<>  23 12 20 - Réponse reçue par les organisations de la société civile à la lettre ouverte sur Nosy Mitsio
Le ministère de l’aménagement du territoire a répondu à la lettre ouverte du
Collectif Tany, du Craad-OI et de la PNOSCM. Il exclut l’existence d’une transaction relative à une vente en pleine propriété ainsi que l’existence d’un bail emphytéotique sur toute l’île. Il révèle cependant que certaines parties ont fait l’objet de baux ou de cessions avant 2019 et que les procédures en cours consistent en une constatation de l’état des lieux et le suivi du respect des clauses des contrats de bail et cessions correspondants. La réponse ministérielle ne parle pas des habitants de Nosy Mitsio, alors que ceux-ci affirment que leurs démarches de demandes de titres sont bloquées depuis plusieurs mois. Ils déplorent entendre que l’acquisition de titres fonciers est désormais facilitée alors que tel n’est pas le cas pour eux. Les témoignages des habitants nous apprennent aussi que des autorités, accompagnées d’un européen, ont organisé récemment une rencontre pour leur annoncer un projet de construction d’hôtel, de bungalows, d’un aéroport et d’un port qui pourraient se situer à l’emplacement de leurs villages et lieux de vie et de travail. La question est donc de savoir si ces craintes d’expulsion sont fondées et quel avenir les décideurs réservent à la population locale. La société civile réclame des autorités qu’elles révèlent la nature de ce projet pour lequel on demande le consentement des habitants.

<>  19 12 20 - Amnesty International - Punis et tués parce qu'ils sont pauvres
Depuis des années à Madagascar, Amnesty International et d’autres acteurs locaux alertent sur les conditions de vie inhumaines qui sont légion dans les prisons malgaches. Surpopulation carcérale, durées des incarcérations préventives qui s’éternisent, procès retardés, manque de ressources criant pour les établissements pénitentiaires, vétusté et insalubrité des bâtiments, sous-effectif du personnel pénitentiaire, … Autant d’éléments qui poussent à bout les détenus et qui posent un très sérieux problème de sécurité.
Ces dernières années, les ONG n’ont eu de cesse de demander à ce que « le problème des prisons » soit une priorité du gouvernement. En vain. Le dimanche 23 août, à la prison de Farafangana, profitant de l’absence exceptionnelle d’un grand nombre de gardes pénitentiaires, les détenus provoquent une mutinerie. 88 des 336 prisonniers arrivent à s’évader, après avoir détruit une partie d’un mur d’enceinte en mauvais état. 48 sont capturés le jour même, 17 sont toujours en cavale. 23 sont abattus lors de la poursuite par les forces de l’ordre. Parmi les détenus tués, plus de 70 % étaient en attente de jugement. 6 étaient condamnés. 17 n’étaient encore que des prévenus. Deux enquêtes ont été ouvertes. L’une, diligentée par le ministère de la justice. L’autre par la brigade criminelle de Farafangana. Depuis, le ministère de tutelle se fait discret. Les informations concernant les détenus tués sont données au compte-goutte. L’omerta règne sur leur nom, leur âge, et surtout la raison et la durée de leur détention. L’affaire dérange, clairement. Et doit être tue. « Ne parlez-pas. » L’ordre est intimé aux travailleurs sociaux habilités à rentrer dans la prison de ne pas commenter ou répondre aux interviews au sujet de la mutinerie. Comme un hommage à ces détenus tués, Amnesty International s’est rendu sur place pour tenter de dresser le portrait de 4 de ces jeunes hommes qui ont perdu brutalement la vie le 23 août dernier.

<> 16 12 20 - Vanity Fair - Portrait de Marie Christina Kolo, la révoltée de Madagascar
Marie-Christina Kolo est la lauréate 2020/2021 du Prix Martine Anstett, un prix international récompensant les défenseurs des droits de l'homme
. Ses références sont des figures mondiales du féminisme, comme la lauréate du prix Nobel de la paix Wangari Maathai au Kenya ou Vandana Shiva en Inde. Dans leur sillage, elle se réclame de l’écoféminisme, courant né dans les années 1970, qui dénonce un système capitaliste où les hommes accaparent le corps des femmes comme ils pillent les ressources naturelles.

10 12 20 - Amnesty International - Les autorités doivent abandonner les_accusations forgées de_toutes pièces retenues contre un militant écologiste
Clovis Razafimalala comparaitra de nouveau devant le tribunal le 17 décembre
. Militant bien connu luttant contre le trafic illicite de bois de rose et d’autres essences de bois, il est poursuivi pour des accusations de destruction de bâtiments publics et d’incendie volontaire, en raison de faits qui se sont déroulés en 2016 et auxquels il n’a pas participé. Clovis Razafimalala a passé 10 mois en prison entre 2016 et 2017 pour des accusations liées à ces faits, mais a finalement été acquitté après des témoignages indiquant qu’il n’avait pas participé aux faits qui lui étaient reprochés. Depuis 2016, Clovis Razafimalala est victime d’actes d’intimidation et de harcèlement des autorités malgaches, et l’affaire n’est pas classée. Dans le cadre de cette dernière tentative de poursuites, son avocat a constaté des irrégularités lors du procès, notamment le fait qu’aucun des témoins convoqués par les avocats de Clovis Razafimalala n’a été cité à comparaitre et que les seuls témoins qui l’ont été étaient des témoins à charge convoqués par le ministère public. Le 9 août 2019, la Cour de cassation a rendu une décision annulant celle du tribunal de droit commun et a demandé qu’un autre jury juge de nouveau l’affaire, car les co-accusés étaient absents lors du premier procès. Clovis Razafimalala a dénoncé à maintes reprises le trafic illicite de bois précieux dans le cadre de son rôle de coordinateur de la coalition Maroantsetra Lampogno, un groupe luttant contre le trafic illicite de ressources naturelles. En 2017, son cas a été mis en avant par la campagne « Écrire pour les droits » d’Amnesty International, et plus de 400 000 personnes dans le monde ont signé la pétition en faveur de sa libération immédiate.

 <>  08 12 20 - Collectif Tany- Craad-OI-PNOSCM - Lettre ouverte au président de la République à propos de Nosy Mitsio
Les îles Mitsio ont-elles été vendues ou louées ?
Les organisations d ela société civile ont été alertés de l’existence d’un bail emphytéotique de 99 ans contracté entre un investisseur européen dans le secteur touristique et les autorités malgaches, sur Nosy Mitsio dans la région Diana. Un bail emphytéotique, c’est- une location de terre pour une longue durée qui équivaut à une vente du point de vue des Malgaches car les habitants actuels ne pourront plus y vivre librement et leur descendance n’héritera pas de ces terres. Nosy Mitsio est un archipel de plus de 10 petites îles dont la plus grande porte le nom de Nosy Mitsio et abrite plus de 2 000 habitants. Leurs ancêtres d’origine Antakarana sont installés là depuis plus d’un siècle. Les habitants de Nosy Mitsio n’ont pas pu percer l’opacité qui entoure le nouveau projet. Le chef de l’Etat est appelé à révéler les clauses de cette transaction et à faire preuve de la plus grande transparence sur ce projet qui impacte directement la vie de la population locale.

 
<> 04 12 20 - AFR vidéo - Famine à Madagascar: l'argile blanche pour remplir le ventre
L'argile blanche pour contrer la faim. Depuis des mois, une seule chose a permis de nombreux Malgaches du Sud de survivre pendant la famine : l'argile blanche. La « terre de survie », comme certains l'appellent. Mélangée à du tamarin, celle-ci sert à tromper la faim. Plus d'un an sans pluie, les vivres se font rares. Mêmes les cactus qui entourent les villages viennent à manquer d'eau. Pour beaucoup, l'heure n'est plus à la recherche d'une nourriture qui fait vivre mais aux moyens de remplir un ventre vide. Les enfants sont les premières victimes de ce manque de nourriture. L'échappatoire de l'argile, mélangé au tamarin, provoque des gonflements du ventre. De nombreux enfants ont les jambes grêles, les cheveux roux et le ventre gras de la malnutrition. Fatigués, ils se reposent sous les arbres et ne jouent plus. Les décès se compteraient par dizaines. Le PAM a déclaré qu’il disposait de suffisamment de fournitures pour aider seulement un demi-million de personnes d’ici la fin de cette année. Le Sud est au bord d’une catastrophe humanitaire, a déclaré l’agence des Nations unies. Les agriculteurs ne peuvent plus cultiver en raison du manque de pluie et ont abandonné l’élevage en raison des vols. Des villageois ont vendu leurs biens les plus élémentaires – casseroles, vêtements, cahiers d’école – pour de la nourriture. Certaines personnes abattent des arbres pour fabriquer du charbon de bois.

 <> 01 12 20 - Réseau Malina - Abus de pouvoir et violences : l'omerta qui entretient la corruption sexuelle
Les victimes sont des étudiants, des futurs médecins, de jeunes employés, des stagiaires. Les bourreaux sont employeurs, professeurs, médecins réputés, personnalités haut placées, supérieurs hiérarchiques. En contrepartie d’une faveur sexuelle, ceux qui ont l’autorité peuvent changer le cours d’une vie. S’y refuser expose la victime à un cauchemar quotidien : harcèlements, violences, humiliations, échecs aux examens. S’y soumettre la plonge dans un univers de compromission, de violences psychologiques et physiques et surtout, de corruption sexuelle. En investiguant sur les faits de corruption sexuelle en milieu universitaire et professionnel, nous nous sommes heurtés à une omerta quasi-généralisée. Un silence entretenu par la peur des représailles ainsi que la honte éprouvée par les victimes en général, et le tabou lié à la violence sexuelle en particulier.

01 12 20 - Kolo-TV - Reportage sur les opinions des communautés et citoyens sur les impacts du projet d'exploitation des terres rares de la presqu’île d’Ampasindava

https://www.youtube.com/watch?v=FKZ7YOEKmRQ&feature=youtu.be (24’)

 


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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente
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