentions de Moscou sur le continent. Quelle réalité se dissimule derrière les éléments de langage du pouvoir russe saluant « le début d’une nouvelle ère de coopération russo-africaine » martelés ces dernières années et avec encore plus de vigueur à la veille du sommet Russie-Afrique organisé du 22 au 25 octobre à Sotchi en présence de quarante chefs d’Etat ou de gouvernement africains et malgache, le premier de cette ampleur ?

- 22 10 19 - Le Monde Afrique - Le plan "Emergence" peine à convaincre les populations et les bailleurs de fonds
Le programme d’Andry Rajoelina, qui repose notamment sur l’industrie et le tourisme, se heurte à la résistance d’habitants qui craignent d’être expropriés. A quelques kilomètres d’Antananarivo, dans la commune d’Ambohitrimanjaka, la colère gronde contre le projet « Tana Masoandro » (la « ville soleil »). Cette ville nouvelle, qui devrait être bâtie sur 1 000 hectares de culture, est l’un des projets phares du président. D’autres sont prévus pour l’année 2020. Andry Rajoelina avait même promis un « nouveau Miami » pendant la campagne présidentielle. Autant de potentielles « villes radieuses » au design futuriste et flamboyant qui contrastent avec le paysage actuel. Cette contestation à laquelle fait face Andry Rajoelina est la première depuis son élection. Un contretemps délicat pour l’exécutif au moment où celui-ci présente son programme de développement, le Plan émergence Madagascar (PEM), aux bailleurs de fonds. Car l’enjeu des financements est bien évidemment crucial. Les mesures, détaillées dans ses treize engagements de campagne, comprennent l’éducation pour tous, l’accès à la santé et à un emploi décent, grâce à l’industrialisation de l’île et au développement touristique. Pour cela, des grands travaux sont nécessaires. « Le document n’est assez précis », critique le représentant d’un bailleur de fonds qui souhaite garder l’anonymat. Pour lui, le point faible du PEM est qu’il se base « sur des hypothèses optimistes, comme une croissance accélérée des investissements privés ». Ce qui n’est pas garanti…

 <> 14 10 19 - Tamara Léger - Amnesty International : "Les droits de l'homme doiven être au-dessus de tout"
Conseillère du programme Madagascar d’Amnesty international, Tamara Léger monte au front dans la croisade de cette organisation contre la détention préventive excessive. Durant une interview concluant sa journée de terrain, elle explique les motivations de l’Organisation non gouvernementale (ONG), dont la raison d’être est la défense des droits de l’homme et amener les décideurs étatiques à en faire une priorité dans tout ce qu’ils entreprennent. Interview.

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10 10 19 - SeFaFi - Culture du privilège - Enseignement supérieur et médias
L’observatoire de la vie publique dénonce la « culture du privilège » des enseignants-chercheurs de l’université
qui ont déclenché une grève illimitée après avoir contesté les résolutions adoptées lors de la conférence des présidents et des recteurs de l’enseignement supérieur. S’ensuivent des révélations sur le abus de certains d’entre eux (déclaration d’un nombre exorbitant d’heures complémentaires leur permettant d’empocher des pactoles, exigence de pouvoir effectuer des missions à l’étranger sans autorisation préalable, refus d’ouvrir les comptes des universités à un agent comptable…). Le SeFaFi conclut à leur égard : « Les enseignants du supérieur devraient représenter l’élite intellectuelle du pays, ils se doivent ainsi par leur comportement, d’être exemplaire dans l’effort commun pour l’amélioration des pratiques au sein du secteur public. » Dans la seconde partie du communiqué, le SeFaFi critique vertement la profession pour son traitement de l’affaire dite du « survol du stade de Mahamasina par un hélicoptère de l’armée » : informations publiées non vérifiées et non recoupées, approximatives, fragmentaires, partiales et déformées… « La presse n’a pas à être la caisse de résonance de toutes les rumeurs pour faire du sensationnel. La liberté de la presse est un droit mais suppose également des obligations. Le journaliste doit faire preuve de rigueur intellectuelle et professionnelle, écrit le SeFaFi. Dénoncer la partialité, la complaisance ou l’amateurisme d’un journaliste n’est pas attentatoire à la liberté d’expression. Sanctionner la diffusion d’informations inexactes ou tendancieuses, loin de nuire à la liberté de presse, la conforte : elle oblige les journalistes à vérifier leurs informations et à ne pas céder à la corruption, à la dissimulation ou à la diffamation. » Et de conclure : « ce constat renvoie à une autre évidence, qui est l’insuffisante formation intellectuelle d’une partie des journalistes de la Grande île. Trop souvent, les médias traitent des questions juridiques, économiques, financières, sociales, religieuses ou autres avec un amateurisme affligeant, qui dérive souvent en contre-vérités ou en erreurs manifestes.  Ce qui est en cause, ici, c’est le réflexe corporatiste qui semble devenir la règle face aux critiques à l’endroit des membres de tout groupe professionnel tels que la magistrature, les forces de l’ordre, le personnel médical… et la profession de journaliste !»

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04 10 19 - Craad-OI - Collectif Tany - A qui profiterait le projet Tanamasoandro ?

Le programme du président de la République Andry Rajoelina comporte la construction de plusieurs « villes nouvelles », dont le projet Tanamasoandro (signifiant « rayons de soleil » ou « Antananarivo-soleil »). Ce projet, le premier d’une longue série, est destiné à désengorger la capitale Antananarivo. Des habitants, notamment des cultivateurs et paysans dont les rizières vont être remblayées, vont être expropriés et protestent pour défendre leurs droits de continuer à exploiter ces terres agricoles. En réponse à leurs manifestations, les décideurs annoncent le démarrage imminent et la réalisation inéluctable du projet. En tant que lanceurs d’alerte et défenseurs des droits économiques, sociaux et culturels de la population, les deux associations expriment leurs points de vue sur les informations partagées dans le domaine public et sur les conséquences déjà notables sur les habitants des espaces concernés par le projet.

<>  02 10 19 - Amnesty International - L'annonce d'une grâce présidentielle pour les détenus accusés d'infractions mineures est un pas dans la bonne direction
 Un pas dans la bonne direction qui doit être immédiatement suivi d’effet. L’organisation appelle à mettre fin immédiatement à toutes les détentions arbitraires, y compris à libérer toutes les personnes en détention provisoire pour des infractions mineures commises sans violence et à faire en sorte que les autres détenus fassent l’objet d’une procédure rapide et équitable. Certaines personnes se trouvent en détention provisoire depuis des années sans jugement. La déclaration du président indique que son gouvernement a pris conscience de la gravité de la situation dans les prisons malgaches.

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
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26 juin 2019

ARTICLES REMARQUES - JUIN 2019

<> 26 06 19 - Amnesty International - Il faut des mesures décisives pour faire cesser la torture et les homicides imputables aux forces de sécurité
Il faut que les autorités malgaches prennent des mesures décisives pour éliminer la culture bien ancrée de l’impunité qui entoure les homicides, la torture et les autres formes de mauvais traitements perpétrés par les forces de sécurité, a déclaré Amnesty International à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. Les actes de torture et les autres mauvais traitements imputables à la police et à l’armée sont une pratique courante, qui s’inscrit souvent dans le contexte de la lutte contre les voleurs de bétail. « Depuis quelques années, nous constatons une multiplication des actes de torture infligés à des voleurs de bétail, et nous observons parfois des homicides odieux. Cependant, les responsables ne sont pas inquiétés, ce qui nourrit le climat d’impunité, a déclaré Deprose Muchena, directeur du programme Afrique australe à Amnesty International. Les autorités malgaches doivent s’attaquer sans délai à l’impunité dont jouissent les auteurs d’actes de torture et d’autres mauvais traitements. Il faut commencer par mener des enquêtes efficaces sur tous les cas connus ou signalés et démettre immédiatement de leurs fonctions officielles les auteurs présumés en attendant les conclusions des investigations. Ces personnes doivent être traduites en justice dans le cadre de procès équitables. Il faut que les victimes et leur famille aient accès à des recours efficaces et à la justice. »

<> 20 06 19 - Amnesty International - Le nouveau régime alimentaire des détenus va dans la bonne direction
Amnesty International se réjouit de la décision, confirmée en mai 2019 par le gouvernement malgache, d’approuver un nouveau régime alimentaire plus nutritif pour les détenu·e·s, la nourriture fournie actuellement se composant principalement de manioc. Lors d’un entretien qui s’est déroulé le 21 mai 2019, le ministre de la justice a informé la délégation de l’organisation que trois menus seraient désormais proposés en alternance, ce dans les prisons de tout le pays.

- 16 06 19 - Andry
Rajoelina assuré d'une majorité absolue de députés selon les résultats complets publiés par la CENI. Les projections réalisées par les partis sur la foi de ces résultats attribuent 84 des 151 sièges des députés à la coalition IRD dirigée par Andry Rajoelina, contre 16 seulement au parti TIM de son adversaire malheureux à la présidentielle, Marc Ravalomanana. Les 51 autres sièges ont été remportés par des candidats à l‘étiquette d’indépendants. « Les résultats proclamés (…) nous assurent non seulement une majorité absolue mais aussi une majorité assez stable », s’est réjoui Pierre Houlder Ramaholimasy, directeur des affaires politiques du chef de l’Etat. « C’est un résultat tellement décevant », a concédé à l’inverse Fidèle Razara Pierre, un des candidats battus présenté par le TIM de Marc Ravalomanana, « avec 16 sièges, nous sommes encore plus bas que les précédentes législatives où nous en avions obtenu 21 ». « Les 51 députés indépendants peuvent encore jouer un grand rôle durant leur mandat », a toutefois fait remarquer Fidèle Razara Pierre. Le président pourra travailler avec un premier ministre issu de ses rangs puisque c’est le groupe majoritaire à l’Assemblée qui propose le nom du chef du gouvernement.La mouvance présidentielle qui a obtenu le plus de voix dans les provinces, tandis que le TIM domine dans la capitale. Une alliance du TIM avec les candidats indépendants ne permettrait pas de rattraper la majorité obtenue par la plateforme du président. « L’avenir du TIM, c’est Marc Ravalomanana. Il pourrait se présenter à la mairie d’Antananarivo. Mais le parti en tant que tel a perdu beaucoup de sa force à partir du moment où il n’a pas réactivé son opposition après l’investiture du président Rajoelina », analyse le politologue Toavina Ralambomahay. « Il n’y a pas d’opposition. Les députés indépendants risquent de se rapprocher du président. Les médias sont avec lui. Il y a quatre patrons de presse dans le gouvernement », poursuit-il. Le Sénat, toujours sous la menace d’une dissolution ou d’une réduction d’effectif et avec un budget réduit au strict nécessaire, ne semble pas en mesure de jouer un contre-pouvoir.Le taux de participation n’a été que de 40 %
Les résultats proclamés par la CENI doivent être validés par HCC d’ici 15 jours, une fois examinés les recours, notamment ceux du TIM.

<> 13 06 19 - Tany & Craad-OI - Base Toliara - Justice a été rendue aux neuf prévenus
Justice a été rendue aux neuf habitants qui s’opposent au projet d’exploitation d’ilménite « Base Toliara
 » qui ont été arrêtés le 2 mai et mis en détention provisoire en raison de leur participation à la manifestation de contestation du projet d’extraction d’ilménite « Base Toliara ». Le tribunal de Fianarantsoa a rendu son jugement le 7 juin. Les prévenus sont relaxés au bénéfice du doute sur les chefs d'accusation de destruction d'objets mobiliers et d'incendie volontaire. Ils sont condamnés à 6 mois de prison avec sursis pour l'attroupement non armé sans autorisation. La partie civile est déboutée de sa demande de dommages et intérêts. Les organisations de la société civile se félicitent de ce jugement qui témoigne du respect des droits des neuf détenus à une justice équitable et impartiale, et de la reconnaissance des libertés et des droits fondamentaux qui leur sont accordés par les Conventions internationales que Madagascar a ratifiées, en particulier le droit de défendre leurs moyens d'existence, leurs terres et le patrimoine naturel national. Le Collectif Tany et le Craad-OI exhortent les autorités à satisfaire les demandes d’arrêt du projet d’extraction d’ilménite.

- 07 06 19 - SeFaFi - La décentralisation à la traîne
Depuis la mise en œuvre de la décentralisation dans sa forme actuelle, les seules collectivités territoriales à part entière qui aient été mises en place sont les communes, avec les maires et les conseillers communaux comme élus locaux. L’érection des régions a été tentée depuis 2004 ; mais à ce jour, c’est le dispositif transitoire prévu au départ pour deux ans qui reste appliqué. Et si les bruits qui courent se vérifient, concernant la nomination de gouverneurs à la tête des régions, cela renforcera un système qui ne reflète pas l’esprit de la Constitution – qui veut que la région soit le deuxième niveau des collectivités territoriales décentralisées.

<> 06/06 - Collectif Tany - « Ce qu'il faut savoir sur le mouvement populaire d'opposition au projet minier Toliara Sands – Base Toliara »
Voir la vidéo
Neuf citoyens de Benetse, Ampototse et Tsiafanoka du district de Toliara II, opposés au projet minier d’extraction d’ilménite de la société australienne Base Toliara (dénommée Toliara Sands auparavant) ont été arrêtés le 2 mai et emprisonnés en détention préventive à Fianarantsoa depuis le 9 mai. Les motifs d’inculpation sont : « destruction volontaire de biens appartenant à la société Base Toliara, incendie d’objets mobiliers et attroupement non armé non abandonné après l’annonce de sommation » Après un report de l’audience du 20 mai « à la demande de la partie adverse », une audience est prévue ce 7 juin.

05 06 19 Libération - Macron va-t-il céder les îles Eparses à Madagascar ?
Une commission mixte entre Madagascar et la France devrait trouver un accord sur l'archipel d'ici juin 2020. Celles-ci sont revendiquées par les Malgaches depuis les années 1970.

01 06 19 - Le Monde - La Chine à l'assaut des Nations unies
Trente ans après la répression des manifestations de la place Tiananmen, Pékin n’entend pas seulement étouffer à l’ONU les critiques le visant sur les droits de l’homme, mais veut imposer ses propres valeurs. Et il y parvient, avec un certain succès, avec la complaisance du secrétaire général. La Chine, premier pays de la planète par son poids démographique et deuxième puissance économique et militaire, compte faire reconnaître aux Nations unies ses propres valeurs, un modèle alternatif selon lequel les droits de vote, d’expression et de manifestation s’éclipseraient au profit du droit à ne plus avoir faim, à voyager en train à grande vitesse ou à apprendre à écrire. Elle n’entend pas seulement faire taire les critiques sur l’emprisonnement de ses dissidents, elle veut être célébrée – la reconnaissance internationale devant en retour nourrir la légitimité interne du régime. Le projet des « nouvelles routes de la soie » – des investissements massifs dans les ports, routes, voies ferrées reliant l’empire du Milieu au reste de l’Asie, à l’Afrique et à l’Europe – vise à étendre l’influence de la Chine et à imposer, grâce aux amitiés diplomatiques qu’elle aura tissées en chemin, la pleine acceptation de son système politique dans le monde.

 

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26 juin 2020

ARTICLES REMARQUES - JUIN 2020

 <>  26 06 20 - Le Monde Afrique - Soixante ans après l'indépendance, Madagascar se cherche toujours un avenir
Le président Rajoelina mise sur le nationalisme, des grands projets et beaucoup de communication pour inverser le destin d’un pays où le revenu moyen par habitant reste inférieur à celui de 1960.

- 12 06 20 - Le Monde Afrique - A Madagascar Tamatave est devenu le principal foyer du coronavirus
« Il n’y a qu’à Madagascar qu’il y a des embouteillages pendant le confinement… » Roland Ratsiraka n’a pas envie de sourire de sa boutade. Pour le député du district de Tamatave, ancien maire de la ville et plusieurs fois ministre, l’heure est grave. Surtout sur la partie du territoire qui l’a élu.
En dépit de ses 300 000 habitants, Tamatave, la deuxième ville de Madagascar, compte à elle seule un tiers des cas de Covid-19 du pays. Située sur le front de mer, côte Est, à près de 400 kilomètres de la capitale Antananarivo, Tamatave est le premier port de commerce de la Grande Île. Une ville qui va très mal si l’on en croit le politique.

 


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24 juillet 2018

ARTICLES REMARQUES - JUILLET 2018

<>  24 07 18 - CRAAD-OI - Collectif Tany - Soutien aux communautés_riveraines de QMM
La lutte légitime des communautés riveraines du site minier de QMM-Rio Tinto pour l’indemnisation de leurs terres est de nouveau réprimée à Tolagnaro. Des représentants des communautés riveraines du site minier de Mandena sont venus à Antananarivo pour rencontrer diverses institutions au niveau national et ont mobilisé les media car 4 d’entre eux ont été arrêtés le 28 juin. Le verdict prononcé par le Tribunal à l’issue du procès du 5 juillet a été d'un an d’emprisonnement avec sursis assorti d’une amende de 1 million d’ariary par personne. Le problème principal soulevé par les communautés depuis des années porte sur l’indemnisation de leurs terres perdues à cause de leur attribution en bail emphytéotique à la société QMM pour son exploitation minière, ce qui a entraîné la perte des moyens de subsistance et des sources de revenus des habitants affectés par le projet minier.

<>  21 07 18 - Tany, Mazoto, CRAAD-OI - Communiqué sur le projet Toliara Sands du 18 07 18
Des associations protestent contre l’usage jugé abusif de déclarations d’utilité publique au profit du projet Toliara Sands. Le collectif Tany, le CRAAD-OI et l'association MAZOTO dénoncent la signature, par le conseil des ministres du nouveau gouvernement d’un décret déclarant d'utilité publique les travaux d'exploitation dans le périmètre des sites miniers de Toliara Sands situés sur deux communes et portant acquisition par voie amiable ou par expropriation des parcelles de terrain et/ou immeubles touchés par ces travaux, « au détriment des membres des communautés concernées qui seront obligés de quitter des terres qui étaient leur propriété et leur moyen de subsistance traditionnel ». Le conseil des ministres du 11 avril 2018 avait déjà adopté un décret déclarant d’utilité publique les travaux de construction des infrastructures portuaire et routière reliant le nouveau port au site minier situés à 50 km au Nord de Toliara. Les associations dénoncent « l’usage de plus en plus abusif de la déclaration d'utilité publique au bénéfice des intérêts privés étrangers ».

- 19 07 18 - L'Express - Edito - Solutions pommade
Un point de vue désabusé sur la prochaine consultation électorale qui, comme les précédentes, devrait déboucher sur un fort désenchantement de la population qui aura cru une fois de plus aux promesses d’un messie. La présidentielle risque de porter aux plus hautes fonctions un ancien putschiste, Andry Rajoelina, dont la présence au pouvoir durant 5 ans a précipité le pays dans l’anarchie et la pauvreté. Ces pseudo élections démocratiques n’ont pour objectif que de satisfaire la communauté internationale et les bailleurs de fonds. Tout est biaisé dès le départ. Rendez-vous dans trois ans pour un putsch contre un ancien putschiste ou une ancienne victime de putsch, prédit l’éditorialiste.

- 11 07 18 - SeFaFi - Communiqué - Une pauvreté énergétique entretenue
1,4 milliard de personnes n’auraient pas accès à l’électricité dans le monde, dont 7 personnes sur 10 en Afrique subsaharienne. 85 % des Malgaches en font partie puisque le taux d’accès à l’électricité y est aujourd’hui de 15 %. Il était de 11 % en 1998, avant la libéralisation du secteur début 1999. Nous n’aurions donc progressé que de 4 points en 20 ans. Pourquoi ? Secteur stratégique s’il en est, le secteur de l’énergie en général et de l’électricité en particulier est peu analysé, et souffre d’une indifférence collective qui ne s’estompe passagèrement qu’à l’occasion d’un délestage ou de la hausse des prix du carburant. Les Malgaches figurent parmi les plus grandes victimes de la pauvreté énergétique alors qu’à Maurice et aux Seychelles, le taux d’électrification est quasiment de 100 %. La taille du territoire influe certainement sur la vitesse d’électrification d’un pays, mais il existe d’autres paramètres que nous sommes loin de maîtriser. La volonté politique en fait partie. Le droit à l’énergie est un droit fondamental, tout comme celui de se nourrir ou d’avoir un travail décent.

- 10 07 18 - Collectif Tany - Le bail emphytéotique à Madagascar
La mise en location de millions d’hectares de terre malgaches, sous forme de bail emphytéotique, à des investisseurs, notamment étrangers, comme méthode incontournable et sûre de développer le pays et son agriculture est prônée par les dirigeants malgaches dans le Programme Sectoriel de l’Agriculture, Elevage et Pêche 2016-2020 et dans leurs discours. Des citoyens malgaches et des organisations de la société civile critiquent et condamnent cette conception qui lèse les intérêts majeurs de la nation en qualifiant cette pratique de « vente de la terre des ancêtres, vente de la patrie ». Le Collectif Tany revient sur ce sujet en soulignant que le bail emphytéotique n’est pas une simple location mais accorde des droits spécifiques au preneur, et que du point de vue des traditions malgaches, le bail emphytéotique correspond à un type de vente des terres.

- 08 07 18 - L'Express - Edito - Parvis nu
Les députés TIM annoncent qu’ils mettent fin aux manifestations sur la place du 13-Mai
. « Nous sommes proches de la ligne de départ pour l'élection présidentielle donc nous sentons le besoin de nous préparer », explique le député Mamy Rabenirina. « Nous prévoyons de nous rendre dans nos circonscriptions pour rencontrer la population », précise-t-il. La lutte continue, mais elle a changé de forme, soulignent les députés. « Nous avons invité les manifestants à soutenir les syndicats, mais s'ils ont besoin de nous, nous viendrons », poursuit Mamy Rabenirina. Les manifestants ont été invités à renforcer la grève des enseignants devant le siège du ministère de l’éducation. La décision de mettre un terme aux rassemblements, en dépit de la résistance affichée par Hanitra Razafimanantsoa, a été saluée par le premier ministre. « Je remercie tous ceux et celles qui ont contribué à mettre fin aux manifestations politiques. J'apprécie votre sens de la responsabilité », a-t-il indiqué sur son compte Twitter. « En route pour la paix et l'apaisement ! » a-t-il conclu.

- 01 07 18 - RFI - Madagascar : la légalisation de l'avortement fait l'objet d'un débat
A Madagascar, l'avortement est un crime, puni par le Code pénal. Un code pénal découlant de la période coloniale, hérité lui-même du code napoléonien de 1810. En décembre dernier, il y a bien eu une tentative, au Parlement, de dépénaliser l'avortement thérapeutique. En vain. A l'approche de l'élection présidentielle, l'association Nifin'Akanga – du nom d'une plante abortive très utilisée à Madagascar – qui se bat pour la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), relance le débat. Elle espère inciter les candidats à prendre position sur ce sujet de société.

 

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31 juillet 2024

REVUE DE PRESSE - JUILLET 2024

SOMMAIRE

 

POLITIQUE   

 

  • Affaires nationales - Législatives du 29 mai 
  • Diplomatie   

 

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 

  

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire,enlèvements
  • Justice, code pénal, prisons
  • Migrations
  • Gouvernance 
  • Droits des femmes
  • Droits de l’enfant, albinisme 
  • Enseignement, université 
  • Santé, hygiène
  • Médias, communication, Internet

 

ÉCONOMIE - SOCIAL   

 

  • Dérèglement climatique, environnement   
  • Ressources naturelles, secteur minier   
  • Foncier, aménagements   
  • Économie, Social   
  • Coopération, bailleurs de fonds   

 

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30 juillet 2012

PRESSE & MEDIAS - Nos sources, liens

28 10 12 - Les sources des revues de presse Voici les liens vers les médias utilisés pour notre revue de presse. Nous vous les communiquons, avec notre perception, qui n'engage que son auteur. Nous signalons, en fin de liste, des sites de radio et de...
30 juin 2024

REVUE DE PRESSE - JUIN 2024

SOMMAIRE

 

POLITIQUE   

 

  • Affaires nationales - Législatives du 29 mai 
  • Diplomatie   

 

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 

  

  • Insécurité, dahalo, albinisme, enlèvements
  • Justice, code pénal, prisons  
  • Gouvernance 
  • Droits des femmes
  • Droits de l’enfant   
  • Enseignement, université 
  • Santé
  • Médias, communication, Internet, opinion 

 

ÉCONOMIE - SOCIAL   

 

  • Dérèglement climatique, environnement   
  • Ressources naturelles, secteur minier   
  • Foncier, aménagements   
  • Économie, Social   
  • Coopération, bailleurs de fonds   

 

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5 avril 2024

ARTICLES REMARQUES - AVRIL 2024

<> Doc  27/04/24 - Amnesty International - La situation des droits humains dans le Monde - Madagascar

 

<> 24/04/24 - Union européenne - Crise oubliée à Madagascar : la pauvreté et la faim en première ligne du changement climatique

Malgré des besoins urgents, Madagascar est restée une crise largement oubliée, selon Sylvie Montembault, qui supervise les programmes humanitaires de l'UE dans le pays. Reportage de Peter Biro du service  Protection civile et opérations d'aide humanitaire de l'UE.

 

<> Collectit Tany - Le marché carbone est-il une réponse au changement climatique
Face aux dégâts annoncés ou déjà présents causés par le changement climatique, de nombreux pays se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effets de serre (GES), notamment de carbone. Mais pour éviter de changer leurs manières de vivre et de s’enrichir, comme exigé par l’objectif d’atténuation du changement climatique, les plus gros émetteurs de GES ont trouvé l’idée de la compensation carbone, du Net Zéro et du marché carbone : ils achètent du crédit-carbone à ceux qui éliminent ou réduisent le carbone ailleurs. Ceux qui réduisent les GES se trouvent souvent dans les pays en développement. Les principales notions sont expliquées dans la première partie de l’article. Récemment, des journalistes et des scientifiques ont remis en question la validité et l’efficacité de nombreux projets et ébranlé les fondements de ce système. Parmi les critiques rapportées dans la deuxième partie figurent les accaparements de terre et les impacts sociaux négatifs des projets de compensation carbone dans plusieurs pays du continent africain. La troisième partie présente les grandes lignes de l’historique et des résultats d’études effectuées sur quelques projets de compensation carbone, comme REDD+, à Madagascar. La conclusion exhorte à réfléchir davantage aux mesures qui n’aggravent pas la précarité et la pauvreté des communautés locales malgaches tout en agissant vers une atténuation réelle du changement climatique.

 

<> 16 04 24 - OSC - Pour un procès équitable pour Nathassa RAZAFIARISOA et les jeunes de Sambava
Dans un contexte où les accaparements de terre prennent de plus en plus d’ampleur alors que les voies de recours ne répondent pas efficacement aux droits et besoins urgents de la population, les co-signataires du présent communiqué constatent que les défenseurs de l’environnement et des terres Malagasy sont, quant à eux, de plus en plus victimes de représailles. Nathassa Razafiarisoa, présidente de l’association Tanora Tia Fandrosoana de Sambava est en détention provisoire à Antalaha depuis 4 mois et demi maintenant. Nathassa a défendu avec énergie et détermination les habitants de Marotsiazo dont les maisons ont été détruites lorsqu’ils ont perdu leur procès contre un puissant homme d’affaires, alors qu’elle-même ne possède pas de biens personnels dans le lotissement concerné par le litige foncier.

 

<> 04/04/24 - London Mining Network – « Rio Tinto Get Serious About Water in Madagascar : what does the community say ? » - Vidéo 8’41 : https://vimeo.com/930227419

 

<> 04 04 24 - Le Monde - Coup de froid diplomatique entre l'UE et Madagascar.
Antananarivo demande le rappel de l’ambassadrice Isabelle Delattre Burger après ses critiques répétées à l’encontre du gouvernement malgache.

 

<> 05/04/24 - Tribune - Edito - La porte pour l'Europe
« Isabelle Delattre vient donc d’apprendre un principe de base de la survie des diplomates dans notre pays : seuls l’approbation, le silence, ou mieux encore l’obséquiosité, sont des attitudes acceptables. Tout autre comportement sera immédiatement perçu comme une ingérence inacceptable et un affront dans un pays qui se dit jaloux de sa souveraineté, même s’il vient de voter pour un chef d’État qui a quémandé la nationalité de l’ancien colonisateur. On note toutefois que depuis la révélation de sa nationalité française, Andry Rajoelina fait feu de tout bois pour tenter de la faire oublier, et saisit la moindre occasion d’apparaître comme un patriote émérite et sans concession. Après les différentes agitations autour du Rova d’Antananarivo, du taom-baovao malagasy ou du 29 mars, aujourd’hui il tente d’apparaître comme le valeureux nationaliste qui ose virer une diplomate vazaha, ce qui ne pourra que provoquer les bravos et les vivats de son fan-club. Il y a donc une première lecture possible de ce coup de tonnerre dans l’ambiance habituellement feutrée des couloirs de la diplomatie : faire exprès de sur-jouer la réaction pour pouvoir se draper du nationalisme le plus sourcilleux.(…) Par le courage qu’elle a eu d’appeler un chat un chat, l’ambassadrice s’est démarquée du troupeau de ses confrères dociles et serviles, et a également porté la voix des sans-voix, qui ne peuvent pas publiquement s’exprimer.(…) Certains auraient préféré qu’elle se satisfasse du principe :’ vazaha, donne l’argent et tais-toi’ »

29 mai 2024

REVUE DE PRESSE - MAI 2024

SOMMAIRE

 

POLITIQUE   

 

  • Affaires nationales - Législatives du 29 mai 
  • Diplomatie   

 

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 

  

  • Insécurité, dahalo, albinisme, enlèvements
  • Justice, code pénal, prisons  
  • Gouvernance 
  • Homophobie
  • Droits des femmes
  • Droits de l’enfant   
  • Enseignement, université 
  • Santé
  • Médias, communication, Internet  

 

ÉCONOMIE - SOCIAL   

 

  • Dérèglement climatique, environnement   
  • Ressources naturelles, secteur minier   
  • Foncier, aménagements   
  • Économie, Social   
  • Coopération, bailleurs de fonds   

 

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31 août 2023

REVUE DE PRESSE - AOUT 2023

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales

          Organisation du scrutin présidentiel -contexte électoral
          Précampagne électorale - Candidatures       
          L’arrestation de
Romy Andrianarisoa, directrice du cabinet civil de la présidence.
          Autres questions

  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Droit de l'enfant, albinisme
  • Santé
  • Apatridie et réfugiés
  • Education, université
  • Médias, communication

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, foncier
  • Dérègement climatique, environnement, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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28 juillet 2023

ARTICLES REMARQUES - JUILLET 2023

<> 28 07 23 - Craad-OI & Collecti Tany - Construction autoroute Antananarivo - Toamasina - Soutien des OSC aux communautés
Indignées par les préjudices subis par les paysans victimes de la construction de l’autoroute plusieurs organisations de la société civile ont signé à fin mai un communiqué demandant à l’Etat d’arrêter les travaux jusqu’à la résolution de différents problèmes en raison de la destruction des rizières et des champs de ces paysans par les agents chargés de la construction de l’autoroute. Des membres des organisations Craad-OI et Farm sont venus sur le terrain faire l’état des lieux et exprimer leur soutien aux communautés. Elles ont ainsi réussi à assister aux séances de consultation publique et croisé d’autres organisations qui avaient également suivi le processus. Des représentants de 10 ministères étaient chaque fois présents, impressionnant les paysans avec leur dizaine de véhicules 4x4. Les représentants des OSC ont souvent pris la parole pour défendre les intérêts des paysans, en protestant contre les procédés des techniciens du bureau d’études BICO chargé de l’étude d’impact environnemental ou de l’Office National de l’Environnement, et en interpellant les autorités locales et les employés de l’entreprise Samcrete Egypt Engineers and Contractors SAE.  Les paysans sont effrayés et n’osent pas dire non au projet car les autorités locales semblent avoir subi des pressions. Des habitants qui avaient déjà reçu des compensations ont révélé que les démarches nécessaires pour en bénéficier étaient complexes et que le montant des compensations était très faible. A la fin de leur mission, les OSC attendaient la diffusion des procès-verbaux des consultations publiques et la décision au sujet du permis environnemental. Alors qu’aucune déclaration officielle n n’a été publiée, tous les engins ont été retirés des villages concernés. Cela   signifie-t-il que le permis environnemental n‘a pas été attribué et que les travaux sont effectivement suspendus ? Les inquiétudes demeurent et les communautés affectées ont encore besoin du soutien et d’accompagnement

26 07 23 - Collecti Tany - La société LGA a illégalement acquis de vastes terres dans la région Diana
Les habitants de la commune de Bobasakoa (région Diana) ont reçu confirmation que les terres qu’ils exploitent ont été accaparées de manière illégale avec la complicité de hauts dirigeants de l’Etat et d’agents responsables de l’aménagement du territoire et des services fonciers. Leurs terres où se trouve un élevage de gambas appartiennent à l’entreprise LGA OSO Farming, suite à une transaction réalisée par l’intermédiaire d’une société immobilière, Gamma SA. Les premiers indices de cette cession de terres confidentielle avaient été recueillis par les organisations de la société civile en 2005. Pour le Collectif Tany, cette vente des terres ancestrales viole la loi sur le domaine public de l’Etat car une grande partie de la zone appropriée est constituée de mangroves et de bords de mer qui font partie du domaine public. Selon la législation, la bande littorale de 25 mètres est exclue de toute autorisation d'occupation temporaire ou d'appropriation privative. De plus, les mangroves sont des « zones sensibles » qui bénéficient d'une protection spécifique. Leur exploitation requiert une évaluation environnementale préalable qui exige la participation du public. Des dommages environnementaux causés par les activités de la société ont été attestés.

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25 07 23 - Craad - OI - Synthèse projet Base Toliara
Note de synthèse sur le projet Base Toliara : description technique, impacts réels et prévisibles du projet (oppositions et conflits au niveau local, déplacements et perte de moyens de subsistance, violation des droits du groupe autochtone Mikea, risques pour la santé liés à la radioactivité, impacts sur les écosystémes, la biodiversité et le climat). Princpaux épisodes à partir de 2020 (tentatives d'influence, pressions et intimidations, octroi du permis d'exploitation, étude d'impacts, déclaration d'utilité publique), situation actuelle.
<> _Craad-OI - Impacts du projet Base Toliara sur les droits humain (en anglais)

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26 06 23 - La Gazette - Note d'un avocat : Andry Rajoelina n'est pas un bi-national, il est exclusivement, par choix, ressortissant français_
C'est une bien mauvaise publicité pour Andry Rajoelina à quelques mois de la présidentielle. Un extrait du décret portant acquisition de la nationalité française d'Andry Rajoelina et signé par le premier ministre français et le ministre français de l'Intérieur de l'époque (Jean-Marc Ayrault  et Manuel Valls) fait le tour du réseau social Facebook. C'est le cas également de la publication au journal officiel du décret sur sa naturalisation.
Selon le quotidien Le Monde cette nationalité lui avait été accordée en échange de son retrait  de la scène politique quatre années après le coup de force qui lui avait permis d’accéder au pouvoir. Andry Rajoelina avait mené le mouvement de contestation aboutissant au départ de Marc Ravalomanana durant la crise politique de 2009.
C'est la fin d'un long flou et d'une longue interrogation. Andry Rajoelina a-t-il la nationalité française ? Cette question avait agité la scène politique malgache lors de l'élection présidentielle de 2018.

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04 07 23 - QMM – Communiqué du Collectif Tany - Les forces de l'ordre ont démantelé le barrage mis en place par les communautés
Les manifestants qui ont érigé depuis le 26 juin un barrage sur la route menant au site de production de Rio Tinto QMM ont été dispersés par les forces de l’ordre dans la matinée du 3 juillet.
Face au gaz lacrymogène et autres moyens utilisés par les forces de l’ordre, les communautés riveraines du site minier venues se faire entendre des responsables de la compagnie minière et des autorités locales ont résisté par des jets de pierre et divers projectiles. Une dizaine de personnes auraient été blessées et amenées à l’hôpital, parmi lesquelles des civils et des gens en uniforme. Plusieurs dizaines de manifestants auraient été interpellées selon la presse.
Aucune réaction publique du pouvoir central jusqu'ici, alors qu'une nouvelle convention, entre la compagnie minière RIO TINTO QMM et l’Etat malgache, dont les clauses sont différentes de celles des lois en vigueur à Madagascar, vient d'être approuvée.

- 03 07 23 - Collectif Tany - Mandats d'arrêt contre deux manifestants contre les actiivtés de QMM à Tolagnaro
Des mandats d’arrêt lancés contre deux responsables de l’association LUSUD  suite aux récentes manifestations contre les impacts négatifs des activités de la société Les médias et les réseaux sociaux ont montré que plusieurs milliers de manifestants ont de nouveau bloqué la route qui mène au site de Mandena de QMM à Tolagnaro depuis le 26 juin. L’épisode actuel de la longue lutte que mènent depuis plus de 10 ans les communautés pour la défense de leurs droits face à cette société minière se concrétise par la diffusion à « toutes les unités de la gendarmerie nationale » d’ « avis de recherche » et demande d’ « arrestation » de deux responsables de l’association LUSUD, Eugène Chrétien et Laurent Manjary, lancés par « le chef du groupe d’appui à la police judiciaire de Fort-Dauphin », précisant sur leur photo respective « meneur de grève QMM ». Le Collectif Tany interroge : l’arrestation est-elle désormais le sort qui attend les meneurs de grève à Madagascar ? Quel type de régime est-on en train de développer ? Les responsables ont-ils répondu à la pétition et à la lettre de demandes de rencontre et d’échanges que leur ont adressées auparavant l’association LUSUD et ses 20.000 membres avant d’organiser le barrage de manière pacifique ? Pourquoi les décideurs font-ils preuve de tant d’acharnement et déploient-ils de si grands moyens face aux défenseurs des droits fondamentaux des communautés impactées par cette multinationale, alors que de nombreux voleurs et dahalo dont les actes nuisent à la sécurité des habitants de toutes les régions, à l’économie nationale et à la réputation du pays poursuivent leurs méfaits depuis des années dans une quasi-impunité ?

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
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31 janvier 2023

REVUE DE PRESSE - JANVIER 2023

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, kidnappings
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Migrations
  • Droit de l'enfant
  • Santé, hygiène
  • Education, université
  • Médias

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources minères
  • Environnement, intempéries
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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7 mars 2024

ARTICLES REMARQUES - MARS 2024

<> 28/03/24 - Collectif Tany : début de cartographie des accaparements de terre connus à Madagascar
Dans le contexte national et international actuel, Il est important, voire crucial, déclare l’ONG, que tous les citoyens connaissent les résultats de la gestion des terres malgaches par les dirigeants de l’Etat et décideurs successifs. Le Collectif avait demandé aux dirigeants en 2014 de publier sur Internet toutes les transactions effectuées en précisant le nom des bénéficiaires, le type de transaction (ventes, locations avec la fin du bail emphytéotique, donations etc.), la localisation, les surfaces concernées, comme l’ont fait certains pays à l’époque. Cette demande n’a pas été satisfaite. Tany a donc décidé de lancer un travail de cartographie en vue d’une mise à jour régulière, afin que tous les citoyens, malagasy ou non, puissent participer au remplissage de la carte et soient informés. Lien pour accéder à la carte :
https://terresmalgaches.info/newsletter/article/newsletter-214-debut-de-cartographie-des-accaparements-de-terre-a-madagascar
Des informations à ce sujet peuvent être adressées à l’adresse patrimoine.malagasy@gmail.com . Les données seront reportées sur la carte après vérification

<>19/03/24 - SIF-OSCIE-Tany - Les dirigeants ont le devoir de prendre en compte les impacts négatifs du projet Base Toliara
Un article de presse annonce le démarrage imminent du projet minier Base Toliara malgré la forte opposition, non seulement des communautés locales, mais également celle de nombreux citoyens, dont des scientifiques. Le projet vise à exploiter des sables minéralisés contenant de l’ilménite, du rutile et du zircon.
Ce projet ne doit absolument pas débuter, car il présente trop de risques sanitaires pour les personnes vivant autour de la mine. La raison principale en est le niveau de radioactivité trop élevé dans le zircon, dû à l’uranium et au thorium. Plusieurs scientifiques ont déjà alerté sur ce danger depuis 2014, notamment sur les risques de maladies graves pour les travailleurs du projet minier et des communautés riveraines pourraient aller jusqu’à affecter leur progéniture et la génération future.
L’étude de préfaisabilité de la maison-mère australienne Base Resources en 2019 a confirmé ce niveau élevé de radioactivité et précisé que ces produits ne pourront pas être exportés au Japon et aux USA. Le rapport préliminaire d’évaluation environnementale et de la topographie, ainsi qu’une perte de végétation, de ressources et de biodiversité sur le site minier. Il mentionne aussi une pollution du sol et de l’eau dans cette zone. La mise en œuvre entraînerait le défrichement de centaines d’hectares de végétation naturelle, incluant des baobabs endémiques.
Un audit a également dévoilé le non-respect du droit de la propriété du sol, notamment les droits fonciers coutumiers des occupants traditionnels.
Nous réclamons l’arrêt définitif du projet Base Toliara à cause des impacts négatifs majeurs déjà connus en cas de démarrage des activités et en raison du non-respect de la réglementation.L’exploitation de monazite et de terres rares dans le même périmètre minier envisagée dans une publication récente de Base Resources augmente gravement les risques pour la santé de la population et pour le patrimoine naturel.

 

<> 07/03/24 - Les droits des communautés affectées par le projet Base Toliara d’accéder aux informations essentielles doivent être respectés
Depuis plusieurs années, les communautés concernées et les organisations de la société civile (OSC) signataires du présent communiqué se sont élevées contre la campagne de communication menée par les promoteurs du projet Base Toliara, en dépit de la décision ministérielle de novembre 2019 interdisant les opérations et les activités de communication de cette société minière.En janvier 2023, ces communautés et ces OSC ont encore dénoncé la campagne de communication menée par plusieurs élus locaux de la région Atsimo Andrefana, qui se sont transformés en lobbyistes de la société transnationale Base Resources, et ce en toute impunité, alors que les représentants des communautés qui s’opposent à ce projet ont d’énormes difficultés à se faire entendre, que ce soit par les media ou par les autorités concernées. Cette semaine, des stations de radio privées basées à Toliara qui ont accepté de diffuser des émissions visant à fournir aux communautés concernées les informations essentielles et actualisées concernant ce projet, ainsi que sur les impacts des opérations prévues d’exploitation de monazite pour la production de terres rares ont été sommées par le bureau du Chef de District et le bureau régional du Ministère de la Communication, de mettre fin à ces émissions

 

 

 

28 février 2026

REVUE DE PRESSE FEVRIER 2026

SOMMAIRE

 

 

POLITIQUE   

 

  • Affaires nationales 
    • Enquêtes, perquisitions, sanctions, arrestations
    • Autres sujets
  • Diplomatie

 

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 

  

  • Insécurité, vindicte populaire
  • Justice, prisons
  • Gouvernance 
  • Droits des femmes
  • Droits de l'enfant
  • Migrations
  • Enseignement, université
  • Santé
  • Médias, réseaux sociaux, Internet

ÉCONOMIE - SOCIAL   

 

  • Dérèglement climatique, environnement   
  • Ressources naturelles, secteur minier   
  • Foncier, aménagements   
  • Économie, Social   
  • Coopération, bailleurs de fonds  

 

TELECHARGER LA REVUE DE PRESSE - Pdf - 30 pages

31 mars 2026

REVUE DE PRESSE MARS 2026

SOMMAIRE

 

 

POLITIQUE   

 

  • Affaires nationales 
    • Enquêtes, perquisitions, sanctions, arrestations
    • Autres sujets
  • Diplomatie

 

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 

  

  • Insécurité, vindicte populaire
  • Justice, prisons
  • Gouvernance 
  • Droits des femmes
  • Migrations
  • Enseignement, université
  • Santé
  • Médias, réseaux sociaux

 

ÉCONOMIE - SOCIAL   

 

  • Dérèglement climatique, environnement   
  • Ressources naturelles, secteur minier   
  • Foncier, aménagements   
  • Économie, Social   
  • Coopération, bailleurs de fonds

 

 

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17 mai 2017

ARTICLES REMARQUES - MAI 2017

<> 17 05 17 - Département d'Etat des Etats Unis - Madagascar - Human Rights Report 2016 Le Département d’État publie son rapport annuel sur l’état des droits de l’homme dans le monde. Concernant Madagascar, le règne de l’impunité est souligné. « Parmi...
23 février 2017

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JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR
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