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JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR

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31 décembre 2022

ARTICLES REMARQUES - DECEMBRE 2022

- Ketakandriana Rafitoson : " Si les Malgaches sont misérables aujourd'hui, ce n'est pas la faute de la France
La directrice du bureau local de Transparency
International estime que Paris doit contribuer à sanctionner ceux qui pillent la Grande Ile et ne plus financer certains projets comme le téléphérique d’Antananarivo.

<> 09 12 22 - Déclaration publique conjointe - Les Etats doivent mettre fin aux représailles visant les défenseurs des roits humains qui luttent contre la corruption
"Alors que le monde célèbre, ce 9 décembre 2022, la Journée internationale de lutte contre la corruption et le 24e anniversaire de l’adoption de la  Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, nous, organisations et personnes signataires, appelons tous les États membres de l’ONU à mettre un terme aux représailles visant les défenseur·e·s des droits humains qui luttent contre la corruption et à respecter, protéger, promouvoir et réaliser les droits humains de tous, y compris des personnes qui oeuvrent pour la promotion et la défense des droits d’autrui, et qui combattent et dénoncent la corruption.
Les défenseur·e·s des droits humains qui luttent contre la corruption – journalistes, membres d’organisations de la société civile, lanceuses et lanceurs d’alerte notamment – jouent un rôle crucial dans la prévention et la lutte contre ce phénomène, ainsi que dans la promotion des droits humains. Au fil des ans, ils sont devenus essentiels pour les enquêtes et la dénonciation des pratiques de corruption, ainsi que pour la revendication de la transparence, de l’obligation de rendre des comptes et de la protection des droits humains. Toutefois, nous observons que ceux qui oeuvrent à dénoncer la corruption
ne sont bien souvent pas reconnus comme des défenseur·e·s des droits humains. Leur action risque alors d’être invisible pour le reste de la communauté de défense des droits humains ou perçue comme périphérique ou distincte du travail de défense de ces droits."

La déclaration est signée par Amnesty international et de très nombreuses organisations de la société civile, y compris malgaches.

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- 05 12 22 - Vivafrik - La Chine,  un acteur majeur de l'exploitation cachée des ressources naturelles à Madagascar, selon un rapport de l'IFRI
Notes de l'Ifri, novembre 2022 - François Giovalucchi, Juvence Ramasy : https://www.ifri.org/fr/publications/notes-de-lifri/chine-madagascar-entre-opportunisme-politique-discret-trafics-intenses

Dans le contexte de rivalités régionales croissantes entre grandes puissances dans l’Océan Indien, l’enjeu des relations sino-malgaches est majeur. Comme ailleurs en Afrique, la Chine occupe à Madagascar une place prépondérante parmi les exportateurs, tout en étant un importateur de second rang. Sa politique de financement de projets d’infrastructure est modeste, comme ses investissements directs. En la matière, elle est concurrencée par la France et par deux rivaux asiatiques, le Japon et la Corée du Sud, qui de fait contiennent son influence. Relayées par une communauté chinoise ancienne désormais alignée sur Pékin, les autorités chinoises défendent discrètement mais activement leurs intérêts. C’est dans l’économie informelle de l’exploitation des ressources naturelles que les opérateurs chinois jouent un rôle majeur, contribuant à perpétuer l’extractivisme dont Madagascar peine à sortir depuis l’indépendance et jouant de fait un rôle important dans le financement des pouvoirs qui se succèdent.

Fidèle à sa doctrine revendiquée de non-ingérence, la Chine ne prend pas officiellement partie dans la vie politique malgache, tout en menant une politique d’influence active et en renforçant ses positions en temps de crise. La Grande Ile est à l’écart du « collier de perles » de ports utiles à la marine chinoise et joue pour l’instant un rôle limité dans la politique de sécurité régionale active de Pékin, mais l’intérêt stratégique croissant du canal du Mozambique est de nature à changer la donne. La réalisation du projet de construction du port en eaux profondes de Narindra, sur la côte Ouest, objet d’un accord de principe chinois, constituerait un tournant, compte tenu de son possible usage militaire.

« La lutte pour le contrôle du commerce extérieur et des rentes substantielles liées à l’exportation des produits primaires est un moteur ancien de la formation de l’État et des élites à Madagascar », lit-on dans le rapport de l’IFRI qui souligne que ces opérateurs originaires de l’empire du Milieu nouent des relations avec les cercles dirigeants politico-économiques. D’autant plus qu’ils sont très présents dans quatre secteurs extractifs clés pour l’économie malgache : la pêche, la foresterie, les mines et les hydrocarbures.

 


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30 novembre 2022

REVUE DE PRESSE - NOVEMBRE 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire
  • Justice, prisons
  • Migrations
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Droit de l'enfant, albinisme
  • Education, université
  • Santé
  • Médias

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, environnement
  • Foncier, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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27 novembre 2022

ARTICLES REMARQUES - NOVEMBRE 2022

<> 27/11/22 - URGENT : pour une Loi protégeant les DDH / Lanceurs d'alerte à Madagascar
Ketakandriana Rafitoson et Dominique Rakotomalala, respectivement Directrice Exécutive et Président du Conseil d’Administration (PCA) de Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG), font actuellement l’objet de plaintes déposées au tribunal de première instance d’Antananarivo par le Groupement des Exportateurs de Litchis (GEL) pour « dénonciation calomnieuse, dénonciation abusive, dénigrement et désorganisation ». Ces plaintes du GEL sont une réplique à la dénonciation par TI-MG auprès du Pôle Anti-Corruption d’Antananarivo et du Parquet National Financier (PNF) à Paris de suspicions de corruption à haut niveau et d’infractions assimilées dans la filière du litchi malgache, et plus précisément dans le commerce de litchis entre Madagascar et l’Union Européenne. Ketakandriana Rafitoson a été convoquée à la police économique le 23 novembre 2022 et son audition a duré plus de trois heures. Elle a par la suite été informée du déferrement du dossier au Parquet pour le 24 novembre et a reçu la convocation correspondante, ainsi qu’une autre adressée à Dominique Rakotomalala. Ce dernier a été auditionné par la police économique Ketakandriana et Dominique sont sortis des locaux de la police économique à Anosy à 12h30. Le déferrement a été reporté mais l’affaire est toujours en cours.

La proposition de loi sur les défenseurs des droits humains passera devant la commission juridique de l'Assemblée nationale ce lundi 28 novembre 2022 à 09h.

Signez et partagez la pétition au maximum pour demander à nos décideurs d'accélérer la procédure d'adoption. Car les harcèlements judiciaires contre les défenseurs et les lanceurs d'alerte se multiplient. Le cas actuel de Ketakandriana Rafitoson et de Dominique Rakotomalala est révélateur de cette intolérance envers les lanceurs d'alerte.

Pour que cela ne se répète plus, RECLAMONS CETTE LOI ENSEMBLE! Faites passer le mot ! 

https://www.change.org/p/arovy-ny-mpiaro-zo-pour-une-loi-prot%C3%A9geant-les-ddh-lanceurs-d-alerte-%C3%A0-madagascar?recruiter=57125490&recruited_by_id=c6a97a20-d405-0130-c778-3c764e044e9e&utm_source=share_petition&utm_campaign=share_petition&utm_medium=copylink&utm_content=cl_sharecopy_33346986_fr-FR%3A6


<> 23/11 - Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de Transparency International Initiative Madagascar convoquée par la police après avoir dénoncé la corruption. Mwananyanda, directeur régional du bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique orientale et australe, a déclaré : « Les autorités malgaches doivent s'abstenir d'utiliser à mauvais escient le système judiciaire pour harceler et intimider les défenseurs des droits humains. Ketakandriana n'a rien fait de plus que de mener à bien son travail en exposant de graves allégations de corruption potentielle, de fraude et de blanchiment d'argent. La convocation et l'interrogatoire de Ketakandriana sur des accusations incluant des ‘dénonciations abusives et calomnieuses’ visent clairement à envoyer un message effrayant et à intimider les défenseurs des droits de l'homme à Madagascar. » La police a transmis l'affaire au procureur de la République. Ketakandriana et le président de TI-MG, Dominique Rakotomalala, comparaîtront devant lui pour un interrogatoire le 24 novembre.

Ketakandriana a été convoquée par le chef des services centraux de lutte contre le faux, l'escroquerie et la falsification suite à l'accusation portée par le Groupement des exportateurs de litchis (GEL) contre Ketakandriana Rafitoson. Celle-ci avait dénoncé des infractions potentielles de corruption, fraude et blanchiment d'argent dans le secteur du litchi; plainte déposée par TI-MG le 10 novembre devant le tribunal anticorruption d'Antananarivo.

Amnesty International note que « ces dernières années, les autorités malgaches ont accru la répression des défenseurs des droits humains, des lanceurs d'alerte et des voix dissidentes. Cela inclut la poursuite judiciaire de Jeannot Randriamanana , Ravo Ramasomanana , Raleva et Clovis Razafimalala, car ils ont découvert de graves allégations de corruption et de violations des droits humains. De nombreux lanceurs d'alerte potentiels à Madagascar risquent d'être traités injustement pour avoir exercé leurs droits humains. La protection des défenseurs des droits humains, y compris les lanceurs d'alerte, fait partie intégrante de tout pays qui aspire à la transparence, à la responsabilité et au respect des droits humains. »


<>doc
-
05/11 - ARTE Reportage - Gaëlle Borgia - Madagascar terre de feu

Diffusion sur Arte samedi 05/11/22 à 18h35. 25’.
En ligne jusqu’au 30/10/2025 :

https://www.arte.tv/fr/videos/109886-000-A/madagascar-terre-de-feu/?fbclid=IwAR3jb_DVuPbUaFhtIwZuP77BGdpgCpiWwmwMgiQDgOwxJUWyq1I-Wwevz5g

Alors que l’actualité de cet été a été marquée par les incendies en France, les feux qui ravagent l’Afrique depuis plusieurs années passent largement inaperçus.

Pourtant des images de la NASA montrent que le continent africain est la partie du globe la plus touchée par les feux. Parmi les points chauds : Madagascar, qui abrite 5% de la biodiversité mondiale.

En 60 ans, la Grande Ile a perdu près de la moitié de sa forêt. Madagascar est entrée en 2020 dans le triste classement des 24 « points de déforestation » les plus inquiétants de la planète. Considérée comme un trésor de biodiversité mondial, la Grande Ile abrite des dizaines de milliers d’espèces végétales et animales, dont 80 % n’existent nulle part ailleurs dans le monde.

Ce sanctuaire unique de biodiversité subit une pression anthropique depuis des décennies qui s’accélère avec l’explosion démographique : culture sur brûlis, feux de pâturage pour les zébus, charbon de bois sont nécessaires à la survie d’une population majoritairement rurale et pauvre. En plus de ce mode de vie traditionnel dévastateur, la forêt fait face à une nouvelle menace de grande ampleur : les feux de défrichage pour les exploitations agricoles illégales et le trafic de bois. Organisées par un réseau clandestin, ce commerce illicite très lucratif est facilité par des complicités politiques. Face à ce nouveau trafic, les militants environnementaux risquent la prison ou la mort pour dénonciation et les communautés forestières sont chassées de la forêt

 

 


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31 octobre 2022

REVUE DE PRESSE - OCTOBRE 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire
  • Justice, prisons
  • Migrations
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Droit de l'enfant, albinisme
  • Education, université
  • Santé, handicap

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, environnement
  • Foncier, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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18 octobre 2022

ARTICLES REMARQUES - OCTOBRE 2022

18/10 - Le ministre des affaires étrangères, Richard Randriamandrato, limogé à la suite de la position adoptée par Madagascar lors du vote de la résolution des Nations unies sur l’annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes. La Grande île avait adopté ladite résolution qui condamne les « annexions illégales » des quatre régions ukrainiennes par la Russie. Or, jusqu’ici, les autorités affirment urbi et orbi sa « neutralité » dans ce conflit. Richard Randriamandrato avait été nommé ministre des affaires étrangères le 16 mars. Auparavant, il avait occupé le poste de ministre de l’économie et des finances jusqu’en août 2021.

Le président de la République n’aurait pas été consulté avant cette prise de position. Une décision individuelle ? La question se pose avec insistance. Une source atteste que « cette résolution et la position que devait prendre Madagascar n’ont pas été discutées en conseil des ministres ». Une information en ce sens a même été diffusée au journal de TVM. La consigne de vote officielle, signée, émanant du ministère des affaires étrangères et reçu par l’ambassade à New York était « l’abstention ». « Quelques minutes avant le vote, il y a eu toutefois une nouvelle consigne qui a conduit à cette prise de position de Madagascar, traduite par le vote en faveur de la résolution de l’ONU », concède une source. « Nous avons été pris au dépourvu », affirment des personnels du siège de la diplomatie malgache. Toutes les sources soutiennent que l’ambassade à New-York « n’aurait jamais voté dans ce sens, sans que la nouvelle consigne, in extremis, n’émane du ministre ». Un proche du ministre Richard Randriamandrato réplique que si celui-ci a donnécette nouvelle consigne, il ne l’aurait jamais fait sans un feu vert du chef de l’État. Seul Christian Ntsay, premier ministre, a tenté de justifier ce revirement, tout en réaffirmant la position de neutralité de la Grande île dans ce conflit, « dans l’intérêt du pays ».

La Grande Ile a fait partie des 142 pays à avoir voté en faveur de la résolution qui condamne « les semblants de référendums illégaux » menés dans quatre régions ukrainiennes et les « annexions illégales » de ces régions par la Russie. Ce revirement serait, pense-t-on, dû à un fort lobbying de l’Union européenne. La condamnation a été adoptée par une large majorité de 193 pays membres, dont Madagascar. 35 pays se sont abstenus, notamment la Chine, l’Inde, le Mozambique, la Tanzanie ou encore l’Afrique du Sud. Cinq pays se sont opposés à la motion. L’Express rapporte que « des analystes défendent que, par ce vote, Madagascar ne déroge pas de sa ligne en matière de politique internationale au sujet de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. En 2014, notamment, la Grande île a voté une résolution condamnant l’annexion de la Crimée par la Russie. L’intégrité territoriale et la souveraineté nationale sont, du reste, les principaux arguments mis en avant par Madagascar sur la négociation des îles Eparses. (…) L’éventualité que ce vote ait des conséquences sur les relations russo-malgaches n’est pas à écarter. ». Le Bangladesh, l’Irak et le Sénégal tout comme Madagascar, qui s’étaient abstenus lors du 1er vote, en mars, ont cette fois voté pour condamner Moscou.

15 10 22 - Collectif Tany - Mais que se passe-t_il-dans le Bas Mangoky ?
A un an de la fin du mandat présidentiel, les dirigeants malgahes s'apprêtent à préseter au publicle Plan Emergence de Madagascar. Un volet important de  Un volet important de ce Plan consiste en l'attraction d'investisseurs, principalement étrangers, dans le secteur de l’agribusiness. Or la suspension d’un projet de mise à disposition de 60.000 ha à société d’agribusiness dans le Bas-Mangoky vient d’être annoncée. Ce communiqué expose les raisons de cette suspension, quelques faits conernant cette zone et les leçons que Tany se propose de tirer de la situation actuelle.

Pour le Collectif Tany, il est étonnant que ces investisseurs soulèvent soudain ces problèmes d’insuffisance de pluviométrie, de changement climatique et de précarité des moyens de communication. Les dirigeants vont-ils accepter de réaliser des aménagements préalables pour une multinationale, afin de produire des denrées agricoles dont les termes exacts n’ont toujours pas été dévoilés aux paysans de la zone concernée et au public ? Est-ce que les Malgaches doivent, à travers l’État, « subventionner » ce projet qui les prive en même temps de leurs terres nourricières ? Le point de presse du ministre relance les suspicions sur les liens envisagés entre la rive gauche et la rive droite du fleuve. Alors que les 60 000 ha prévus pour la société émiratie se situent sur la rive droite, de l’autre côté se trouvent les aménagements mis en œuvre depuis le début des années soixante et financés à partir des années 2000 par la BAD, destinés à l’installation de familles souhaitant s’engager dans l’agriculture.

En mai 2022, un « accord de prêt à hauteur de 2,4 millions de dollars pour le financement de l’étude de faisabilité du projet « Pôle de développement agricole de la rive droite du delta de Bas-Mangoky » a été signé entre l’Etat et la BAD. Ce prêt, concernant l’agropole destinée à Elite Agro, a soulevé l’indignation des défenseurs des terres malgaches. En septembre 2022, des représentants des exploitants de la rive gauche ont protesté contre une nouvelle décision de l’Etat sur le partage des terrains entre les paysans qui les ont exploités et l’Etat, répartition qui leur est très défavorable et remet en cause la convention initiale. Un « Comité des sages » chargé du suivi de l’avenir du Bas-Mangoky a transmis une lettre ouverte à la BAD concernant la contestation par les paysans du nouveau mode de répartition des terres, l’avertissant d’une possible explosion de colère de la population. Tany redoute que les aménagements hydro-agricoles financés par la BAD, destinés aux paysans, soient attribués à l’usage des investisseurs étrangers, émiratis ou non. Le ministre dit clairement que seule une partie des récoltes sera vendue à l’Etat. On ne sait pas à quel prix. On ne sait pas non plus si le prix de revente par l’Etat sur le marché national sera abordable pour la population et les paysans qui auront cédé leurs terres aux investisseurs. Pour le Collectif, l’Etat et la population sont les grands perdants de l’ensemble de cette stratégie nationale d’agribusiness en cours d’application. L’appui prioritaire sur les investisseurs étrangers pour assurer l’« autosuffisance alimentaire » de la population semble dans l’impasse.

- 03 10 22 - Déclaration du CETIM Madagascar devant le Conseil des droits de l'homme de Genève
Le CETIM, alimenté entre autres par les informations du GTT International, association de Malgaches basée à Genève proche officiellement de l’ancien président Marc Ravalomanana, est intervenue au Conseil des droits de l'homme de l'ONU et publié cette déclaration qui cite notamment les enlèvements d'enfants de paysans dans la région du lac Alaotra, un cas d'accaparement de terre dénoncé par le Collectif Tany.



 


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30 septembre 2022

REVUE DE PRESSE - SEPTEMBRE 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, kidnappings
  • Justice, prisons
  • Migrations
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Droit de l'enfant, albinisme
  • Education, université
  • Santé, handicap
  • Médias

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, environnement
  • Foncier, agri-business, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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23 septembre 2022

ARTICLES REMARQUES - SEPTEMBRE 2022

<> 22 09 22 - Le Monde - Entre la France et Madagascar, la liste des_contentieux s'allonge sur fond d'interférence russe
Demande de restitution des îles Eparses, emprisonnement de deux Français accusés de tentative de coup d’Etat, rapprochement militaire avec Moscou sont au cœur des tensions entre les deux pays.

<> 04 09 22 - Le Monde -_Madagascar : l'insécurité grandit et nourrit les vindictes populaires
La pandémie de Covid-19 et le passage du cyclone Batsiraï en février ont accru la précarité des zones rurales où l’Etat brille par son absence.

<>  20 09 22 - France 24 - La colère des familles des victimes d'Ikongo, tuées par les gendarmes
Un enfant albinos est kidnappé le 29 août 2022, et sa mère tuée, dans un village isolé du sud-est de Madagascar. Sur l'île, les personnes atteintes d'albinisme sont régulièrement la cible de violences, impliquant des mutilations à des fins rituelles. Ce crime déclenche une émeute locale et la foule tente de pénétrer dans la gendarmerie de la localité d'Ikongo où se trouvent quatre suspects gardés à vue. Les gendarmes tirent et tuent une vingtaine de personnes. Pourquoi les habitants ont-ils voulu se faire vengeance eux-mêmes ? Qui sont les kidnappeurs ? Gaëlle Borgia, correspondante de France 24, a enquêté sur place. https://www.youtube.com/watch?v=bw9O9fBeoRE

 

 


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31 août 2022

REVUE DE PRESSE - AOUT 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire
  • Justice, prisons
  • Gouvernance
  • Droits des femmes
  • Droit de l'enfant
  • Education, université
  • Santé, insécurité alimentaire

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, environnement
  • Foncier, agri-business, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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3 août 2022

ARTICLES REMARQUES - AOUT 2022

<> 03/08 - L’enseignant Jeannot Randriamanana est libéré mais sa condamnation est maintenue. Le 10 mai, le défenseur des droits humains Jeannot Randriamanana – qui se trouvait en détention arbitraire depuis deux mois – a bénéficié d'une libération provisoire. Le 12 juillet, la Cour d'appel de Fianarantsoa a confirmé sa condamnation et sa peine de deux ans avec sursis pour des accusations de « diffamation et humiliation de membres du Parlement et de fonctionnaires, et usurpation d'identité ». Jeannot Randriamanana a été condamné uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression lorsqu'il a dénoncé sur Facebook la mauvaise gestion présumée et le détournement de fonds par plusieurs personnalités publiques au pouvoir de l'aide humanitaire destinée aux habitant·e·s du district de Nosy Varika, dans l'est de Madagascar. Amnesty international demande d’adresser un courrier au ministre de la justice[1] pour l’exhorter à abandonner immédiatement toutes les charges retenues contre Jeannot Randriamanana et de veiller à ce que sa condamnation soit annulée car il est sanctionné uniquement pour avoir exercé sans violence ses droits à la liberté d'expression et d'information.

Il est proposé également de demander au ministre de veiller à ce que les défenseur·e·s des droits humains et lanceuses et lanceurs d'alerte malgaches ne soient pas harcelés, intimidés ni détenus sur la base d'accusations forgées de toutes pièces pour avoir dévoilé et dénoncé des cas de corruption et de demander d'accélérer le processus visant à adopter la loi sur la protection des défenseur·e·s des droits humains et des militant·e·s, notamment des lanceurs·euses d'alerte.

[1] spminjus@yahoo.fr ; doleancesminjus@gmail.com

<>
02 08 22 - Financial Times - Pourquoi la famine à Madagascar est un signal d'alarme pour la planète
Selon l'ONU, il s'agit de la première famine causée par le changement climatique. Ceux qui en sont victimes décrivent une lutte désespérée pour survivre. L'ONU a déclaré qu'il s'agissait de la première famine au monde causée par le changement climatique. Le gouvernement malgache reconnaît qu'il s'agit d'une conséquence du mode de vie occidental alimenté par le carbone. Un certain nombre de scientifiques et d'experts ne sont pas d'accord, affirmant qu'il s'agit en fait d'une conséquence de la pauvreté et de la mauvaise gouvernance.

 


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31 juillet 2022

REVUE DE PRESSE - JUILLET 2022

SOMMAIRE

POLITIQUE

  • Affaires nationales
  • Diplomatie

DROITS HUMAINS - GOUVERNANCE

  • Insécurité, dahalo, vindicte populaire, enlèvements
  • Justice, prisons
  • Migrations
  • Gouvernance
  • Migrations
  • Droits des femmes
  • Droit de l'enfant
  • Education, université
  • Santé, Covid 19
  • Médias, liberté d’expression, réseaux sociaux

ÉCONOMIE - SOCIAL

  • Ressources naturelles, environnement
  • Foncier, agri-business, aménagements
  • Economie - Social
  • Coopération, bailleurs de fonds

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