- 28 12 16 - Collectif Tany - Les impacts mémorables des projets miniers
L’année 2016 qui arrive à son terme aura été marquée par l’apparition au grand jour d’un nombre important d’accaparements de terre dus aux exploitations minières et par une montée en intensité des actions de protestation de la population contre les projets miniers en question. Le cas Soamahamanina s’est particulièrement distingué par la détermination de ses habitants et par la répression qui s’est abattue sur le mouvement.

- 26 12 16 - Une première étude sur la diaspora malgache de France
. Le ministère malgache des affaires étrangères, avec le soutien de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et du ministère français des affaires étrangères à travers l’ambassade de France à Madagascar, ont établi le premier profil de la diaspora malgache en France. Visant à améliorer les connaissances sur les caractéristiques et les attentes de la diaspora, il a aussi pour objectif de faciliter la mobilisation de son potentiel de solidarité et de développement pour Madagascar. Cette étude, réalisée par le Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations (FORIM) repose sur un échantillonnage représentatif de plus de 400 individus répartis sur le territoire français métropolitain, sur les recensements disponibles, ainsi que sur des entretiens qualitatifs avec des personnes ressources et des représentants d’associations.
Les principales conclusions de l’étude font état d’un potentiel diasporique malgache estimé entre 100 000 et 140 000 individus, principalement situés en Ile de France et majoritairement féminin. Avec un niveau d’étude supérieur à la moyenne française et un sentiment général d’intégration collective réussie, la diaspora malgache est principalement composée de cadres et de professions intellectuelles et libérales, actifs dans les services et la gestion d’entreprise. Elle connait un taux de chômage relativement faible. Les événements culturels, sportifs et religieux rythment la communauté malgache de France. La diaspora se mobilise au profit du pays au travers de transferts financiers estimés à 86 millions d’euros. Réalisés par 70 % des personnes interrogées, les transferts financiers se chiffrent en moyenne à 155€/mois, destinés principalement à soutenir le budget de la famille à Madagascar. Le tissu associatif est dense (plus de 240 associations créées ces dix dernières années) et la moitié des membres de ces associations orientent leurs actions de solidarité dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
http://www.ambafrance-mada.org/IMG/pdf/etude_sur_le_profil_de_la_diaspora_malagasy_en_france.pdf?6446/c117955a2f8cf8f2de44bd717dd62647a712a1bc   (102 p.)

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  24 12 16 - IFRI - Note de Mathieu Pellerin - Islamisation à Madagascar
L’islam à Madagascar fait depuis deux ans l’objet d’une très forte couverture médiatique et politique. Cet attrait - aussi massif que soudain - tranche avec le faible nombre d’études sur l’islam à Madagascar. Le dernier ouvrage contemporain traitant de cette thématique, Les Chemins de l’islam à Madagascar, de Noël Jacques Gueunier, date de 1994. La thématique de « l’islamisation » est dominante dans le traitement politico-médiatique, relayant des informations souvent non vérifiées, voire totalement erronées, mais qui traduisent l’inquiétude qui gagne les différentes strates de a société malgache, très majoritairement chrétiennes. Pourtant, l’islam et la thématique de l’islamisation ont une histoire ancienne dans le pays. L’étude se propose, d’une part, de retracer l’histoire longue de l’islam à Madagascar, inscrite elle-même dans celle de l’islam en Afrique de l’Est, et d’autre part d’évoquer la récurrence du spectre de l’islamisation dans le pays et de tenter d’en expliquer les raisons.

- 21 12 16 - Communiqué du SeFaFi - Décentralisation : quel transfert de ressources ?
Le pouvoir a fait adopter par l’Assemblée nationale en 2014 l’ensemble des nouvelles lois régissant la décentralisation: Des décrets d’application ont porté sur la mise en place des structures locales de concertation, sur les attributions des élus locaux, sur la gestion financière des collectivités et sur la cooperation décentralisée. D’autres décrets sont en attente, qui porteront sur le fokontany, sur l’intercommunalité́ et sur l’appui aux collectivités territoriales décentralisées. Pourtant, la mise en œuvre de ces textes est en panne, les engagements ne sont pas honorés. Les communes restent privées des ressources annoncées, la décentralisation n’a pas été engagée. Aucune élection n’a encore été prévue au niveau des régions et des provinces. Il convient de mettre un terme aux subventions, généralement sources de corruption de grande envergure, en raison de mécanismes de transfert complexes, opaques et mal contrôles. Il faut moins d’Etat mais mieux d’Etat ; en d’autres termes, passer de l’administration directe à une administration au service d’un développement local autocentré́.

- 19 12 16 - AFP/Eco Austral - La forte présence chinoise passe de plus en plus mal
Comme ailleurs sur le continent africain, le débarquement en force des Chinois bouleverse les équilibres économique, écologique et social du pays et provoque de multiples frictions

- 15 12 16 - Politika - Alain Illoniaina - Nationalité : une construction identitaire difficile
Le Malgache de 2016 doit-il avoir les mêmes critères que le Malgache de 1960 ? Dans un souci de plus grande inclusivité, le Code de la nationalité est censé avoir subi un lifting. Mais les changements apportés sont trop menus pour être qualifiés de révolutionnaires.

- 04 12 16 - Madagoravox - Patrick Rakotomalala - Madathon
La Conférence des bailleurs internationaux pour Madagascar, qui s’est déroulée les 1 et 2 décembre 2016 à Paris, dans son expression et sa communication, peut nous faire  furieusement penser à un gros téléthon. « Chers auditeurs, vous voyez affiché au compteur des promesses de dons et souscriptions, à l’heure actuelle, un total de 6,4 milliards de $ …». Et du Téléthon, on avait quelque part le ruissellement de bonne conscience et d’optimisme. Mais Madagascar est revenu depuis quelques semaines au centre du jeu diplomatique international. Tous ceux qui sont convaincus que le repli sur soi est mortifère ne peuvent que s’en réjouir mais en filigrane, on a 2018 et l’enjeu des futures élections présidentielles. Les partenaires, sensés ne pas intervenir sur le plan des politiques intérieures, sont quelque part ici en train de passer le plat à Hery et lui permettent d’envisager plus sereinement sa réélection. Que cette stabilité se fonde au détriment de la justice ou de la démocratie ou même de la gouvernance, leur importe peu.

- 02 12 16 - SeFaFi - Communiqué du 29/11/16 - Qui décide, à Madagascar ?
Encore une fois, la question se pose de savoir qui décide, à Madagascar : le pouvoir légal ou les bailleurs de fonds ? Malgré ses efforts, le régime ne donne pas l’impression qu’il est véritablement maître du destin collectif. Et que sans l’incitation du FMI et des bailleurs, le gouvernement ne prioriserait pas une gouvernance économique très rigoureuse. Reste à savoir si la Conférence des bailleurs qui se tient à Paris apportera les 3,4 milliards de dollars recherchés pour financer les divers projets de mise en œuvre du Plan national de développement. Du menu de projets présentés, quels choix feront les bailleurs ? L’histoire récente de la Grande Île montre à l’envie que le pays n’a guère été consulté par les bailleurs de fonds. À leur décharge, aucun des régimes successifs n’a présenté de projet cohérent et concret de développement et qu’aucun d’entre eux n’a engagé des actions suivies pour améliorer les conditions de vie de la population.

<> 01 12 16 - Le Monde - Madagascar sort petit à petit du purgatoire
Après le Sommet de la francophonie la semaine dernière, la conférence des donateurs qui se tient jeudi 1er et vendredi 2 décembre à Paris marque une nouvelle étape dans la réintégration de Madagascar sur la scène internationale. La délégation malgache conduite par le président Hery Rajaonarimampianina espère lever 3,3 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros) pour financer les priorités son Plan de développement. La somme est conséquente pour ce pays mis au ban après le coup d’Etat de 2009 et dont la mauvaise gouvernance avait jusqu’à présent convaincu les bailleurs multilatéraux et bilatéraux de s’engager avec la plus grande prudence.

 

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 <> Articles particulièrement signalés - <>doc  Documents à valeur permanente

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