Canalblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR
Publicité
14 décembre 2017

ARTICLES REMARQUES - DECEMBRE 2017

<> 14 12 17 - Madagascar peut-elle échapper aux crises ?
Conférence organisée le 15 novembre 2017 à l'Agence Française de Développement et réunissant Mireille Razafindrakoto, économiste et statisticienne, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), DIAL, François Roubaud, économiste et statisticien, directeur de recherche à l’IRD, DIAL, Jean-Michel Wachsberger, sociologue, maître de conférences à l’Université de Lille 3, chercheur associé à DIAL, Faranirina Rajaonah, historienne, Jean-Bernard Véron, membre du Comité de rédaction de la revue Afrique Contemporaine et animée par Christophe Barat, économiste, AFD.

La situation économique de Madagascar est singulière à plus d’un titre. D'une part, le niveau de vie des Malgaches ne cesse de régresser depuis l’indépendance en 1960, un cas unique pour un pays qui n’a pas connu de conflits majeurs ; d’autre part, à chaque fois que le pays s'est engagé sur la voie de la croissance, celle-ci a été brutalement interrompue par une crise socio-politique, mettant à bas les espoirs qu'elle avait suscités. Pour éclairer ce contexte spécifique, M. Razafindrakoto, F. Roubaud et J.-M. Wachsberger décryptent l’« énigme » et le « paradoxe » malgaches en procédant à une lecture d'économie politique dans le temps long et en s’appuyant sur des données statistiques de première main. La trajectoire économique et politique du pays s’analyse à l’aune des théories du développement, sans oublier l’identification des rentes et des stratégies d’acteurs, le rôle de la violence, le fonctionnement des institutions, la sociologie des élites malgaches ainsi que le rapport entre les citoyens et le pouvoir. La fragilité des coalitions entre élites y nourrit une instabilité systémique d'autant plus grande qu'elle vient se greffer sur un mécontentement populaire récurrent. En effet, même dans les rares périodes fastes, les aspirations au progrès des Malgaches se sont toujours heurtées aux dures réalités du quotidien. En dépit de sa spécificité, Madagascar est emblématique d'une situation commune à de nombreux pays : opposition entre élites et citoyens, rapport au pouvoir et questionnement de la démocratie. Ces enjeux, au cœur de la problématique malgache, restent présents dans l’actualité des pays du Sud comme du Nord.
https://vimeo.com/247111149
(1h48)

L’ouvrage L'énigme et le paradoxe - Économie politique de Madagascar -  Octobre 2017 -  Mireille Razafindrakoto, François Roubaud, Jean-Michel Wachsberger peut être commandé à l’adresse suivante : http://www.editions.ird.fr/produit/453/9782709924085/Lenigme%20et%20le%20paradoxe



<>
  12 12 17 - SeFaFi - Communiqué du 09 12 12 - Ouverture ou verrouillage ?
« Au terme de l’année 2017, à un an de la fin du quinquennat et des élections présidentielle et législatives, où en est Madagascar ? La question se pose avec acuité, car une incertitude générale affecte l’ensemble de la population : elle est sensible en matière de d’insécurité et de paupérisation généralisées, mais plus encore pour ce qui touche à la préparation des élections de 2018. (…) Les dirigeants jouent la montre, faute de pouvoir verrouiller les textes. Toutes ces manœuvres dilatoires annoncent une période électorale de tous les dangers, le parti au pouvoir s’obstinant à vouloir contrôler le scrutin à tout prix, tout en tenant un discours dit ‘d’ouverture’ qui n’est pas en rapport avec l’action gouvernementale », écrit notamment le SeFaFi dans son communiqué.

<>
  09 12 17 - France Info - Trafic de bois de rose - Madagascar : la société civile bouge
L’écologiste malgache Clovis Razafimalala, coordinateur de la coalition Lampogno, lutte contre le trafic de bois de rose dans l’île. Il a fait 10 mois de prison préventive avant d’être condamné, le 24 juillet 2017, à cinq ans avec sursis. Le combat de cet homme, défendu par Amnesty International, ne plaît pas à tout le monde à Madagascar… Interview.

<> 07 12 17 - Ethiquable.com - Le trafic illégal du bois de rose blanchi dans la vanille
Vanille et bois de rose poussent dans la même région, le nord-est de Madagascar. La vanille y est d’autant plus précieuse qu’elle sert à blanchir l'argent du bois de rose illégal. La spéculation vertigineuse autour de l’or vert laisse un goût amer : écocide, insécurité… Le bois de rose continue d’être illégalement abattu et acheminé clandestinement vers son marché principal, la Chine. Depuis des années, c’est toute une économie mafieuse et bien huilée qui s’est mise en place. L’incapacité de l’Etat à agir milite en faveur du développement de tels trafics en dépit des pressions internationales. La mobilisation de la société civile n’a aucune prise. Le pillage qui en découle dépouille peu à peu une forêt classée au patrimoine mondial de l’Unesco. L’espèce pourrait même disparaître dans un futur proche. Les trafiquants cherchent tous les moyens pour blanchir les fortunes issues de ces opérations illégales. Après plusieurs secteurs de l’économie réelle, la filière vanille est devenue la cible des trafiquants. L'argent illicite du trafic de bois est ainsi "réinvesti" dans le commerce légal de la vanille, ce qui alimente la spéculation. Cette flambée a ensuite attiré des spéculateurs dotés de trésorerie étrangement importante. Le mécanisme spéculatif est désormais bien installé sans que l’on puisse entrevoir comment le stopper. L’insécurité dans les champs de vanille et sur les lieux de stockage explose. Pour prévenir tout vol dans leur parcelle et profiter de la hausse des prix, les producteurs sont tentés de récolter la vanille verte de plus en plus tôt.

<>
  02 12 17 6 Collectif Rohy - Déclaration de la société civile pour oeuvrer en faveur des droits humains à Madagascar
Déclaration commune de la société civile pour œuvrer en faveur des droits humains à Madagascar à l’issue du séminaire annuel de la société civile des 16  et 17  novembre 2017 sur le thème « Société civile et respect des droits humains de Madagascar : Regards croisés ».

 

 

----------------------------------------------------

 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

-----------------------------------------------------

Publicité
30 avril 2023

REVUE DE PRESSE - AVRIL 2023

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales

          Organisation du scrutin présidentiel -contexte électoral
          Précampagne électorale
          Autres questions

  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, kidnappings, albinisme
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Migrations
  • Droit de l'enfant
  • Drois des femmes
  • Santé, malnutrition
  • Education, université
  • Médias

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, foncier
  • Dérègement climatique, environnement, intempéries
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

>> Télécharger la revue de presse  Pdf, 27 pages

30 mars 2021

ARTICLES REMARQUES - MARS 2021

- 30 03 21 - Tribune - Jean-Pierre Dominiccini - Moi...Didier Ratsiraka
Jean-Pierre Domenichini, époux de Monique Dorothée Bakoly Ramiaramanana, spécialiste de la langue et de la civilisation malgache; a voué sa vie à la connaissance historique et anthropologique de Madagascar. En 2015 il s'est livré dans Tribune à une analyse critique de l’ouvrage de Cécile Lavrard-Meyer, intitulé « Didier Ratsiraka. Transition démocratique et pauvreté à Madagascar » publié chez Karthala. Un gros livre de 600 pages où sont transcrits les entretiens qu’elle a eus avec l’ancien chef de l’Etat. Par des extraits d’ouvrages et des articles de presse, elle a su recréer dans cet ouvrage l’atmosphère d’une longue époque jusqu’à nos jours. Face aux polémiques nées de ses 23 ans à la tête de l’Etat, Didier Ratsiraka prétend, à travers ces entretiens, rétablir la « vérité historique ». La tribune libre a été rééditée par Tribune le 30/03/21

<> 28 03 21 - AFP - Mort de l'ancien président Didier Rarsiraka
Vingt ans de pouvoir soldés par un long exil en France... L'ex président de Madagascar et ardent militant anticolonial, Didier Ratsiraka, surnommé « l'Amiral rouge » pour son socialisme révolutionnaire décliné à la sauce locale, est mort dimanche à 84 ans sur l'île de l'Océan Indien. Hospitalisé à Antananarivo en début de semaine pour une grippe, Didier Ratsiraka a été président de 1975 à 1991, puis de 1997 à 2002. « Les Malagasy (Malgaches) ont perdu un illustre patriote », a déclaré l'actuel président, Andry Rajoelina, sur Twitter. Il sera enterré lundi.

- 28 03 21 - Chronique de Vanf - Didier Ratsiraka - Clap de pas fin
Comme tant d’autres, j’en aurai écrit sur Didier Ratsiraka. De ces nombreux textes, à la mesure de son extraordinaire longévité sur une scène médiatico-politique malgache qu’il aura réussi à occuper, sinon à accaparer, jusqu’aux derniers jours de sa vie, j’en choisis un, presque au hasard. Ce n’est pas l’hagiographie attendue en pareilles circonstances : mais, pouvait-on occulter le côté obscur dans « Ratsiraka, rien que Ratsiraka, mais tout Ratsiraka » ? « Vous admirez Ratsiraka, c’est votre problème » m’avait un jour dit un de ses vieux adversaires, Manandafy Rakotonirina. Admirer, n’est pas le mot juste. Pourtant, c’est celui qui se rapproche finalement le mieux de la vérité. Tour à tour, applaudi (1973 et la révision des accords de coopération), craint et détesté (1975-1990 et la République socialiste), insulté et maudit (les crises de 1991 et 2002), mais toujours écouté (jusqu’à 2020-2021 et cet épisode coronavirus), Didier Ratsiraka (4 novembre 1936- 28 mars 2021) n’a pas fini de faire parler de lui.

Lire aussi : 28 03 21 - Malagasynews - L'amiral Didier Ratsiraka décédé à 84 incarne un pan de l'histoire de Madagascar

<> 27 03 21 - Madagoravox - Vaccin Covid - A Mada ils sont complétement piqués...
La vue d’une pétition pour « Permettre l’accès au vaccin anti-Covid19 pour les Malagasy et résidents qui le souhaitent » m’a fait bondir … La question, oh combien éthique et essentielle du droit à la vaccination que doit exercer chaque individu, est légitimement posée… Sa formulation m’a interpellée : "[…] nous souhaiterions attirer votre attention sur les attentes et les besoins d’une partie de la population Malagasy qui aimerait pouvoir se faire vacciner contre la Covid19, et nous vous demandons humblement de mettre très bientôt le vaccin à disposition des Malagasy qui le souhaitent.[..]" L’humilité du ton m’interpelle…

- 24 03 21 - Le Monde - L'inquiétant "ni oui ni non" de l'exécutif malgache sur la vaccination
Alors que la deuxième vague fait des ravages, le gouvernement dit ne pas être « contre le vaccin » mais préfère miser sur son remède traditionnel à base d’artemisia. Andry Rajoelina persiste et signe. Un an jour pour jour après sa première prise de parole pour annoncer la fermeture des frontières de Madagascar à cause du Covid-19, le chef de l’Etat a évoqué lors d’une émission spéciale à la télévision, samedi 20 mars, ses doutes quant aux bienfaits de la vaccination. « Nous ne sommes pas contre le vaccin. Mais nous sommes en phase d’observation pour le moment. Il y a trop d’effets secondaires […] Personnellement, je ne suis pas encore vacciné et je n’ai pas l’intention de me vacciner », a déclaré le président en montrant face caméra une boîte de CVO+, la formule galénique du remède traditionnel à base d’artemisia Covid-Organics (CVO) qu’il a lancé il y a près d’un an. La production de CVO et de CVO+, dont Andry Rajoelina a fait le fer de lance de sa stratégie sanitaire, s’est accélérée pour faire face à la seconde vague de contaminations que connaît aujourd’hui Madagascar. Bien qu’aucune étude scientifique ne vienne pour le moment étayer les effets thérapeutiques de ces remèdes, la tisane devrait être bientôt distribuée gratuitement au niveau des fokontany (sorte de mairies de quartier) et des centres de santé de base.

<> 19 03 21 - Appel solennel de la PFNOSCM pour sauver la patrie
Madagascar traverse de nouveau selon elle un moment très délicat de son histoire
. Les séquelles des confinements continuent de peser sur le quotidien des citoyens. Les tensions politiques actuelles étaient prévisibles, au vu du contexte mondial de la pandémie. Elles ont été aggravées par un style de gouvernance qui tend vers l’autocratie en fermant tout véritable dialogue et toute transparence dans la gestion de la crise sanitaire. Une gestion inquiétante qui favorise l’anarchie, la défaillance de l’Etat et constitue une menace pour la République. Et la PFNOSCM de citer des causes de ce climat délétère : séquelles de crises politiques récurrentes mal résolues, gestion politisée, opaque, unilatérale, exclusive, injuste, discriminatoire et non-visionnaire de la pandémie, gestion opaque et douteuse des aides extérieures liées à la pandémie, absence de mesure concrète et efficace pour protéger les emplois, pour alléger et soutenir les entreprises sur les méfaits du confinement, perception controversée des priorités étatiques qui aggrave les inégalités, inexistence d’une vision et d’une politique nationale de développement à long terme partagée par toutes les forces vives, dilapidation des ressources naturelles et destruction de l’environnement au profit d’une classe politique appartenant à un réseau mafieux hautement protégé, élections démocratiques de façade, restriction de l’espace civique, véritable danger pour la démocratie. La PFNOSCM prône la mise en œuvre d’une véritable réconciliation nationale, une refondation de la République, la restauration de l’Etat de droit, l’instauration de la décentralisation, le renforcement des instruments anti-corruption, la refonte de la liste et des lois électorales et la redéfinition de la mission des forces de défense et de sécurité.

<>
19 03 21 - Amnesty International - Le déni face aux vaccins anti-COVID-19 prive des millions de personnes de toute vaccinationr
Alors que la majorité des pays du monde tentent de se procurer autant de vaccins anti-COVID-19 validés par l’OMS que possible, le gouvernement de Madagascar recommande un traitement à base de plantes qu’il qualifie de « remède miracle ». Aucun élément ne permet de penser que Covid Organics (CVO), un tonique à base de plantes, est efficace dans la prévention des infections au COVID-19, ce qui n’empêche pas le gouvernement d’en faire la promotion en réponse à la hausse du nombre de cas recensés.Les autorités doivent cesser de bloquer au niveau national les vaccins contre le COVID-19 et établir un plan concret afin de fournir des doses susceptibles de sauver des vies, et lui associer une stratégie nationale de vaccination sensée. S’il ne le fait pas, le gouvernement manquera gravement à ses devoirs en matière de droits humains, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses et donner lieu à de nouveaux décès.

- 07 03 21 - D'après La lettre de l'Océan Indien, l'equipe rapprochée d'Andry Rajoelina
Andry Rajoelina s'appuie sur une équipe triée sur le volet pour gérer les affaires du pays. Choisis avant tout pour leur fidélité, ces conseillers privilégient la communication.La Lettre de l'océan Indien (Africa Intelligence) pass en revue la lste des femmes et des hommes qui agissent dans l'ombre du prsident.

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

___________________________________________

30 janvier 2021

ARTICLES REMARQUES - JANVIER 2021

- 30 01 21 - RFI - Covid-19 à Madagascar - Des faits de corruption révélés par une enquète de Transparency international
Nouveau coup de semonce à Madagascar. L’organisation Transparency international initiative Madagascar vient de dévoiler des extraits d’une enquête – intitulée « Covid-19 et gouvernance : les leçons apprises de la première phase de la crise sanitaire à Madagascar » - qu’elle a menée durant quatre mois auprès de plus de 400 ménages bénéficiaires d’aides sociales perçues durant la pandémie.

- 30 01 21 - RFI - Covid-19 à Madagascar - La société civile interpelle les autorités sur les vaccins
Face à un regain de cas de Covid-19 toujours plus important depuis fin décembre, la société civile demande des comptes au gouvernement : pour quelles raisons le pays refuse-t-il toujours d’adhérer au projet mondial et gratuit de vaccination ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de concertation ? Sur l’île, la plupart des habitants semblent totalement ignorer l’existence d’un vaccin mis au point pour lutter contre cette pandémie.

- 26 01 21 La Lettre de l'Océan indien - La guerre de tranchées entre Andry Rajoelina et son tout puissant conseiller Ravatomanga fait tanguer toute l'île
Aussi violent qu’il est silencieux, le divorce entre les deux hommes a des répercussions sur tout l’appareil politique ainsi que sur la vie économique de la Grande île. Depuis fin 2019  Andry Rajoelina serait à couteux tirés avec le puisant homme d’affaires, qui était son conseiller officieux, selon la lettre confidentielle.

- 26 01 21 - Vaccins anti-Covid-19 : la société civile s’interroge sur la stratégie de Madagascar alors que la pandémie menace à nouveau le pays
. Il n’y a toujours pas de projet de vaccination contre le coronavirus à Madagascar s’étonne l’ONG Hintsy. « Est-ce bien réaliste que le président de la République, Andry Rajoelina, en décide ainsi ? Quelles en sont les raisons et sont-elles acceptables ? », s’interroge-t-elle. Pour quelles raisons le pays refuse-t-il toujours d’adhérer au projet mondial et gratuit de vaccination ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de concertation ? L’ONG déplore également que les autorités n’aient mis en œuvre aucune politique réelle de dépistage. « La plupart des habitants semblent totalement ignorer l’existence d’un vaccin mis au point pour lutter contre cette pandémie », note RFI. La Grande Île fait partie des 92 pays en développement à qui il a été proposé de participer à la « Covax Facility », initiative mondiale d’accès à des doses subventionnées de vaccins. Pourtant, fin novembre, la porte-parole du gouvernement annonçait ne pas vouloir s’inscrire sur la liste des pays bénéficiaires. Une situation inquiétante que dénonce Hony Radert, secrétaire générale du CCOC. L’équipe technique du ministère de la santé reste favorable au vaccin, confient plusieurs bailleurs. « Mais le blocage vient du président de la République lui-même », affirment plusieurs sources, parmi les experts en santé du pays. En novembre, la porte-parole du gouvernement avait confirmé la volonté du pays de mettre l’accent sur les médicaments développés localement, à l’instar du Covid-Organics, plutôt que sur les vaccins. Chez les partenaires techniques et financiers l’heure est à l’expectative. La société civile encourage aussi bien l’Etat que les partenaires à organiser un débat citoyen pour faire connaître publiquement l’existence et la signification du mécanisme Covax, les opportunités et les contraintes d’un tel programme. Du côté du Gavi, l’un des deux organismes internationaux qui coordonnent le financement et l’approvisionnement en vaccins, on précise que « la porte reste ouverte », malgré les délais de réponse largement dépassés.

- 21 01 21 - RTBF - Madagascar - Trafic mafieux d'or sous le feu des projecteurs
C’est une fuite qui ne passe pas inaperçue. Près de 74 kilos d’or cachés dans des valises, transportés par trois passagers à bord d’un avion privé parti de Madagascar. Le convoi devait se rendre à Dubaï. C’est en Afrique du Sud que le périple de cette cargaison d’une valeur de plusieurs millions d’euros a été stoppée. Le sort de l’or mais aussi des trois Malgaches arrêtés à Johannesburg est entre les mains de la justice sud-africaine.

- 21 01 21 - RFI - Madagascar - Le difficile combat contre la corruption sexuelle en milieu universitaire
Quand une personne ayant autorité abuse de son pouvoir pour obtenir une contrepartie sexuelle, on appelle cela de la corruption sexuelle. Transparency International Initiative Madagascar s’est mis en tête de combattre ce fléau ancré au sein des universités du pays, mais fait face aujourd’hui à toute une série de blocages.

<>
  04 01 21 - SeFaFi - Retour sur une année pandémique
Le SeFaFi ouvre l’année avec un communiqué incisif. Il pointe du doigt les errances et déviances dans la gouvernance durant la crise sanitaire
. Le texte-cadre de gestion de la situation d’exception datant de 1991 est jugé « Obsolète et dangereux en termes d’équilibre des pouvoirs ». Selon lui, « la crise sanitaire a vu le renforcement du pouvoir présidentiel déjà fort, en vertu de la proclamation de l’état d’urgence sanitaire ». Une situation qui a fait que toutes les institutions « se sont effacées. » Les Chambres parlementaires « ont été largement ignorées », dans les prises de décision et la validation des dépenses liées à la lutte contre le Covid-19. Le style de gouvernance qui a prévalu durant la crise sanitaire pourrait être dû à la confusion entre l’« état d’urgence » censé avoir été mis en œuvre et l’« état de nécessité nationale ». « Ce dernier est le seul à pouvoir justifier les mesures restrictives et anti-démocratiques contre les opposants et la presse », ajoute l’OSC. Dans une situation d’urgence, seules « les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre », peuvent être interdites alors qu’en matière d’état de nécessité nationale il est permis « l’interdiction de tout rassemblement » Le texte-cadre de la gestion des crises a été élaboré dans un contexte de crise politique, une époque où le pouvoir en place faisait montre d’autoritarisme. Sa révision serait donc nécessaire afin que la « situation d’exception » ne permettre pas « une cassure avec la bonne gouvernance ».

 

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

___________________________________________

23 décembre 2020

ARTICLES REMARQUES - DECEMBRE 2020

<>  23 12 20 - Réponse reçue par les organisations de la société civile à la lettre ouverte sur Nosy Mitsio
Le ministère de l’aménagement du territoire a répondu à la lettre ouverte du
Collectif Tany, du Craad-OI et de la PNOSCM. Il exclut l’existence d’une transaction relative à une vente en pleine propriété ainsi que l’existence d’un bail emphytéotique sur toute l’île. Il révèle cependant que certaines parties ont fait l’objet de baux ou de cessions avant 2019 et que les procédures en cours consistent en une constatation de l’état des lieux et le suivi du respect des clauses des contrats de bail et cessions correspondants. La réponse ministérielle ne parle pas des habitants de Nosy Mitsio, alors que ceux-ci affirment que leurs démarches de demandes de titres sont bloquées depuis plusieurs mois. Ils déplorent entendre que l’acquisition de titres fonciers est désormais facilitée alors que tel n’est pas le cas pour eux. Les témoignages des habitants nous apprennent aussi que des autorités, accompagnées d’un européen, ont organisé récemment une rencontre pour leur annoncer un projet de construction d’hôtel, de bungalows, d’un aéroport et d’un port qui pourraient se situer à l’emplacement de leurs villages et lieux de vie et de travail. La question est donc de savoir si ces craintes d’expulsion sont fondées et quel avenir les décideurs réservent à la population locale. La société civile réclame des autorités qu’elles révèlent la nature de ce projet pour lequel on demande le consentement des habitants.

<>  19 12 20 - Amnesty International - Punis et tués parce qu'ils sont pauvres
Depuis des années à Madagascar, Amnesty International et d’autres acteurs locaux alertent sur les conditions de vie inhumaines qui sont légion dans les prisons malgaches. Surpopulation carcérale, durées des incarcérations préventives qui s’éternisent, procès retardés, manque de ressources criant pour les établissements pénitentiaires, vétusté et insalubrité des bâtiments, sous-effectif du personnel pénitentiaire, … Autant d’éléments qui poussent à bout les détenus et qui posent un très sérieux problème de sécurité.
Ces dernières années, les ONG n’ont eu de cesse de demander à ce que « le problème des prisons » soit une priorité du gouvernement. En vain. Le dimanche 23 août, à la prison de Farafangana, profitant de l’absence exceptionnelle d’un grand nombre de gardes pénitentiaires, les détenus provoquent une mutinerie. 88 des 336 prisonniers arrivent à s’évader, après avoir détruit une partie d’un mur d’enceinte en mauvais état. 48 sont capturés le jour même, 17 sont toujours en cavale. 23 sont abattus lors de la poursuite par les forces de l’ordre. Parmi les détenus tués, plus de 70 % étaient en attente de jugement. 6 étaient condamnés. 17 n’étaient encore que des prévenus. Deux enquêtes ont été ouvertes. L’une, diligentée par le ministère de la justice. L’autre par la brigade criminelle de Farafangana. Depuis, le ministère de tutelle se fait discret. Les informations concernant les détenus tués sont données au compte-goutte. L’omerta règne sur leur nom, leur âge, et surtout la raison et la durée de leur détention. L’affaire dérange, clairement. Et doit être tue. « Ne parlez-pas. » L’ordre est intimé aux travailleurs sociaux habilités à rentrer dans la prison de ne pas commenter ou répondre aux interviews au sujet de la mutinerie. Comme un hommage à ces détenus tués, Amnesty International s’est rendu sur place pour tenter de dresser le portrait de 4 de ces jeunes hommes qui ont perdu brutalement la vie le 23 août dernier.

<> 16 12 20 - Vanity Fair - Portrait de Marie Christina Kolo, la révoltée de Madagascar
Marie-Christina Kolo est la lauréate 2020/2021 du Prix Martine Anstett, un prix international récompensant les défenseurs des droits de l'homme
. Ses références sont des figures mondiales du féminisme, comme la lauréate du prix Nobel de la paix Wangari Maathai au Kenya ou Vandana Shiva en Inde. Dans leur sillage, elle se réclame de l’écoféminisme, courant né dans les années 1970, qui dénonce un système capitaliste où les hommes accaparent le corps des femmes comme ils pillent les ressources naturelles.

10 12 20 - Amnesty International - Les autorités doivent abandonner les_accusations forgées de_toutes pièces retenues contre un militant écologiste
Clovis Razafimalala comparaitra de nouveau devant le tribunal le 17 décembre
. Militant bien connu luttant contre le trafic illicite de bois de rose et d’autres essences de bois, il est poursuivi pour des accusations de destruction de bâtiments publics et d’incendie volontaire, en raison de faits qui se sont déroulés en 2016 et auxquels il n’a pas participé. Clovis Razafimalala a passé 10 mois en prison entre 2016 et 2017 pour des accusations liées à ces faits, mais a finalement été acquitté après des témoignages indiquant qu’il n’avait pas participé aux faits qui lui étaient reprochés. Depuis 2016, Clovis Razafimalala est victime d’actes d’intimidation et de harcèlement des autorités malgaches, et l’affaire n’est pas classée. Dans le cadre de cette dernière tentative de poursuites, son avocat a constaté des irrégularités lors du procès, notamment le fait qu’aucun des témoins convoqués par les avocats de Clovis Razafimalala n’a été cité à comparaitre et que les seuls témoins qui l’ont été étaient des témoins à charge convoqués par le ministère public. Le 9 août 2019, la Cour de cassation a rendu une décision annulant celle du tribunal de droit commun et a demandé qu’un autre jury juge de nouveau l’affaire, car les co-accusés étaient absents lors du premier procès. Clovis Razafimalala a dénoncé à maintes reprises le trafic illicite de bois précieux dans le cadre de son rôle de coordinateur de la coalition Maroantsetra Lampogno, un groupe luttant contre le trafic illicite de ressources naturelles. En 2017, son cas a été mis en avant par la campagne « Écrire pour les droits » d’Amnesty International, et plus de 400 000 personnes dans le monde ont signé la pétition en faveur de sa libération immédiate.

 <>  08 12 20 - Collectif Tany- Craad-OI-PNOSCM - Lettre ouverte au président de la République à propos de Nosy Mitsio
Les îles Mitsio ont-elles été vendues ou louées ?
Les organisations d ela société civile ont été alertés de l’existence d’un bail emphytéotique de 99 ans contracté entre un investisseur européen dans le secteur touristique et les autorités malgaches, sur Nosy Mitsio dans la région Diana. Un bail emphytéotique, c’est- une location de terre pour une longue durée qui équivaut à une vente du point de vue des Malgaches car les habitants actuels ne pourront plus y vivre librement et leur descendance n’héritera pas de ces terres. Nosy Mitsio est un archipel de plus de 10 petites îles dont la plus grande porte le nom de Nosy Mitsio et abrite plus de 2 000 habitants. Leurs ancêtres d’origine Antakarana sont installés là depuis plus d’un siècle. Les habitants de Nosy Mitsio n’ont pas pu percer l’opacité qui entoure le nouveau projet. Le chef de l’Etat est appelé à révéler les clauses de cette transaction et à faire preuve de la plus grande transparence sur ce projet qui impacte directement la vie de la population locale.

 
<> 04 12 20 - AFR vidéo - Famine à Madagascar: l'argile blanche pour remplir le ventre
L'argile blanche pour contrer la faim. Depuis des mois, une seule chose a permis de nombreux Malgaches du Sud de survivre pendant la famine : l'argile blanche. La « terre de survie », comme certains l'appellent. Mélangée à du tamarin, celle-ci sert à tromper la faim. Plus d'un an sans pluie, les vivres se font rares. Mêmes les cactus qui entourent les villages viennent à manquer d'eau. Pour beaucoup, l'heure n'est plus à la recherche d'une nourriture qui fait vivre mais aux moyens de remplir un ventre vide. Les enfants sont les premières victimes de ce manque de nourriture. L'échappatoire de l'argile, mélangé au tamarin, provoque des gonflements du ventre. De nombreux enfants ont les jambes grêles, les cheveux roux et le ventre gras de la malnutrition. Fatigués, ils se reposent sous les arbres et ne jouent plus. Les décès se compteraient par dizaines. Le PAM a déclaré qu’il disposait de suffisamment de fournitures pour aider seulement un demi-million de personnes d’ici la fin de cette année. Le Sud est au bord d’une catastrophe humanitaire, a déclaré l’agence des Nations unies. Les agriculteurs ne peuvent plus cultiver en raison du manque de pluie et ont abandonné l’élevage en raison des vols. Des villageois ont vendu leurs biens les plus élémentaires – casseroles, vêtements, cahiers d’école – pour de la nourriture. Certaines personnes abattent des arbres pour fabriquer du charbon de bois.

 <> 01 12 20 - Réseau Malina - Abus de pouvoir et violences : l'omerta qui entretient la corruption sexuelle
Les victimes sont des étudiants, des futurs médecins, de jeunes employés, des stagiaires. Les bourreaux sont employeurs, professeurs, médecins réputés, personnalités haut placées, supérieurs hiérarchiques. En contrepartie d’une faveur sexuelle, ceux qui ont l’autorité peuvent changer le cours d’une vie. S’y refuser expose la victime à un cauchemar quotidien : harcèlements, violences, humiliations, échecs aux examens. S’y soumettre la plonge dans un univers de compromission, de violences psychologiques et physiques et surtout, de corruption sexuelle. En investiguant sur les faits de corruption sexuelle en milieu universitaire et professionnel, nous nous sommes heurtés à une omerta quasi-généralisée. Un silence entretenu par la peur des représailles ainsi que la honte éprouvée par les victimes en général, et le tabou lié à la violence sexuelle en particulier.

01 12 20 - Kolo-TV - Reportage sur les opinions des communautés et citoyens sur les impacts du projet d'exploitation des terres rares de la presqu’île d’Ampasindava

https://www.youtube.com/watch?v=FKZ7YOEKmRQ&feature=youtu.be (24’)

 


________________

 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________
Publicité
25 novembre 2020

ARTICLES REMARQUES - NOVEMBRE 2020

- 25 11 20 - Communiqué de la socité civile sur les essais pilotes terres rares à Ampasindava par la société RREM
Des organisations de la société civile s’opposent à la mise en œuvre d’essais pilote.
Elles estiment qu’un tel projet aura des impacts désastreux sur la population locale et l’environnement et rappellent que des pays comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie ou le Brésil ont renoncé à cette exploitation en raison des problèmes de pollution inhérents à ces minéraux. Madagascar ne devrait donc pas accepter de sacrifier son environnement et la vie de ses habitants sur l’autel des intérêts de ce holding asiatique. Cette exploitation aura également de lourdes conséquences sur tout le district de Nosy Be, touchant particulièrement le tourisme. Des études au niveau mondial ont démontré qu’une telle exploitation a de graves impacts sur la santé des riverains, avec la multiplication de cancers et de maladies respiratoires. Bien que RREM n’ait pas encore obtenu son permis minier, elle projette de procéder prochainement à des essais pilotes dont les conséquences seront aussi désastreuses que l’exploitation elle-même. Les organisations de la société civile lancent un appel urgent aux autorités pour qu’elles empêchent la conduite de tels essais et donnent la primauté aux droits des communautés concernées en rejetant la demande de permis d’exploitation.

<>
24 11 20 - France 24 - Gaëlle Borgia - 06/11/20 - Dans le sud de Madagascar on meurt de faim
Vidéo - 5’22 - https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/focus/20201106-madagascar-au-sud-du-pays-on-meurt-de-faim
Le sud de l’île connaît une fois de plus une grave crise alimentaire. Victimes de la sécheresse, mais aussi de la mauvaise gouvernance des autorités, de la cupidité de sociétés prédatrices ou encore du banditisme rural, des centaines de milliers de personnes sont en situation de malnutrition aigüe et ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence. À ce jour, des dizaines de personnes, dont plusieurs enfants, sont mortes de faim. Une situation catastrophique qui a pris de court les autorités.

<> 24 11 20 - Le Monde - Mourir de faim dans le sud de Madagascar
1,5 million de personnes ont besoin d’assistance. Les restrictions liées au Covid-19 ont aggravé les conséquences de la sécheresse.Les agences humanitaires décrivent aussi une situation d’une gravité inédite depuis longtemps.Cette dégradation de la situation était annoncée dès le mois de mai.Les appels au don se sont multipliés. A l’étranger, la diaspora s’est mobilisée. Mais le PAM qui assure d’ordinaire 65 % des distributions alimentaires sait déjà que ses stocks lui permettront seulement de couvrir les deux mois à venir.Il y a longtemps que, dans cette région semi-aride, la faim n’est plus une urgence mais un mal chronique qui revient chaque année. Des centaines de millions de dollars ont été dépensées pour financer des programmes de développement qui ont laissé peu de traces durables sur le terrain. D’autres sont restés dans les tiroirs en attendant que le pays sorte d’une de ces multiples crises politiques qui ont jalonné les dernières décennies.

<>
  17 11 20 - CAPE - Madagascar signe des accords de pêche destructeurs avec des investisseurs chinois
Alors que les négociations entre l’UE et Madagascar continuent pour un nouveau protocole d’APPD thonier, - le dernier ayant expiré le 31 décembre 2018, le gouvernement malgache a signé deux protocoles qui permettent l’accès aux eaux malgache à une trentaine de navires appartenant à des investisseurs chinois. Les deux protocoles d’accord de pêche ont été signés fin 2019 avec la société de droit malgache Côte d’Or, dont les dix actionnaires sont chinois. Ces protocoles d’accords, gardés secrets jusqu’à présent, ne font que confirmer l’emprise grandissante de flottes d’origine asiatique sur les ressources halieutiques de Madagascar, et les inquiétudes que cela génère chez les petits pêcheurs malgaches depuis plusieurs années. Le modus operandi pour l’accueil de ces bateaux d’origine chinoise semble toujours le même, à Madagascar, au Sénégal ou dans d’autres pays africains. Les gouvernements permettent à ces bateaux d’accéder à leur ZEE alors qu’ils n’ont pas d’autorisation de pêche, légalisent dans un deuxième temps la situation via la constitution d’une société mixte bidon. Une autre particularité de ces deux protocoles est qu’ils ne font l’objet d’aucune contrepartie pour l’Etat, contrairement aux protocoles officiels, et n’incluent que des redevances annuelles dérisoires. Le plus grand péril, c’est que cette politique active d’accueil de bateaux d’origine chinoise hypothèque l’avenir des communautés côtières malgaches dépendant de la pêche.

- 05 11 20 - Le Monde - La France remet à Madagascar la couronne ornant le dais de la reine Ranavalona III
Après un faux départ au printemps, la couronne du dais de la dernière reine de Madagascar, Ranavalona III (1861-1917), s’est finalement envolée de Paris pour Antananarivo, où elle a atterri le 5 novembre. L’événement, qualifié d’« historique » par le président Andry Rajoelina, coïncide avec l’inauguration d’un controversé colisée et du palais rénové de la reine, situés sur les hauteurs de la capitale malgache. C’est dans ce palais – le Rova – que le morceau de dais sera exposé. Le président malgache avait officiellement adressé une lettre à Emmanuel Macron en février pour lui demander la restitution de la « couronne de la reine ». Avec l’espoir que celle-ci puisse aboutir pour les commémorations du 60e anniversaire de l’indépendance de l’ancienne colonie française, le 26 juin. Les exigences juridiques qui encadrent la restitution du patrimoine africain souhaitée par le président français ont contrarié ce calendrier. Après avoir refusé que l’objet ne revienne sur la Grande Ile à la faveur d’un prêt simple – ce qui avait, au dernier moment, conduit à annuler l’expédition –, le président malgache semble s’être résolu à la solution d’une « mise en dépôt », en attendant que soit votée en France une loi qui seule peut autoriser à déroger au caractère inaliénable et incessible des collections nationales.

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________
30 octobre 2020

ARTICLES REMARQUES - OCTOBRE 2020

 <>  30 10 20 - RFI - Un rapport épingle de nombreux problèmes dans la gestion des fonds Covid-19
Une dizaine de dossiers de signalements d’actes de malversation liés aux fonds Covid perçus par l’Etat ont d’ores et déjà été transmis au Bianco
. Leur nombre devrait sensiblement s’alourdir ces prochaines semaines. Dans une étude encore confidentielle, réalisée par une coalition d’organisations de la société civile travaillant sur la transparence des fonds alloués pour lutter contre la pandémie, sont listés toute une série de dysfonctionnements, de manquements et d’éléments dérangeants par leur opacité. Le rapport pointe tout d’abord du doigt une donnée connue mais qui étonne toujours : la pléthore d’organisations créées pour coordonner la lutte contre le virus. La plupart des rôles et attributions de ces dispositifs restent flous, sans qu’aucun texte légal ni réglementaire n’ait été rédigé. Ensuite, ce sont ces plus de 716 millions de dollars de dons et prêts qui ont été alloués par les bailleurs à l’Etat pour lutter contre l’épidémie qui questionnent. Les dépenses Covid-19 restent pour la plupart intraçables. Le ministère de l’économie, qui devrait conformément au décret adopté en juillet publier un rapport mensuel sur les détails de l’utilisation de ces fonds, ne s’est jamais acquitté de cette tâche. Portant, face à cette situation des plus opaques, les bailleurs, eux, continuent d’allouer des fonds à l’Etat et de procéder aux décaissements, note RFI. « Nous sommes notés sur notre capacité à décaisser, confie en off l’un de ces grands financeurs. Ce sont des millions de dollars de petits contribuables occidentaux qui partent dans la poche des dirigeants corrompus du pays. Et tout le monde ferme les yeux. A chacun son business et ses propres objectifs. » Cette année, le montant cumulé des sommes dépensées dans le cadre de marchés passés de gré à gré a explosé par rapport aux 3 années précédentes. « Ces procédures sont légales, dans ce contexte d’état d’urgence », explique un représentant de la société civile spécialiste de ces questions. La société civile avait d’ailleurs proposé de lancer des appels d’offres en ligne simplifiés avec des délais raccourcis pour respecter le jeu de la concurrence mais cette recommandation n’a pas été retenue. L’étude rappelle également les pénuries de médicaments et de matériels de protection vécues au plus fort du pic, notamment pour le personnel soignant, alors même que les dons d’équipements affluaient. Dans le même temps, les médicaments prescrits pour soigner le Covid et introuvables dans les hôpitaux connaissaient un boom extraordinaire au marché noir. Enfin, contrairement aux dispositions des textes en vigueur depuis juillet, toutes les instances de contrôle et de lutte contre la corruption pour veiller à la bonne utilisation des fonds, n’ont jamais été mises en place. Une autre enquête de grande envergure devrait démarrer prochainement à l’initiative de Transparency International - Initiative Madagascar.

  <> 23 10 20 - Amnesty International - Communiqué - Il faut que le président Andry Rajoelina tienne sa promesse de décongestionner les prisons

Un an après qu’Andry Rajoelina s’est engagé à décongestionner les prisons, les personnes détenues continuent de souffrir dans des prisons surpeuplées où elles sont jusqu’à trois fois plus nombreuses que la capacité ne le permet. En raison du recours excessif à la détention provisoire, des milliers de personnes languissent dans les prisons malgaches sans avoir été déclarées coupables d’une quelconque infraction. Pour Amnesty, le chef de l’Etat n’a pas tenu ses promesses. Il faut qu’Andry Rajoelina libère immédiatement les personnes en détention provisoire, à commencer par celles qui ne constituent aucunement une menace pour la société, exige l’organisation. Les autres personnes détenues doivent avoir accès à des soins médicaux convenables. Le surpeuplement des prisons comporte de graves risques pour la sécurité et la santé, en particulier dans le contexte de la pandémie de Covid-19.


<>
  13 10 20 - L'oeil de la Maison des journalistes - Madagascar - Etat de la presse : les journalistes en danger
Abus des lois, menaces de mort, corruption et salaires de misère, les journalistes malgaches peinent à faire leur métier dans de bonnes conditions malgré les interventions des ONG. Madagascar dispose d’un large éventail de médias, dont près de 250 stations de radio, une trentaine de chaînes de télévision, une vingtaine de quotidiens, une dizaine de magazines et une dizaine de sites web principaux et journaux en ligne. Mais très peu de malgaches ont accès à la presse. Du a son faible taux d’alphabétisation et à sa précarité peu de malgache peuvent se permettre d’accéder à un journal papier ou télévisé. La radio reste la source d’information la plus accessible.
Au nom de la liberté de la presse et de la liberté d’expression au sens large, la Maison des journalistes - MDJ - accueille et accompagne depuis 2002 des professionnels des médias exilés en France.

- 07 10 20 - Le Monde Afrique - A_Madagascar les avortements clandestins se multiplient depuis le confinement
Deuxième cause de mortalité maternelle après les hémorragies post-accouchement, l’IVG, interdit dans l’île, constitue un problème de santé publique et demeure un tabou. A Madagascar, « les avortements clandestins représentent la deuxième cause de mortalité maternelle après les hémorragies post-accouchement », explique Céline Lesavre, coordinatrice du programme de santé reproductive et sexuelle au sein de Médecins du Monde (MdM). Si les statistiques manquent, ce geste s’est multiplié dans les arrière-salles des cliniques ou des cabinets depuis l’arrivée du coronavirus.

<>  07 10 20 - Communiqué du Craad-OI et du Collectif Tany - M. Raleva et de ses pairs relaxés - Un comité interministériel dépêché sur le site
 
Suite aux interpellations des communautés locales concernées, du Craad-OI, du Collectif Tany et de la Pfnoscm Voifiraisana, un comité interministériel composé de représentants de l’ONE, des ministères des mines, de l’eau et de l’hygiène, de l’aménagement du territoire ainsi que des parlementaires, a été dépêché à Vohilava pour examiner la situation due aux impacts de l’exploitation aurifère de la société M.L.S.G. Les membres du comité ont déclaré avoir constaté plusieurs infractions qui devraient permettre à leur hiérarchie de prendre les décisions conséquentes qui s’imposent.  M. Raleva et ses pairs ont comparu devant le juge d’instruction de Mananjary suite au procès intenté par la société M.L.S.G. après la manifestation des communautés locales. Les organisations de la société civile « saluent les mesures prises par le gouvernement, non seulement pour le contrôle immédiat qui a été effectué par le comité Interministériel, mais également pour la relaxe de M. Raleva, et de ses pairs. Cela témoigne de la volonté de l’Etat d’assurer la protection effective des droits fondamentaux des populations locales et de restaurer un Etat de droit pour assurer une meilleure régulation du secteur extractif », écrivent-elles dans un communiqué.

<>
01 10 20 - Communiqué du Craad - OI et du Collectif Tany - Affaire de l'exploitation aurifère de Vohilava - Nouvelle injustice contre Raleva Les communautés de Vohilava ont de nouveau manifesté pour réclamer la fermeture définitive de l'exploitation aurifère de la société Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.) qui continue à opérer en toute impunité. Suite à cette manifestation, M. Raleva, membre du groupe Justice et Paix et de l'antenne régionale de l'Observatoire Indépendant des droits économiques, sociaux et culturels à Madagascar coordonné par le Craad-OI, ainsi que trois autres membres des communautés concernées, ont de nouveau été convoqués par la gendarmerie. Ils doivent être déférés devant le procureur de la République de Mananjary en raison de leur présence sur les lieux de la manifestation. Le Craad-OI et le Collectif Tany réitèrent leur appel au gouvernement à prendre en considération les demandes légitimes et les droits fondamentaux des communautés de Vohilava; de mettre fin à l’impunité de la société M.L.S.G. en prenant les sanctions qui s’imposent à son égard, et en fermant définitivement son exploitation aurifère, afin de prouver par la prise de mesures concrètes sa volonté de restaurer un Etat de droit qui puisse assurer une meilleure régulation du secteur extractif, de mettre fin à la persécution des défenseurs de l’environnement et des droits humains.

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________
7 septembre 2020

ARTICLES REMARQUES - SEPTEMBRE 2020

<> doc   07 09 20 - Le Grand continent - Olivier Vallée &  Juvence Ramasy - Le FMI, Madagascar et la pandémie de Covid-19
Sous l’impulsion du président Rajoelina et d’une partie de son gouvernement, Madagascar a fourni une réponse asymétrique à la pandémie de Covid-19. D’une part, l’action présidentielle offre une voie nationale et « organique » de traitement sanitaire à la maladie et de l’autre le cataclysme économique et social qu’elle produit ne semble recevoir qu’un traitement « traditionnel » des institutions de Brettons Wood et du système financier international. Le président malgache va promouvoir le pouvoir protecteur et thérapeutique d’une potion locale à base d’artemisia, une plante à l’efficacité avérée contre le paludisme. Même si ce breuvage baptisé Covid-Organics a été largement distribuée dans une campagne offensive du président à la population malgache et à plusieurs autres pays africains, son efficacité n’a pour l’heure pas été prouvée scientifiquement. Les critiques de l’OMS et des experts africains de la « maison de l’artemisia » à l’encontre des incertitudes thérapeutiques du produit malgache distribué par le gouvernement se sont multipliées. Selon les derniers chiffres des autorités sanitaires locales, plus de 15.000 cas d’infection et 190 décès par la Covid-19 ont été recensés à Madagascar, classant ce pays au 10e rang des pays les plus atteints au regard de sa population. Celle-ci est déjà affectée par un grand nombre de grandes endémies et un état sanitaire dégradé d’une large partie de la population en raison de la pauvreté et de la malnutrition. A l’extérieur du pays, le messianisme disruptif du président malgache qui joue du répertoire de la mobilisation africaine et de l’alternative d’une pharmacopée originelle aura eu au moins le mérite d’occulter sa gestion politique et financière de la Covid-19. Cela d’autant plus que l’assistance internationale dirigée vers Madagascar ne semble se soucier ni de son impact humanitaire ni de l’intégrité du récipiendaire étatique. Pourtant, Transparency International-Initiative Madagascar et une autre organisation de la société civile, le mouvement Rohy, soulignent « le manque de transparence dans la gestion des allocations dans la lutte contre la Covid-19 » à Madagascar. En effet, les organisations de la société civile ont réclamé à plusieurs reprises la transparence de la gestion des aides, notamment extérieures, obtenues dans le cadre de la lutte contre le coronavirus à Madagascar. La société civile avait adressé une lettre au CCO-Covid-19 le 11 juin dernier demandant la liste des marchés publics ainsi que le cadre légal régissant l’exécution budgétaire applicable en temps de crise de Covid ; une autre lettre de relance a été envoyée le 13 juillet sans qu’aucune réponse n’ait été apportée jusqu’à ce jour. Il semble donc que la dimension financière et budgétaire de l’appui extérieur l’emporte sur le déficit structurel et récurrent d’offre médicale à Madagascar et néglige la pauvreté croissante qui résultera de la paralysie du marché intérieur et extérieur. Ce texte présente les mesures chiffrées et stratégiques de la stratégie de retour aux grands équilibres définie par le FMI. Sa mise en œuvre repose sur la délégation à l’exécutif malgache de l’utilisation des ressources consenties à travers les différents instruments spéciaux créés par la communauté financière internationale.

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________
30 novembre 2025

REVUE D EPRESSE NOVEMBRE 2025

SOMMAIRE

 

 

POLITIQUE   

 

  • Affaires nationales 
    • Affaire Mamy Ravatomanga, PDF du groupe Sodiat
    • Enquêtes, perquisitions, sanctions, arrestations
    • Autres sujets
  • Diplomatie

 

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 

  

  • Insécurité, dahalo, enlèvements, vindicte populaire
  • Justice, prisons
  • Migrations, emplois à l'étranger
  • Gouvernance 
  • Droits des femmes
  • Droits de l'enfant
  • Enseignement, université 
  • Santé, intoxication alimentaire vs empoisonnement
  • Médias, réseaux sociaux

ÉCONOMIE - SOCIAL   

 

  • Dérèglement climatique, environnement   
  • Ressources naturelles, secteur minier   
  • Foncier, aménagements   
  • Économie, Social   
  • Coopération, bailleurs de fonds  

 

TELECHARGER LA REVUE DE PRESSE - Pdf - 42 pages

4 juin 2021

ARTICLES REMARQUES - JUIN 2021

- 09 06 21 - Craad-OI & Collectif Tany - Projet Base Toliara - Lettre ouverte aux président de la République et au gouvernement
Face à un regain d’activités des entités qui réclament la reprise des activités de la société minière Base Toliara, Le Craad-OI et le Collectif Tany ont rappelé dans une lettre ouverte au chef de l’Etat et au gouvernement les principaux faits qui rendent, selon eux, l’arrêt des activités de cette société indispensable

- 04 06 21 - Craad-OI et Collectif Tany - Appel aux autorités pour un audit des impacts environnementaux et sociaux de QMM à Taolagnaro
 Le Craad-OI et le Collectif Tany écrivent notamment : « En cette période où les autorités sont en train de négocier les termes du renouvellement éventuel du contrat de la compagnie Rio Tinto/QIT Madagascar Minerals (QMM) pour l’extraction d’ilménite à Taolagnaro, il est indispensable de souligner que des organisations de la société civile ont tiré la sonnette d’alarme à diverses reprises, et ont appelé à un audit environnemental et social exhaustif de cette exploitation minière[afin d’alerter les autorités compétentes sur les préjudices subis par les habitants des villages directement affectés par l’installation de cette compagnie minière. Face au constat établi par une nouvelle analyse scientifique de la pollution de l’eau par ses opérations minières, des mesures urgentes doivent être prises pour tenir la compagnie responsable de ces impacts néfastes sur l’environnement et la santé des communautés locales concernées. (…)  Nous demandons incessamment aux autorités compétentes de prendre les mesures urgentes qui s’imposent pour tenir la compagnie Rio Tinto/QMM responsable des conséquences négatives de son exploitation minière, et exiger de cette compagnie les réparations qui s’imposent à l’égard des communautés affectées. »

 

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

 

31 octobre 2023

REVUE DE PRESSE - OCTOBRE 2023

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales

          Préparation du scrutin présidentiel
          Campagne électorale - Le mouvement de contestation du Collectif des11 candidats
          Divers

  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Droits de l'enfant
  • Education, université
  • Médias, communication, surveillance

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, foncier
  • Dérègement climatique, environnement, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

>> Télécharger la revue de presse  Pdf, 39 pages

24 février 2021

ARTICLES REMARQUES - FEVRIER 2021

<> 24 02 21 - Le Mouvement Rohy prend position sur la gestion des manifestations par le pouvoir
"Alors que le pays doit déjà affronter un contexte socio-économique éprouvant avec la persistance du Covid19 au niveau national et mondial, devant la recrudescence actuelle des manifestations de nature politique et/ou sociale et face au contexte politique délétère, le Mouvement de la société civile Rohy ne peut rester silencieux et exprime son opinion pour protéger de manière impartiale et non partisane les intérêts de la population, objectif qui constitue sa mission principale."

- 23 02 21 - Société civile & Collectif Tany - L'agrégation agricole dans la stratégie nationale de l'agribusiness à Madagascar
L’« agrégation agricole », nouveau concept promu par le ministère de l’agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, et l’agribusiness le modèle à développer pour transformer le secteur.
L’agrégation agricole consiste en un contrat signé entre des coopératives d’agriculteurs, éleveurs ou pêcheurs, les « agrégés », et une entreprise, l’investisseur,« l’agrégateur ». Il s’agit d’une forme d’agriculture contractuelle déjà pratiquée à Madagascar. L’entreprise avance les semences, engrais, matériel et encadre les paysans.  Les paysans cultivent leurs terres en utilisant les intrants fournis, en respectant strictement les différentes instructions de l’entreprise et doivent lui vendre, à un prix souvent fixé au moment de la signature du contrat, toute leur récolte sauf les produits qui ne respectent pas les normes. La perte d’autonomie des paysans est manifeste, la plus-value bénéficie majoritairement à l’investisseur, le partenariat est « petit gagnant-grand gagnant », dénoncent la société civile et le Collectif Tany, pour qui la signature des contrats par des coopératives à la place des paysans, membres ou non d’associations, maintiendra le rapport de forces très inégal entre l’investisseur et les agriculteurs. Par ailleurs, la logique économique des agrégateurs risque de les amener à préférer investir dans des produits à forte valeur ajoutée qui ne sont pas des produits vivriers. Et même s’ils s’engagent dans la riziculture, ils risquent de préférer exporter le riz. De gros doutes sont donc émis sur la capacité de cette stratégie à atteindre l’autosuffisance alimentaire. L’agrégation agricole ayant été appliquée pendant plus de 10 ans par le plan Maroc Vert, les principaux enseignements de l’expérience montrent que le paysan devient de plus en plus dépendant et n’a pas les moyens de contrôler les prix de vente de sa production. Un appel à la vigilance de tous les citoyens est lancé donc dans le cadre du futur projet de loi annoncé dans la stratégie nationale de l’agribusiness.

- 16 02 21 - Unicef - Instat - Fécondité et planification familiale en 2018
L'enquête nationale sur la situation socio-démographique des ménages indique qu'entre 2015 et 2018 une femme en âge de procréer a en moyenne 4,6 enfants. La fécondité de femmes est plus élevée en milieu rural (5 enfants par femme) qu’en milieu urbain (3,4 enfants par femme). Les disparités sont notables selon la région et les caractéristiques socioéconomiques (5,1 enfants chez les femmes non instruites et 6,7 chez les plus pauvres).  La prévention de la maternité précoce serait une mesure importante pour réduire les naissances avant l'âge de 18 ans, dont la tendance montre une augmentation parmi les jeunes générations.  Deux femmes en union sur cinq (40 %) utilisent une méthode contraceptive moderne. Parmi les femmes de 15-49 ans mariées ou en union, 65 % de leur demande en contraception sont satisfaites avec une méthode moderne. Ce qui requiert inévitablement des efforts supplémentaires pour répondre à la demande.

<> 13 02 21 - Collectif Mitsio - Quel futur pour les Mitsio ? Hôtel de luxe ou communauté durable ?
Les villageois de Nosy Mitsio vont-ils être expulsés au profit d'un investisseur européen ? Un projet touristique privé de grande envergure a été dévoilé aux habitants durant la pandémie de Covid-19. Sur cette île encore préservée, ce projet prévoit les constructions d'un port, d'un terrain d'aviation, de routes et de structures d'accueil. Avec ce projet, ce sont surtout 2000 villageois et leurs enfants qui risquent d'être expulsés de leur île. Cette menace pèse sur la pérennité de tous les projets communautaires. « Acceptons-nous que tous les villageois de Nosy Mitsio puissent être expulsés de leurs terres ancestrales afin qu'un investisseur y construise des hôtels de luxe et de vacances ? », interpelle le Collectif Mitsio. Dans un mois, les représentants de Nosy Mitsio remettront une pétition au Président de la République, au ministre de l'aménagement du territoire et au gouverneur de la région Diana pour demander d'arrêter ce projet touristique et-de soutenir concrètement les projets communautaires et durables sur Nosy Mitsio. La pétition est en ligne

Pétition pour renforcer la voix de Mitsio et donner à ces enfants, ces femmes et ces hommes le droit de choisir leur propre avenir : ICI

<>
09 02 21 - Société civile - Les autorités doivent affirmer leur refus définitif d'exploitation des terres rares dans le district d'Ambanja
La société civile alertes sur la poursuite d’essais pilote d’extraction de terres rares à Ampasindava,
dans le district d’Ambanja. Les communautés locales, les organisations de la société civile et les opérateurs économiques et touristiques de la région Diana ont remarqué que malgré leur opposition au projet de la société RREM, celle-ci semble décidée à effectuer rapidement des essais pilotes d’extraction. Elle rappelle que de tels essais auront les mêmes conséquences désastreuses sur des milliers d’hectares d’espaces naturels que l’exploitation proprement dite. Depuis novembre, des consultations publiques ont été annoncées par la société RREM. Certaines ont été annulées faute de présence des autorités ou des populations concernées, tandis que d’autres ont été menées, dont celle du 29 janvier 2021. Les organisations de la société civile sont préoccupées par l’absence de l’Office National pour l’Environnement (ONE) qui devrait être le principal organisateur de ce processus. Malgré les engagements pris par les autorités à l’endroit des opérateurs touristiques de ne pas autoriser la mise en œuvre du projet, aucune annonce ou mesure officielle n’a été prise.

<>
08 02 21 - Front line defender - Menaces contre le défenseur des droits humains Ralibera Andriamaholy Jerisoa

Le 30 janvier, le défenseur des droits humains Ralibera Andriamaholy Jerisoa a été arrêté, sans mandat, par quatre policiers armés et emmené au poste de police à la suite de l'organisation d'une réunion prévue le même jour. Il a été relâché deux heures plus tard, mais il a depuis reçu des menaces persistantes de la part d'individus inconnus. Ralibera Andriamaholy Jerisoa est président de l'Union paramédicale des infirmières et sages-femmes de Madagascar. Le syndicat se bat pour de meilleures conditions de travail et pour promouvoir les droits des paramédicaux. Il se croit visé en raison de ses travaux dénonçant le non-respect de la loi 20 mars 2020 relative à la réquisition du personnel médical pendant la période du 20 mars au 3 novembre par l'Etat dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. L'Etat avait promis de verser à chaque membre du personnel médical une indemnité qui n'a toujours pas été versée. Ralibera Andriamaholy Jerisoa a mené les revendications des droits du personnel médical. Front Line Defenders est gravement préoccupée par ces menaces. L’association croit qu'elles sont directement liées à son travail pacifique et légitime de défense des droits humains.

- 04 02 21 – France 24 s’est procuré des documents exclusifs qui contredisent la version officielle des autorités concernant l’exportation de lingots d’or en Afrique du Sud.
Cette opération aurait été organisée en accord avec les autorités. Le vol aurait obtenu les autorisations nécessaires.
https://www.boursorama.com/videos/actualites/affaire-des-lingots-d-or-a-madagascar-les-documents-france-24-contredisent-la-version-officielle-ed2feb2a5a9dc89ebdecde7ea569c9eb (de 1’08 à 3’01)

- 02 02 21 - Blog Médiapart - Des fiertés coloniales aux grandes fortunes de Madagascar
Pourquoi Madagascar est le pays le plus pauvre de la planète ? La colonisation économique a-t-elle pris fin en 1960 ? Découvrons comment les familles ayant bénéficié de la colonisation pilotent en 2021 les sphères économiques et politiques du pays.

 

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

___________________________________________

28 novembre 2019

ARTICLES REMARQUES - NOVEMBRE 2019

<>28 11 19 - Craad-OI & Tany - A propos des suggestions du CFM sur le projet "Base Toliara" Les media et les réseaux sociaux rapportent les tentatives du Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM) de renouer le dialogue entre les responsables du projet Base Toliara, les responsables locaux et les autorités. Les deux entités dénoncent l’immixtion de cet organe étatique, dont le rôle n’est pas de défendre les intérêts privés d’une société étrangère qui est au cœur de la division entretenue au sein des communautés locales, en grande majorité opposées au projet, malgré ce qu’il laisse entendre. Cette initiative ne peut se substituer à l’étude de faisabilité complète du projet que le gouvernement a l’intention de mener et qui a justifié la décision de suspension du projet. Une reprise des activités dans les délais proposés par le CFM ne doit donc pas être envisagée pour l’instant. Les signataires appellent les autorités à rester fidèles à l’engagement pris à l’égard de la majorité des communautés concernées et de maintenir sa détermination à respecter leurs droits et les principes d’une bonne gouvernance du secteur extractif.

<> doc 25 11 19 - Réseau Malina - Deux millions d'esclaves domestiques à Madagascar
« Madagascar : l’Etat au secours des travailleuses malgaches expatriées au Koweït » titrait Francetvinfo.fr ; « Rapatriement du Koweït : Quarante-six femmes rentrent traumatisées » pour l’Express de Madagascar. Le 1er Avril 2019 : le rapatriement d’une délégation de 46 travailleuses domestiques faisait la une de tous les médias, radio, télévision, presse écrite locales et étrangères.  Ce retour au pays fut un grand soulagement pour tous : les travailleuses qui ont pu retrouver leur famille, un Etat mis sous pression par l’opinion publique, et … le grand public. Ces travailleuses domestiques étaient, selon les propos rapportés par la presse, maltraitées, abusées et exploitées, condamnées à l’esclavage moderne à 5 343 kilomètres de chez elles. Il ne s’agit ni de critiquer l’effort de l’Etat, qui a tout organisé pour permettre ce retour au pays, ni encore moins de minimiser ce qui est arrivé à ces femmes dans le Golfe persique. Mais il ne faut pas aller aussi loin en Asie pour retrouver cette forme d’esclavage…

<>  22 01 19 - Amnesty International - Les conclusions de l'Examen périodique universel (EPU) doivent être suivies de mesures concrètes
Madagascar a accepté 163 recommandations, notamment celles portant sur la nécessité d’améliorer les conditions carcérales, de mettre fin au recours excessif et abusif à la détention provisoire prolongée et de renforcer le système judiciaire national. Il a aussi accepté des recommandations l’invitant à promouvoir la liberté de réunion pacifique et à lutter contre l’impunité dont jouissent la police et les forces de sécurité pour l’usage excessif de la force et pour la perpétuation d’actes de torture et de mauvais traitements. Le gouvernement a accepté une recommandation portant sur le droit des femmes et des jeunes filles à avoir accès à des services d’information et d’éducation sur la santé sexuelle et reproductive, y compris l’éducation complète à la sexualité. Mais il a rejeté la recommandation l’invitant à dépénaliser l’avortement en toutes circonstances. Il a aussi rejeté dix autres recommandations, dont certaines portaient sur l’amélioration des moyens disponibles pour protéger les droits humains des femmes, des enfants et des minorités, y compris les personnes LBGTI.

<> doc
14 11 19 - EPU Madagascar - Résumé des communications des parties prenantes
Madagascar est l’un des 14 Etats à avoir été examiné par le mécanisme de l’Examen périodique universel (EPU) au cours de sa session qui se tient à Genève du 4 au 15 novembre
. Il s’agit d’un processus qui consiste à passer en revue périodiquement les réalisations de l’ensemble des 193 États de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme. Le premier et le second EPU de Madagascar ont eu lieu en février 2010 et novembre 2014. Amnesty international ainsi que d’autres ONG de défense des droits humains, ont participé aux travaux préparatoires et remis des contributions. Un document synthétise ces contributions.

- 08 11 19 - Tany - Craad-OI - Suspension officielle du projet Base Toliara - Une décison salutaire et emblématique
Les organisations se réjouissent dans un communiqué de la décision prise par le conseil des ministres de suspendre toutes les activités et la communication relatives au projet. « Les voix des communautés concernées et de la société civile semblent avoir enfin été entendues par les autorités, et l’espoir renaît de les voir donner la primauté au respect des droits fondamentaux de ces communautés sur les intérêts privés de la compagnie minière. Nous félicitons les autorités Malagasy de cette décision courageuse et responsable, prise malgré les diverses pressions exercées par les promoteurs du projet et leurs alliés », écrivent notamment les ONG qui ajoutent cependant que « les communautés affectées par le projet restent inquiètes suite à la résolution prise par le Gouvernement de poursuivre avec les responsables de ce projet un dialogue dont elles continuent à être exclues. »

- 07 11 19 - Politika - Antananarivo à la recherche du maire rare
Un défi énorme. Le prochain maire de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), ainsi que les conseillers municipaux, auront la lourde tâche de remettre à flot la capitale de Madagascar, asphyxiée et en proie à des obstacles multiples pour son développement.

- 06 11 19 - Amnesty International - Communiqué - Visite du président malgache dans une prison surpreuplée de la capitale
Amnesty International se félicite de la visite effectuée par le président Andry Rajoelina à la prison Antanimora dans la capitale Antananarivo le 31 octobre 2019. À cette occasion, le président a dénoncé les conditions carcérales inhumaines, le surpeuplement des prisons et le recours excessif à la détention préventive à Madagascar. Andry Rajoelina, accompagné par le ministre de la justice Jacques Randrianasolo et la première dame Mialy Rajoelina, a reconnu que les droits humains et les normes internationales n’étaient pas respectés dans les prisons du pays.

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
__________________________________________
5 juillet 2019

ARTICLES REMARQUES - JUILLET 2019

<>  05 07 19 - Tany - Craad-OI - Communiqué sur radioactivité à Ranobe
Les risques liés à la radioactivité émanant du site d'extraction d'ilménite, de zircon et de rutile de Ranobe figurent parmi les principales raisons évoquées par les communautés qui s'opposent depuis plusieurs années au projet d'exploitation d'ilménite « Base Toliara » par la société australienne « Base Resources ». Le silence assourdissant des responsables de ce projet à Madagascar sur ce sujet, ainsi que l’indifférence totale des autorités locales et nationales face au problème deviennent inacceptables et dangereux pour la population.

<>
03 07 19 - Jeune Afrique - La HCC confirme la majorité absolue d'Andry Rajoelina

La HCC confirme la majorité absolue d’Andry Rajoelina à l’Assemblée nationale. L’IRD, la plateforme de partis qui soutiennent Andry Rajoelina, obtient 84 sièges sur 151. Le TIM de Marc Ravalomanana se contente de 16. Les « indépendants » et les petits partis complètent les 51 fauteuils restants. L’écrasante majorité des 640 requêtes déposées ont été rejetées.

Pour autant, tout n’est pas gagné pour Andry Rajoelina, note Jeune Afrique. Il va devoir rallier des voix supplémentaires pour faire voter sa réforme constitutionnelle visant notamment à supprimer le Sénat, et qui nécessite l’approbation des trois quarts de l’Assemblée (114 voix). Il devra aussi convaincre davantage de députés pour faire aboutir devant la HCJ les procédures visant d’anciens ministres, lesquelles nécessitent 100 voix. Parmi les dossiers en suspens, celui d’Anthelme Ramparany, impliqué dans l’affaire du bois de rose de Singapour. Le chef de l’Etat va également devoir rassembler la population. La participation - déjà faible à la présidentielle (53,95 % au premier tour et 48,09 % au second) - a encore baissé aux législatives, où elle a péniblement atteint les 40 %. « C’est un désengagement total, lance Toavina Ralambomahay, juriste et auteur de ‘Pourquoi les citoyens malgaches ne s’engagent-ils pas en politique ?’ (2018). Il n’y a pas eu de thème de campagne, pas d’affrontement idéologique, donc pas de passion… Et peu d’électeurs. » Selon lui, la société civile doit également être pointée du doigt. Le SeFaFi a qualifié les candidats de « farfelus », tandis que Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de Transparency Madagascar, qualifie d’« hérésie » le mélange de la société civile et de la politique.

Marc Ravalomanana a annoncé officiellement que ses députés endosseront le rôle d’opposants, selon le rôle prévu par les textes. Olga Ramalason, secrétaire général du parti, est venue personnellement s’acquitter des formalités au ministère de l’intérieur. Marc Ravalomanana vise-t-il le poste de chef de l’opposition ? Selon la loi, après chaque élection législative, les groupes politiques remplissant les conditions exigées et qui se déclarent d’opposition désignent d’un commun accord un chef de l’opposition officiel. A défaut d’accord, le chef du groupe politique d’opposition ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages lors du vote est considéré comme chef de l’opposition. Si le chef de l’opposition n’est pas un parlementaire, il bénéficie d’office du statut de député et siège de droit au sein de l’Assemblée. Pour L’Express, le TIM a révolutionné les pratiques politiques à Madagascar. C’est la première fois en effet qu’un parti se déclare officiellement comme opposant au pouvoir en place. « Il faut dire que l’image de l’opposition a toujours été associée à la déstabilisation, aux grèves et manifestations de rue, aux critiques haineux et même aux tentatives de coup d’État », explique le quotidien. Le TIM affirme vouloir se constituer en opposition digne et constructive. Les décrets d’application de la loi de 2011 régissant le statut de l’opposition seront pris dans les meilleurs délais, selon la HCC.

Dans la capitale, le TIM et l’IRD ont fait match nul, laissant présager des élections municipales enflammées à l’automne 2019.

De leur côté, les « indépendants » devraient majoritairement se rallier au président Rajoelina, à l’image de la vingtaine d’entre eux qui a exprimé le souhait de rejoindre l’IRD et le projet présidentiel après la publication des résultats provisoires. Une trentaine d’entre eux ont déjà annoncé leur intention de constituer un groupe parlementaire. Ils déclarent vouloir collaborer avec le pouvoir pour la concrétisation de l’IEM. Pour L’Express, cependant, « la plupart de ces indépendants sont des redoublants, et ont brillé par leur versatilité durant la précédente législature. »

Trois artistes, dont le chanteur Rossy, la voix pro-Rajoelina des bas quartiers de la capitale, font leur entrée à l’Assemblée. « Les artistes connaissent mieux que quiconque les problèmes des gens », déclare l’un d’entre eux, Christophe Tsiliva Diddiot, nouveau député de Morondava.

Le président de la HCC, Jean Eric Rakotoarisoa, a fait appel à la prise de responsabilité des nouveaux parlementaires. « Nous franchissons une nouvelle étape dans notre jeune démocratie. (…) Vous aurez la lourde responsabilité de rétablir la confiance de la population et de redorer le blason de l’Assemblée nationale, a-t-il affirmé. La loi est faite pour défendre l’intérêt public et non pour celui des dirigeants ou d’une minorité. Ne fermez pas les yeux. »

95 des 151 députés élus ont signé le « Toky nomena » (« Engagement donné »), charte de bonne conduite élaborée par le comité paritaire composé, entre autres, de la CENI, du CFM, du mouvement Rohy et du Bianco. La charte comprend 14 points parmi lesquels l’engagement de procéder à une déclaration de patrimoine au début et en fin de mandat, de recruter des assistants sur la base de leur expérience, de leurs compétences et de leur intégrité, de réaliser leurs engagements et promesses électorales, de respecter, préserver et faire respecter l’intérêt général et l’intérêt supérieur de l’État, de défendre et faire appliquer la bonne gouvernance, particulièrement la lutte contre la corruption au sein de l’Assemblée nationale, de faire un suivi et un contrôle régulier du pouvoir exécutif, d’élaborer des propositions de lois en adéquation avec les aspirations citoyennes, d’utiliser à bon escient les ressources et ne pas abuser de l’immunité parlementaire, d’adopter un comportement intègre et une bonne conduite au sein de la communauté, de voter en son âme et conscience et de ne pas exprimer son vote sous condition d’une somme d’argent ou de pression. Le comité paritaire indique qu’il va « surveiller » le fonctionnement de l’Assemblée nationale et le comportement des députés.



 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

-----------------------------------------------------

31 décembre 2023

REVUE DE PRESSE - DECEMBRE 2023

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales

           - La victioire contestée d'Andry Rajoelina et ses prolongements, l'investiture
           - Autres affaires

  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Santé
  • Homosexualité
  • Enseignement, université
  • Médias

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Dérègement climatique, environnement
  • Energie
  • Secteur minier
  • Foncier, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

>> Télécharger la revue de presse   Pdf, 36 pages

30 avril 2016

ARTICLES REMARQUES - AVRIL 2016

- 30 04 16 - L'Express - Secrétaire d'Etat adjoint du département d'Etat américain : "Il est rare qu'un pays réintègre le MCA" Heather Higginbottom réitère la nécessité d’un effort soutenu en matière de gouvernance, de démocratie, de lutte contre le trafic...
17 avril 2009

TERRES MALGACHES, Newsletter du collectif

Ces lettres donnent des informations sur l'action du collectif, et aussi sur la situation. Elles renvoient aussi vers des articles de presse. 90412_TerresMalgaches_Newsletter_4 (pdf) ou (web) publiée le 12/04/2009 90221_TerresMalgaches_Newsletter_3 (pdf)...
24 décembre 2021

ARTICLES REMARQUES - DECEMBRE 2021

<>doc  21 12 21 - Malagasynews - Valifofo ou mariage forcé dans le Sud - Quand la pauvreét des parents pousse à vendre ses propres enfants
Quatre millions de filles ont été mariées avant leurs 18 ans en Afrique. Des récentes statistiques évoquent même qu’une fille sur trois est victime de ce fléau sur le continent. Le mariage précoce est souvent associé aux traditions qui se perpétuent, mais également à la pauvreté et au manque d'éducation. Madagascar n'est pas épargné même si une loi promulguée en 2007 interdit le mariage des enfants avant 18 ans. La Grande Ile est même classée comme étant un Etat parmi les pays d'Afrique dont le taux de mariage précoce est le plus élevé selon Unicef. Et même si à Madagascar, on dit toujours que personne n’est au- dessus de la loi, le “Valifofo” ou le mariage forcé des enfants est une pratique très courante dans le Sud de l’île, un exemple concret où les mœurs surpassent la loi.

<> 11 12 21 - OSC - La nouvelle loi foncière 2021-016 : appel à l _vigilance des citoyens et des intervenants du secteur foncier
La société civile alerte une nouvelle fois sur les conséquences, selon elle désastreuses, de l’application de la nouvelle loi foncière qui aurait déjà été promulguée par le chef de l’Etat. Ce texte, qui constitue une refonte de loi de 2006, irait dangereusement à l’encontre des droits fonciers des citoyens, notamment des paysans. Il aurait pour conséquence de supprimer la présomption de propriétémarquée par l’incitation et l’autorisation des citoyens à occuper et à mettre en valeur des terrains jusqu’à une superficie de 30 hectares, cette présomption de propriété ayant été confortée par la réforme foncière de 2005 et la loi de 2006, et permis à la majorité de la population qui n’avait pas pu obtenir de document légal de jouir de ses droits fonciers en occupant et en mettant des terrains en valeur. Elle favoriserait l’expulsion et l’expropriation de millions de paysans qui ne possèdent ni titres ni certificats fonciers lorsque leurs terrains sont inclus dans un périmètre minier ou dans une zone de projet déclaré d’intérêt public ; elle anéantirait les efforts entrepris pour la mise en valeur des terres protégées par les lois antérieures, aggraverait la pénurie alimentaire dans toutes les régions, de nombreuses familles risquant de perdre leurs terres. La loi retirerait en outre progressivement les prérogatives et les compétences des collectivités territoriales décentralisées dans la gestion foncière et provoquerait une multitude de conflits fonciers entre les habitants et les futurs occupants auxquels l’Etat aura attribué les propriétés foncières confisquées aux paysans et aux simples citoyens.

<>
06 12 21 - Ouverture du procès de la tentative présumée de coup d'Etat
Sur le banc des prévenus, 21 personnes, dont cinq généraux et quatre capitaines, un Français, Philippe François et un Franco-malgache, Paul Maillot Rafanoharana, ainsi que leur épouse, poursuivis pour atteinte à la sûreté de l'Etat, association de malfaiteurs et complot en vue d'assassiner le chef de l'Etat. Arrêtés il y a quatre mois, le 20 juillet, les deux hommes sont depuis sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy. Le chef d’escadron de la gendarmerie, Yvon Randriazanakolona, dit Sareraka, chargé de mission à la présidence de la République, qui tenait les rênes du groupement de sécurité et d’intervention spécialisée, serait également compromis dans l’affaire. Il a été placé sous mandat de dépôt à la nouvelle prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika. La tentative supposée de coup d'Etat visait, selon la procureure générale, Berthine Razafiarivony, à « éliminer » et « neutraliser » plusieurs « hautes personnalités politiques », dont Andry Rajoelina. Les deux hommes et leurs épouses démentent toute implication. Paul Rafanoharana, ancien officier de la gendarmerie française et diplômé de l'école militaire de Saint-Cyr, a été brièvement conseiller de l'actuel chef de l'Etat en 2011 alors que ce dernier était à la tête de la HAT. Philippe François, lui aussi ancien saint-cyrien et colonel d’infanterie de marine de l'armée française à la retraite, a notamment opéré au Tchad. Arrivé il y a près de deux ans à Madagascar, il dirigeait une société d'investissement, Tsarafirst, dans laquelle Paul Rafanoharana a été associé. L'avocate du Franco-Malgache et de son épouse, Me Arette Rafanomadio, déplore un « accès difficile » à ses clients et craint « un procès inéquitable. ». Témoignant dans un reportage sur une chaîne française, Me Chan Fah, avocat de Philippe François, a également fait état du non-respect des droits, travaillant pour la défense de son client dans un climat de surveillance.

Lors d'une intervention télévisée le 8 août, le président Rajoelina a lui-même donné des détails sur le projet Apollo 21 - « Apollo » du nom du programme lunaire américain. Selon lui, le projet devait se dérouler en 4 phases : Houston, l'allumage, le décollage et la mise en orbite. Un vaste réseau serait impliqué, 5 millions d'euros auraient été prévus pour l'achat de troupes, de leaders syndicaux et de commandos. Les cibles : le président et cinq ministres. Selon Andry Rajoelina, de hauts politiciens seraient impliqués, dont l’ancien premier ministre de Didier Ratsiraka, le général retraité Victor Ramahatra, et un ancien candidat à la présidentielle. La société pétrolière Madagascar Oil, détenu par Benchmark Group, a, très tôt, été interrogée et son directeur général auditionné. La direction de cette société qui exploite le gisement onshore d'huile lourde de Tsimiroro a reconnu avoir été sollicitée par email par Paul Rafanoharana pour financer le renversement du régime. L'archevêque d'Antananarivo, Odon Razanakolona, a lui aussi été auditionné. L'un des deux principaux accusés, Paul Rafanoharana, s’est présenté comme son conseiller. L'Eglise a nié toute liaison, voire compromission. Le cas du Français Philippe François a suscité la mobilisation de ses camarades de promotion à Saint-Cyr. Selon la procureure, les perquisitions effectuées chez les principaux suspects auraient permis de découvrir une somme équivalente à 200 000 euros, un fusil à pompe calibre 12 avec six cartouches, des appareils numériques et informatiques ainsi que deux véhicules ayant servi au transport des fonds. Aucune autre preuve dans le dossier d’instruction. Dès lors, l’enquête pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » a été rapidement bouclée fin août. Le procès, a été reporté à plusieurs reprises. Les audiences se tiendront sous haute sécurité. L’état-major mixte opérationnel (EMMO) de la région Analamanga prévoit de déployer un important dispositif. Les avocats des prévenus avaient demandé une retransmission du procès en direct, ils n’ont pas obtenu satisfaction.

<>
04/12 21 - Décès du jésuite Sylvain Urfer, figure influente de la société civile
. Connu des habitants pour son franc-parler et ses prises de position critiques envers la classe dirigeante, le père Sylvain Urfer est décédé à l'âge de 80 ans en France où il était soigné pour un cancer depuis plusieurs mois. « Le curé des pauvres », « l'un des analystes les plus pointus de la société malgache » : les hommages à cette figure emblématique et active au sein de la société civile sont nombreux, écrit RFI. Installé sur la Grande Île depuis 47 ans, ce prêtre français était très engagé dans la vie de son pays d'adoption. Curé pendant 25 ans de la paroisse d'Anosibe, l'un des quartiers les plus pauvres de la capitale, Sylvain Urfer, jésuite, enseignant et auteur prolifique, était réputé pour ses écrits sans concession et son engagement à dénoncer les égarements des dirigeants politiques et la corruption qui gangrène le pays. Des prises de positions qui lui ont valu une expulsion de 2007 à 2009 sous la présidence de Marc Ravalomanana. La façon dont il avait été expulsé avait provoqué la consternation des catholiques. En effet, « Sylvain Urfer avait été emmené à l'aéroport sous escorte policière. Il était passé par la douane séparément des autres passagers, et s'était vu empêcher de prendre congé des amis qui s'étaient rassemblés pour lui dire au revoir », avait narré un média international. « Sa rigueur, ses exigences et son franc-parler n'étaient pas appréciés par tout le monde. Mais il a tenu bon. Il aimait profondément sa patrie d'adoption », témoigne son ami, le politologue Ralison Andriamandranto. « Il s'est battu pour que les gens qui vivaient dans la misère, dans les quartiers de sa paroisse soient considérés par les autorités », poursuit ce membre du SeFaFi, fondé, entre autres, par Sylvain Urfer. « Au sein du SeFaFi, il était l'aiguillon qui n'arrêtait pas de nous interpeller », souligne-t-il. Ses analyses minutieuses et incisives de la société malgache étaient écoutées avec attention, en témoignent les publications de cet Observatoire, qui faisaient très souvent la Une de la presse malgache. Directeur et fondateur en 1989 du centre Foi et Justice, un centre d'études et une maison d'édition qui a publié de nombreux ouvrages en français et en malgache, il avait coordonné dernièrement l'écriture et la publication de l'ouvrage collectif : Histoire de Madagascar : la construction d'une Nation, sorti en décembre 2020.

<> 02 12 21 -
Amnesty international invite à participer à une table ronde virtuelle sur le changement climatique mardi 7 décembre
Le 7 décembre 2021, le bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique australe, en partenariat avec l’organisation Ivorary et le Réseau Climat Océan Indien, organiseront une table ronde pour lancer une exposition photo virtuelle réalisée par Pierrot MEN, photographe malgache de renommée internationale, qui a documenté les effets dévastateurs du changement climatique sur les droits humains des personnes vivant dans le sud de Madagascar, région frappée par la sécheresse.

À cette occasion, Amnesty International présentera également les conclusions de son rapport récemment publié et intitulé : Il sera trop tard pour nous aider quand nous serons morts : L'impact du changement climatique sur les droits humains dans le sud de Madagascar frappé par la sécheresse »

En outre le lancement de l’exposition photo virtuelle, la table ronde, qui se tient avant la Journée internationale des droits de l'homme, commémorée chaque année le 10 décembre, servira de plateforme aux représentants d'organisations et de mouvements locaux et régionaux pour faire entendre leur voix et attirer l'attention sur les effets disproportionnés de la crise climatique sur les droits humains dans les pays en développement. Nous sommes heureux de vous inviter, personnellement ainsi que votre organisation, à participer à l'événement virtuel.

Quand : Mardi 7 décembre 2021 de 14:00 à 15:30 pour l'Afrique centrale, 13:00 à 14:30 pour la France métropolitaine, 15:00 à 16:30 pour Madagascar

Lieu :  Zoom platform. Cliquez ici pour vous inscrire.

Qui :

  • Mandipa MACHACHA, chercheuse à Amnesty International
  • Marie Christina Kolo, fondatrice de l'entreprise sociale Green N Kool, et cofondatrice du Réseau Climat Océan Indien
  • Masego MADZWAMUSE, directrice du programme environnemental à Oak Foundation
  • Eric NJUGUNA, militant pour le climat et militant numérique à Fridays For Future Kenya
  • Vatosoa RAKOTONDRAZAFY, coordinatrice nationale au Madagascar Locally Managed Marine Area Network (MIHARI) et à l’Initiative pour le Développement, la Restauration écologique et l'Innovation (INDRI)

Il y aura un service d’interprétation en anglais et en français.

Plus informations sur le projet climatique de Madagascar : télécharger la boîte à outil : Madagascar - Nous voulons la justice climatique

Pour soutenir le travail du Réseau Climat Océan Indien auprès des communautés au Sud de Madagascar : cliquez ici

<>   03 12 21 - TV5 Monde - Madagascar - Le réchauffement climatique est-il vraiment à l'origine de la famine dans le Sud ?
Selon le Programme alimentaire Mondial, la famine liée à la grave sècheresse qui frappe le Grand Sud de Madagascar serait due au réchauffement climatique. Une affirmation reprise notamment par les autorités malgaches mais qui est aujourd'hui battue en brèche par une étude scientifique d'experts des événements climatiques extrêmes.Le débat est lancé...

<>  02 12 21 - AFP - Le réchauffement pas responsable de la famine à Madagascar
Contrairement aux déclarations de l'ONU, le réchauffement climatique n'a joué qu'un rôle minime dans la famine qui frappe le Sud de Madagascar, estime une étude publiée jeudi 2 décembre, qui met en cause la pauvreté et la variabilité naturelle du climat.

 

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

1 octobre 2024

ARTICLES REMARQUES - OCTOBRE 2024

 

<>19 10 24 - Tany - SI - Revendication des droits des habitants de Nosy Mitsio face au projet d’hôtel 5 étoiles

Nosy Mitsio est l’île la plus importante de l'archipel portant le même nom entre Nosy Be et Antsiranana. Sa superficie est d’environ 2.000 ha. Cette île est peu connue, mais de nombreux touristes étrangers la connaissent. Des Antakarana y vivent depuis le XIXè siècle, ils ont une culture spécifique ; leurs activités sont la pêche, l'agriculture et l'élevage.  Comme d’autres citoyens, certains habitants ont l’intention d’effectuer des démarches relatives aux preuves de propriété foncière mais cela fera bientôt 5 ans qu’ils ne sont pas autorisés à déposer de demandes de titres fonciers. Le ministère du tourisme aurait confisqué tous les dossiers qui concernent l’île. En juin 2022, Andry Rajoelina avait annoncé l’existence d’un projet de construction d'un hôtel 5 étoiles. Le ministre du tourisme avait confirmé que le gouvernement était en train de choisir parmi les investisseurs. Les ONG ont déjà publié plusieurs déclarations concernant les préoccupations des habitants, très inquiets car la transparence ne règne pas. Un mystérieux hélicoptère a effectué des survols de l’île et même s’y est posé. En 2020, un investisseur déclarant vouloir construire un hôtel était venu puis avait fait réaliser une étude d’impact environnemental. Les techniciens avaient montré une carte précisant le projet et les habitants ont été surpris et choqués de voir qu'un aéroport et une route seraient construits à l'endroit où se trouvaient leurs maisons et leurs champs

Le Collectif Tany et le SIF réitèrent les principes du droit international selon lesquels le droit à l’information des habitants doit être respecté, ils doivent pouvoir exprimer leur avis et décider de leur avenir.

 

<> 01 10 24 - Collectif d'ONG - Lettre ouvert au chef de l'Etat pour exiger l'abandon du projet Base Toliara

 

Ce projet menace les moyens de subsistance et les droits humains fondamentaux des communautés affectées et des générations futures et risque d’aggraver les impacts de la crise climatique dans le pays.  En avril 2024, la société australienne Base Resources et le producteur américain d'uranium et de minéraux critiques Energy Fuels Resources Inc. ont conclu un accord contraignant permettant à ce dernier d'acquérir 100 % des actions émises par Base Resources. Cette transaction permettra de créer un leader mondial dans le secteur des minerais critiques, axé sur la production d'éléments de terres rares (ETR), d'uranium et de sables minéraux lourds (SML : ilménite, rutile et zircon), ainsi qu'une plateforme pour le financement et le développement du projet Base Toliara, dont la production future de concentré de monazite sera traitée aux États-Unis. Le projet rencontre une opposition farouche de la part des communautés affectées, d'où sa suspension depuis 2019. Il aurait très probablement de graves impacts sur les droits humains fondamentaux, étant donné la grande vulnérabilité de la population locale : impact négatif sur leur accès à l'eau, à la terre et aux ressources forestières dont ils dépendent pour leur survie, ainsi qu'à toute forme de pollution de leur environnement naturel.  Les risques liés à la radioactivité émanant du site d'extraction d'ilménite, de zircon et de rutile de Ranobe figurent parmi les principales raisons invoquées par les communautés locales. Depuis 2014, plusieurs études ont démontré le danger de la radioactivité pour la population locale et l'environnement.

Les ONG demandent aux autorités de Madagascar et des Etats-Unis de ne pas accorder de permis d'exploitation. Alors qu'Energy Fuels Resources Inc. doit faire face à de vives protestations de la part de la tribu Ute Mountain Ute, qui vit dans la bande de White Mesa, à côté de son usine d'uranium de White Mesa dans l'Utah, contre les effets délétères de ses activités, l'entreprise est prête à faire des ravages dans les communautés touchées par son projet minier dans le district de Toliara II à Madagascar. La consultation significative des communautés affectées est essentielle pour éviter les problèmes environnementaux et sociaux causés par le projet. Malgré l'absence d'une telle consultation publique, sa reprise a été annoncée par le ministre des mines et des ressources stratégiques le 16 septembre, sans aucune information préalable et appropriée des communautés affectées, sans parler de leur consentement qu'elles ont constamment refusé de donner à ce projet. Selon la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples que Madagascar a ratifiée, le chef de l’Etat a l’obligation de garantir leur droit à l’autodétermination sur leurs richesses et leurs ressources naturelles.

30 septembre 2024

REVUE DE PRESSE AOUT 2024

POLITIQUE ▶ Affaires nationales. ▶ Diplomatie DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE ▶ Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements ▶ Justice, prisons ▶ Migrations ▶ Gouvernance ▶ Droits des femmes ▶ Droits de l’enfant ▶ Enseignement, université ▶ Santé,...
15 mai 2024

ARTICLES REMARQUES - MAI 2024

<> doc - 27/05 - TI-IM - Cellule de suivi des législatives 2024 - Inégalités - illégalités - Extravagances

La Cellule de suivi des Elections (CSE) de Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG) présente a présenté le 27/05 les résultats de son travail de monitoring pour les élections législatives 2024. En général, cette campagne électorale s’illustre par une certaine « sobriété » en termes de dépenses électorales bien que certains candidats aient suivi la voie habituelle d’une mobilisation financière frisant l’extravagance et des pratiques absurdes.
Les soupçons de corruption électorale persistent : distributions d’argent, promesses de dons financiers, distributions de goodies. Des faits qui, tout en polluant les débats d’idée, rendent l’exercice de la campagne électorale de moins en moins crédible, si l’on s’en tient aux comportements de certains candidats (achat au triple du prix normal d’un article ou d’un produit sur un étal ou une épicerie dès lors que la couleur du parti est mise en avant ; promesse de millions d’ariary à la commune en retour de l’élection d’un candidat, etc.
Plusieurs débats ont pu être faits, avec le concours des organisations de la société civile qui ont pu organiser des rencontres entre candidats afin qu’ils exposent leurs idées. Néanmoins, l’offre électorale et politique en soi reste majoritairement faible en termes de contenus, les candidats se satisfaisant souvent de discours tout-faits, de promesses difficilement en lien avec le poste qu’ils briguent, de vagues engagements qui ne sont pas étayés par des stratégies voire des plans d’actions à expliquer aux électeurs.
Il est aussi important de toujours constater certains chevauchements qui interpellent : la tenue, par la Présidence de la République, de plusieurs évènements publics savamment déguisés en « fanolorana » (offre, présentation) d’une structure publique quand il s’agit clairement d’inaugurations en pleine campagne électorale, interdites par la législation en vigueur.
Enfin, dans ce climat incertain, il est important de saluer l’effort visible de certains candidats qui misent sur les démarches de porte-à-porte organisées par leurs militants dans les quartiers, favorisant le dialogue avec les citoyens dans le cadre d’une élection de proximité.

 

<>doc   Ambassade des Etats-Unis - Rapport 2023 sur les droits humains à Madagascar

 

La situation des droits de l’homme stagne, selon les États-Unis. Le département d’État a publié son rapport pour l’année 2023. Un document qui présente une image peu flatteuse de la situation. Il rapporte en sept sections ce qu’il affirme comme étant « les problèmes importants en matière de droits de l’homme » dans la Grande île : le respect de l’intégrité de la personne, le respect des libertés civiles, y compris la liberté de la presse, la liberté de participer au processus politique, la question de « la corruption au sein du gouvernement ». La position du gouvernement à l’égard de la surveillance et des enquêtes internationales et non gouvernementales sur les violations présumées des droits de l’homme constitue la section 5. Elle est suivie par celle sur la discrimination et les abus sociétaux. La partie concernant les droits des travailleurs constitue la dernière section. Le document est une succession de rapports de faits provenant de différentes sources : la presse, le rapport de la CNIDH, des publications ou des réactions du Haut-commissariat des Nations unies sur les droits de l’Homme (HCDH), du sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture et les réseaux sociaux. Le rapport traite notamment d’exécutions arbitraires ou illégales, y compris des exécutions extrajudiciaires, de torture, de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés par des agents du gouvernement [Forces de défense et de sécurité (FDS)]. Des agents du gouvernement auraient commis des exécutions arbitraires ou illégales de personnes soupçonnées d’activités criminelles. Le département d’État parle aussi « de prisonniers ou de détenus politiques ». Il y met également l’accent sur « de graves restrictions à la liberté d’expression et à la liberté des médias, notamment des arrestations ou des poursuites injustifiées de militants des médias sociaux, la censure et l’application de lois pénales sur la diffamation pour limiter l’expression ». Soulevant les difficultés « pour les entités politiques d’opposition » à obtenir des autorisations de réunion publique, le département d’État parle ainsi « d’une ingérence substantielle dans la liberté de réunion pacifique ». Parmi les sujets soulevés dans le rapport, il y a aussi « la violence basée sur le genre généralisée et la traite des êtres humains, y compris le travail forcé ». Le rapport regrette la persistance des violences domestiques ou encore du harcèlement fondé sur le genre. Le manque de ressources pour mener les enquêtes et les arrestations, ou encore, la pression culturelle, familiale ou communautaire, qui tend, dans une certaine mesure, à devenir une complicité, sont indiqués comme des freins à l’application de la loi. Il déplore également que « la maltraitance des enfants, y compris le viol » et « la persistance “du mariage d’enfants précoce et forcé. Au cours de l’année, les autorités ont signalé une augmentation de la vente d’enfants ». La corruption est une nouvelle fois pointée du doigt. Le résumé du rapport conclut qu’en matière de violation des droits humains « l’impunité reste un problème ».

 

 

<> 17/05 - Dans un communiqué, les organisations paysannes et les organisations de la société civile dénoncent les « Les intimidations et des fortes pressions que subissent les habitants de la commune d'Ambatolahy dans la région d'Ihorombe, où L’État a loué à la société multinationale italienne Tozzi Green 11 000 hectares de terres dans le cadre de 2 contrats de location de 30 ans chacun en 2012 puis en 2018. L’entreprise dit avoir restitué 3 900 hectares. » Il est reproché à l’entreprise soutenue par plusieurs banques internationales, d’avoir développé des cultures de rente (jatropha, puis maïs pour l’alimentation animale, géranium, arbres pour obtenir des crédits carbone, projet de monoculture d’acacias et d’eucalyptus pour la production d’huile essentielle) sur des terres que les habitants avaient refusé d’abandonner et qui permettaient de les faire vivre (zones de pâturage, culture de denrées alimentaires…) Les communautés affirment que les activités de l’entreprise n'ont pas apporté le développement pour la majorité de la population. La pénétration des zébus sur les plantations de l’entreprise a causé divers litiges et sanctions. L'entreprise avait déclaré qu'elle donnerait du travail aux habitants mais la majorité des emplois proposés concernent des travaux temporaires, voire journaliers. Les organisations paysannes n’ont pas été invitées aux réunions de consultation publique sur le projet de reboisement et elles subissent des pressions de l’entreprise pour accepter ce projet, avec l’appui de la gendarmerie. La communauté confirme son refus du projet de plantation d’arbres. Ils ne sont pas opposés au développement mais le souhaitent pour la majorité voire tous les habitants

 

<> 15/05/24 - Lette ouverte de la société civile au sujet de l'exploitation des terres rares par la société HARENA RESOURCES

Suite à la fermeture de la société chinoise REENOVA et à l’acquisition de ses actions par la compagnie minière australienne Harena Resources (75% des actions) et par la société anglaise Citius Resources Plc (25 % des actions) en avril 2023, le projet d’extraction de terres rares situé sur la péninsule d’Ampasindava dans la région Diana fait actuellement l’objet d’une intense campagne de communication au niveau international par les dirigeants de la société Harena Resources.

Au vu des messages et du récit véhiculés pendant cette campagne, les signataires de cette lettre ouverte tiennent à alerter au sujet des déclarations mensongères qui y sont faites de manière délibérée afin d’induire les principales parties prenantes en erreur, en particulier les communautés concernées, les autorités nationales compétentes et les investisseurs que les promoteurs de ce projet s’efforcent de convaincre

28 mai 2018

ARTICLES REMARQUES - MAI 2018

- 28 05 18 - Le Monde Afrique - Crise à Madagascar : "Les politiciens utilisent la pauvreté pour manipuler les foules"
Le président Hery Rajaonarimampianina a échappé à la destitution que réclamaient ses opposants. La Haute Cour constitutionnelle (HCC), qui avait été saisie, a rendu un avis négatif, le 25 mai, mais a ordonné au chef de l’Etat de nommer un premier ministre de consensus « dans un délai de sept jours ». Celui-ci sera chargé de préparer des élections anticipées sans attendre l’échéance initiale de novembre. Ce compromis peut-il permettre d’apaiser les tensions qui secouent la Grande Ile depuis l’adoption contestée de nouvelles lois électorales, début avril, et conduire la population aux urnes dans de meilleures conditions ? Entretien avec Ketakandriana Rafitoson, chercheuse au SeFaFi, l’Observatoire de la vie publique à Madagascar.

<> 26 05 18 - La HCC donne partiellement raison à l’opposition : elle maintient Hery Rajaonarimampianina en fonction mais exige un gouvernement de consensus. Dans une décision publiée sur son site Web, elle reconnait que « la non mise en place de la HCJ est constatée ». Mais plutôt que de prononcer une sanction contre le président de la République, elle l’invite à « prendre dans les cinq jours qui viennent le décret de constatation de désignation des représentants de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED) ». Malgré la constatation de « carence », la HCC décide de maintenir Hery Rajaonarimampianina à son poste mais l’enjoint de « mettre fin aux fonctions du gouvernement » et à « nommer un premier ministre de consensus dans un délai de sept jours ». Selon la HCC, trois noms au moins doivent lui être présentés pour qu’il puisse choisir. Cette prérogative revient aux partis ou groupes de parti légalement constitués et ayant obtenu le plus grand nombre de députés. Les coalitions post-électorales sont exclues. Le président nomme les ministres de souveraineté sur la base d’une clé de répartition convenue avec les forces politiques. La Cour préconise l’organisation d’une élection présidentielle durant la saison sèche, avant le mois de novembre. Le gouvernement reste en fonction jusqu’à la prise de fonction du nouveau président. Les autres institutions sont maintenues, l’Assemblée se voit protégée d’une éventuelle dissolution. Enfin, elle précise que le chef de l’Etat devra démissionner 60 jours avant la date du 1er tour de scrutin, dans le cas où il serait candidat à sa propre succession. Son intérim sera assuré par le président du Sénat comme le prévoit la Constitution. En cas de litige quant à l’application de ces dispositions, la Cour statue en dernier ressort.
Pour L’Express, la décision relève plus d’un édit pour une sortie de crise que d’une décision judiciaire. Le chef de l’Etat se retrouve ainsi avec un pouvoir considérablement réduit. Tout porte à croire que la HCC a cédé aux pressions et menaces des 73 « députés pour le changement ». Elle aurait perpétré un véritable « coup d’Etat » légal comme le suggéraient ceux qui réclamaient la démission du président. Celui-ci devra dorénavant cohabiter avec un gouvernement composé pour partie de ceux qui réclamaient sa tête. Pour le quotidien, le consensus exigé est encore très loin d’être acquis. Les politiciens vont désormais se jeter à corps perdu dans la conquête des sièges.
Pour la présidente du SMM et présidente de la Solidarité syndicale de Madagascar (SSM), « La Haute Cour Constitutionnelle de Madagascar se met hors la loi. Jamais vu une décision aussi honteuse et crapuleuse ! »
L’ancienne ministre de la justice de la transition Christine Razanamahasoa, députée Mapar, n’a pas caché son insatisfaction. Elle réitère la nécessité du départ immédiat du président de la République. Elle lui demande de prendre la décision de démissionner.
Voir aussi : Les Décrypyeurs - La HCC maintient Hery Rajaonarimampianina en poste et exige un gouvernement de consensus

<>
23 05 18 - Amnesty International - Réaction à la confirmation de la condamnation du militant écologiste Raleva
La cour d’appel de Fianarantsoa a maintenu la condamnation à deux ans de prison avec sursis à l’encontre de l’écologiste Raleva pour avoir contesté la légalité des activités d’une compagnie minière chinoise d’extraction d’or
. Deprose Muchena, directeur du Bureau d’Amnesty International pour l’Afrique australe, déclare : « En maintenant le chef d’accusation ridicule d’“usurpation de titre” contre Raleva, le tribunal a confirmé nos pires craintes : à Madagascar le prix à payer pour contester les grandes entreprises est élevé. Raleva n'est pas un criminel. Cette condamnation avec sursis a pour but de le réduire au silence et d’envoyer un message effrayant aux autres militants qui œuvrent en faveur des droits humains et de l’environnement. Les autorités doivent protéger les militants comme Raleva, qui se battent pour préserver les ressources naturelles du pays pour les générations futures, plutôt que de dévoyer les tribunaux pour les bâillonner. La condamnation prononcée contre Raleva doit être annulée et toutes les charges retenues contre lui doivent être abandonnées. »
L'article de L'Express rendant compte du procès en appel : Insurrection contre des Chinois - Condamnation maintenue pour le militant Raleva

- 22 05 18 - L'Express - Un mois de crise, un mois d'impasse
L’Express constate que la situation est dans l’impasse et que l’on n’entrevoit aucune issue. Si la HCC ne donne pas satisfaction aux 73 députés qui ont déposé une requête en déchéance du chef de l’Etat, que va-t-il se passer ? L’hypothèse d’un coup d’Etat ne serait pas à exclure en cas d‘impossibilité de trouver un moyen d’organiser des élections de manière consensuelle. Les milieux économiques font part de leur préoccupation, les voyagistes enregistrent un surcroit d’annulations, élèves et étudiants craignent de perdre leur année et des pénuries de PPN ne sont pas à écarter en raison du blocage du port de Toamasina.

<>
18 05 18 - SeFaFi - Communiqué - La déchéance des lois électorales
La publication des projets de lois électorales soumis au Parlement a soulevé une forte réprobation. Et les conditions dans lesquelles s’est déroulé le débat parlementaire en vue de leur adoption ont provoqué des manifestations de mécontentement et de rejet. Entre temps, la HCC a délivré son avis sur la constitutionalité des lois adoptées, et peu après le président de la République a promulgué les trois lois organiques qui constituent désormais les éléments clés du nouveau code électoral. Pourtant, rares sont les citoyens, y compris les élus et les responsables, qui se sont penchés sur la teneur de ces textes. Pour le SeFaFi, il est donc opportun de faire connaitre les articles que la HCC a jugés non conformes à la Constitution. Car ces textes posent à nouveau la question de leur constitutionnalité. Ils ont été toilettés, soi-disant conformément à la décision de la HCC, avant d’être promulgués. Or, à lire les décisions de la HCC, certaines dispositions méritent d’être soumises à une nouvelle délibération du Parlement avant promulgation. Sans une telle délibération, c’est la HCC qui aura légiféré, avec la complicité du pouvoir exécutif, en violation de tous les principes constitutionnels et démocratiques. Par ailleurs, une analyse plus fine de ses décisions montre que la HCC n’a invalidé les lois électorales rejetées par diverses parties (dont la société civile), que de manière très limitée.

- 17 05 18 - Jeune Afrique - Crise à Madagascar : un président fragilisé, une opposition radicalisée
Alors que l'opposition continue de manifester quasi-quotidiennement sur la place du 13-Mai, à Antananarivo, réclamant le départ du président Hery Rajaonarimampianina, ce dernier se trouve dans une « position intenable », selon un diplomate. Décryptage d'un cocktail explosif qui fait craindre le pire pour les semaines à venir.

<>
16 05 18 - Kolo-TV - Les abus sexuels sur mineures : des actes banalisés, un sujet tabou. Les journalistes de la chaine Kolo TV ont enquêté sur ce phénomène dans le cadre de l’émission « Alalino ». Les cas de corruption dans ce genre d’affaire ne sont pas rares, comme le montre le reportage (27'28) : https://www.koolsaina.com/reportage-abus-sexuels-viols-mineurs-madagascar/

<> doc
  14 05 18 - Loi organique n°2018 008 - Régime général des élections et référendums - Version promuluguée
<> doc  14 05 18 - Loi organique n°2018 009 - Election du président de la République - Version promulguée
Les textes électoraux amendées suite aux décisions et avis de la HCC ont été promulgués par le président de la République le 11 mai. L’exécutif a décidé de ne pas soumettre ces textes à un nouvel examen par le Parlement mais d’apporter lui-même les corrections nécessaires
. Les députés d’opposition et les manifestants semblent avoir été pris de court par cette promulgation rapide, sans nouvel examen par le Parlement alors qu’environ un tiers des textes ont été jugés non-conformes à la Constitution, écrit Tribune. Les opposants annoncent qu’ils n’approuveront pas les textes ainsi promulgués. Pour le président de la République, la promulgation, en prenant en compte les décisions de la HCC et en apportant les rectifications qui s’imposaient, ne pouvait plus attendre, sauf à remettre en cause le calendrier électoral. Plus rien ne ferait donc obstacle à la confirmation par la CENI de la date des élections, sauf si un hypothétique accord politique entre les acteurs de la crise politique intervenait rapidement et remette en cause le dispositif électoral. Pour le juriste Heriliza Imbiky, la HCC ne peut jouer le rôle de législateur. Le juge constitutionnel doit se limiter à déclarer la nullité partielle de dispositions et ne peut créer éditer de nouvelles normes, qui sont de la compétence exclusive du législateur.

- 11 05 18 - Tribune - Edito - La démocratie de façade
Madagascar connait la cinquième crise politique violente de son histoire depuis le retour à l’Indépendance. Chacune d’elle, depuis 1972 jusqu’à celle qui a débuté en avril 2018, s’est fondée sur des revendications liées directement ou indirectement à la démocratie et à ses corollaires : élections « propres », et libertés d’expression, de manifestation, de réunion etc. Les revendications officielles qui unissent régulièrement les opposants à une partie de la population montrent que les Malgaches connaissent les grands principes de la démocratie, fondés sur les droits politiques et libertés civiques. Ils savent percevoir quand ces principes sont violés et sont attentifs aux sollicitations de l’opposition lorsque la coupe est pleine. Mais la bonne connaissance théorique des principes de la démocratie ne se reflète pas dans la pratique, et les dirigeants et les opposants en sont responsables, de manière égale, même si ce n’est pas avec la même intensité. Les leaders de l’opposition sont devenus spécialistes de la mobilisation et de la manipulation des foules.

<>
  09 05 18 - Amnesty International - Le droit de manifester ne doit pas être érigé en infraction
Le conseil de gouvernement du 8 mai a donné des consignes strictes aux autorités des provinces pour interdire la tenue de manifestations politiques sur la voie publique
« pour préserver l'ordre public et pour maintenir la sécurité des personnes et des biens ». Une instruction en ce sens avait déjà été donnée le 27 avril mais elle a été renouvelée au vu des manifestations organisées dans plusieurs villes de province par les députés de l‘opposition. Il est rappelé que les réunions publiques nécessitent l’autorisation préalable du représentant de l’Etat. Madagate s’interroge sur la justification de dispositions qui ne sont applicables que dans les provinces et ne le sont plus dans la capitale. Le site souligne la coïncidence de ce rappel à l’ordre avec l’arrivée de l’équipe de médiation internationale.
Dans un communiqué, Amnesty International déclare que le droit de manifester ne doit pas être érigé en infraction. « Les autorités doivent respecter leurs obligations nationales et internationales de créer un environnement dans lequel les manifestants peuvent exercer leurs droits fondamentaux. (…) De même, la liberté d'expression doit également être respectée par l’opposition. (…) Les personnes qui choisissent de ne pas participer aux manifestations contre le gouvernement, comme les élèves qui auraient été expulsés de force de leurs classes pour manifester, ne doivent pas subir d’intimidation ni de harcèlement. »

- 09 05 18 - L'Express.fr - Quand l'argent malgache finit à Levallois
Le parquet financier français enquête sur les achats immobiliers d'un très proche du pouvoir malgache.
Une suspicion de trafic de bois de rose, des soupçons de détournement de fonds au détriment de la Jirama, des montages offshores, des SCI en pagaille et, finalement, une boîte aux lettres dans le hall d'un immeuble dont l'adresse apparaît dans les affaires judiciaires du couple Balkany, proches de Nicolas Sarkozy, mis en cause dans des affaires de corruption et de blanchiment de fraude fiscale .... Voilà les ingrédients d'une sulfureuse histoire née bien loin de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), dans l'océan Indien : l'affaire Ravatomanga, du nom d'un puissant homme d'affaires malgache dont le succès défraie la chronique depuis une bonne dizaine d'années. En 2017, ce multimilliardaire a été présenté par le magazine Forbes comme l'une des dix plus grosses fortunes de Madagascar ; il est à la tête du groupe Sodiat, un conglomérat qui se consacre au transport, à la presse, à l'hôtellerie, au tourisme, à la santé ou encore à l'import-export. Mais Ravatomanga est aussi un habitué des cercles de pouvoir, très proche conseiller d'Andry Rajoelina.

- 07 05 18 - Le Monde Afrique - Le médiateur de l'ONU à Madagascar pour sortir de la crise
Alors que Madagascar entre dans sa troisième semaine de crise ouverte entre le président Hery Rajaonarimampianina et l’opposition, le médiateur désigné par le secrétaire général des Nations unies, Abdoulaye Bathily, est arrivé dimanche 6 mai à Antananarivo. Il doit rencontrer toutes les parties dans un contexte tendu de manifestations quasi quotidiennes dans le centre de la capitale. Celles-ci rassemblent entre quelques centaines et quelques milliers de personnes. La mort d’au moins deux manifestants et dix-sept blessés lors de la première manifestation interdite par le pouvoir, le 21 avril, ont fait basculer la contestation politique contre les nouvelles lois électorales adoptées en vue de l’élection présidentielle de décembre en mouvement pour la démission du chef de l’Etat.

07 05 18 - Collectif Tany - Craad-OI - Le vote de la loi sur les ZES doit être annulé
Face à l’activisme et au dynamisme des promoteurs des Zones Economiques Spéciales (ZES) et d’autres projets d’investissements favorisant les étrangers pendant que les politiciens se disputent à propos des lois électorales, le Collectif Tany et le CRAAD-OI tiennent à renforcer le débat concernant la loi sur les ZES. L’ordre du jour de la session ordinaire de l’Assemblée prévoit le vote d’un projet de loi du 17 août 2016 autorisant la ratification d’un accord conclu avec Maurice, qui rappelle fortement l’accord-cadre de coopération sur la ZES de Taolagnaro signé le 11 mars 2016. Les dirigeants ayant pris l’habitude d’ignorer la transparence et de faire voter des lois dont le contenu n’est pas dévoilé aux citoyens, nous réclamons encore une fois un débat sur tous les projets de loi touchant aux terres malgaches avant leur présentation à l’Assemblée. Par ailleurs, la loi sur les ZES a été votée le 3 avril 2018 dans les mêmes conditions très contestables que les lois électorales qui font l’objet de la crise politique actuelle. Le grand public ignore si le contenu a subi des modifications après la déclaration de non-conformité de plusieurs articles par la HCC. En conséquence ce vote doit aussi être annulé.

05 05 18 - Chronique de Vanf - Epuiser la logique de la démocratie
Ce n’est pas démocratique de venir perturber les fonctionnaires dans les ministères, de les débusquer dans chaque bureau et de les contraindre à abandonner leur poste. La démocratie voudrait qu’on respecte leur choix de ne pas rejoindre la rue et la place du 13-Mai. La lutte pour la liberté se mord la queue quand elle devient elle-même tyrannie. Parmi toutes les choses qu’il reste aux Malgaches à apprendre, il y a le mode d’emploi d’une grève responsable et d’une manifestation de rue qui ne dégénère pas en incendie de la radio nationale ni pillage des commerces ni saccage du domicile de particuliers. Les médias internationaux font preuve de trop de complaisance à ne jamais dénoncer l’attitude stalinienne de ceux qui sont aujourd’hui dans l’opposition, avec la ferme intention de revenir à un pouvoir qu’ils avaient exercé hier, sans plus de succès ni davantage de moralité.

<>
  04 05 18 - Les Décrypteurs - La HCC rejette des dispositions à polémique des projets de lois électorales - Les suites possibles de la décison de la HCC en cinq scénarios
La HCC a déclaré non conformes à la Constitution certains articles controversés des projets de lois électorales adoptés en avril par le Parlement et contestés par les députés de l’opposition. Elle a également invité les autorités à extirper des textes certaines dispositions, tout en imposant des interprétations à d’autres et tout en formulant des réserves et des recommandations. Les plus importantes remarques concernent la loi organique sur le régime général des élections et des référendums censée remplacer le code électoral. Pour ce qui est des textes sur la présidentielle et les législatives, les chamboulements ne devraient pas être trop importants. Pour la présidentielle, les remarques de la HCC concernent essentiellement les dispositions relatives à la production du bulletin numéro 2, à la nécessité du bulletin unique au second tour de la présidentielle et à la durée de la campagne électorale. Les décisions de la HCC constituent un nouveau tournant dans la crise politique. Plusieurs scénarios se dessinent après cette décision. Les « députés pour le changement » attendent encore la décision de la juridiction constitutionnelle concernant la requête aux fins de déchéances du chef de l’Etat, une requête pour « carence » dans la mise en place de la HCJ.

 

----------------------------------------------------

 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

-----------------------------------------------------

29 janvier 2018

ARTICLES REMARQUES - JANVIER 2018

- 29 01 18 - L'Express - Vols d'ossements humains - Au coeur du trafic du saphir blanc
Une investigation, réalisée dans la région Alaotra-Mangoro, à Toamasina, Fianarantsoa, Antsirabe et dans la capitale, a essayé de donner des débuts d’explications sur les vols d’ossements perpétrés dans la Grande île. L’implication de présumés réseaux mafieux y est évoquée. 

- 28 01 18 - Le président de la République présente son plan Emergence 2030
Hery Rajaonarimampianina a fêté les quatre ans de son investiture. A cette occasion, il a présenté devant une assemblée de 1 200 personnes un ambitieux plan d’émergence de Madagascar pour la période 2018-2030. Dénommé « Fisandratana 2030 » (traduit par Emergence et renaissance), le plan prévoit notamment de constituer des « pôles de croissance » dans le grand centre du pays, entre Antananarivo et Antsirabe, avec extension en direction de la région Atsinanana. Objectif : booster la croissance du pays pour lui faire atteindre un taux à deux chiffres et inscrire le pays dans une dynamique de croissance inclusive. L’élaboration de ce plan, censé être le prolongement du Plan National de Développement (PND), a été faite, affirme-t-il, après analyse des mécanismes sociaux et économiques de la Grande Ile. Un programme d’infrastructure vient soutenir les axes principaux, notamment en matière de transport, de santé et d’énergie. Selon le président de la République, d’ici à 2030, 5 millions d’emplois seront créés, ce qui multipliera le PIB par 3,5 et portera Madagascar à la 70e place au classement mondial de l’Indice de développement humain (IDH).

« Un projet ambitieux sur le papier », relativise Tribune, Ambitieux et aux financements flous selon Jeune Afrique. Pour Midi, « Hery Rajaonarimampianina devrait plutôt songer à améliorer ses résultats pour les 11 derniers mois de son premier mandat ». Ce projet est « un véritable pied de nez à l’endroit de la majorité des Malgaches qui ne cesse de s’enfoncer dans une pauvreté. (…) Le président est en train de se lancer dans un pari impossible à réaliser. Rien que sur le plan constitutionnel, il ne pourra pas briguer le troisième mandat », qui serait nécessaire pour rester en fonction jusqu’à l’échéance de 2030. Le quotidien Les Nouvelles s’étonne que cette « vision » pour Madagascar ne soit présentée qu’au terme de quatre ans de présidence et craint que ces perspectives aient été élaborées dans l’urgence, pour prendre de vitesse la présentation prochaine par Andry Rajoelina d’une « Initiative pour l’émergence de Madagascar ». Le choix du chef de l’Etat de célébrer le quatrième anniversaire de son accession au pouvoir est considérée par les partis membres de l’Armada (auquel appartient le Mapar d’Andry Rajoelina) comme « une insulte contre le peuple malgache », vu « la réalité socioéconomique engendrée, entre autres, par une inflation généralisée, une pauvreté alarmante, l’insécurité grandissante, la corruption, les intimidations et acharnements politiques, la mauvaise gouvernance et le non-respect des textes en vigueur, les gabegies et les exploitations illicites des ressources naturelles ». Pour le comité de soutien à la candidature de Marc Ravalomanana (KMMR 2018), ce discours-programme devait être prononcé en début de mandat. A quelques mois de la fin de celui-ci, la priorité pour le pouvoir devrait être de se consacrer à l’organisation d’élections « libres, transparentes, démocratiques et inclusives ».

23 01 17 - RFI - Madagascar - Houcine Arfa, l'homme qui fait trembler le régime

Cela fait trois semaines que l'affaire Houcine Arfa fait les gros titres de la presse. Depuis son évasion spectaculaire d'une prison malgache, le 28 décembre 2017, le Français, ancien formateur de la garde présidentielle, multiplie les accusations de corruption à l'encontre de plusieurs hauts responsables malgaches dont la ministre de la justice. Ses déclarations compromettantes ont fait l'effet d'une bombe dans un pays où la corruption gangrène toutes les strates de la société. La gêne et les réponses tardives des autorités n'ont fait qu’accroître la méfiance des Malgaches envers le pouvoir en place. Comment ce fugitif est-il devenu l'homme qui fait trembler la République ?

- 15 01 18 - France Info - Diaspora malgache : 1re communauté africaine en France après celles du Maghreb
La diaspora malgache est la principale communauté africaine en France, après celle des Algériens, Marocains et Tunisiens. Elle se caractérise par une forte proportion de femmes et un haut niveau d’éducation. Sa forte intégration sociale et géographique explique sans doute sa faible « visibilité ». « La diaspora malgasy en France, une communauté oubliée ? », se demandent les auteurs d'une étude.

<> 15 01 18 - Collectif Tany - Pour un arrêt du projet DNI Metals de Vohitsara
Des propriétaires de terre impactés par le projet minier d’exploration du graphite à Ambatolampy - Vohitsara, district de Brickaville, ont déposé une plainte auprès du tribunal de Toamasina pour demander l’arrêt des opérations minières de la société DNI Metals. Le verdict du tribunal de première instance qualifie la requête des propriétaires de « malvenue » alors que l’historique des faits documentés et le texte de l’ordonnance de référé publié par le tribunal confirment l’existence de dysfonctionnements et abus dans les activités et les autorisations de cette société par rapport à la législation. L’audience en appel aura lieu dans le courant du mois. Le Collectif Tany appelle en particulier les citoyens des pays dont les investisseurs et actionnaires de la société sont originaires, à soutenir les communautés locales victimes de ce projet.

<> 03 01 18 - Collectif Tany et  CRAAD-OI - Communiqué de presse sur la feremeture de la mine chinoise illégale de Vohilava
Le 30 décembre 2017, la police des mines a finalement procédé à la fermeture du site d'exploitation aurifère de la société Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.) à Vohilava dans le district de Mananjary.  Cette mesure a été prise après plusieurs semaines marquées par des manifestations populaires de protestation contre cette exploitation aurifère d'une part, et des représailles à l'encontre des défenseurs des droits des communautés riveraines et de l'environnement d'autre part. Ces représailles comprenaient notamment la récente agression physique d'un Ampanjaka, ainsi que la détention et la condamnation à 2 ans d'emprisonnement avec sursis en octobre 2017 de Raleva, membre de l'Observatoire Indépendant des Droits Economiques, Sociaux et Culturels à Madagascar (OIDESCM) coordonné par le CRAAD-OI et du groupe Justice et Paix. Il bénéficie également du soutien d’Amnesty international. Ces organisations ont soutenu ce combat en faveur des droits fondamentaux des communautés concernées. Cette mesure prise par les autorités traduit la reconnaissance des effets catastrophiques des opérations de cette société d'exploitation aurifère illégale sur l'environnement, la santé et les moyens d'existence de la population locale.

 

----------------------------------------------------

 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

-----------------------------------------------------

1 janvier 2026

REVUE DE PRESSE DECEMBRE 2025

SOMMAIRE

 

 

POLITIQUE   

 

  • Affaires nationales 
    • Enquêtes, perquisitions, sanctions, arrestations
    • Affaire Mamy Ravatomanga, PDF du groupe Sodiat
    • Autres sujets
  • Diplomatie

 

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE 

  

  • Migrations, emplois à l'étranger
  • Justice, prisons
  • Gouvernance 
  • Droits de l'enfant, traite des êtres humains
  • Enseignement, université 
  • Santé, intoxication alimentaire vs empoisonnement
  • Médias, réseaux sociaux

ÉCONOMIE - SOCIAL   

 

  • Dérèglement climatique, environnement   
  • Ressources naturelles, secteur minier   
  • Foncier, aménagements   
  • Économie, Social   
  • Coopération, bailleurs de fonds  

 

TELECHARGER LA REVUE DE PRESSE - Pdf - 41 pages

28 septembre 2021

ARTICLES REMARQUES - SEPTEMBRE 2021

<>  27 09 21 - CCFD Terre Solidaire - Justice climatique : une priorité pour lutter contre les inégalités en Afrique Australe
« Ceux qui ont le moins contribué au changement climatique en souffrent le plus » -  Qu’est-ce que la justice climatique ? Quelles sont les personnes concernées ? - Éclairage depuis l’Afrique australe, où les populations victimes des changements climatiques et de l’exploitation minière veulent faire respecter leurs droits.

<>doc 07 09 21 - Enrtraide.be - La Belgique compice de la famine à Madagascar ?
« Madagascar, premier pays confronté à une famine liée au réchauffement climatique », écrit Renaud Vivien dans une analyse publiée sur le site entraide.be. « Le peuple malgache paie le prix fort de l’injustice climatique qui trouve sa source principale dans le système capitaliste mondialisé qui ne profite qu’à une minorité de personnes en même temps qu’il détruit l’environnement et dérègle le climat. Par ses activités de production et d’exploitation guidées par le profit immédiat, ce système, dont les multinationales sont les principales actrices, produit année après année des émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent la planète et dont les premières victimes sont les populations situées dans les pays appauvris du Sud. Si Madagascar est le premier pays à subir une famine du fait du réchauffement climatique, d’autres pays pourraient rapidement suivre. La sécheresse représente même pour l’ONU la prochaine pandémie. ‘La sécheresse est sur le point de devenir la prochaine pandémie et il n’y a pas de vaccin pour la guérir’, a déclaré la représentante spéciale de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophe en juin 2021. (…) Pour venir en aide aux 41 millions de personnes exposées à la famine, le PAM indique avoir besoin d’environ 6 milliards de dollars. Cet appel pour obtenir ces fonds n’est pour l’instant pas suivi d’effet alors que les montant demandés apparaissent ridicules en comparaison avec d’autres dépenses effectuées par les pays riches. Par exemple, les 6 milliards de dollars dont les populations ont urgemment besoin ne représentent que 0,2 % des 3 000 milliards d’argent public dépensés par les gouvernements des pays du Nord pour les sauvetages bancaires en 2007-2008. De plus, ces 6 milliards ne pèsent pas grand-chose par rapport à ce que ces mêmes pays appauvris remboursent ‘coûte que coûte’. (…) En 2021, les remboursements prévus à ces créanciers de la part des pays appauvris s’élèvent à 350 milliards de dollars. C’est 58 fois ce que l’ONU demande pour éviter les famines. (…) Concernant Madagascar, seulement 78 millions de dollars sont demandés à la ‘communauté internationale’ pour fournir des denrées alimentaires vitales pendant la prochaine période de soudure. Or, dans le même temps, les créanciers étrangers devraient prélever, en 2021, 148 millions de dollars sur le budget malgache, soit presque le double de ce que demande l’ONU pour agir maintenant contre la crise alimentaire ! Sur ces 148 millions de dollars, 57 millions de dollars sont destinées à la seule Banque mondiale.

La lutte contre le changement climatique implique [en outre] nécessairement de réguler le commerce international qui est à l’origine de plus de 30% des émissions de gaz à effet de serre. Cette régulation passe par l’établissement de règles internationales contraignantes pour les entreprises afin que ces dernières soient (enfin) obligées de respecter les droits humains et l’environnement. Sur ce point, un projet de traité international est en cours de négociation à l’ONU depuis 2014… sauf que les négociations sont quasiment bloquées.

Pour nourrir l’humanité et soutenir la paysannerie en lui permettant de vivre dignement tout en préservant l’écosystème, il est essentiel que les gouvernements augmentent la part de leur aide publique au développement dédiée au financement de projets agroécologiques. Un tel financement ne sera efficace que si, dans le même temps, les gouvernements du Sud comme du Nord cessent de soutenir l’agro-industrie via la conclusion d’accords de commerce qui libéralisent le secteur agricole. (…) C’est pourtant ce modèle agro-industriel que le gouvernement malgache entend renforcer. Dans ce qu’il appelle ‘la nouvelle stratégie nationale de l’agribusiness’, le gouvernement prévoit d’affecter, dans les dix prochaines années, quatre millions d’hectares de terres au secteur privé, dont les multinationales qui bénéficieraient d’importantes exonérations fiscales. Cette surface dédiée à l’agro-industrie est gigantesque puisqu’elle dépasse la totalité des terres cultivées par les paysans malgaches sur l’ensemble de l’île. »

 

 


 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
___________________________________________

 

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 > >>
JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR
Publicité
Newsletter
Publicité